CHARRUE
des plantes. Les horticulteurs en emploient de deux sortes: les diables et les chariots-treuils.
Les diables (Fig. 206) servent à transporter les | caisses de plantes. Ce sont des véhicules bas, massifs, solides, portés sur deux petites roues, pourvus d’un timon et présentant à l'arrière un cadre incliné sur lequel on pose la caisse.
On les traine à bras, ou bien on y attelle un cheval; dans ce dernier cas, deux hommes maintiennent l'équilibre.
Quand on à affaire à des caisses très volumineuses et très pesantes, ou quand on veut transplanter en mottes des arbres de forte taille, on est obligé de recourir à des C. spéciaux, d’une très grande solidité. Ces C. quisont
Fig. 206. — Chariot (Diable).
| à quatre roues, se composent essentiellement de fortes pièces de bois formant cadre et pouvant recevoir deux treuils démontables à volonté. Voici de quelle manière on procède pour ce genre d’opérat. : on enlève le treuil d’arrière et l’on fait reculer le C. de manière à encadrer la caisse ou la motte. On replace ensuite le treuil enlevé. Deux chaines suffisamment solides sont passées sous la caisse on la motte. A chaque extrémité de ces chaines, on attache
des câbles, soit en tout quatre câbles.
qui, d'autre part, sont accrochés aux |treuils. En faisant manœuvrer ceux-ci, les
| câbles s’enroulent, la plante et soulevée est se trouve suspendue. On l’assujettit au besoin par des haubans et on la transporte à l’endroit choisi. Pour la déposer, on fait l’opération inverse : les treuils sont manœuvrés de manière à dérouler les cordes. les chaînes sont retirées, le treuil arrière est enlevé et le C. avancé.
Grâce à ces C. on peut transporter des caisses très lourdes et transplanter en mottes des arbres de grandes dimensions. L. H.
Charlock. Nom angl. du Sinapis arvensis.
Charme. Nom vulg. des Carpinus.
Charmille. Voir Garpinus.
CHARPENTE. En arboriculture fruitière, on donne ce nom à l’ensemble des. branches principales qui constituent, en quelque sorte, le squelette d’un arbre.
CHARRUE. Bien que la Charrue soit plutôt un instrument de grande culture, elle est dans certains cas employée par les horticulteurs. Elle sert surtout alors. cela va -de soi, lorsqu'il s’agit de préparer de grandes surfaces, par exemple des terrains à mettre en pépinières. Les pépiniéristes y ont aussi quelquefois recours pour les facons d'entretien de leurs carrés d'arbres à haute tige. En ce cas, ils se servent de charrues spéciales et plantent à des distances suffisantes. L
de nr vale VS Cor a Ar nn EN du 7 Le Vi ol es de sit Ci ét 7 L
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temps le sable des allées.
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CHARRUE-RATISSOIRE. — 296 —
CHARRUE-RATISSOIRE. Sorte de râtissoires pourvue d’une ou deux roues et que l’on pousse à bras devant soi ou qui sont trainées par un cheval. Ces instruments sont employés pour le nettoyage des allées dans les parcs et les grands jardins ; elles sont avantageuses par la rapidité du travail et l’économie de la main-d'œuvre. Quelquefois elles sont munies d’un râteau qui dresse en même
CHARTIL. Abri pour les Charrettes.
Chasse-bosse N. v. du Lysimachia vulgaris.
Chasselas. Voir Vigne.
CHASSIS DE COUCHE. (Zig 207) Chassis vitré servant à recouvrir des coffres en bois dans lesquels se cultivent généralement les primeurs. On donne également ce nom à un ensemble de
Fig. 207. — Chassis de couche.
chassis où la chaleur nécessaire est obtenue au moyen d’une couche de fumier (voir Couche) se relevant tout autour du coffre. Les chassis se recouvrent de paillassons par les grands froids principalement la nuit, pour éviter la déperdition de chaleur.
