CLASSIFICATION
CLASSIFICATION. Comme l’a dit À. M. Ampère : «Aussitôt que l’homme a acquis un certain nombre de notions sur quelque objet que ce soit, il est porté naturellement à les disposer dans un ordre déterminé, pour les mieux posséder, les retrouver et les communiquer au besoin. Telle est l'origine des Classifications, qui non seulement procurent à l’homme les avantages dont nous venons de parler, mais la somme de ses connaissances relatives à chacun des objets dont il s'occupe, en l’obligeant à considérer cet objet sous différentes faces, et en lui faisant découvrir de nouveaux rapports que, sans cela, il aurait pu ne pas apercevoir.»
Avec De Candolle nous diviserons les C. en deux groupes: les C' empiriques et les C.rationnelles.
Au premier groupe se rattachent : les C. par ordre alphabétique qui ne peuvent servir qu’à titre d’Index lorsqu'il s’agit de retrouver des objets dont on connaît le nom.
Les C. rationnelles ont un rapport réel avec les êtres, soit en ayant égard à leurs usages, leurs propriétés, leurs patries, soit au contraire
en se basant sur des caractères propres à ces |
êtres. Cette dernière catégorie comprend:
19 les C. artificielles, ainsi nommées parce qu'elles reposent sur l'examen d’un organe choisi arbitrairt., en ne tenant aucun compte des autres organes, aussi que l’ont fait pour les plantes : Gesner, Césalpin, Rai, Tournefort, Linné.
20 Les C. ou Méthodes naturelles, basées sur l’étude des objets dans toutes les parties de leur organisation, de manière à bien établir les rapports qu'ils ont entre eux et à les grouper d’après leurs analogies dans un ordre qui rappelle le plus possible l’œuvre de la nature. Les principaux botanistes qui se sont occupé du classement des plantes dans cet ordre d'idées, sont: Bernard de Jussieu, Adanson, Antoine Laurent de Jussieu, De Candolle, Lindley, Brongniart.
La C. suivie dans ce livre est celle de De Candolle un peu modifiée. C’est, pour les Phanérogames, célle qu'ont adoptée Bentham et Hooker dans leur Genera plantarum, et dont on trouvera les divisions décrites à leur place alphabétique. (Voir le tableau en regard.)
CLASTEROSPORIUM. Genre de Champignons Hyphomycètes à conidies brunes, pluriseptées, solitaires à l'extrémité des filaments. Une esp, le G. amygdalearum, parasite sur les files. de
Laurier-Cerise et quelques autres Amygdalées.
Dr
CLAUSENA Burm. (Rutacées - Aurantiées.) Genre différant surtout des Citrus par les files. pennées au lieu d’être unifoliolées ; les étamines au nombre de 8-10 au lieu de 20-30 : l'ovaire à 2-5 loges 2 ovulées au lieu d'être multiloculaire avec de nombreux ovules dans chaque loge. Environ 14 esp. (Inclus Cookia); une sur-
tout connue: ©. Wampi Oliver. [Syn : Cookia punctata Sonner.] — Chine. — Arbre inerme,
produisant de petites baies ovoïdes, de 3 em. de long., de saveur acidulée, agréable.
Clavalier. Nom vulg. des Zanthoxylon.
LAVE APP EEE
TABLEAU DES FAMILLES DE PLANTES SUI- VANT LA CLASSIFICATION ADOPTÉE DANS CE DICTIONNAIRE.
s PEL
Thalamiflores. Ex.: Renonculacées, Crucifères,
£e Caryophylées, etc. | = | Disciflores. Ex.: Gérania- | - cées, Rutacées, Sapin- LA dacées, Rhamnées, etc. | À = E ciflores, Ex : Légumi- © neuses, Rosacées, Myr- 27: Le = tacées, Cucurbitacées, 4 ; É £ Cmbellifères, etc.
ls |S)= Inférovariées. Ex.: Rubia- & |= a\As ls cées, Composées, Cam- £ a © . panulacées, etc. 4 ën SE £ Supérovariées (sauf de FACE: à ee. eu exceptions).
2 |A 2 Lricacées, Primu- = ss F- | & mi Asclépiadées, A4 ER Scrophularinées, Acan- | thacées, Labiées, etc.
Monochlamydées. Ex. : Amarantacées, Laurinées, Protéacées, Thymelées, Euphorbiacées. Urticées, Cupulifères. etc.
| Gymnospermes. ÆEx.: Conifères, Cycadées. ù
Monocotylédones. Ex.: Orchidées, Scitaminées, Broméliacées, Iridées, Amaryllidées, | Liliacées, Palmiers, Ar oùdées, Cypéracées.
Graminées.
Vasculaires. Ex.: Lycopodiacées, RU UE 7 .
CEPRMIESES Cellulaires. Ex.: Champignons, Algues.
CLAVIGEPS. Genre de Champignons Sphériacés (voir ce mot), caractérisé par son stroma (voir ce mot) en tête pédicellée, sur laquelle se trouvent de nombreux périthèces dont les spores sont basilaires, très longues et pluriseptées.
L'espèce la plus importante est le G. purpurea, quiproduitsur le Seigle et quelques autres Graminées la maladie appelée Ergot.
L’Ergot du Seigle n’est autre chose qu’un sclérote. C’est une substance toxique et qui est M employée en thérapeutique.
CLAVIFORME. En forme de massue. D'D.
CLAVIJA Ruiz et Pav. (Myrcinées-Théophras- .
tées.) Arbres et arbriss. voisins des Theophrasta, dont ils diffèrent principalement par léurs f.
à corolle subrotacée au lieu d’être cylindrique, profondément 5-fide au lieu d’être brièvement … 5-lobée. Env. 25 esp , de l'Amérique trop. 1
G. clavata Dene. [Syn. : Theophrasta nobilis Lind.; T!. regalis Hort.] — Ann. sc. Nar., sér. VE“ V3 (1876). — Files. de 50 à 60 em. de long, entières, longt. pétiolées. FI en grappes lâches, | de couleur olivâtre, à pédicelles claviformes.
G. Ernstii Hook. CR: M. t. 698. — Caracas.
— Tronc de 79 cm. de haut. Flles. oblongues lancéolées, de 30 cm de long sur 10 à 15 de.
CLAVIJA.
large, entières. FI. petites, rougeâtres, à calice verdâtre, en grappes pendantes.
G. fulgens Hook. — B. M. t. 5626. — Pérou. — Tronc de 1 m. 50 cm Files. obovales lancéol., de 80 à 35 cm. de long, dentées dans leur moitié supér. FL de 2 em. de diam., d’un rouge minium brillant. en grappes serrées.
G. grandis Dene., loc. cit. [Syn.: Theophrasta
macrophylla Hort., non Link.| — Nile.-Grenade. | — Tronc de 2 m. et plus Filles. obovales spa-|
tulées, presque sessiles, entières. FI. jaune orangé, en grappes denses, très nombreuses. Il en existe un superbe exemplaire dans les serres du Museum.
CG. longifolia Ruiz. et Pav., non Jacq Filles. grandes, spatulées lancéol , entières, longt. pétiolées. FIL. en grappes dressées.