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Fig. 325. Voir p. 472.) — Brésil

| | | | Fig. 327. — EDGEWORTHIA GARDNERI Meissn.

| Plante plus vigoureuse que la précédente, à feuillage superbe, d'un vert métallique, sur lequel se détache un réseau de nervures d'un rouge carminé. E

E. stellaris Lindl. — B. R. t. 1664. — Brésil. — Tiges volubiles atteignant 3 m. et plus de hauteur. Feuilles ovales-oblongues, acuminées, glabres à la face supérieure, un peu velues en dessous, longues de 7 à 8 em., larges de 2 1/2 à 3 1[2 em. Fleurs roses, disposées par 10-12, en grappes.

E. umbellata Jacq.— Hisr. SiRP. AMÉR. —Antilles. — Plante glabre. pouvant atteindre 5 m. et plus de hauteur. Feuilles ovales, obtuses, mucronées, longues de 5 à 8 cm., larges de 3 à 5 em. Fleurs blanches, disposées par 8-7.

Les Echites sont des plantes de serre chaude propres à la garniture des colonnettes. On doit les cultiver en compost léger et suspendre presque les arrosements pendant la période de

ECHITES.

repos de la végétation. On les multiplie facilement par boutures.

ECHIUM L.(Boraginées.) Plantes herbacées ou arbrisseaux souvent velus scabres; à feuilles alternes ; à fleurs disposées en épis contournés souvent groupés en ample inflorescence rameuse. Le calice est quinquépartite. La corolle, nue à l'intérieur, est en forme d’entonnoir, à gorge ample, à limbe découpé en 3 lobes. Les étamines, au nombre de 5. sont insérées dans

la moitié inférieure du tube de la corolle; elles | sont inégales, à anthères souvent exsertes. Les | carpelles sont au nombre de 4, distincts, ovoïdes |

ou acuminés, non contractés en col à la base, insérés sur le réceptable par une surface plane.

Ce genre comprend une vingtaine d'espèces, dont une, l'E. vulgare L., Mascrer, AïTLas, pl. 228, bien connue sous le nom de Vipérine., est très répandue dans les lieux arides de toute la France, sauf dans le Midi, où elle est plus rare. C'est une plante de 25 à 50 em.

de hauteur, dont les nombreuses fleurs, en

petites grappes réunies en longue panicule

dressée. sont dans la même inflorescence, les unes bleues, les autres violacées, rouges ou

roses. Cette plante est commune, c’est la raison |

pour laquelle on la dédaigne, à tort,selon nous.

Le genre Echium renferme un certain nombre

d'espèces ligneuses originaires de l’Afrique boréale et des Canaries, désignées sous le nom

de Vipérines frutescentes, qui sont de superbes |

arbrisseaux à tige peu ramifiée, pouvant at-| et plus de hauteur, portant de.

longues grappes de fleurs dont la couleur va-|

teindre 2 m.

rie du rose au bleu. De ce nombre sont les E. candicans L., B. KR. 11, t. 44, de Madère, à fleurs bleues ou blanchâtres; l'E. cynoglos-

soides Desf., des Canaries, à fleurs roses de-|

venant bleues; l'E. formosum Pers. [Syn.: Æ.

grandifiorum Andrew.|, B. R. 2, t. 124, du Cap, à grandes fleurs roses, longues de près de 3 ém., en superbes épis; l'E. fastuosum Jacq., Rev. Horr. 1876, p. 10, de Madère (Fig. 326. Voir p. 473), à fleurs purpurines, puis bleues; etc.

Less Vipérines frutescentes sont rustiques dans

les parties chaudes et bien éclairées du midi

de la France. Ce sont de superbes arbrisseaux de pleine terre qui croissent pour ainsi dire

sans soins. Sous le climat de Paris elles exigent |

la serre froide ou l'Orangerie. On les multiplie par graines.

ECIMER. Synonyme d’étêter.

ECLAIRCISSAGE. Opération culturale qui con-

siste à enlever un certain nombre de végétaux | ou des parties d’un même végétal, de manière | à donner plus d'espace à ce qui reste et à en)

favoriser ainsi le développement.

Cette opération est souvent nécessaire dans la pratique horticole, notamment pour les semis. Elle est également indispensable pour les plantations faites trop rapprochées.

Lorsque l’Eclaircissage s'applique à des!

plantes très jeunes, il se fait à la main, le plus souvent en arrachant les exemplaires supertlus. Il importe alors que le sol soit suffisamment humide pour que la plante s’enlève facilement

en la tirant et pour que les racines ne se

EDGEWORTHIA.