Les maraïchers ethorticulteurs se servent des chassis de couche, les uns pour avancer les léœumes, salades, ete. les autres pour hiverner certaines plantes qui ne demandent qu’une chaleur très modérée. (Voir Bâches à primeurs.)
A. Gn.
Chaste-tree. N. angl. de Vitex Agnus Castus.
GHAT. (Felis.) Le Chat domestique est un commençal attitré de nos habitations rurales, mais dans le jardin son rôle est plus nuisible qu'utilæ"TIl est bon de le dresser, dès son jeune âge, à ne pas s'écarter de la maison, de la grange ou du grenier où son rôle est de faire la chasse aux souris et aux rats. Dans le jardin, au contraire, lorsqu'on le laisse errer librement, il prend volontiers des habitudes vagabondes, gratteles plates-bandes pour y enfouir ses ordures, se roule sur les plantes odorantes telles que la Valériane, grimpe aux arbres fruitiers dont il laboure lécorce de ses griffes et fait tomber les fleurs et les fruits avant qu'ils soient mürs. Dans beaucoup de fermes, les chats mal nourris, sous prétexte que les souris doivent leur suffire, passent tout le jour dans les champs à faire la chasse aux petits oiseaux, à dénicher des nids et à voler des œufs. De là à s'introduire dans le colombier ou le poulailler dans un but coupable, il n’y à qu'un pas. Aussi ces chats maraudeurs,à demisauvages, finissent presque toujours mal: ils
tombent sous le bâton ou le fusil de quelque |
voisin qui ne se fait pas faute de les mettre en
crandes |
CHATATGNIER.
sibelotte. Le chat sauvage n’est plus assez commun dans notre pays, à part certaines résions forestières et montagneuses, pour qu’il soit nécessaire de s’y arrêter ici. D'ailleurs. c'est un voisin dangereux dont il faut se débazrasser à tout prix, car il fait beaucoup de tort non seulement au gibier, mais encore aux petits oiseaux, auxiliaires de l’agriculture, à leurs nids et à leurs œufs, en supposant que son naturel sauvage le tienne toujours éloigné de la basse-cour et du pigeonnier. LR SE 18
CHAT-HUANT. (Syrnium). Le Chat-huant ou Hulotte, appartient: au groupe des Oiseaux de proie nocturnes (Strigidæ), et, comme tous les représentants de ce groupe, est un auxiliaire incontestable de l’horticulture, en raison de la destruction qu'il fait des petits rongeurs (Souris, Mulots, Campagnols) dont il se nourrit. Il y joint des insectes et des larves : dans l’estomac d’une Hulotte, Martin a trouvé 75 grandes chenilles avalées dans un seul repas. Dans les pelotes de rejéctions, constituées par les os et les peaux que ces oiseaux vomissent non digérées, Altum a trouvé (sur un total de 210 pelotes examinées), 1 Hermine, 48 Souris ou Mulots, 296 Campagnols, 1 Ecureuil, 48 Taupes, 48 Insectes et des Hannetons en quantité innombrable, ce qui doit faire pardonner à cet oiseau les 33 Musaraignes et les 18 petits oiseaux (insectivores utiles) qui s'y trouvaient en même temps. Ce chiffre de 300 Campagnols, sans parler des Hannetons, suffit pour démontrer l'utilité de cet oiseau. DE
Châtaigne d'eau. Voir Trapa.
Châtaigne de terre. Nom donné aux tubercules des Garum Bulbocastanum et Conopodium denudatum, Ombellifères indigènes. Ces tubercules sont comestibles, mais surtout recherchés par les enfants.
CHATAIGNIER; angl.: Chestnut ; all.: Echter Kastanienbaum. — Sol et climat — Le C. est
l’arbre des terres sablonneuses, un peu fraiches, granitiques, même volcaniques, et des sols ferrugineux où argilo-siliceux, rocailleux et profonds.
Il se plait dans le centre montagneux de la France et sur nos massifs alpins ; il abonde en Corse, en Italie, en Espagne.
