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Fig. 154. — Bouture de feuilles.
bouturée donne naissance à une plante, chaque feuille étant pourvue à la base d’un œil latent qui se développera par l'effet du sectionnement. On fait également des boutures avec des tiges ligneuses dépourvues de feuilles, ou avec des tiges souterraines, appelées rhizomes, que lon coupe par morceaux de 4 à 5 em. de long. et que l’on pose près à près horizontalement sur le sable, ft ne les recouvrant que légèrement, de facon que la lumière et l’air activent le développement des veux. On bouture les jeunes pousses au fur et à mesure de leur développe-
ment, en les coupant sur le talon tout en lais-!
sant les bouts de tiges en place. Ceux-ci donnent naissance à de nouveaux bourgeons qui sont
bouturés à leur tour. On obtient ainsi un plus.
grand nombre de sujets. jusqu'à l'épuisement des tronçons.
Ces boutures dites herbacées sont piquées légèrement dans le sable et sous de,petits châssis, le plus près possible du verre: elles émettent
des racines en très peu de temps. Quelques
plantes de serres chaudes se multiplient de boutures de feuilles sans aucune portion de tige;
les Begonia, les Gesnériacées. les Peperomia sont
dans ce cas. Il suffit de poser les feuilles sur le.
sable, en les fixant avec de petits crochets en bois on en jonc. et à la base se développent des
BOUVARDIA.
racines.et des bourgeons. Pour les Begonia Rex, dont les feuilles sont grandes et fortement nervées, on peut même pratiquer sur les nervures des incisions (Fig. 154), où se formeront des racines et de nouveaux bourgeons, qu’il suffit de rempoter séparement quand ils ont développé quelquesfeuilles.Ilarrive pour certaines plantes. que les boutures de feuilles faites de cette facon s'enracinent facilement, mais végètent dans cet état très longtemps sans émettre de bourgeons, malgré des rempotages répétés. Du reste, ce procédé ne s'emploie guère que pour les plantes dont les autres modes de bouturage ne réussissent que difficilement, ou bien quand on veut reproduire plus vite et en grande quantité une variété nouvelle. Pour les plantes à bois dur et à reprise difficile, on obtient de bons résultats en bouturant les jeunes pousses non encore aoûtées, c'est ce qu’on appelle boutures herbacées. Ces boutures, en raison de leur état tendre. doivent être faites sous cloches ou sous petits châssis et surveillées constamment. Pour la réussite du bouturage des plantes de serres. on doit tenir compte du tempérament de ces plantes et du milieu où elles végètent.
Ainsi les Azalées, les Aralia Sieboldi, les Araucaria excelsa. etc, étant de serre froide, exigent bien moins de chaleur pour la reprise que les Dracæna, les Ficus, les Anthurium et autres plantes de serre chaude. On manquerait sûrement le but, si dans l’espoir d'aller plus vite. on voulait traiter en serre chaude les boutures de plantes de serre froide. AP;
Bouture. Voir Bouturage.
BOUVARDIA Salisb. (Rubiacées-Cinchonées.) Arbustes à flles, opposées ou verticillées par 3 ou 4. à stipules connées avec Le pétiole. Fleurs en cymes ou en corymbes de cymes terminaux.
Calice à tube subglobuleux. turbiné ou campanulé, à 4 divisions linéaires, persistantes. Corolle à tube allongé, à 4 lobes valvaires. 4 étamines incluses. Ovaire 2-loculaire. Style filiforme entier. terminé par un stigmate bidenté ou bifide. Fruit capsulaire renfermant de nombreuses petites graines. Environ 26 esp., le plupart du Mexique. quelques-unes du Guatémala et de la Nouv.-Grenade.
B. angustifolia H. B. K. — PaxrT. Mac. 7, 99; FL. p. S. 9, 904. — Mexique. — Rameaux cylindriques, glabres. Files. ternées, lancéolées. vlabres à la face supér.. un peu velues infért. FL rouge incarnat, en corymbe dressé; corolle | poilue extért. | | B. Cavanillesii DC. [Syn.: B. multiflora Schult.| |— FL p.$. 5, t. 495. — Mexique. — Files. opposées, ovales lancéolées..un peu velues à la face infér. Corymbes pauciflores. penchés; corolle rouge. glabre extért.
B. coccinea Link. Voir B. triphylla. Æ . B. delicata Hort. Hybride de B. longiflora | croisé par B. leiantha.