.rompent pas dans le sol. Quelques précautions que l’on prenne, ce travaïl ébranle ou dérange | presque toujours les plantes laissées sur place. | Aussi convient-il de raffermir le sol en le tas- Sant légèrement avec les doigts, et souvent « même de mettre en même temps un peu de terreau ou de terre fine. Si les jeunes plantes sont « très fragiles, il peut être avantageux, au lieu | d’arracher, de couper entre deux terres les pieds à enlever; on se sert pour cela de ciseaux à longues lames.

L'Eclaircissage se pratique aussi sur les fruits, soit pour en ôter lorsqu'il en existe en” surabondance, soit, quand il s’agit du raisin, pour retirer un certain nombre de baies. Appliquée au raisin, l'opération prend plus spécialement le nom de Cisellement.

Enfin il peut être utile d'enlever une certaine quantité de feuilles sur un arbre fruitier, dans le but de favoriser la coloration des fruits. Cet Eclaircissage spécial est plutôt appelé Effeuillage. LE

Etclaire. Nom français du Chelidonium majus.

ECLAT. On désigne sous ce nom les parties munies de racines, que l’on détache de la souche d’une plante vivace, en vue d'obtenir des individus nouveaux. Un grand nombre de végé-" taux peuvent être multipliés par éclatage ou division des touffes. :

EGOPE ou ECOPPE. Sorte de pelle creuse ser-« vant à rejeter l’eau. Cet instrument est quelquefois utile dans un jardin, pour épuiser l’eau d'un bassin, d’un réservoir, etc. L. H°

Ecorce. Voir Tige.

Ecrivain. Voir Adoxus.

Ecusson, Ecussonner. Voir Greffe.

Edelweiss. Voir Leontopodium alpinum. :

EDGEWORTHIA Meissn. (Thyméléacées.)« Genre très voisin des Daphne, caractérisé pal des feuilles alternes; des fleurs réunies en ca- | pitules denses; un involucre formé de bractées | unisériées, étroites, décidues. Les fleurs, her maphrodites, ont le périanthe infundibuliformenh | velu tomenteux extérieurement, glabre à l'in térieur, à 4 lobes étalés; elles ont 8 étamines« et un ovaire sessile, très velu, uniloculaire surmonté d’un style cylindracé, longuement linéaire à son extrémité stigmatifère, Le fruit est une baie. 4 Ce genre comprend vne seule espèce: l'E | Gardneri Meissn. [Syn.: Æ. chrysantha Lindiis E. papyrifera Sieb. et Zucc.], de l'Himalaya de la Chine et du Japon. C’est un petit arbris=… seau à port de Daphne, atteignant 1 m..50 cm de hauteur, à rameaux flexibles, portant des feuilles groupées au sommet. Ces feuilles sont, caduques, oblongues lancéolées, d’un vert foncés \ Les fleurs se montrent avant les feuilles ; elles. | forment des bouquets très denses et sont d’une. 4 couleur jaune d’or, couvertes extérieurement d’un duvet soyeux, blanc. (Fig. 327. Von | p. 473.)

Cet arbrisseau est fréquemment cultivé au Japon, où son écorce sert à fabriquer un pas pier commun, très solide. Son nom Japonais est Mits mata.

L’E. Gardneri n’est que demi rustique SOUS le climat de Paris. Ce n’est que planté à très

EDGEWORTHIA.

bonne exposition et en terre de bruyère qu'il résiste à nos hivers. Il est plus prudent de le tenir en serre froide pendant la mauvaise saison. On le multiplie par le bouturage des jeunes pousses.

ECREVISSE. L’Ecrevisse (Astacus fluviatilis) est le plus grand de nos Crustacés (voir ce mot) d’eau douce, et le seul que l’on recherche pour l’alimentation. Elle vit dans les eaux courantes, s’abritant sous les racines des arbres et les pierres. Sa nourriture consiste en animaux aquatiques, Mollusques, Crustacés, Insectes, Poissons, cadavres de toute espèce, et même en substances végétales. Ce dernier récime, appliqué d’une facon exclusive aux Ecrevisses tenues en captivité, leur donne, dit-on, une chair plus blanche, plus ferme et plus délicate. — La femelle porte ses œufs fixés aux fausses pattes de l'abdomen. Le jeune, à sa naissance, a déjà la forme de l'adulte et lil, em. de long: il reste quelque temps abrité sous le ventre de la mère. L’accroissement est très lent, de telle sorte que les Ecrevisses emarchands», ayant au moins 10 em. de long, ont de 8 à 10 ans d'âge. Les plus belles viennent de la Meuse, de l'Yonne, de la Nièvre.

On pêche l’Ecrevisse au carlet amorcé avec un morceau de viande avancée ou arrosée d’essence de térébenthine : cette pêche se fait le soir. On la pêche encore au fagot, qui remplace le filet, et que l’on retire vivement, quand les Crustacés attirés par l’appât se sont logés dans les fascines. La morue salée peut servir d’appât. On se sert aussi de balances, surtout la nuit en pêchant à la lumière qui attire les Ecrevisses.