Son habitat est plus froid que celui de la Vigne. Il réclame les points culminants dans les pays chauds. Son altitude extrème est 600 m. sur les montagnes exposées au Nord, et809 m.
si l'air chaud et le soleil y pénètrent.
Variétés — La nomenclature serait, à débrouiller, une lourde tâche. A lui seul, le centre français a des centaines de noms plus ou moins patois, appliqués aux variétés locales.
Le Cantal adopte: Verdalo, la plus recherchée;
Soboiyo, la meilleure à griller : San Guirale,
Obouribe, de 1'° saison; a productive Tsaufa, grosse et bonne; ouno et Lüousine, châtaigne velue, foncée en couleur.
Dans les Cévennes : Coulinelle, préfère les coteaux; Malespine, les plateaux ; Robeyrisque, les vallées : la précoce Pétégrine, la tardive lara- L!
done, toutes constituant le pain du montagnard. Marron des Angles; Hätive de .
la grosse Matrone; la CE
Le Corrèze :
mat; la tardive Julliac ;
EU CHATAIGNIER. __ 997 — . CHAUFFAGE.
- féconde Pellatier ; la Groussaude, pour marron | voie sont exploitées pour l'extraction d’une
- glacé; la vigoureuse Ejalado.
| matière acide, contenue dans les parties lig-
La contrée qui récolte le plus de châtaignes, | neuses., employée à la fabrication des cuirs et Je Périgord, préfère d’abord les populaires Æxa- | à la teinture «chargée» des soies. C. B. lade et Bourrue ; puis Corive, de longue garde; | Chätaignier d Améri ique. Nom vulg.de Gupania … Piongando, moyenne et duveteuse ; ensuite Eivi- americana.
. roulière, pour le séchage; la grosse Bouliaque, Châtaignier de la Guyane. Nom vulg. de Paun très bel arbre. chira aquatica.
sette, l excellente Bouchurde, la erosse Clafarde,
- du Forez, du Bugey. du Dauphiné et du canton . de Condrieu.
vendue sous le nom de marron.
La région lyonnaise cultive la fertile Pelou- | Chätaignier du Brésil. Voir Bertholletia. | Le «Marron de Lyon» provient du Vivarais,
L'Ardèche produit les marrons de St-Fortunat et ceux de Vesseaux, ceux-ci destinés à la confiserie.
La majeure partie de ces types sont reproduits par les paysans, qui les greffent sur place au moyen de la greffe en flûte.
Les pépiniéristes en dehors de ces stations, multiplient par la greffe en fente, en couronne, à l'anglaise ou en flûte, les bonnes variétés réclamées par les planteurs ,
Commune. — Type fertile, à fruit moyen, de PE ART MRAEON bonne qualité.
Grosse rouge. — Fruit de bonne qualité et de! GHATON. (Fig. 208.) Sorte d'épi formé de bonne garde. Arbre robuste. fleurs unisexuées et dans lesquelles le périanthe
Printanière. — Fruit rond, précoce, bon. Arbre | est remplacé par de simples écailles. Les Chavénéreux. tons sont articulés à la base; les mâles se dé- Nouzillarde. — Beau et bon fruit du Poitou. |tachent et tombent après la floraison: Cha-
Arbre vigoureux, taignier, Chêne, Noisetier, Peuplier, Pins, Sapins. Verte du Limousin. — Fruit assez gros, bon, | Saules, ete.
