‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 444 sur 1136 · C. supinus Jacq. — Europe. — Voisin du C · texte numérisé non relu

C. supinus Jacq. — Europe. — Voisin du C

| capitatus, dont il diffère par ses tiges couchées,

sauf les florales, et par ses capitules moins fournis. Convient pour garnir rochers.

Voir aussi Genista, Retama, Sarothamnus et Spartium.

| Cult., Mult. — Les C. sont d’une culture fa- | cile, ils se contentent d'à peu près tous les sols et sont surtout précieux pour l’utilisation de | terrains calcaires secs qui conviennent à pres-

‘quetoutes les espèces. Mult. très facile de graines,

CYTISUS.

DACUS.

et par greffe des variétés: sur le C. Laburnum | ferment et déposent leurs œufs. Les larves qui pour celles à grand développement, sur le C. ni- | en sortent restent, pendant quelques jours, dans

gricans pour celles peu élevées. P. M.

Czakia. Voir Paradisia.

DABŒCIA D. Don. Œricacées.) Genre ne renfermant qu'une seule espèce, le D. polifolia

Don. [Syn.: Andromeda Daboecii L.; Erica Da-

boecii L.; Menziesia polifolia Juss.]

C’est un petit arbuste indigène ; à racine longue et rampante; à tige haute de 20 à 50 cm.

-glabre, divisée en rameaux ascendants et hispides, surtout au sommet.

sont éparses, ovales elliptiques. d'environ 10 mm. de long sur 4 à 6 de large; elles sont courtement pétiolées, coriaces, entières, à bords roulés en dessous, d’un vert brillant à la face supérieure, blanches tomenteuses à la face

inférieure. Les fleurssont réunies au nombre de 3-12 en grappe terminale; le pédoncule, court, est poilu glanduleux; le calice a 4 divisions

lancéolées, ciliées ; la corolle est ventrue, vio-

lette, à 4 dents; les étamines, au nombre de 8, sont d’un violet noir. La capsule est à 4 loges |

‘et à 4 valves.

Ce joii petit arbuste a les mêmes emplois que nos Bruyères indigènes. (Voir Erica.)

Dachwurz, nom allemand du Sempervivum tectorum. |

DAGRYDIUM Sol. (Conifères-Taxinées.) Genre renfermant une dizaine d’espèces originaires de la péninsule Malaise, de l'ile Fidji, de la Nile-Calédonie, de la Nile-Zélande, de Tasmanie et du Chili austral, Ce sont des arbres ou des arbustes à rameaux souvent pendants.

garnis de feuilles persistantes, en aiguille ou

imbriquées ; à fleurs ordinairement dioïques : les mâles en châtons terminaux, solitaires, ovoïdes

onu cylindriques, formées de nombreuses éta- | mines ; les femelles, solitaires ou au nombre de |

2 à 10, en épi lâche. Le fruit est sec, dur.

On peut citer parmi les espèces les plus intéressantes :

D. cupressinum Soland, — Nlle-Zélande, — |

Arbre pouvant atteindre 60m., à branches longues et retombantes. D. Franklini J. Hook. — Tasmanie. — Arbre d'environ 30 m. de hauteur, à bois très estimé. D. Kirkii F. v. Mueller. — Nlle-Zélande. — Arbre pyramidal d'environ 25 m dehauteur.

Les Dacrydium exigent la serre sous le climat |

de Paris; ils prospéreraient sans doute en plein air dans les vallées un peu humides du sud-ouest de la France.

DACTYLOPIUS Sign. (Hémiptères-Homoptères; famille des Coccides.) Antennes de huit articles chez les femelles; anneau génital visible, pourvu de filières sécrétant une substance cireuse d'aspect cotonneux; abdomen terminé par deux ou quatre filets allongés. Quand le moment de la ponte est venu. les femelles se réunissent et forment une sorte de nid ressemblant à un flocon de coton, dans lequel elles se ren-

Les feuilles |

le nid à côté du cadavre de leur mère, puis sortent, courent avec agilité et se dispersent sur les plantes.

D. Adonium L. (Pou blanc des serres, Pu- | ceron cotonneux des serres, Cochenille blanche, | C. des serres.) Très commun dans les serres chaudes, où il cause de grand dégâts. Vit à peu | près indistinctement sur presque toutes les plantes. Pour s’en débarrasser, on conseille de laver les plantes avec un pinceau imbibé d’alcool à 350.