L'Ecrevisse à pieds rouges (A. fluviatilis), la plus grosse de toutes, n’est pas la seule que l’on trouve en Europe. L’Ecrevisse à pieds blancs (A. pallipes) est également recherchée. La pre-

mière ne se plait que dans les eaux calcaires ; |

la seconde peut vivre dans de l’eau siliceuse, pourvu qu’elle se renouvelle fréquemment. Pour faire des élevages, il faut disposer d’un étang, alimenté par une eau courante, et fermé par un grillage assez étroit: le fond doit être de gravier et les berges, formées de pierres irréculièrement assemblées, doivent offrir de nombreux refuges. Le peuplement se fait en avril au moyen de six reproducteurs (mâles et femelles) âgés de 4 ans, par 30 m. carrés de vivier. Au bout de cinq ans, on peut commencer la pêche, qui s'opère le plus souvent à l’automne en faisant écouler l’eau de l'étang et capturant les Ecrevisses à la main ou avec des pinces en fouillant les trous où elles se cachent. Lorsque le vivier est en plein rapport, on peut pêcher chaque année de 15 à 20 écrevisses marchandes par mètre carré, ce qui donne un revenu de 8 à 10,000 francs par hectare d’eau. On peut utiliser les viviers à écrevisses en y cultivant du Cresson. L’Ecrevisse étant nocturne, il faut lui donner sa nourriture surtout le soir: elie consiste en vers de terre, larves d'insectes, détritus de légumes et de cuisine, etc. Dr. Trt.

Bibliographie: P. Carronnier, L’Ecrevisse.

Paris, 1869.

EDUCATION DES PLANTER

Ecrivain. Voir Adoxus.

ECUREUIL. L’Ecureuil n’est guère nuisible qu'aux forêts; il s’aventure rarement jusque dans les jardins. Il se plaît surtout dans les futaies de Pins, se nourrissant de semences et de bourgeons, de Conifères, de glands, de faines, de noix et de noisettes. IL fait, dans un trou d'arbre où se trouve son nid, des provisions pour l'hiver et les jours de pluie ou de vent, pendant lesquels il évite de sortir de son gîte. À l’occasion, il saccage les nids d'oiseaux, dévorant les œufs et les petits. Malgré sa petite taille, sa chair est assez bonne pour qu’on le considère comme gibier, notamment dans le Bordelais, et sa peau n’est pas sans valeur. Dre TEr

EDRAIANTHUS A. DC. (Campanulacées.) Plantes vivaces herbacées, à feuilles linéaires, à fleurs bleues, réunies en capitules; calice 5 fide ; corolle 5 fide, tubuleuse-campanulée ; étamines libres ; style velu; 2 ou 3 stigmates. On en cultive 8 espèces, qui appartiennent toutes à l'Orient ou à l’Europe orientale-méridionale. Ce sont : E. caricinus Schott. croaticus Kern.. dalmaticus À. DC., Dinaricus Kern., graminifolius A. DC., Kitaibelii A. DC., serpyllifolius A. DC., Pumilio A. DC.

Ce sont des plantes absolument naines, saxatiles, très propres à l’ornementation des rocailles. Il leur faut le soleil, la terre de bruyère et le rocher. Multiplication par semis. H. C.

EDUCATION DES PLANTES. Elle comprend l’ensemble des soins que réclament les plantes dans leur jeune âge jusqu'au moment, variable suivant l’espèce, où assez fortes, elles ne demandent plus que les soins ordinaires de culture. Elle commence au semis et même avant, car il y a lieu de s’enquérir si la graine réunit certaines conditions indispensables : 10 appartenant à l'espèce ou variété que l’on veut multiplier ; 20 provenant d'individus (semenceaux) bien typiques ; 30 récoltée bien mûre, choisie avec discernement sur le porte-graine, conservée en local convenable, possédant encore ses facultés germinatives ou ayant été mise en stratification (voir ce mot).

Le semis (voir ce mot) est fait dans les conditions les meilleures pour favoriser la germination (voir ce mot), conditions variables avec la rusticité des plantes ; il a lieu à des époques très variabies suivant les espèces, et de façons très diverses suivant les cas (voir semis) ; pour une même espèce, l’époque et la manière de faire le semis varient aussi beaucoup suivant le but visé, suivant l’époque déterminée d’avance à laquelle on désire obtenir tel légume ou telle plante d'ornement. Les semis successifs d’une même plante, semis combinés, raisonnés, de facon à obtenir tel produit aussi longtemps que possible, sont l’âme du jardin; une planche de légumes, une corbeille défleurie, doivent être remplacées par d’autres.