de longue garde. Arbre fertile. Chätrer. Voir Gastration. Marron de Lyon, du Luc, d'Agen, d'Aubray,! Chaudière. Voir Chauffage. de Lusignan. — Beaux et gros fruits, recher-| GHAUDRON. Lésion du bois de Sapin, carac-
chés à la vente. | térisée par un gonflement du tronc très localisé. La Châtaigne se récolte à l'automne; débar- | Il est causé par une Urédinée, l'Ætcidium ela-
rassée de son enveloppe hérissée, elle estrentrée | num (voir ce mot), et l’hypertrophie s’observe
au grenier, puis soumise au séchage et au blan- | dans la région même où le parasite a commencé chiment. par des procédés particuliers. La Chàâ- | son attaque. L'écorce, par suite du développetaigne pelée, séchée, se conserve très bien; on | ment anormal de la portion ligneuse, se déchire a calculé que 3 hectolitres de Châtaignes ordi- | et lorsque le mycélium parasite a tué cette dernaires produisent 1 hectolitre de châtaignes | nière, elle ne tarde pas à pourrir. Dr: blanches ou écorcées, du poids moyen de 66 kil CHAUFFAGE (Appareils de chauffage pour les Culture. — Le C. se multiplie par le semis | serres.) On emploie pour les serres divers sysde la Châtaigne, que l’on fait germer préalable- | tèmes de chauffage; le plus universellement ment à la cave. Le semis en place, immédiat, | adopté pour les bons résultats que l’on en obaurait l'inconvénient d'exposer la graine auxra-|tient, est le chauffage par circulation d’eau vages des corbeaux etpies, des souris, mulots ete. | chaude, à basse pression, dit «thermosiphon». Le plant sera repiqué avec pincage de la ra- | C’est en éffet celui qui convient le mieux, l’eau dicule, puis livré à la pépinière jusqu’à ee qu'il | chaude à basse pression ne pouvant être élevée soit monté à tige. | qu'à une température voisine de 1100 cent. au Destiné au boisement, le jeune plant sera mis maximum (dans Ja pratique, la température en place à sa sortie de nourrice. Destiné au ver- | moyenne de l’eau ne dépasse guère 75° cent.), er, il devra être greffé en pépinière ou à de-| ne surchauffe pas l'air des serres, ne le dénameure, attendu que le semis ne reproduit pas | ture pas et ne lui communique qu'une chaleur les types sélectionnés. douce se rapprochant beaucoup de la chaleur Les opérations de taille sont nulles. L'arbre | naturelle. En outre de cet avantage principal. développe lui-même son branchage ligneux et | la facilité de construction de ces appareils. ie fructifiant. Les parties fatiguées pourront être | peu d'attention nécessitée par leur mise en soumises au recépage partiel. marche et leur conduite, leur régularité de fonc- Un hectare de Châtaigniers comprend de 110 | tionnement, et partant celle de la chaleur obà 140 sujets; la production commence à la | tenue, en font des engins de premier ordre avec dixième année de greffe. En plein rapport, un | lesquels aucun système ne peut rivaliser dans arbre produit de 50 à 6) kilogr. de Châtaignes, | leur emploi spécial. et l’hectolitre de ce fruit pèse de 78 à 8. )kilogr. Le chauffage à eau chaude a été employé Les châtaigneraies du Lyonnais et de la Sa-! pour la première fois en France, en 1777, par
par le foyer
CHAUFFAGE
Bonnemain, architecte au Pecq, pour des couveuses artificielles. C’est à l’horticulture parisienne que revient l’honneur d’en avoir fait les premières applications aux serres vers 1°30. MM. Gonthier, Luddemann et Rougier firent faire des installations très complètes par Gervais, le fondateur de cette industrie, qui créa un ensemble de dispositions qui sont encore en usage aujourd’hui, n'ayant subi de modifications que dans la construction des chaudières.
Le principe est toujours resté le même. Il consiste dans l’emploi d’une chaudière de forme quelconque entièrement remplie d’eau disposée au dessus dun foyer. Cette chaudière est munie de deux orifices, l’un à la partie supérieure pour le départ, l’autre à la partie inférieure pour la rentrée. Le départ et la rentrée sont réunis par les tuyaux de circulation de façon à former un circuit non interrompu et complètement rempli d’eau.
