ÆCHMEA FULGENS Brongt
Æ. Fuerstenbergii E. Morr. Voir Streptocalyx Fuerstenbergii E. Morr.
Æ. fusca Baker. [Syn.: Canistrum fuscum E. Morr.] — Brésil mérid. — Feuilles larges et courtes; capitule à bractées et à fleurs vertes. Rare.
Æ. Germinyana Baker. Æ. de Germiny. [Syn.:
Chevalliera Germinyana Caxr.; Bromelia daguensis Hort.] — KR. H. 1881. 230 — Colombie. — Diffère de l Æ. Veitchii par de plus larges bractées et des feuilles plus larges et plus minces. |
Æ. gigantea Baker, Æ. géante. [Syn.: Chevalliera gigantea Maury.] — Brésil austral. — Feuilles en aviron. larges et très longues.
Pédoncule robuste, dressé. Epi densiflore., d’abord globuleux, puis oblong. Bractées mères
ÆCHMEA.
rouge brillant. Fleur bleu rougeâtre. Rare. Muséum de Paris.
Æ. Glaziovii Baker, Æ. de Glaziou. — PB.
HorrT. 1881. t. 13. — Brésil austral. — Voisin de lÆ. distichantha. Rare.
Æ. glomerata Hook., Æ. à fleurs agglomérées.
[Syn.: Hohenbergia stellata Schult. f. ; Æ. erythrostachys Brongt. ; Pironneava roseocærulea K.
Koch; P. Morreniana Reg.] — B. M. t. 5668; R. H., 1862, f. 53. — Brésil septentrional. — Feuilles loriformes, à base ovale, bordées d’épines brunes. Panicule étroite à divisions globuleuses, épineuses, écarlate vif. Fleurs lilas.
Æ. hystrix E. Morr., Æ. hérissée. — B. H. 1880. t. 13. — Guyane française. — Feuilles dressées, compactes, coriaces, lépidotes-blanchâtres. Capitule oblong, densiflore. Fleurs pourprées, immergées dans un {omentum cotonneux.
Æ. Lalindei Lind. et. Rod., /Æ. agréable. [Syn.: Æ. gigas E. Morr.| — ILz. H. n.s.,t. 481. — Colombie. — Voisin de lÆ. Marie regine., mais plus vigoureux dans toutes ses parties.
Æ. Legrelleana. Voir Ortgiesia Legrelliana Baker.
Æ. Lindeni K. Koch, Æ. de Linden. [Syn.:
Hoplophytum Lindeni E. Morr.| — B.M..t.6565 ; B. H., 1873, t. 5. — Brésil austral. — Feuilles oblongues, lépidotes, finement épineuses. Bractées rouges. Epi oblong, densiflore. Fleurs jaune citron.
Æ. lingulata Baker, /Æ. en languette. |Syn.:
ZE. Plumieri E. Morr.; Bromelia lingulata L.; Hoplophytum lingulatum Beer; Chevalliera lingulata Griseb.| — Antilles et Guyane. — Feuilles larges.lépidotes-blanchâtres.finement épineuses. Panicule ovoide, longue, à 20—40 épis de fleurs pâles.
Æ. Mariæ Reginæ H. Wendl., Æ. de la Reine Marie. — FL. Mac. n. s.. t. 8 — Costa-Rica. — Grande et belle plante à feuilles longues et larges, canescentes, cuspidées, à épines marginales deltoïdes. Inflorescence en long épi oblong, densiflore. Bractées grandes, rose vif. Fleurs bleues et violacées.
Æ. Melinoni Hook., Æ. de Mélinon. [Syn.: Hohenbergia Melinoni Baker ; Æ. Jenmani Baker]. — B. M.t. 5235; R. Horr., 1880, 390. — Guyane française. — Feuilles longues, à épines moyennes. Panicule tripinnée, densiflore. Fleurs espacées.#Pétales rouge vif.
Æ. mexicana Baker, Æ. du Mexique. [Syn.:
Guzmania grandis Hort.; Hoplophytum grande E. Morr.] — Mexique centrale. — Feuilles lonœues et larges, finement dentées. Pédoncule robuste, furfuracé. Bractées-mères lancéolées, pâles. Panicule tripinnée, lâche, longue. Pétales cramoisi brillant.
Æ. myriophylla E. Morr., Æ. à feuilles nombreuses. — B.M..t. 6989. — Très voisin de l Æ. distichantha.