Les jeunes plantes de semis sont très délicates: il y à à les garantir des coups de soleil, de la sécheresse, de l’humidité excessive, de l’atteinte des insectes; il y a lieu de les garantir contre les mauvaises herbes, ou contre ellesmêmes: ce sont des sarclages et des éclarrcissages. Les espèces semées directement en place

EDUCATION DES PLANTES

ne demandent rien autre; nombre d’autres, ont besoin d'être repiquées en pépinière en pleine terre, une ou plusieurs fois, après les semis, d'être ensuite déplantées en motte avant leur plantation définitive ; d’autres repiquées en pépinière sur couche sont élevées en petits pots placés sur couche, ou en serre, jusqu'au moment de les employer au jardin. Le pincement des jeunes tiges pour les faire ramifier, divers tuteurages sont nécessaires pour l'éducation de quelques espèces.

Les plantes obtenues par bouturage, marcottage (voir ce mots), dès qu’elles sont enracinées sont identiques à des plantes de semis de même espèce, et sont élevées pareillement.

JÉ

Education des plantes dans la pépinière.

— L'éducation des végétaux ligneux, c'est-àdire l’ensemble des soins à leur donner, com-

prend une série d'opérations commençant à |

partir du moment où le végétal obtenu soit par semis, soit par bouturage ou marcottage, est devenu apte à la transplantation.

Bien qu’elles varient avec les différents caté-

gories de végétaux, et même, pour une espèce |

donnée, avec la destination des plantes, ces opérations peuvent cependant être résumées ainsi: Repiquage et transplantations — Greffage (quand il y à lieu). — Formation : taille, dressage, élagage, tuteurage, etc. — Soins à donner au sol: labours, binages, ésherbages, arrosages, fumures etc. Ces divers travaux constituent à eux seuls une partie très importante des occupations du pépiniériste; ils feront l’objet d’articles spéciaux, et ce n’est point ici le lieu d'en

parler avec détails. Mais il ne sera pas super-|

flu de les résumer en les rapportant aux quatre catégories principales de végétaux ligneux cultivés dans les pépinières : 10 Espèces fruitières arborescentes ; 20 Espèces fruitières arbustives ; 30 Arbres et arbrisseaux d'ornement; 40 Arbustes d'ornement.

19 Espèces fruitières arborescentes. — Dans la très grande majorité des cas, les arbres cultivés pour leurs fruits sont greffés. Ce n’est qu’excaptionnellement qu'on les élève directement de semis {les Pêchers dits de Vigne et souvent les Noyers sont äans ce cas) ou de drageons (ex. les Pruniers Mirabelliers et Quetschiers en certains pays). Il importe donc, avant tout, de préparer des sujets pour le greffage. Ces sujets, Amandier, Aubépine, Cerisier de Ste-Lucie, Coignassier, Doucin, Merisier, Paradis, Poirier franc, Pommier franc, Pruniers divers, etc. sont, plantés en lignes espacées de 60 à 70 em., préférablement 70 em. La distance conservée dans le sens des lignes varie avec la nature des plantes et leur destination,

Pour ceux qui doivent être élevés à haute tige, on admet généralement la même distance sur les lignes qu'entre celles-ci. A 70 em. en tout sens, cela donne, à peu de chose près, deux plants par mètre carré; soit, en chiffres ronds et en tenant compte des allées et sentiers, 20.000 plants à l’hectare.

Pour les sujets destinés à donner des grandes formes en espalier et contre-espalier ou des pyramides dont on veut préparer le commence-

IS Le Le

EDUCATION DES PLANTES

ment sur place, on laisse ordinairement 45 em. | sur les lignes; cela fait environ trois plants | par mètre carré, soit 30.000 à l’hectare.

| Enfin, pour les formes tout à fait réduites et | quand on veutne laisser que très peu de temps | le plant en pépinière, on se contente d’une | distance de 35 cm. sur les lignes, celles-ci étant toujours espacées de 70cm. Cela permet d’avoir quatre plants par mètre carré, soit 40.000 à l’hech. Cette distance de 35 em. est celle que l’on observe ordinairement pour le Poirier franc et l’Amandier, sauf à éclaircir par la suite,

Il va de soi qu'avant d’être emplanté, le terrain a été, au préalable, convenablement ameubli et fumé.

La reprise assurée et la plantation en | bonne voie, on prépare les sujets pour le gref-

en pied ou en tête, les plants sont maintenus bas et greffés de bonne heure, ou bien élevés sur tige, et greffés lorsqu'ils ont atteint une hauteur convenable. Pour le greffage en tête. il faut amener peu à peu les tiges à la hauteur | voulue. On y arrive par des élagages successifs. Afin d'obtenir des exemplaires bien droits, il est souvent utile de tuteurer. Il importe de ne pas aller trop vite dans l'établissement des tiges, et, lors des élagages, de procéder avec discernement et méthode. Une tige qui aurait été élevée trop rapidement et élaguée trop rigoureusement resterait très longtemps grêle, et risquerait même de ne pas donner de bons résultats : il faut, pour qu'elle grossisse et devienne suffisamment forte, lui conserver des bourgeons en assez grand nombre, sauf à les pincer et les tailler à une certaine longueur. On les supprime ensuitesuccessivement à laserpette, en commençant par ceux du bas et alors | que la partie du sujet qui les porte a atteint 3 cm. de diam., soit 7 à 8 cm. de circonférence.

