CHAMPIGNON DE COUCHE
préparer; toutefois il est difficile sinon impossible de traiter convenablement une quantité inférieure à ! m. cube. Le famier est secoué à la fourche, parfaitement mélangé dans toutes ses parties et toutes les longues pailles ou les matières étrangères sont enlevées. Au fur et à mesure de l’opération, on mouille les
bien foulé, reste ainsi une huitaine de jours. Au bout de ce temps. la fermentation s'étant suffisamment développée dans la masse, on re-
les Helvelles et les Morilles ; et bon nombre de commence l'opération de Ia même manière en
œrandes Pezizes : Peziza acetabulum,vesiculosa,
leucomelas, etc. pp;
CHAMPIGNON DE COUCHE, Agaric comestible (Agaricus campestris L.\. (Champignons, fam. des |
Agaricinées); angl.: Mushroom ; all.: Pilz (Fig. 205.) Indigène.
Dans le C. comestible, la partie du végétal livrée à la consommation n’est pas la pl. entière,
mais sa fructification formée d’un pied relative- |
ment court, supportant une sorte de chapeau blanc-grisâtre ou rosé, garni en dessous d'une! quantité de lames disposées en rayons, roses |
d’abord, puis brunes, nommées lames hyméniales. La partie souterraine, végétative, le mycelium. est constituée par nne quantité de filaments bianchâtres. Cette partie, cachée à la vue, qui vit, s’accroit et qui, sous l’action de la sécheresse, suspend sa végétation pour la reprendre
lorsqu'elle est à nouveau placée dans des con- | remanie la planchée ure :;° fois ; si, au contraire, [il a perdu à peu près son odeur caractéristique,
ditions favorables à son développement, n’est autre chose que le blanc de champignon.
Del’ Agariceultivé, on signale 3 var. ou plutôt
3 formes qui n’ont pas des caractères &bsolument constants ; les spécialistes distinguent cependantune var.grise,une blonde etune blanche. La dernière est du reste la plus cultivée.
Le milieu qui paraît être le plus propre à la production du C. de couche, est le fumier de cheval ayant subi une préparation assez longue, mais facile en somme. Il importe aussi, pour
obtenirsle bons résultats, d'établir les couches |
ou meules à C. dans un endroit à température aussi peu variable que possible, ne dépassant
pas + 2 à 30 degrés et ne descendant pas au-|
dessous de + 10 à 12 degrés. C’est pourquoi on utilise d'ordinaire, pour cette culture, les caves ou les carrières. On peut aussi établir des meules à l'air libre pendant la belle saison, mais celles réclament une surveillance plus grande et la production en est de moins longue durée.
Quel que soit ! “emplacement dont on a fait choix, les manipulations à faire subir au fumier
restent toujours les mêmes. |:
Ce fumier doit provenir d’une écurie de travail où on l’aura laissé séjourner un peu sous les pieds des chevaux; il est ainsi mélangé de crottin et bien imprégné d'urine. Un fumier trop pailleux et sec provenant d’une écurie de luxe serait plutôt à rejeter.
Après avoir été enlevé de l'écurie, le fumier,
disposé en tas, commence à fermenter ; il <jette
jayant soin d'amener sur le bord du tas les par-
ties intérieures et réciproquement.
Fig. 205. — CHAMPIGNON DE COUCHE.
Huit à 10 jours après cette seconde opération: si le famier fermente encore trop fortement, on
s’il est devenu court, de couleur brune, gras et
onctueux au toucher, il est bon à employer,
c'est-à-dire à mettre en meules.
Les meules s’établissent en cave ou en carrière ou bien encore en plein air. Dans le premier cas, on peut produire des champignons toute l'année; dans le second, on ne peut opérer que pendant la belle saison, et il est toujours nécessaire de veiller aux arrosages et de protéger les meules établies à l’air libre de chemises de paille qui les garantissent des intempéries.
On donne aux meules des formes et des dimensions variables; le plus souvent on les fait de 0 à 60 cm. de hauteur sur 60 em. de large à la base et on les établit immédiatement contre le mur de la cave, ou bien encore à deux pentes, en dos d'âne. Leur longueur est illimitée et les surfaces des côtés sont bien aplaties à la pelle.
La fermentation ne tarde pas à se rétablir.
dans la masse; dès que la température intérieure n’est plus que + 20 à 22 ou 25 degrés, on introduit, à l’aide d'ouvertures faites à la | main, disposées en quinconce, à 25 cm. en tous sens, des morceaux de blanc appelés lardons.
galettes ou mises. Cette opération s'appelle la ‘der | la meule.
Sous l’action de la température et de l’humidité, le mycélium se ravive etau bout de 15 jours à 5 semaines il s'étend bientôt à travers tout le u