Æ. nudicaulis Griseb., /Æ. à tige nue. [Syn.: Bromelia nudicaulis L.; Billbergia nudicaulis Lindl.; Hohenbergia nudicaulis Baker; Hoplophytum nudicaule K. Koch, etc.] — B. R.,t. 1068. — Amérique tropicale. — Feuilles longues et étroites, bordées de dents brunes. Hampe garnie de srandes bractées lancéolées, rouge brillant. Epi souvent pendant, laxifiore. Pétales jaune citron.
ÆCHMEA.
L’Æ,. Cornui Carr. (R. H., 1885, 36) est une forme à épi court, densiflore.
ZE, Ortgiesii. Voir Ortgiesia tillandsioides Baker.
Æ. paniculigera Griseb., Æ, paniculée. [Syn.: Bromelia paniculigera, Swartz; Hohenbergia paniculigera Baker.] — Rer. Bor., t. 284. -— Jamaïque, Venezuela, Para. — Grandes et larges feuilles vert gai, à épines moyennes. Très longue panicule à ramilles pauciflores. Fleurs pourprées.
Æ. Pineliana Baker, Æ. de Pinel. |Syn.: Echinostachys Pineliana A. Brongt.; Æ. rosea Beer; Macrochordium Pinelianum Lem.]. — B. M. t.
0321. — Brésil mérid. — Feuilles linéaires oblongues, lépidotes, à épines brunes. Epi simple, densiflore, court. Pétales jaune brillant.
Æ. spectabilis Brongt., Æ remarquable. |Syn.: ZE. flexæuosa Baker; Pironneava spectabilis K. Koch; Guzmania spectabilis Hort.| — R. H.
1876, 311. — (ruatémala. — Feuilles longues et larges, à épines petites. Panicule rhomboïdale tripinnée, lâche, longue. Pétales roses.
Æ. purpurea Baker, Æ. pourpre. [Syn.: Canistrum purpureum E. Morr.] — Brésil mérid.
— Feuilles lancéolées, finement dentées. Pédoncule dressé. Bractées grandes. Capitule rouge brillant. Rare.
Æ. rosea Baker, Æ. rose. [Syn.: Canistrum roseum L. Morr.] — B. H., 1883, t. 14, 15. — Brésil austral. — Feuilles en rosette courte, finement dentées. Pédoncule dressé. Bractées grandes, roses, dentées. Capitule globuleux. Fleurs vert pâle. Rare.
Æ.Schiedeana Schlecht.. Æ. de Schiede. [Syn. : ZE. marcracantha Brongt.| — Mexique central.
— Feuilles larges, rigides, fortement armées. Panicule tripinnée à rachis pubescent. Grandes bractées lancéolées, rouges. Fleurs jaune pâle. Rare- | :
Æ. Skinneri Baker, Æ. de Skinner. [Syn.: Androlepis Skinneri Brongt.; Pothuava Skinneri K. Koch; Billbergia Skinneri Hort.| — Guatémala. : — Feuilles lancéolées, ovales à la base, larges au milieu, blanchâtres. Panicule subcylindrique. longue à épillets densiflores. Fleurs jaunes.
Æ. tillandsioides Baker, Æ. faux Tillandsia.
[Syn.: Æ. vriesioides Baker; Biülbergia tillandsioides Mart.; B. gracilis Pœpp.| — Amazone.
— Feuilles lancéolées. à base ovale, acuminées, à épines moyennes. Panicule rhomboïdale, à épis distiques. Fleurs insignifiantes. Baïes bleues. Æ. Veitchii Baker; Æ. de Veitch. [Syn.: Chevalliera Veitchii E. Morr.] — B. M.,t. 6329 ; B. H. 1878, t. 5; R. H. 1880, 450. -— Colombie. — Belle plante à feuilles gladiées, décurves, d'un beau vert, finement dentées. Epi densiflore, allongé, durant de longs mois, à bractées rouge écarlate. Fleurs jaune pâle.
Æ. virens Brongt., Æ. verdâätre. — Guyane française. — Voisin de lÆ,. lingulata Baker. Rare.
Æ. WeilbachiiF.Didr., Æ.de Weilbach. [Syn. :
Lamprococcus Weilbachit E. Morr.; L. Laurentianus K. Koch.] — B. H., 1861, 305 ; B. M. t. 6435 ; GarTrL., t. 539. — Brésil tropical. — Feuilles en coupe dressée, épineuses à la base, vert foncé, canaliculées, rétrécies au milieu, cus-
ÆCHMEA. — pidées au sommet. Panicule bipinnée, ramules 3 à 6 flores. Rachis, bractées, ovaires et calices rouge brillant. Pétales lilas devenant bruns.
