‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 453 sur 1136 · D — DINDON · texte numérisé non relu

D — DINDON

20 espèces. Afrique australe; une seule fréquemment cultivée.

D. pluvialis Mœnch., Souci pluvial. Annuel, tiges de 30 à 40 em., faibles, feuillées ; filles. étroites lancéolées sinuées dentées ; fl. blanches en dedans, violettes en dehors, se fermant dès qu'il menace de pleuvoir, ou quand le ciel est couvert. Semer en pleine terre an printemps.

On a cultivé aussi D. aurantiaca DC, B. M.

t. 408, 1991; VENT. Mac. 20 (flaccida); D. chrysanthemifolia DC., Vent. HorT. Mazu. t. 56;

| B. M. 2218 ; tous deux vivaces, à fl. jaunes; et

D. fruticosa DC., sous-arbrisseau à fl. blanches,

à peu près disparus des cultures. JG DIOIQUE. On désigne sous ce nom les plantes

qui présentent des fleurs unisexuées, mâles et

femelles portées sur des pieds différents.

DINDON. Le Dindon (Meleagris gallopavo),

| oiseau de l’ordre des Gallinacés (voir ce mot), est originaire des forêts del’Amérique du Nord,

où on le trouve encore à l’état sauvage. On

suppose que, domestiqué déjà par les anciens

Mexicains, cet oiseau fut importé en Europe Pierre Belon

dit que les Cogs d'Inde étaient déjà communs | dans les fermes en 1530. On sait que l’on dé-

signait à cette époque, sous le nom commun

d’Indes occidentales. les Antilles et le continent

voisin d'Amérique. De Cog d'Inde on a fait successivement Cog Dinde, puis Dinde et Dindon.

— Les Dindons ne supportent pas d’être enfermés dans une basse-cour, et comme ils commettraient des dégats dans un jardin, il faut les envoyer chaque jour pâturer dans les champs sous la conduite d’un enfant. Par suite,

l'élevage en grand est seul profitable. Un mâle

2 . . 1 ° A | deux 8 réunis. Ses chenilles, d’un blancgrisâtre, | suffit pour six ou huit femelles. Les œufs sont

gros et blancs, bons à manger. On doit surveiller la ponte qui commence en mars, car la

| femelle cache ses œufs. Pendant la saison de

la ponte, il convient de séparer les mâles, à cause de leur caractère querelleur. La femelle couve en mai et juin : l'incubation est de trente jours et une seule femelle peut mener à bien une vingtaine d'œufs. On nourrit d’abord les

| petits avec de la mie de pain, de l’ortie hachée

et du lait caillé, le tout formant une pâtée qu’on leur donne quatre à cinq fois par jour; puis on y ajoute du grain et de la salade. Au bout de huit jours, on peut les laisser sortir pendant quelques heures. A trois mois, ils prennent le rouge (les caroncules;; c’est une période critique, à laquelle beaucoup succombent, surtout si le temps est humide. On les tonifie avec du pain trempé dans du vin et des oignons crus.

La crise passée, les dindonneaux sont plus rustiques et on peut les mener aux champs ou aux bois, car ils se nourrissent aussi bien de glands, de faînes et de chataignes que d’insectes, d'herbes et de racines. On les engraisse avec des grains et des pommes de terre cuites, généralement vers l’âge de huit mois. La farine d'orge et de maïs, délayée dans du lait caillé, convient pour cet engraissement: on donne cette ration supplémentaire le soir, au retour du pâturage, On termine en gavant l'oiseau, pendant les dix derniers Jours, avec des pâtons de farine de maïs.. L’engraissement

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