‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 313 sur 1136 · C. nymphaæifolia · texte numérisé non relu

C. nymphaæifolia

COCHENILLES.

simple. Filles. coriaces, sessiles, amples, ovales | orbiculaires, bullées, ondulées, à à nervures proé- … minentes à la face infér.. pr ofondément impri- | mées à la face supér.: ces files. longues de 30 em. et disposées horizontalt. FI. en grappes dressées, de 6 em. de long; baies rouge cocciné.

C.uvifera L., Raisinier. — Jaco. AuËn. t. 73; B. M. t. 3130. — Antilles et Amér. trop. — Arbre glabre, de 6 à 8m Filles. à pétiole court, coriaces, de 15 cm de long sur 12 de large, suborbiculaires, légèrement réticulées. FL. blanches, en grappes terminales plus longues que les files... d’abord dressées, puis pendantes après la floraison. Fruit ovale, rougeâtre, comestible, de saveur aigrelette. Son bois contient une matière. colorante rouge; son écorce une résine as-" tringente nommée Xino d'Amérique.

Les C. sont des pl. de serre chaude qui exigent pour se développer avec vigueur une terre substantielle et fertile et une atmosphère humide. Ils sont très ornementaux par leur ample feuillage. D’autres esp pourraient être ajoutées à la liste ci-dessus comme méritant de figurer dans les collections. Multiplice. par graines semées sur couche chaude ou par boutures à l’étouffées GOCCULUS Bauh. (Ménispermacées.) Arbriss grimpants, volubiles, parfois arborescents. Files: alternes, pétiolées, sans stipules. Pédoncules axill.,raremt. latéraux. FI. dioïques, régulièress sépales 6-12, en séries ternaires; pétales 6, bi sériés, entiers ou bifides. Les À à G étam.; les M, carpelles. raremt. 6 ou plus; ovaires uni loculaires, 1-ovulés. Drupes arrondies ou ovales I-graine. Env. 20-esp. des parties chaudes du globe, sauf l'Europe. | CG. carolinus DC. (Menispermum latifol Lin.) — Am. du N. — Arbriss. pouvant atteindx 3 m. ‘O,tige légèremt. pubescente. Flles ovales cordiformes à la base, entières ou sinuées lobées FI. verdâtres, en grappes axill. ou panicules Fr. rouge. Très rustique.

C. laurifolius DC. — Himalaya sub-tropica 1820. — Arbuste dressé, pouvant atteindre 4 m cime étalée, ayant l'aspect d’un Cinnamomum Rameaux vert jaunâtre, flexueux. Files. pe sistantes, oblongues acuminées, lisses, glabres; 3 nervures saillantes, parallèles. FI. petites vertes ou blanches sur pédoncules axill. bran .

chus au sommet, plus courts que les pétioles Æ Janv. Magnifique arbuste d'ornement, de ple terre dans la rég. médit., et d’orangerie à Pal G. Thunbergii DC. [Syn. : Menispermum o!

culatum Thunb.] — Japon. — Files. ovales « tuses, acuminées, les supérieures qqfois.tria LA laires, les inférieures orbiculaires, pubescent sur les 2 faces. FL. paniculées. Rustique.

Cult. Mult.: Les C. se plaisent dans mélam de terre franche ct de terre de bruyère, on mult. par boutures de rameaux demi-aoüb dans du sable sous cloche et à chaud. P.1 COCHENILLES. (Hémiptères - Homo ptère fam. des Coccides.) Insectes remarquables mn seulement par leur aspect extérieur, lus et leurs métamorphoses, mais encore par la férence d'organisation que présentent les ma et Les femelles d’une même espèce. Les 0 donnent naissance à des larves libres, dou d’une grande mobilité et dont le corps, en f0Y

COCHENILLES.

de bouclier,est pourvu d’un rostre, d’yeux, d’antennes et de trois paires de pattes, terminées chacune par un tarse formé d’un seul article. Après avoir subi trois mues successives, elles se transforment en pupes immobiles, d’où sortent

peu de temps après les insectes parfaits. Les mâles, très petits et dépourvus de rostre, ont le corps nettement segmenté. Leur tête porte deux longues antennes filiformes ou noueuses, composées de 10 à 25 articles. Sur Le thorax s’insèrent deux grandes ailes transparentes, parcourues par une ou deux nervures très fines.

Les pattes, plus ou moins grêles, sont terminées chacune par un tarse d'un seul article.

Enfin le dernier segment abdominal présente de chaque côté. soit des houppes soyeuses, soit deux ou quatre filaments blanchâtres, souvent du double au moins plus longs que le corps et sécrétés par des organes glanduleux appelés filières. Beaucoup plus grosses que les mâles, et constamment aptères, Les femelles sont pourvues d’un rostre très long, d'antennes composées seulement de 6 à 11 articles et de pattes courtes, épaisses, qui manquent dans certaines espèces. Leur corps est le plus ordt. ovoide ou oblong ; la surface est tantôt nue, tantôt revètue d'écailles qui lui donne l’aspect d’une petite carapace ou d’un bouclier minuscule. Enfin, le dernier segment de l’abdomen présente, comme chéz les mâles, des filières qui sécrètent un nombre variable de filaments plus ou moins cadues.

Les Cochenilles vivent toutes sur les végétaux. Ce sont, en thèse générale, des insectes nuisibles qui épuisent et finissent par faire périr les plantes sur lesquelles elles s’attachent, soit en plein air, soit dans les serres chaudes ou tempérées. Les dégâts qu’elles occasionnent sont l’œuvre des larves et des femelles qui, en implantant leur rostre sur les racines. sur les feuilles. détournent à leur profit une grande partie des sucs du végétal sur lequel elles vivent. Quant aux mâles, il n’ont qu'une existence éphémère et meurent après l’accouplement. Plusieurs Cochenilles ont. en outre, la propriété de produire en grande quantité une sécrétion sucrée ou muellée, qui constitue le terrain le plus favorable pour le développement de divers champignons, dont la pullulation forme la fumagine où maladie du noir. Ed. Lf.

Cochenille blanche, C. des Orangers, C. des serres. Voir Dactylopius.

Page 1