Var. leodiensis Ed. Andr. — R. H., 1887. 31.
— Feuilles violacées. Calice et corolle plus courts que le type.
La culture des Æchmea est facile ; toutes les espèces ont un tempérament rustique. Celles du Brésil austral peuvent être tenues en serre froide ou orangerie, et plusieurs passent à l’air libre sur la côte méditerranéenne.
Celles qui appartiennent à la serre chaudetempérée sont également robustes. On les plante en pots ou en paniers, dans un compost de terre franche fibreuse ou de terreau de feuilles, ou encore en terre de bruyère grossièrement concassée. A la Plata, on en cultive certaines espèces, comme l’Æ. distichantha, en pleine terre franche dans le sol des jardins.
Ces plantes fleurissent à des époques très diverses et incertaines, que nous n'avons pas indiquées. Plusieurs, comme les Chevalliera, restent fleuries un an ou 18 mois. D’autres, comme l’Æ. Drakeana, à calice rouge et à longue corolle bleue, ont des fleurs si fugaces que chacune ne reste guère qu’un jour fraiche, mais d’autres les remplacent le lendemain.
On les multiplie par graines, qui lèvent très facilement, et surtout par division des touffes, en toute saison, mais mieux au printemps. La plupart des espèces endurent bien la sécheresse estivale; on peut même les sortir dehors l'été; elles n’en fleurissent que mieux. Pendant l'hiver, on doit suspendre les arrosements, et empêcher l’eau de séjourner dans le cœur des plantes, ce qui les ferait pourrir. On peut, au contraire, mouiller abondamment pendant la période active de la végétation. Une recommandation utile est de les rapprocher beaucoup de la lumière pour obtenir plus facilement la floraison. E. A.
Fig. 25. — ÆCIDIUM DU PUCCINIA VIOLAE, SUR La FACE INFÉRIEURE DE LA FEUILLE DE LA VIOLETTE ODORANTE.
À coupe de la feuille montrant les Æcidium.
B. portion d'Æcidium fortement grossi: a. æcidiospores, b. mycélium.
— ÆGOPODIUM.
ÆCIDIUM. (Æig. 25.) Une des formes des Urédinées qui apparait en général après la spermogonie et sur la face opposée de la feuille attaquée par l’Urédinée. L’Æcidium. en général de couleur jaune, est constitué par une espèce de cupule à bords en général retroussés, remplie de cellules disposées en chapelet, plus ou moins polyédriques par leur pression réciproque et qu’on appelle des æcidiospores.
Dans les Urédinées hétéroïques (voir Urédinées), les phases suivantes du développement du Champignon, urédo et téleutospores, S'observent sur une autre plante. Tels par exemple les Puccinia du Blé et des Céréales, les Puccinia graminis, rubigo-vera, coronata, dont les Æcidium viennent, pour le P. graminis, sur l’'Epine- Vinette, quelquefois les Mahonia; pour le P. rubigo-vera, sur les Buglosses et diverses Borraginées des champs; pour le P. coronata, sur les Rhamnnus.
On observe des Æcidium sur beaucoup de plantes: Renoncule, Chèvre-feuille, etc.
Nr: AD.
ÆGIPHILA Jacq. (Verbénacées.) Arbres ou arbrisseaux quelquefois grimpants, glabres ou recouverts de poils ; feuilles opposées ou verticillées, très entières. Fleurs disposées en cymes pédonculées axillaires, les supérieures paniculées, plus grandes que dans les Callicarpa, assez fréquemment dimorphes, les unes stériles à étamines exsertes, les autres fertiles et à étamines incluses. Corolle à tube droit cylindracé, à limbe étalé à 4—5 divisions. 4 étamines, rarement 5. Ovaire plus ou moins 4-loculaire, à loges uniovulées. Le fruit est une drupe supportée par le calice accru, globuleuse, peu charnue, renfermant 4 noyaux monospermes.
50 espèces de l'Amérique trop., du Brésil au Mexique. L'une des plus connues est l’Ægiphila grandiflora Hook., B. M. t. 4230, dont les fleurs ont la corolle pubescente, dépassant longuement le calice.
Plantes de serre chaude ou tempérée, qui se multiplient de boutures sur couche chaude.
