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CERFEUIL TUBÉREUX

vert émeraude, et non rouge vif comme dans | diam., pourpres, avec reflets métalliques bleu-

l'espèce type.

C. flagelliformis Haw. [Syn.: Cactus flagelliformis L.] — DC. PL. Grass. t. 127; Bor. Mac. t. 17. — Mexique. — Tige rampante, très rameuse, grêle, cylindrique, d'environ 2 em. diam. ; 10-12 côtes peu saillantes, tuberculées; aréoles rapprochées, garnies d’aiguillons courts, bruns ou jaunâtres, non piquants. FI. nombreuses, très

8 cm. ; pétales réfléchis en collerettes étagées. Espèce très ancienne et universellement répandue en raison de sa culture facile et de ses jolies fleurs. On en cultive plusieurs variétés, p. ex. C. leptophis DC. C. flagriformis Zucc.. et diverses formes hybrides, p.ex. C. Mallisoni Hort. C. grandiflorus Haw. [Syn.: Cactus grandifiorus L.) — DC. PL. Grass. t. 52; BorT. Mac.

t. 3381. — Antilles et Terres chaudes du Me-| xique. — Tige d'environ 2 cm. diam. longue,

très rameuse, d’un vert jaunâtre, grimpante, avec racines adventives. 2-7 côtes peu mar-

quées; aiguillons faibles et courts. mêlés de!

poils. Fleurs nocturnes, admirables, de 20 cm. long. et diam., à odeur de vanille. Tube pileux ; sépales linéaires jaunes ; pétales larges, blancs. Ses belles fleurs, qui ne durent qu'une nuit, l’ont fait surnommer la Reine de la nuit.

Les C. Ophites Lem. et C. Uranos Hort. n’en

sont que des variétés. Le joli ©. Donkelæri | | fruits de Cactées au Mexique; il se vend sur les

Salm, variété brésilienne plus grêle, produit des

fleurs à peu près semblables. Le C. Maynardii |

Lem. et le C. fulgidus Hook. B. M. t. 5856, sont des formes hybrides à fleurs rouges. Le C. Macdonaldi Hook. B. M. t 4707, originaire du Honduras, et aussi du Mexique, a une tige plus vigoureuse et des fleurs énormes qui dépassent 30 cm. de long. et de diam.. et qui sont du même type que celles du C. grandiflorus.

G. nyeticalus Link. — Mexique. — Tige rampante, allongée, rameuse, vert grisâtre, d'environ 3 em. diam., à 4 angles arrondis ; aiguillons très courts rigides, FI. très belles, nocturnes, analog. à cel#s du C. grandiflorus, mais plus grandes. env. 25 em. long. et diam. Moins délicat et d’une cult. plus facile que le C. grandiflorus.

C.rostratus Lem. [Syn.: C. kamatus Scheidw.] — Mexique, Orizaba — Tige grimpante, très rameuse, d’un vert luisant, 2 cm. diam., à 4 angles, remarquables par les becs charnus ou rostres, qui font saillie sous les aréoles. Grandes fleurs blanches nocturnes, de 25-30 em. long. et diam.; tube vert squameux portant des erins noirs sub-rigides.

C. serpentinus Lagasca. [Syn.; C. splendens Salm.| — Mexique central. — Tige sub-érigée, flexueuse, plus tard rameuse, verte, cylindriquecannelée; aiguillons grèles, d’abord roses, ensuite blanchâtres. Grande fleur blanche nocturne ; tube garni d’aiguillons eriniformes. Fruit oviforme, rouge, comestible, remarquable par ses graines noires de 6 mm. long. sur 4 mm.

larg. les plus grosses de tout le genre Cereus.

G. speciosissimus DC. [Syn.: Cactus speciosissimus Desfont, MÉu. bu Mus. 1817; Cactus speciosus Willd.) — Mexique. — Sub-érigé. très rameux, diffus, à 3 ou 4 côtes comprimées, aculéifères. Fleurs magnifiques, diurnes, de 15 em.