D. citri Boisd. (Cochenille des Orangers.) Très commun en France. Vit sur les Orangers, les Citronniers, les Bigaradiers, dont il couvre les | branches, les feuilles et les jeunes fruits de son revêtement cotonneux. Il cause ainsi des déoâts considérables et favorise, en outre, le développement de la Fumagine. Ed. Lf.

DACUS Meig. (Insectes-Diptères; famille des Muscides.) Petites mouches caractérisées par le front nu; le troisième article des antennes trois fois plus grand que le deuxième et la cellule anale des ailes allongée. Une seule espèce:

D. oleæ Fabr. (Mouche des Olives; Keiron ou Keiroun des Provençaux.) Long de 4 mm.; tête d’un blanc jaunâtre avec un point noir de chaque côté; prothorax de couleur cendrée, traversé par trois lignes noires; abdomen fauve, avec trois bandes noires interrompues; pattes

| Fig. 297. — Dahlia à fleurs simples.

| jaunes. Très commun en Provence, ce petit Diptère est un des insectes les plus nuisibles à l'Olivier. Au mois de juillet, les femelles pon- | dent leurs œufs dans les jeunes olives, deux ou trois par fruit. Ces œufs donnent naissance à | des larves vermiformes, d’un blanc jaunâtre, qui | creusent de nombreuses galeries dans le fruit | etcausent ainsi de grands dégâts. Dans certaines

années, ses ravages sont tellement considé-

DACUS.

rables que la majeure partie de la récolte est perdue. Les olives piquées müûrissent beaucoup plus vite que les autres. Aussi conseille-t-on de les récolter de bonne heure et de les brûler aussitôt, afin de détruire le plus grand nombre possible de larves et par suite d'empêcher la multiplication de l’insecte parfait. Ed. Lf.

Dæmonorops. Voir Galamus.

Daffodil. Nom anglais des Narcisses.

DAHLIA Cav.; Dahlia. (Composées.) PI. vivaces ; tiges tantôt très grandes presque frutescentes, tantôt radicales, plus humbles. Files.

opposées, 2-8 fois pinnatipartites, rart. verti-|

cillées, Capitules très grands, longt. pédonculés, hétérogames, radiés. F1 de la circonférence

(demi-fleurons) neutres ; celles du disque (fleu- | rons) tubuleuses, ©, fertiles, mais devenues, | par la culture, ligulées et neutres pour la!

plupart. Involucre formé de 2 séries de brac-|

tées, les intér. membraneuses, brièvt. soudées à la base, presque égales; les extér. plus petites, herbacées. Réceptacle plan, muni de grandes paillettes membraneuses ; plans, glabres, non ailés, sans aigrette. 4 ou 5 esp. du Mexique et de l'Amérique centrale.

D. arborea Hort. par. Très forte pl.; tige lig-|

achaines |

— DAHLITA.

— Vivace, tige herbacée non glauque, pouvant atteindre 2 m.; racines tubéreuses charnues.

Capitules solit. longt. pédonculés, simples à l'origine, à ligules rouge sombre et disque jaune. Introduit en 1802 au Muséum.

A énormément varié dans les cultures, par la transformation des fleurons du disque en ligules tuyautées ou planes ; par la disposition plus ou moins régulière et la longueur relative de ces ligules, donnant ainsi une forme différente aux capitules qui sont plus ou moins aplatis ou globuleux; par la couleur et la grandeur des capitules; par la longueur relative et la rigidité des pédoncules qui font que

les fl. se montrent et se tiennent plus ou moins

neuse de 4 à 5 m.; fleurissant rart. Capitules |

simples, assez petits, rouge sombre. Mettre.

l'été les plantes en pot sur couche sourde, et

les rentrer en serre tempérée bien éclairée

l'hiver. Assez rare dans les cultures. Multiplication de boutures, en serre.

D. coccinea Cav. Vivace; tige herbacée, glauque; port du D, variabilis, mais taille plus élevée. Capitules longt pédonculés, rouge cramoisi, simples, quelquefois doubles ou demipleins. Culture et emploi du D. variabilis.