PE
ÆGLE Correa. (Rutacées-Aurantiées.) Les 2 ou 3 espèces qui composent ce genre sont des arbres épineux à feuilles trifoliolées ; l’une d’entre elles: l’Æ. Marmelos Correa, — Rheede, Horr. Ma. 3,37 ; Roxb., Conom., t. 143; Wight., Icon.Ino. or. 1.t. 16, — est un petit arbre originaire de l’Asie mérid. Son fruit, gros, globuleux, à écorce ligneuse, renferme une pulpe qui. avant maturité, est employée comme médicament astringent. Mûr, ce fruit est comestible et recherché par les indigènes et aussi par les Européens qui l’emploient dans les sorbets.
ÆGOPODIUM L. (Ombellifères.) Plante vivace à rhizome tracant. Feuilles bi- ou triternatiséquées, à segments larges, ovales acuminés, dentés. Ombelles composées. à nombreux rayons, généralement dépourvues d’involucre et d’involucelles. Calice à dents oblitérées ; pétales acuminés et à pointe infléchie ; stylopode conique, terminé par 2 styles. Fruit ovale, comprimé latéralement, constitué par des carpelles convexes, relevés de 5 côtes sur Le dos. Carpophore bifide.
ÆGOPODIUM. Æ. Podagraria L.. Podagraire. — Mascrer.
ArL. PL. FR. t. 136. — Europe. — Seule espèce
connue. 50 em. de hauteur. Fleurs blanches.
Ses noms: Podagraire, Herbe aux goutteux. indiquent qu'elle à été réputée propre à combattre la goutte, propriété qui est loin d’être reconnue. Une variété, à feuillage panaché, est assez ornementale. Croit sans soins spéciaux même dans les sols les plus arides.
Aelren- Weidenrôüschen. Nom allemand de lEpilobium spicatum.
Æonium. Voir Sempervivum.
AERANTAHUS IAdl. (Orchidées.) [Voir aussi
Angræcum.| (renre qui pourrait n'être considéré que comme une section du genre Angræcum, dont il diffère par ses fleurs solitaires, à menton proéminent, et à labelle dépourvu d’éperon. Plantes des régions chaudes des Mascareignes et des Comores.
A. Arachnitis Ldl. [Svn.: Dendrobium Aruchnitis Thou.] — B. R..t. B. 17. — Madagascar.
—— Fleurs verdâtres. Plante sans grand intérêt horticole.
A. grandiflorus Ldl. -- B. M. t. 6034. — Madagascar, Bourbon. -- Fleurs grandes,
d'un vert jaunâtre, solitaires terminales.
Nous considérons les autres espèces: A, Leonis, À. Curnowianus, etc. comme de véritables Angræcum.
Serre chaude, en paniers ou mieux sur büches, près du verre, peu ou pas de repos.
Les fleurs d’'Aeranthus se succèdent sur le même rachis. Il ne faut done pas couper les tiges qui les portent. A. Gy.
AÉRATION. Par aération on entend la libre circulation et le renouvellement de l'air; c'est au point de vue des terres et des habitations que nous avons ici à l’examiner.
La présence de l’air dans le sol est tout à fait indispensable à sa fertilité ; sans air, c’està-dire sans oxygène. nous voyons s'arrêter brusquement un des phénomènes les plus essentiels. celui de la nitrification que nous étudierons spécialement,. et alors plus de récoltes possibles ; tous les efforts du cultivateur restent stériles. Le manque d'air peut provenir de différentes causes ; les unes, d'ordre physique. tiennent: la compacité du sol, à sa cohésion tellement grande que les particules ne laissent pas circuler l'air ; 2’ 4 J'imperméabilité du sous-sol qui garde les eaux; celles-ci noyent les couches supérieures. Dans ces deux cas, les labours fréquents et les drainages sont le seul remède. Les autres causes, d'ordre chimique, et consécutives de la compacité et de l’imperméabilité, tiennent à la surabondance des matières organiques qui absorbentl’oxygène; des chaulages etdes marnages énergiques doivent alors s ’ajouter au drainage.
Les arrosages et les irrigations activent "ja pénétration de l'air dans les sols.
Les sols où la circulation de Fair est active (sols sableux, calcaires, caillouteux) consomment plus vite les engrais et s'épuisent plus vite.
Sous le rapport des habitations. l'aération est une condition essentielle de la salubrité. Dans une chambre close, déposez des plantes vertes ou des feuillages; ceux-ci absorbent l'oxygène:
PNR