Une fois greffés, les arbres sont traites diffé-

suit celle du développement de la greffe, on

| commence habituellement à leur faire prendre la forme sous laquelle ils seront conduits: pyramide,palmette, vase, tête, etc.(Voir ces mots.) C’est l’arboriculteur proprement dit qui entre alors en scène.

Afin d'assurer la réussite dela transplantation définitive, il peut être bon de faire subir aux jeunes arbres en pépinière une ou plusieurs déplantations préalables. Cette opération à pour effet de favoriser la production du chevelu, et, en amenant des arrêts dans leur croissance, d'obtenir des exemplaires plus trapus et mieux fournis en branches. IL va de soi que,

pendant la durée deleur séjour en pépinière,

les jeunes arbres sont labourés, binés, ésherbés suivant le besoin.

20 Espèces fruitières arbustives. — Contrairement à ce qui a lieu pour les arbres, le greffage est ici l'exception. Les plants sont obtenus soit par bouturage, soit par marcottage.

Leur séjour en pépinière est généralement très

court. et les soins à donner, en outre des façons

culturales, se bornent à une ou deux tailles destinées soit à provoquer la ramification des touffes, soit à obtenir des pousses vigoureuses.

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fage (voir ce mot). Suivant qu’il doit être fait

remment, suivant leur destination. L’année qui -

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EDUCATION DES PLANTES

30 Arbres et arbrisseaux d'ornement. — Ceux de ces arbres qui doivent être élevés sur tiges se traitent de la même manière. ou à pen près, que les arbres fruitiers. Mais pour un certain nombre d’autres, notamment pour les Conifères, il est indispensable de conserver les branches sur toute la longueur de la tige ; aussi importet-il de leur donner de bonne heure tout l’espace nécessaire au développement de ces ramifications. Lorsque ces mêmes Conifères doivent êtres transplantés déjà grands, il convient, pour en assurer la reprise, de les lever en motte,et pour cela, soit de les cerner à l'avance, soit d’envelopper la motte d'un bac, d'un panier ou de tout autre entourage construit sur place.

49 Arbustes d'ornement. — Les soins à donner varient beaucoup suivant les espèces. Pour

les unes, telles que Deutzia, Philadelphus, Ribes, |

etc., il suffit d'appliquer quelques tailles dans le but d'obtenir des touffes bien ramifiées et régulières. Pour d’autres, notamment pour les

arbustes dits de terre de bruyère, etsurtout les |

Azalées et Rhodendrons, le traitement n’est pas aussi simple, et souvent il comporte le greffage et des rempotages successifs. Enfin il est un

genre d’arbustes, Les Rosiers, qui demandent des |

soins particuliers et spéciaux. L. H.

Edwardsia. Voir Sophora. EFFEUILLEMENT,. L’effeuillement est la sup-

pression calculée de feüilles sur un

vés de soleil.

19 Sur un rameau, lorsqu'il s’agit de modérer sa végétation, d'arrêter son grossissement ou |

son élongation, aussitôt qu'il semble disposé à prendre trop de développement aux dépens de son voisinage. L'effeuillement a, sur le pincement, l'avantage de ne point exciter la ramification du scion opéré. Le retranchement des feuilles se pratique graduellement et successivement sur le limbe ou sur le pétiole des feuil-

les les plus absorbantes en sève. Ainsi travaillé, |

le rameau gourmand ou voleur perdra de sa prépondérance.

20 dans le voisinage des fruits; il s’agit de.

faire pénétrer sur le fruit la lumière et les

rayons solaires. afin d’accentuer le coloris de

l’épiderme et l'élaboration intérieure des sues et des parfums de la pulne. Prudente, successive et graduée, l'opération ne doit être ni prématurée, ni radicale; elle débutera lorsque le fruit, se dispose à «prendre couleur» ; onretranchera quelques feuilles partiellement ou totalement, dans les parties agglomérées, autour,

au-dessous et au revers du fruit; plus tard, on

continuera avec modération, suivant la vigueur de l'arbre et la rigueur du elimat ou de la température, tout en conservant au dessus du fruit des feuilles formant écran ou parasol et y appelant la fluide nourricier.

La poire, la pêche, — même la pomme, — et

le raisin blanc ont toutà gagner à l’effeuillement |

rationnel.