D. Decaisneana Hort.par.— Rev. Hort. 1864, 31.— Tiges dressées, vigoureuses, 2 m. à 2 m. 50 ; port pyramidal ; files. bipennatiséquées à seg-

ments lancéolés aigus. Capitules simples, à|

fleurons rose violet, disque purpuresc.Introduit en 1860. Culture du D. arborea.

D. imperialis Ortgies. — Mexique. — Superbe |

plante de 2 m. de haut, peu ramifiée; feuilles bi-, tri-, même quadripennées. F1. nombreuses,

en panicules terminales, très grandes, en forme |

de cloch€ renversée, larges de 20 à 25 em.; ligules longues de 10 à 12 em., larges de 3 à 4, blanc nacré, et violet rosé à la base; disque Jaune. Introduit en 1463. Peut fleurir en plein air dans le midi de la France. Sous le climat de Paris, il faut le cultiver comme le D. arborea, ou le tenir constammenñt en serre tempérée bien éclairée, très aérée. Plante rare dans les cultures.

D. Merkii Lehm. [Syn.: D. glabrata Lindl.] — B. M. 3878; B. R. 26, t. 29. — Vivace, végétation à peu près continue, racines peu‘ renflées; pl. presque naine, 40 à 60 cm. de haut, très ramifiée; files luisantes. Capitules simples, très longt. pédonculés, lilas. Var. à fl. jaunes (D. intermedia Jacq.) etc. Introduit en 1840. Platesbandes. Conserver en végétation en serre pendant l'hiver

D. variabilis Desf.. D. commun. [Syn.: D. purpurea Poir.; D. pinnata Cav.; Georgina pinnata Willd.]— Bois, ArL.PpL. Jap. t. 146 — Mexique.

bien; par la taille des pl; la panachure des files., etc.

Ces var., très nombreuses, rentrent plus ou moins bien dans l’une ou l’autre des races suivantes :

19 D. Cactus, D. Etoile du diable (D. Juarezù) ; capitules pleins, mais non globuleux, les ligules étant planes et diminuant insensiblement de grandeur à mesure qu’elles se rapprochent du centre du capitule. Varie pour le coloris, et la longueur du pédoncule.

20 D. à grandes fleurs doubles ; capitules globuleux, ligules tuyautées ; toutes couleurs, sauf le bleu, soit unicolores, soit panachés, maculés, striés, etc.

30 D. Lilliput ou pompon; capitules globuleux,

| très petits, de 4 à 5 em. de diamètre, de nuances

diverses, très convenables pour bouquets.

49 D). nains ; taille ne dépassant pas 50 à 60 cm. capitules grands ou petits, suivant les variétés.

50 D). simples (fig. 297. Voir p. 421); plantes très élégantes, plus gracieuses que les D. doubles, de coloris les plus vifs et les plus variés.

Les D. fleurissent depuis la fin de juillet jusqu'aux gelées; ils ornent les plates-bandes, et l’on fait des massifs, des corbeilles et des bordures avec les var. naines. Les fl. simples sont très estimées pour faire des bouquets. PI. de premier ordre. Il leur faut une terre profonde, un peu légère, substantielle, parfaitement ameublie. et à bonne exposition. Trop d’arrosages et un sol trop riche donnent une végétation foliacée exubérante aux dépens de la flor.

| En massifs, les pl. peuvent être en touffes; en

plates-bandes, en pieds isolés, il vaut mieux ne planter qu’une seule tige. Avoir soin de tuteurer convenablement. Dès les premières gelées, couper les tiges à 20-25 em. au dessus du sol; puis, par un beautemps, arracher les tubereules, les laisser se ressuyer et les rentrer dans un lieu sain, aéré, à l’abri de la lumière, de la chaleur, du froid et de l'humidité. Placés sur lé sol à nu, ou recouverts de terre très sèche, ou disposés sur des tablettes etc., les tubercules se conservent très bien. \

En avril, mettre les tubercules sur une petite couche, les recouvrir de terreau léger, et placer des chassis; quand les jeunes pousses se sont montrées, les séparer, chaque fragment muni d’un bourgeon, les planter sous chassis à même le terreau ou mieux en pot jusqu’au moment de mettre en pleine terre, c'est-à-dire vers la fin mai.

Page 1