L'eau contenue dans la chaudière chauffée diminue de densité et tend par sa légèreté spécifique à s'élever à la partie supéricure de l'appareil; il y à à ce moment rupture d'équilibre entre les colonnes formées par le tuyau de départ et le tuyau de rentrée, et la circulation s'établit. C'est-à-dire, que l’eau chaude partant par le tuyau supérieur se rend dans les tuyaux de chauffage, dans lesquels elle circule en abandonnant une partie de sa chaleur, et revient à la chaudière pour repartir de nouveau avec plus ou moins d'activité suivant l’intensité du feu. À un moment donné, si celui-ci est
toujours poussé, l’eau acquiert une telle tempé-|
rature qu'elle entre en ébullition et jaillit par les ouvertures ménagées dans les tuyaux et qui ont pour but d'empêcher toute pression de se former à l’intérieur; lorsque ce résultat est atteint, il est inutile de forcer le feu, on doit le ralentir en modérant le tirage, pour éviter de vider l’appareil et de brûler la chaudière. On règle le tirage comme dans les autres appareils de chauffage, soit au moyen d’un papillon ou d’un registre placé dans la cheminée, soit en réglant l'accès de l'air nécessaire à la combustion par la porte de cendrier.
Lesouvertures dont il est question ci-dessus sont munies de petits tubes conduisant au dehors la vapeur produite par l’ébullition et qui, entrainant avec elle une certaine quantité d’eau, détruirait les végétaux sur lesquels elle se trouverait projetée, si l’on ne prenait cette précaution. Ces mêmes ouvertures servent également à laisser échapper l’air contenu dans l'appareil au moment du remplissage, Suivant la grandeur des serres et la température à obtenir, on multiplie les cours de tuyaux en leur donnant un diamètre approprié, ce diamètre varie entre 75 et 120 mm.; on peut également employer des tuyaux de plus faible diamètre, dans les habi-
tations on descend jusqu'à 30 mm., mais pour
les serres, 1l est préférable d’avoir dans l’appareil une certaine quantité d’eau qui forme réservoir de chaleur, Dans Ie cas où le tirage venant à diminuer dans des proportions considérables ou le feu à s’éteindre pour une raison quelconque, les calories contenues dans la masse d’eau continuent à alimenter les surfaces de dé-
CHAUFFAGE
perdition des tuyaux pendant un laps de temps assez considérable.
Chaudières. — Les chaudières employées pour le chauffage par l'eau chaude à basse pression se font en fer, en cuivre ou en fonte. Le cuivre st plus dispendieux et nioins durable que le fer. et la fonte demande à être employée avec précaution, étant sujette à rupiure dès la mise en service. La tôle de fer ou d’acier est le métal qui convient le mieux pour cette construction et qui donne de meilleurs résultats.
On donne aux chaudières des formes plus ou moins compliquées.
La plus simple et lune des meilleures, malgré
Fig. 209, — Chaudière fer à cheval.
que son emploi date du début de cette industrie, est la chaudière en forme de fer à cheval ou de tombeau. (Fig. 209.)
Sa forme horizontale utilise bien les gaz de la combustion, son foyer muni re porte larsement ouverte permet d'y brûler tout combustible et d'y faire plus ou moins A feu, suivant les bésoins. Le seul reproche qui lui ait été fait, est d’être privée d’un système d’alimentation continue de combustible, mais en ces derniers temps, certains constructeurs ont imaginé de la munir d’un orifice à la partie supérieure avec trémie de chargement pour le foyer. Une disposition spéciale de la grille facilitant
l’écroulement du charbon complète ces perfec-. tionnements et rend cet appareil Ile mieux com-"
pris pour le chauffage
des serres, permettant de.
réaliser le maximum déchaiohe: en utilisant les.
menus et fines de houïille.