âtres. Plante très florifère. — Dans un article de l'Horticulteur universel, Tome V (1844),

| M. Pépin cite un C. speciosissimus, âgé de 30 ans.

palissé contre le mur du fond d’une serre, et donnant chaque année plus de 2000 fleurs; il n'était pas rare, dit-il, pendant le mois de juin, de voir 7 à 800 fleurs épanouies en même temps,

| qui produisaient, comme on doit le penser, une Jolies, rose pourpre, tubuleuses., longues d’env. |

éblouissante tapisserie par l'éclat vraiment mé-

| tallique de leurs splendides pétales.

Les C. coccineus Salm. et C. Schrankii Zucc.

ne sont que des variétés de cette espèce.

On cultive aujourd’hui de nombreux hybrides du C. speciosissimus avec divers Phyllocactus. (V. ce mot.)

C. triangularis Haw. [Syn.: Cactus triangularis 14] — BorT. Mac. t. 1884. — Mexique ct Antilles. — Tige grimpante, radicante; 3 côtes comprimées formant 2 angles profonds et un 3° presque plan; aiguillons courts, rigides, bruns. Fleur énorme. blanche, nocturne, de 30 em. long. et diam.; tube vert ne portant ni

|poils ni aiguillons, mais couvert de grosses

squames foliacées, vertes. Fruit plus gros que le poing, rouge carmin extérieurement, blanc à l’intér., couvert de tubercules surmontés de squames foliacées.allongées, vertes. Ce fruit, qui atteint quelquefois la taille d’un petit ananas,

est le plus beau et le plus recherché de tous les,

marchés sous le nom, de Pitahaya; sa chair blanche, parsemée de graines noires, est très rafraichissante. Aussi le C. triangularis est-il cultivé autour des habitations. Il paraît y avoir aux Antilles un certain nombre d'espèces voisines, qui diffèrent par la tige plus grêle, plus prismatique, et l'ovaire moins squameux. — Les C. Napoleonis, B. M. t. 3458, C. trigonus Haw.., C. triqueter Haw.. C. Ocamponis Salm.. etc. appartiennent à ce groupe. Dr W.

Cerf- Volant. Voir Lucane.

CERFEUIL. (Scandix Cerefolium L.) Ombeilifères; angl.: Chervil; all.: Kerbel. — Russie mérid, — Annuel. Tige de 50 cm. ; files. très divisées ; fl. en ombelles, blanchâtres, petites; graines longues, noires.

Le C. commun est cultivé pour assaissonnement; il a donné naissance à une var. qui lui est préférable, le C. frisé, qui possède les mêmes propriétés et quia l'avantage d’être plus décoratif. | =

Cult.: On sème le C. toute l’année, en planches. en rayons où le plus souvent à la volée. Les semis d'été doivent être placés à mi-ombre et fortement arrosés. La récolte arrive environ six semaines après la date du semis. F. C.

CERFEUIL TUBEREUX. (Chærophyllum bulbosum L.' (Fig. 199. V. p.283.) Ombellifères ;angl.: Turniprooted chervil; all.: Korbelrübe. - Europe mérid. — Bisannuel. Racine rappel. une pet. Carotte, à épiderme gris, portant, à la prem. végétat.. des files. très divisées, incisées, velues. La 2e année, les tiges, de 1 m. à 1 m. 50, portant des renflements au dessous des nœuds, se montrent etsont couronnées par des ombelles de fl. blanches.

pointue.

Gr. longue, légèrement concave,

CÉRFEUIL TUBÉREUX. Le

La racine est la seule partie comestible de |

cet excellent légume; on la consomme cuite.

Culture : Le seul mode de reproduction du GC. tubéreux est le semis. exécuté de 2 facons

distinctes: 10 à l'automne, ensolsain, bien pré- |

paré, bien ameubli; 20 au printemps, après avoir préalablement fait stratifier les graines. Après le semis, il faut toujours tasser le sol.

Les soins culturaux consistent en arrosages et sarclages. La récolte a lieu fin juillet, dès que les tiges sont à peu près fanées. A l’arrachage, les racines restent un jour ou deux sur la terre, puis on les conserve dans un endroit, sec et sain, à l’abri de la gelée. LA A

— CERFEUIL TUBÉREUX., (Racines)

Fig. 199.

Cerfeuil musqué. Voir Myrrhis odorata.

