DAPHNE
pant sur le sol et mesurant parfois près de 50 m., mais ne s'élevant pas à 20 em au dessus du sol. Feuilles larges, ovales, épaisses, glaucescentes, persistantes ; fleurs d’un blanc crême, très grandes et formant des capitules très odorants qui apparaissent au premier printemps, dès la fonte des neiges. Février-mai.
* D. Cneorum L. (Fig. 298.) (Thymélée des Alpes.) —Montagnes calcaires de l'Europe mérid. — Petit arbuste couché,àrameaux nombreux et
grêles, feuillés sur une bonne partie de leur
longueur et s’élevant de 10 à 20 em. (ou même à 50 dans les cultures); feuilles oblongues-liné-
aires, obtuses, mucronées, glabres et persis-| tantes ; fleurs d’un beau rose tendre, très odo-|
rantes, réunies par petits bouquets fasciculés au sommet des rameaux; fruit petit, d’un jaune brun. Mai-juin. Il lui faut le grand soleil, la terre de bruyère additionnée de terre franche et un sol profond, si possible calcaire. On en possède une variété à fleurs blanches et une autre à grandes fleurs (D. C. major), enfin une 3e à feuilles panachées.
D.collina Smith. (D.sericea Vahl.) — Europe.
mérid. et orient. — Arbuste de 50 à 60 cm... très
rameux dans sa partie supérieure, qui porte.
des feuilles persistantes, de forme ovale-0blongue, d’un vert luisant, glaucescent ; fleurs
Fig. 298. — Thymélée des Alpes. DAPHNE CNEORUM L.
d’un rose violet, formant de petits capitules très odorants. Mars-mai. Il résiste à peine à nos hivers et exige une légère couverture. Une variété: D. c. albolineata.
* D. Fortunei Lindl.—Ile Tschu-san.—Port du précédent ; feuilles plus grandes, plus allongées; fleurs très odorantes, d’un lilas pâle. Juin-septembre. Légère couverture pour l'hiver.
DARWINIA.
D. Gnidium L. (Thymelxa Gnidium AIL) Garou ou Sainbois. — Régions médit. — Arbrisseau de 50 cm. à 1 m., à feuilles linéaires-lancéolées, fermes, d’un vert foncé; fleurs blanches; panicules terminales. Juillet-septembre.
D. indica L. — Himalaya et Chine. — Arbrisseau de 50 em. à 1 m., à fleurs blanches, très odorantes. Février-mars. Serre froide.
D. Laureola L. — Europe mérid. et régions médit. — Arbuste de 50 em à 1 m. de haut, à rameaux dressés, épais, à feuilles ovaleslancéolées, persistantes, luisantes, d’un vert foncé; fleurs jaune verdâtre, légèrement odorantes. Mars-avril. Ombre et sol calcaire.
D. Mezereum L., Bois-gentil. — Europe et Asie tempérée. — Arbuste de 50 à 80 cm, à feuilles caduques ; fleurs rose purpurin, très odorantes. Février-mars. On en cultive plusieurs var. dont une à fleurs blanches et une autre à fleurs automnales.
D. odora Thunb. (D. sinensis, Lam.) — Chine et Japon. — Arbuste de 50 cm. à 1 m, et même plus, qu’on cultive en serre pour ses fleurs odorantes, d’un rose pâle ou lilas, qui se succèdent tout l'hiver.
.. *D.petræa Leyb.— Alpes du Tyrol. — Arbuste petit et tortueux, à fleurs rose clair. Mai-juin. .. D.striata Tratt. — Alpes orientales etoccidentales. — Très voisin du D. Cneorum, dont il se distingue par un port plus grêle ct ses fleurs sessiles. Mai-juin.
| On cultive encore les * D. buxifolia Vahl.
de Sibérie; *altaica Pall., de Sibérie; *cauca- | sica Pall , kybrida Hort., neapolitana Lodd., d’I- | talie ; oleoides L., d'Orient ; pontica L., d'Orient; Phillippi, des Pyrénées; *rupestris Leyb., du Tyrol; et *Verloti Gren. et Godr., du Dauphiné. Les espèces marquées d’une * préfèrent le rocher et le soleil, mais viennent également en pleine terre dans un sol léger. Les D. Laureolu, Mezereum et pontica recherchent l’ombre et le terreau de feuilles. Tous redoutent qu'on blesse leurs racines:une fois en place, ils aiment : à être en repos. On les multiplie par semis, bou- | turage à froid, marcottage ou greffe sur les D. Mezereum et Laureola. °C:
DARD. Chez les arbres à fruit à pépins, rameau très court terminé par un œil pointu accompagné d’une rosette des feuilles.
Le Dard est du nombre des rameaux à fruits.
Il n’a besoin, pour arriver à produire, d'aucun traitement spécial. Au bout de deux, trois ou quatre ans, à moins d'accident, il se transforme de lui-même et donne un bouton: il prend alors plus spécialement le nom de Lambourde, L. H.
DARLINGTONIA Torr. (Sarracéniées } Genre renfermant une seule espèce, le D. californica Torr., de la Californie: C’est une plante très voisine des Sarracenia, dont elle se distingue par son ovaire en cône renversé, à 5 lobes op- | posés aux pétales; son style à 5 branches; ses graines en forme de massue et couvertes d’aspérités. Les feuilles sont ascidiées. Culture des Sarraceni«.
DARWINIA Rudge. (Myrtacées.) Genre comprenant une vingtaine d'espèces originaires de l'Australie. Ce sont des arbrisseaux de serre froide et tempérée, à fleurs formées d’un calice
DARWINIA.
à 5 divisions généralement larges, entières ou
un peu ciliées. Les étamines, au nombre de 10,
alternent avec des staminodes; elles portent des anthères globuleuses ou accolées par deux, s'ouvrant au sommet par deux pores ou deux fentes courtes.
Le D. macrostegia Benth. [Syn.: Genetyllis tulipifera Schau.], Bor. Mac. t. 4858, est cultivé dans les serres froides. C’est un élégant arbris-
seau à rameaux grêles, portant des feuilles ellip-
tiques linéaires, épaisses, d'un vert foncé et, pendant tout l'été, de nombreuses petites fleurs réunies dans des involucres formés de5 à 7 larges folioles ovales oblongues. constituant des sortes de clochettes brillamment colorées en rouge carminé. |
Cette belle plante exige la terre de bruyère ou
un mélange de terreau de feuilles et de sable si- |
liceux. On la multiplie par boutures faites à l’étouffée. sur couche tiède.
DASYCHIRA Steph. (Lépidoptères-Hétéroceres ; famille des Liparides.) Papillons à antennes courtes, pectinées chez les mâles, dentées chez les femelles ; palpes courtes. très velues; ailes oblongues, propres au vol dans les deux sexes;
Fig. 299. — DASYLIRION ACROTRICHUM ZucCc.
pattes antérieures étendues en avant dans le repos. Chenilles pourvues de brosses de poils serrés sur les anneaux du milieu et d’un pinceau de poils sur le onzième. Espèces peu nombreuses.
D. pudibunda L. Papillon de 50 à 55 mm.
d'envergure, d’un gris blanchâtre, avec les ailes marquées de points noirs et de lignes transversales brunâtres. Commun au printemps dans toute la France. Les chenilles, de couleur verte ou brune, avec des bandes transversales d’un noir velouté, sont ornées de quatre brosses de poils jaunes ou blancs et d’un pinceau de poils