De cette forme de fer à cheval simple dérive
un grand nombre de chaudières, horizontales”
également, mais munis soit de bouilleurs, soit"
d'une partie tubulaire (Fig. 210), pour en aug-
menter la surface de chauffe; quelques-unes ont
été faites avec faisceau tubulaire placé soit dans”
la chaudière même au dessus du foyer, soit à l'extrémité de eelui-ci verticalement en dehors de la chaudière. Ces faisceaux sont formés de tubes contenant l’eau et entourés par les gaz de. la combustion, tandis que les parties tubulaires faisant corps avec le générateur sont tantôt formés de tubes placés dans les mêmes condi-
tions, tantôt de tubes que l’eau entoure au con.
traire ct que la flamme parcoure intérieurement» L'un et l’autre de ces systèmes sont bons lors= qu’ils sont convenablement employés, mais om
doit donner la préférence au premier, qui favo=
rise vénéralement mieux la combustion. C'est
CHAUFFAGE
- sur ce principe qu'est basée une autre chau-
CHAUFFAGE
houille grasse, Charleroi, Cardiff, Anzin ou
dière horizontale, multitubulaire, complètement | autres, une disposition toute spéciale qui n’est
- formée de tubes réunis en faisceaux, lesquels sont assemblés par des collecteurs. C’est l'application au chauffage des serres du généra-
… teur à vapeurgenre Belleville.
avec en moins Je réserv. de vapeur:;les faisceaux
sont aussi légèrt. inclinés pour faciliter la circul. de l'eau.
Ces appareils sont excellents, mais malheureusement ils ne se prêtent pas à l'alimentation continue du foyer.
Une autre catégorie de chaudières. verticales celles-ci, ont été créées spécialement pour remplir ce dernier but et l’ont parfaitement atteint, Elles se composent généralement d’un cylindre avec tube de chargement central et portent, à la partie inférieure, une ouverture pour l’allu-
utilisée que dans de rares appareils.
On peut donc donner anx chaudières pour chauffage à eau chaude des formes très variées.
. — Chaudière
ce qu'il importe surtout, c'est de leur assurer un bon rendement en les construis. de facon à utiliser le plus complètement poss. les
unités de chaleur (calories) contenues dans le combustible employé.
On appelle calorie la quantité de chaleur né-
mage et l’enlèvement des escarbilles et mâchefers, et, à la partie supérieure, une autre ouverture .pour l’approvisionnement du foyer. Le départ de fumée doit se faire immédiatement au-dessus de la couche de combustible qui peut être consommé par la grille. sinon les gaz chauds traversent, pour se rendre à la cheminée. le charbon de réserve dont ils diminuent la puissance calorifique. Pour éviter ce grand inconvénient en augmentant en même temps la surface de chauffe, une disposition intéressante à été ima-
ginée. elle consiste à arrêter le tube de chargement au-dessus du foyer à la distance néces-
sæire pour que la couche de combustible soit suffisante et à faire passer les gaz par une série de tubes disposés tout autour. (Fig 211 et 212.) Ce mode de construction a le double avantage de réserver au-dessus de la partie du foyer en ignition une chambre de combustion et de ne pas faire supporter à la grille tout le poids du char-
gement.
Pour les installations de peu d'importance. il
(Fig. 213.)
nécessitent un combustible spécial, coke. anthracite ou charbon maigre, Les charbons gras se boursoufflent et se collent au contact de la chaleur ct restent suspendus dans le tube de chargement. IL faut, pour pouvoir utiliser la
Le foyer est entouré par une chaudière cylindrique et annulaire et comporte l'emploi d’une grille mobile pour faire tomber les cendres Ces poêles sont précieux pour les petites serres ct Jardins d'hiver attenant aux habitations. ils sont faciles à entretenir et suppriment toute
surveillance de nuit.
Toutes les chaudières à chargement continu | |
a été fait spécialement des appareils dont la forme et les dispositions rappellent les poêles à feu continu Choubersky, Besson. etc. et auxquels on à donné le nom de poëles thermosiphons.
cessaire pour élever de 10 un kilo ou un litre d'eau.
La houille contient Le coke l 50/0 des calories émises p4 sont utilisées dans les chaudières de construc-