CGERINTHE 1: (Boraginées-Boragées.) Herbes annuelles ou vivaces, glabres ou glaucese.

flles. alternes, les caulinaires cordiformes, amplexicaules. Les fl, en grappes foliacées scorpioiïdes, ont un calice 5-fide, à lobes lancéolés ou membraneux foliacés; la corolle est tubuleuse,. droite ou courbée, à gorge nue; les étam..

D, sont incluses ou subexser tes, à filet dilaté à la base, à anthères hastées, souvent appendiculées à a base. Ovaire à 2 lobes, devenant 2 akènes 2-loculaires. La plupart des esp. ont les flles. tachées de blanc et de petites fl. jaunes. Le GC. aspera Roth. [Syn.: C. major L.], B.M.t. 333, de l’Europe mérid.. a les fl. plus grandes. mi-partie Jaune et pourpre foncé. Dans le GC. retorta Sibth., B. M. t. 5264. Europe orient. les bractées qui accompagnent les fl. sont violet purpurin.

Semer en plein air en mars-avril.

Cerise carrée. Nom vulg. de Eugenia Micheli.

Cerise des Antilles. Nom donné au fruit de diverses espèces de Malpighia.

CERISIER ; angl.: Cherry; all.: Kirschbaum.

Le Cerisier cultivé se greffe sur le Merisier (C. avium) pour les terres “substantielles, sableuses, profondes ou fraiches, et sur le C. Mahaleb. dit de Ste-Lucie, pour les sols arides. rocailleux et secs ; enfin, sur le Cerisier france, C. communs. pourles terrains siliceux, les alluvions. les terres à vigne, où il croit volontiers à l'état spontané ou drageonnant.

Une couche de terre végétale peu pr ofonde ne lui est pas contraire ; les amendements seront de nature terreuse, sablonneuse. légère ou herbée, plutôt que du fumier de ferme.

Il faut de l'air et de la lumière au C.; les plateaux exposés aux brouillards et aux vents froids nuisent à sa floraison.

La zône du vignoble est son habitat; les cô-

FER. de PS CS Te nt Big" Céssis 24 Pat st.

CERISIER

teaux bourguignons, champenois, provençaux.

bordelais ou languedociens en fournissent la preuve. Le climat tempéré de la Lorraine et de la Picardie lui est plus favorable que le voisinage de la mer.

Variétés. Le genre C. se compose de groupes acceptés en horticulture

19 les Guigniers et les Bigarreautiers, dont la végétation dite «à gros bois» les rapproche du Merisier.

20 les Cerisiers proprement dits et Les tiers.

acide.

Quelques auteurs admettent le groupe Amarelle, qui relie le Cerisier au Griottier;la variété | de Montmorency en serait le type bien connu. | Voici les principales variétés de chaque sec-

tion. Elles sont utilisées en dessert, à l’état | frais, au séchage ou à la cuisson, ou en confi- | ture, sirops, pâtisserie, confiserie. etc.

Guignes : Ambrée. Fr. petit, obrond; jaune |ambré, piqueté fauve; chair douce, juteuse, | agréable. Maturité fin juin. Arbre assez élancé,.

assez fertile.

| — Beauté de l'Ohio. Moyen, arrondi; co- | loris nacre et incarnat; chair douce. juteuse, | bonne. Première quinzaine de juin Arbre de bonne vigeur, généreux.

— d'Annonay. Moyen, arrondi-oviforme ; | pourpre; chair juteuse, acidulée et sucrée. Deuà | xième quinzaine de mai. Arbre de belle venue, très fertile.

— de Lamaurie. Offrant certaine analogie avec la précédente, mais la devancant de quelques jours dans sa maturité.

— hâtive de Rivers. Assez gros, rond; carmin foncé ; chair sucrée.

| et commenct. de juin. Arbre

— Précoce. Moyen ou assez forme aplati ; rouge pourpre chair douce et acidulée. bonne. Fin mai.

élevé, de bonne production.

— Pourpre hâtive. Assez gros, en | pourpre luisant passant au noirâtre douce et acidulée ; bonne. Fin de mai.

| vigoureux, ramifié, fertile.

Bigarreaux. — Etablissons quatre sections basées sur la couleur de l’épiderme:

19 à fruit blanc :

— (Gros blanc. Assez gros, bon ; 2° quinz. juin.