L’épamprement est la réduction à une feuille des jeunes pousses anticipées qui se développent, en été, sur les sarments de la Vigne ; avec un cépage vigoureux, ces «faux bourgeons»

rameau | vigoureux ou dans le voisinage des fruits pri-

EICHHORNTA.

pourraient être utilisés lors de la taille d’hiver. C. B.

EFFRAIE. (Strix flammea\, comme tous les Rapaces nocturnes de moyenne et petite taille, est un oiseau utile par la destruction qu’elle fait des petits Rongeurs (souris, mulots, loirs, etc }, dont elle se nourrit. Depuis longtemps, en Allemagne, dans le Holstein, les paysans respectent l’Effraie et lui accordent un asile dans leur grange et même lui bâtissent un nid formé d’une caisse de bois placée dans le grenier, sur | le pignon de la maison, et s’ouvrant au dehors | par une ouverture comme celle des pigeonniers. Dans les pelotes de rejections de l’Effraie, Lataste a trouvé les débris de 8-6 rongeurs fournis par 17 lots de ces pelotes. L'Effraie se reproduit en avril-mai, plus rarement une seconde fois, en octobre-novembre. L'espèce abonde partout où il y a de vieux châteaux, des tours. des clochers, des murs et des maisons en ruine, Elle est sédentaire et nous reste | toute l’année. Trt.

| Egg Plant. Nom anglais de l’Aubergine.

| Eglantier. Voir Rosier.

| Eglantine. Nom français des diverses espèces

Fig. 328. — EGOHINE.

EGOHINE. Petite scie à main, généralement fermante, et à lame effilée, pouvant s’introduire entre des branches très rapprochées. (Fig. 328.)

C’est l’un des outils indispensables à l’arboriculteur. L..H:

ÆEibenbaum. Nom allemand de lV’If (Taxus baccata).

Eïibisch. Nom allemand de (Althæa officinalis).

Eïich. Nom allemand des Chênes (Quercus).

EICHHORNIA Kunth. (Pontédériacées) Ce genre renferme un très petit nombre d'espèces. Ce sont des plantes aquatiques, à souche rampante. Les fleurs ont le périanthe à 6 divisions soudées en tube à la base, étalées au sommet et disposées de manière à former comme deux lèvres. Les 5 divisions intérieures du périanthe sont plus larges que les extérieures et la postérieure plus développée que les autres. Les étamines, au nombre de 6, sont inégales. L’ovaire est à loges multiovulées.

Deux espèces sont recherchées pour l’ornement des bassins des serres chaudes et des aquariums dans les appartements bien éclairés.

L'une, l'E. azurea Kunth, Bois ATLAS PL. LE JARD. t. 295, est originaire de l'Amérique méridionale; c’est une plante aquatique flottante ; les racines, munies de radicelles plumeuses,

la Guimauve

EICHHORNIA.

plongent dans l’eau; les feuilles, en rosette, sont ovales arrondies, glabres, à pétiole enflé vésiculeux dans sa partie moyenne; les fleurs, orandes, d’un beau bleu, sont disposées en épi dressé.

ELÆAGNUS.

Env. 25 espèces; une bonne partie sont des rég. tropic. et n’ont qu’un intérêt purem. bo-

tanique. Les plus intéressantes pour les jardins

L'autre, l’E. speciosa Kunth [Syn.: Æ. crassipes Solms. Pontederia crassipes Mart.] se dis-| tingue par ses feuilles plus anguleuses, à pé-! tiole plus ventru, et par ses fleurs moins nom-|

breuses, bleues, à fond jaune.

Ces deux plantes sont très curieuses. Leur culture et facile. On les multiplie à l’aide des rejets que leur souche émet en grand nombre,

Eïerpflanze. Nom allemand de l’Aubergine.

Eïisenhut. Nom allemand de |’ Aconit.

Eïisenkraut. Nom allemand de la Verveine.

EKEBERGIA Sparrm. (Méliacées-Trichiliées.)

Arbres à files. imparipennées, à folioles oppo-|

sées. Fleurs petites, disposées en panicules axillaires; 5 sépales, courts, imbriqués, 9 pétales oblongs, dressés, imbriqués. Etamines soudées en tube campanulé, 10-denté. portant 10 anthères exsertes. Disque en anneau, Style très court. Baie coriace, indéhiscente, à 2-5 1ioges monospermes; graine dépourvue d’arille.

8espèces de l’Afrique tropicale et australe.

E. capensis Sparrm. [Syn.: Trichilia capensis Pers.] — Laux.ILzusrr. t. 358.— Cap.— Feuilles imparipennées, à 5 paires de folioles elliptiques

| légers et sains, exposition découverte et enso-

acuminées, glabres. Peu connue hors des Jard.

botaniques. Orangerie, boutures.