— Jaune de Buttner. Moyen, bon ; juin-juill.

29 à fruit rose.

Elton. Gros. bon, ou très bon ; juin.

- Napoléon. Gros. très bon, juin-Juillet.

30 à fruit rouge :

— -Gros rouge. Gros,

Griotproches parents du Cerisier commun ou

presque Fin de mai ramifié, productif.

oTos, Cordipassant au noir ; Arbre

CŒUT ; chair Arbre

bon ou très bon ; juin-

juil.

— de Mezel. Gros. bon. ou très bon; fin juin.

40 à fruitnoir:

— Jaboulay. Assez gros, bon; commenct.

| de Juin.

— Cœur noir. Gros, bon; juin-Juillet.

Tous ces arbres sont vigoureux et fertiles.

Les B. jaune et Napoléon ont un branchage plus touffu; le B. Jaboulay. surbaissé.

Il existe encore beaucoup d’autres bonnes variétés de Bigarreaux

CERISIER

Cerises: Anglaise hâtive. Fruit assez gros, arrondi, rouge foncé devenant pourpre; chair

juteuse, à saveur douce et acidulée; de 1"

qualité. Maturité successive, pendant tout le cours de juin. Arbre trapu, ramifié, de grande production ; pour toutes formes. Var. indispensable dans toute plantation de jardin on de verger; la plus importante pour la spéculation.

— Belle de Chatenay. Assez gros, arrondi, un peu comprimé du haut; carmin pourpré, saveur acidulée, douce, meilleure; qualité en situation saine. Deuxième quinzaine de juillet. Arbre ramifié, fertile, de haute tige et d’espalier.

— Belle de Choisy. Moyen, rond; ambre nuancé rose incarnat; chair douce, de 1° qualité. Courant de juin. Arbre vigour., de fertilité lente.

— Franche ou commune. Moyen, rond, rouge cerise ; acidulé; bon. Fin juin et commenct.

de juillet. Arbre robuste aux grands hivers, bien fertile; se propageant par le semis ou le draœeonnage. Répandu dans le centre de la France. Grobet. Assez gros, arrondi, sillonné ; rouge vif; acidulé doux.Wuillet. Véritable cerise à courte queue. Arbre très ramifié. buissonneux. assez fertile.

— (Grosse transparente. Assez gros, arrondi, rouge pâle; doux; bon. Commenct. de juillet.

Arbre de vicueur modérée, très fertile.

— Impératrice. Gros, arrondi; rouge cramoisi; chair juteuse, de bonne qualité. Commenct. de juin. Arbre trapu, court, très fertile, pour formes naines.

— Lemercier Gros, presque rond, pourpre noirâtre ; saveur jut., doux acidulé; très bon. Juin et juillet. Arbre trapu, productif, pour fuseau et buisson.

— Montmorency. Moyen ou assez gros, arrondi; rouge carmin; chair Juteuse, rafraichissante. Juillet. Arbre robuste, ramifié, de bonne production. Var. à longue queue. répandue autour de Paris. Var. à courte queue, dite <de Sauvigny»>, populaire en Champagne. La Cerise d'Olivet.de l’Orléanais. rentre dans cette section.

— Raëne Hortense. Gros. ovalaire; rose carminé; doux; très bon. Juin et juillet. Arbre ramifié, de fertilité lente ; plus généreux, greffé sur Mahalcb et non taillé.

Griottes: de Portugal Gros, presque arrondi; pourpre foncé; jus coloré, acidulé ; assez bon; l'e quinzaine de juillet. Arbre visoureux. robuste ; assez fertile.

— du Nord. Gros, arrondi; jus coloré, acidulé, s’adoucissant avec l’épiderme ridé. Août Arbreramifié, robuste au froid; de bonne product.

— noire. ASSez gros. arrondi; pourpre noirâtre; Jus. teinté de pourpre. acidulé ; assez bon. Juillet-août. Arbre élancé,robuste; fertilité lente.

Le Griottier est répandu dans les pays septentrion. ; l'arbre résiste aux gelées ; Le fruit est employé auxratafias, au marasquin, au séchage.

Le Griotticr de Kleparow sert dans les pépinières pour le surgreffage des var. délicates.

Cerises à Kirsch : Les var. cultivées dans l'Est et préférées pour la distillation, sont la Rouge des Vosges, la Noiredes Vosges, la Marsotte et autres sortes locales «à grand bois».

L'arbre est élevé à tout vent, non taillé, et constitue une branche du revenu, soit par la

CERISIER

vente du fruit à l'usine, soit par la distillation. faite par le récoltant

Le C. à Kirsch, de même que les types à végétation luxuriante et élancée, est propre aux plantations routières, d’avenues ou bordant les cours d’eau.

Cult.: Le C., disons-nous, se multiplie par le greffage sur Merisier, sur Mahaleb, sur franc provenant de semis pratiqués aussitôt la récolte du fruit; sinon, les noyaux sont stratifiés à l’automne et semés au printemps suivant.

Les jeunes plants doivent être mis en pépinière. à une distance de 1 m. en moyenne. Les Merisiers seront greffés à haute tige, les C. francs à demi-tige, les Mahaleb en pied.

L’écussonnage est le mode préféré; cependant les greffes par rameau réussissent dans les situations aérées, au print. ou à l’automne.

Les emplacements froids ou ombragés favorisent le développement de la gomme et nuisent au succès du greffage.

Le C. greffé sur Mahalcb, plus promptement fertile et moins vigoureux, ne pourrait s'élever assez rapidement à haute tige dans un sol médiocre, avec une variété à bois court. On y remédie par le surgreffage. Un type élancé de igarreautier ou de Guignier à <long bois» servira d’entregreffe reliant le sauvageon rabouori au Cerisier délicat.

Le greffage en flûte est encore observé dans, certains villages, sur les Mahaleb des friches et des côteaux dénudés.

Le C. sur Merisier convient aux grands versers, aux arbres à tout vent, ne réclamant aucune taille.

Le rajeunissement de son branchage sur vieux bois doit être pratiqué avec prudence et graduellement. |

Sur Sainte-Lucie. le C. reste buissonneux, se dresse en pyramide ou en palmette, même en haute tige à moyenne envergure.

Les opér. de taille resteront modérées; un arboriculteur habile peut conduire un C. sous une forme symétrique, presque avec les seuls soins d'été : pincement, palissage, taille en vert.

La charpente d’un arbre de ce genre n’exige pas une gr, distance entre ses membres, le fruit n’occupant guère de place; un intervalle de 25 em suffit à l’ossature d’une palmette.

Les buissons et les demi-tiges que l'on rencontre dans le pays vignoble ou dans les jardins d’'approvisionnement des villes — particulièrement la var. Anglaise — sont, pour la plupart, vierges de tout contact avec le sécateur

ou la serpette CÉSAR CERISIER. — Culture artificielle et sous verre. — [a cult. forcée du C. est considérée

comme des plus difficiles. parce que fréquemment la fécondation des fl. n’a pas lieu Les Cerises étant des fruits sains et agréables, ont, hors de saison, une valeur plus grande que les fraises. Aujourd’hui on ne trouve même pas dans le commerce des cerises de haute primeur, car cette cult. est encore confinée dans les jardins de quelques monarques.

Forçage. — Le C. peut être forcé dans une serre permanente ou dans une serre mobile; pour des récoltes très hâtives, on utilisera l’une ou l’autre

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CERISIER

CERISIER

des serres recommandées pour les cultures en | poque de la formation du noyau, la tempé-

première saison du Pêcher et de l’Abricotier.

On force le C. en pots ou en caisses. Suivant la vigueur des individus, la plantation se fera à l'automne, au mois d'octobre, ou au printemps. Ces arbres sont alors introduits dans la serre.

Au moyen des serres mobiles on peut forcer, soit des arbres cultivés en espalier contre une muraille, soit des arbres à couronne ou en têtes greffés sur tiges de 50 em. à 60 cm. de hauteur.

On donnera au C.une terre un peu plus légère que celle destinée aux autres arbres fruitiers. Les pots seront drainés avec des tessons, des cendres de houille, des écailles d’huitres, ete. ; le C. étant très sensible à l'humidité, on veillera spécialt. à ce que l’eau ne séjourne jamais dans les pots.