On connait encore E. Petitiana Rich., Apyss.

t. 24, de l’Abyssinie, et E. senegalensis Juss., Guizc. SENEG. 31, du Sénégal. J.

ELEAGNÉES (Famille des).

gés de poils écailleux peltés, rarement étoilés,

se distingue par ses rameaux non épineux, ses . | files. plus larges et plus amples, molles, blanc (Dicotylédones- | Monochlamydées.) Arbres ou arbrisseaux char- |

à feuilles alternes ou opposées, entières. Les |

fleurs, de petite taille, sont hermaphrodites, unisexuées ou dioïques; leur périanthe est tubuleux, à 2 ou 4 lobes. Les étamines. fixées à la gorge du périanthe ou à la base. dans les fleurs mâles. sont, soit en même nombre que les divisions du périanthe et alternes avec elles, soit en”nombre double et dans ce cas alternes

Sont :

E. angustifolia Lin. [Syn.: Æ. argentea Mœnch. non Pursh.; Æ. hortensis Bieb.; Æ. orientalis nn: E. incana Lam.; E. tomentosa Mœnch.] . Rica. Moxocr.,\t. 24; Bor.' Rec... #4 ue — Chalef à feuilles étroites, vulg. Olivier de Bohême. — Europe mérid., Asie min. et Asie centrale, — Petit arbre, pouvant atteindre jusqu'à 8 et 10 m. de hauteur, ne dépassant guère 3 à 4 m. dans la rég. paris.; très ramifié ; jeunes pousses argentées, ram. le plus souvent épineux. Flles. caduq., entières, pétiolées, ovaleslancéolées-aiguës, luisantes et grisâtres en dessus; revers argenté, lustré et miroitant au soleil. FI. en juin, par 2-3; argentées extérieur., jaunâtres intérieur. petites, limbe 4 fide, disque proéminent, très agréabl. odor. surtout à distance. Fr. rougeâtres, consommés en Orient.

Espèce très méritante au point de vue ornement. par son feuill. argenté ; ; parses fleurs d’une odeur suave, et jusqu’ à un certain point, par ses fruits ; ; peut servir à former des haies. Sols

leillée. Multiplic. par graines stratifiées, surtout par marcott. et drageonnage. Un peu sensible au froid dans la jeunesse.

L'E. angustifolia est polymorphe; l’une de ses formes les plus intéressantes est VE. orientalis L., répandu dans le Turkestan et la Perse;

mat sur les 2 faces ; ses fruits plus gros, côtelés, brunâtres, devenant farineux, comestibles.

E. glabra Thunb. [Syn.: Æ, tenuiflora Benth.

et Hook. Kew. Jourx. 1853, 197.] — FL. Jap. 67. - Japon. — Espèce voisine de l’Æ. angustifolia ; s’en distingue par ses files. moins argentées et

plus arrondies, par ses fl. plus petites, mais plus »

nombreuses, à épanouisseni. plus précoce, jau-

et opposées avec ces divisions. Les anthères |

ont deux loges. L’ovaire, sessile au fond du périanthe, est uniloculaire; il contient un seul ovule, anatrope, dressé; il est surmonté d'un style simple. Le fruit est un achaine enveloppé par la base du périanthe, persistante, accrescente et devenue charnue. L’embryon est dressé, enveloppé d’un albumen peu épais; sa radicule est infère.

ELÆAGNUS. Lin., arbres, arbriss. ou arbustes, épineux ou non, Files. alternes, simples, caduq.

pourvues d’écailles diversem. colorées.

hermaphr., quelquefois polygam., gone coloré, tubuleux à la base, pourvu à la gorge d'un disque plus ou moins loppé; limbe campanulé, 4 ou plus rarem. 6 lobes; sions; 1 ovule anatrope, ascendant; simple; stigm. latéral. Fr. achaïne ovoïde recouvert de la base du tube du périg. qui est accrescente, s’épaissit et devient charnue, souvent comestible.

EL

Chalef. (Eléagnées.) Petits ou persist., axill.; péri- | déve-|

4 ou 6 étam. altern. avec les divi-| style |

Thunb.; Æ. edulis Hort.;

nâtres à la partie supér. jaune-brunâtre à la base; par ses fr. égalem. comestibles,

Arbrisseau peu épineux, bien rustique sous le climat de Paris, où il atteint facilem. de 4 à 5 m. Culture et multipl. de l’Æ. angustifolia.