Variétés. — L’Anglaise hâtive., une des cerises les plus répandues, mürissant ses fruits en plein air au commencement de juin, lorsqu'il est cultivé en contre-espalier contre un mur exposé au midi, est peut-être la seule variété recommandable pour la culture forcée. Dans les forceries tardives, on emploie la Morelle hâtive, la Cerise de mai et les Bigarreaux noir et Elton.

Traitement préparatoire pendant l'été. — I] faut veiller principalement à la suppression des boutons à fleurs au printemps et au pincement pendant la saison végétative.

Les arbres en plein vent, quand ils sont très vigoureux, peuvent être taillés dès le mois d’août; ceux moins vigoureux, en juillet; on taillera alors sur 6 ou 7 yeux; il n’ont pas besoin d’autre taille lors du forçage.

Les individus plantés en caisse au printemps doivent être placés dans le courant de l'été en plein soleil, autant que possible dans une situation abritée. Arrosements copieux.

Traitement en serre. — Le forçage peut commencer dès le 15 ou la fin de novembre; il ne diffère pas essentiellement de celui du Pêcher, mais il exige encore plus de précautions. Ombrager la serre lorsque le soleil se montre pendant quelques heures. Donner plus d’air dans cette première période qu’au Pêcher. Avant la floraison, la température ne dépassera jamais 151 et s’élèvera progressivement depuis le commencement du forçage jusqu’au moment de l’épanouissement des fleurs ; alors on la laisse descendre jusqu'à 10° et même à 8. A l'air libre, la floraison a lieu à 8° ; ne pas trop s'en écarter dans la culture artificielle; cependant, les rayons solaires pourront faire monter le thermomètre Jusqu'à 180, la serre étant ombragée.

L’aération estindispensable, pour que la fécondation se fasse dans de bonnes conditions.

Avant la floraison, les arrosements seront modérés. Les arbres plantés en pleine terre dans la serre n'en reçoivent qu'un seul; la terre des arbres en pots ou en caisses sera couverte de mousse sèche qu’on renouvellera souvent. Pendant la floraison. le tronc et les grosses branches seront enveloppés de mousse qu’on tiendra humide.

Huit ou 10 jours après la fécondation. la température pourra s'élever jusqu’à 15 ou 16°; les arrosements deviendront de plus en plus fréquents et l'air se renouvellera plus fréquemment. A l’é-

rature doit diminuer (12v ou 13°), ainsi que les arrosements, et l’on ombragera soigneusement.

Le noyau formé, la température pourra s'élever à 22 ou 249, si l’on donne en même temps de l’air ; il est préférable cependant de ne pas dépasser 16 à 179. Pendant la maturation, on ne seringue plus les arbres, mais on a soin de tenir l'atmosphère humide.

Les Cerises arrivent à maturité trois mois après le commencement du forcage.

Fig. 200. — CEROPEGIA GARDNERI Thw.

Culture retardée. — Les Cerises. une fois bien mûres, perdent promptement leur qualité. Dans l’arrière-saison, les cerises n'auront jamais la saveur parfumée des fruits venus dans leur saison. On pourra, par une culture entendue, obtenir des récoltes à une époque où il est rare d’en rencontrer aujourd’hui, à preuve les résultats obtenus en Angleterre par M. Thomas Rivers, avec la Belle Agathe de Novembre.

Culture en pots. — Le C. est le plus difficile des arbres à fruits pour la culture .forcée ; il réussit fort bien en pots ou en vases et quand les serres-vergers sont largement aérées. IL sera traité comme l’Abricotier; les formes préférées sont le buisson et la pyramide.

Variétés recommandables. (Cerises proprement dites): Impératrice Eugénie, Royale hâtive d’Anoleterre, Belle de Choisy, Belle Magnifique, Royale nouvelle, Reine Hortense, Royale tardive.

(Cerises douces : bigarreaux et guignes) : Belle d'Orléans, Guigne pourpre hâtive, Aigle noir. Elton, Bigarreau Napoléon.

Les cerises mâûrissent mieux en serre qu’à

CERISIER

l'air libre; elles deviennent plus parfumées, plus sucrées, en sorte que même les griottes du nord constituent, à la fin de septembre, un excellent fruit de dessert.

Le C. sous verre est très sujet aux attaques

de puceron noir, qu’on détruira au moyen de fumig'ations ou de vaporisations au tabac. E. P.

CERNER. Cette opération consiste à couper, à une certaine distance du collet, les racines d'un végétal que l’on veut enlever en motte.

Elle est très employée pour préparer les gros

arbres à la transplantation. Pour cerner les ra-

cines, on creuse, un an avant la transplantation,

une tranchée annulaire plus ou moins éloignée du collet, suivant la plus ou moins grande lonœueur des racines. Les ramifications radiculaires que l’on rencontre doivent être coupées nettes et non brisées. Ensuite, on comble la fouille avec la terre qui en provient. Pendant la végét.. les racines sectionnées développent un abondant chevelu qui permet de transplant.les gros arbres avec beaucoup de chances de reprise. J. N.

CEROPEGIA L. (Asclépiadées.) Herbes ou sousarbr. naissant d’un rhizome souvent tubéreux, volubiles ou de petite taille, dressés ou diffus,

plus rart. à tige charnue aphylle ou peu feuillée;

files. opposées ; fl. en eyme ombelliforme fournie ou très réduite; calice 5-partit, glanduleux intérieurt. à la base; corolle à 5 lobes cohérents au sommet ou bien étalés; couronne fixée au tube staminal., annulaire à la base, 5-10 lobée et munie intérieurt. de » ligules opposées aux anthères; étamines à filaments soudés en un tube habituellemt. court; pollinies solitaires

dans chaque loge; follicules, grèles, lisses et

cylindriques ; graines chevelues.

50 esp. de l'Afrique trop. et australe, de l’Inde orient., de la Malaisie et de l'Australie trop.

CG. Gardneri Thw. (Fig. 200. Voir p. 285.) — Ceylon. — B. M. 5306; ILz. Horr. 1864, 396. — Files. présentant beauc. de ressemblance avec celles de Hoya; fl. grandes. rouge violacé marbré.

CG. stapeliæformis Haw. — B M. 3567; F5. 0.

S. 2, 53 R. Horr. 1869. 25. — Arbriss. à files. en cœur ‘et à rameaux marbrés; fl. purpurines, à lobes violacés-blanchâtres et poilues.

CG. tuberosa Roxb. — Wiçnr IG. PL. Inv. On. 2, 393. — Inde orient. — FI. rouges. ventrues.

Serre chaude et tempérée en pleine terre; bouturage sous cloche sur couche chaude. P. H.

CEROPLASTES Gray. (Hémiptères-Homoptères, fam. des Coccides, groupe des Lécanites.) Cochenilles très élégantes, recouvertes d’une couche de matière cireuse plus ou moins épaisse et tessellée, avec les bords plus ou moins lisses, échancrés, tuberculeux, mais sans que cette couche cireuse, sécrétée par des filières, adhère intimement à l’animal.

CG. rusci L. (Coccus caricæ Fabr.) Cochenille du Figuier. Carapace ovale, plus ou moins globuleuse, ornée de dessins en forme de tessellature. Ressemble à une tortue en miniature.

(Fig. 201 et 202. — Voir p.287.) Vit en parasite sur le Ruscus aculeatus L., les Myrtes et les Figuiers. Très abondante en Provence, où elle est très nuisible aux Figuiers, en se fixant sur les rameaux, les feuilles et même sur les fruits. Elle donne, à l’éther ou à l’eau bouillante, 60 à

ra SL,

CESTRUM.

651}, de son poids d’une cire jaunâtre, ferme. qui diffère de celle des Abeilles par une proportion beaucoup plus forte de céroléine. Ed.Lf.

CEROXYLON Humb. et Bonpl. (Palmiers-Arécinées.) Stipe élevé, inerme, robuste, sécrétant une substance cireuse, marqué de cicatrices annulaires. Files. nombreuses régulièrt. pinnatiséquées, à segments ensiformes,acuminés, raides, finement laineux blanchâtres à la face infér.; gaine fibreuse. Spadices allongés, très rameux, à rameaux grèles ; 5 spathes coriaces, soyeuses ; baie rouge ou violacée.

2 esp. des Andes, de la Nouv.-Grenade et du Vénézuela.

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