E. longipes Asa Gray. [Syn.: Æ. multiflora

=1PBoT. MAG 14 1841

Goumi. — Japon, — Arbuste buisson. ne dépas-…

sant guère 1 m. 50, très ramifié dès La base; ram. noirâtres, finem. pointillés brun sur fond TOUX,

| pousses argentées, piquetées roux. Flles. caduq.,

courtem. pétiolées, entières, ondulées, obovales,

| vert foncé et satinées en dessus, argentées avec

ponctuat. rubigin. en dessous. FI. en avril, em même temps que les files., axill., solit., petites; longuem. tubul., longuem. et finem. pédoncu-

| lées : limbe 4- fide : d’abord blanches, puis jau-

nâtres. piquetées rouille extérieur ; inodores ou peu odorantes. Fr. rappelant celui du Cornus

mas, rouge briq. pointillé jaunâtre ou jaune

orangé pointillé brun, comestible, saveur acidul. agréable, pouvant servir à faire des confitures. Sols argilo-siliceux un peu frais. Multi-

* mais d’un coloris moins vif, fortement pointillés gris.

À E. rotuntifolia Hort.] el Chalef à fruits doux. …

inermes ou très peu épineux; jeunes |

ne “il

ai Ke A

| Perrottetii Schlecht, Iles Philipp.; E. rigida

. ELÆAGNUS. — plic. par graines stratifiées, par couchage (en- | racinement lent) et par boutures demi-ligneuses. en août. SOUS verre.

E. reflexa Dene. [Syn.: Æ. umbellata Thunb.; E. padifolia Hort.; E. parvifolia Wall.] — Buzz. Acap. Brux. III (1836), 171. — Chalef refléchi. — Japon. — Arbrisseau atteign. 6 à 8 m. Ram.

diffus, très longs, flexibles, peu branchus, devenant réfléchis à l'extrémité; général. inermes, plus rarem. pourvus de quelques épines courtes | et fortes ; écorce brun grisâtre ou brun rubigin., ponct. brunes très fines et tr. serrées. Flles. persistantes,entières, courtem. pétiolées ; ovalesallong. ou lancéol., bords ondulés, épaisses, co- | riaces, vert foncé luis. en dessus; face infér. à reflets métall. d’abord argenté roussâtre, puis: prenant une teinte plombée, nombr. ponctuations brunes, nervures brun roux. FI. en octobre, 4 fid. solit. ou par 2-3, très petites, Jaunâtres, faiblem. odorantes. Fspèce intéressante par son beau feuill. persistant; plutôt d’orangerie sous le climat paris. ; y résiste cependant quelquefois à l’exposit. du nord, en terrain sain et léger. Peut servir à garnir des murs; se palisse bien. A donné plusieurs var, intéressantes : Æ. r. fol. marginatis, pictis et variegatis. On cultive sous le nom d’Æ. Simonii Carr. une forme bien

distincte par son port buissonnant, sa végéta-

tion plus régulière, ses ram. plus courts et, érigés, ses files. à revers vieil argent, ses fl plus blanches et sa rusticité sensiblem. plus grande. | Introduit de Chine au. Muséum vers 1862 par M. Eug. Simon. Très bonne plante pour massifs. Multiplic. de boutures mi-ligneuses, en août, sous cloches, à froid, en sol léger.

E. argentea Pursh. (non Mœnch). — FL. Am.

SEPT. t. 114. — Chalef argenté. — Amér. sept. — Arbrisseau stolonifère, non épineux. Files. blanchâtres sur les deux faces, caduques, ovalesoblong., lancéol ou presque elliptiq. finement tachetées de rouille en dessous. FI. axill. recourbées en arc. jaunâtres. odor. Fr. ovoïde globuleux, grosseur d'une petite cerise; à 8 sillons, devenant farineux et comestible. Ne pas le confondre avec le Shepherdia argentea Nutt. qui s’en distingue nettement par ses feuilles et ses ramifications opposées.

Parmi les espèces non rustiques : Æ. caudata Schlecht., Ind. or.; Æ. dulcis Roxb., Ind. or.; E. Gaudichaudiana Schlecht., Cochin. ; E. javanica Blume, Java; E latifolia Lin., Asie tropic.; EÆ.

Blume, Java; etc.

ELÆIS Jacq. (Palmiers-Cocoïnées.) Palmiers inermes à feuilles amples, pennatiséquées et à segments ensiformes acuminés. Pétiole court, épais, à gaine courte, ouverte. 2 spathes. Spadices courts, épais ; rameaux denses, les mâles Spinescents à leur extrémité à bractées très imbriquées. Fleurs femelles secompagnées de bractées lancéolées, spinescentes, dépassant les | fleurs.

8 espèces (inclus Barcella) de l'Afrique et de l'Amérique tropicale orientale.

E. guineensis Jacq. — Hisr. sriRp. AMËR. 237;

Dsscourrizz, FL. AnrTirces, VI, 408; Marr.

Paru. 54, 56 Z. — Tronc épais, annelé: feuilles |

pinnées à pétiole denté épineux. Fleurs mo-

eu

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