‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 509 sur 1136 · LOU · texte numérisé non relu

LOU

3 espèces du Pérou, cultivées dans les se

dures pour les dessous de tablettes ; sont aussi} utilisées pour les garnitures de jardimières d'appartement. |

Voir FL. ». Serr. XV (1865), p. 185. Les.es4

Là

DJ

E FITTONIA. É

pèces cultivéessont: F. argyroneura Cœm.. files. vertfoncé, réticulées de blanc; F.gigantea Lind., 2. H. 1869. 186, fig. noire, files. réticulées de rouge pâle, et F. Verschaffelti E. Cœm. (Fig. 292), GarTenrL. t. 629, files. réticulées de vert foncé.

[On les multiplie facilement de boutures herbacées faites en serre. , | FITZROYA Hook. (Cupressinées.) Arbres rési- 1eux toujours verts; feuilles linéaires, vertiillées par 3-4 ou opposées décussées, plus ou moins imbriquées. Strobile globuleux, graines munies de 2-3 ailes larges. +

| 2 espèces, l’une des mont. duS du Chili et de la Patagonie, l'autre de la Tasmanie.

| F.Archeri Hook. (Diselma Hook , FL. Tasma.

L 1:98; Microcachrys tetragona Arch.) — ont. de la Tasmanie (1500 m. d’alt.). — Arbuste le 3-4 m., à rameaux et ramules tétragones.

Meuilles squamiformes, verticillées sur 4 rangs, es supérieures divariquées. Graines à 8 ailes.

Fig. 382. — FITTONIA VERSCHAFFELTI E. Cœm.

| F. patagonica Hook. — Bor. Mac. 77, p. 4616; IL. Des SERRES 7, p.180; LeMaIRE, ILLUSTR. 1854, %. 99. — Mont. du S. du Chili et de la Patagonie. L- Arbre de 25-30 m.; rameaux cylindriques, lendants; feuilles opposées, linéaires, planes. | raines à 2 ailes. Terres humides et marécateuses. Bon bois de charpente. Orangerie sous limat parisien. Semis, boutures. ÿ

éventail.

t FLABELLIFORME. En forme d t Flachs. Nom allemand du Lan.

Î EFLAGELLIFORME. Se dit des organes longs, éliés et souples comme un fouet.

| Flambe. Nom français de certains Jris.

| Flamboyant. Nom français du Colvillea racehosa et du Poinciana regia.

\ Flammenblume. Nom allemand du Phlox.

| + Nom anglais du Lin (Linum usitatissi- ‘lum).

| FLÈCHE. En arboriculture, on désigne sous ce | om la partie terminale de la tige des arbres, (ul est verticale et qui prolonge le tronc.

8 — FLINDERSITA.

Fléchière. Nom français de la Sagittaire. (Voir Sagittaria.)

FLEUR. On désigne sous ce nom l’ensemble des organes destinés à former le fruit, lequel renferme les graines. Parmi ces organes, il en est qui sont essentiels, comme les éfamines (organes mâles) et le pistil (organe femelle). Les autres. comme le calice et la corolle, sont accessoires ; ils constituent le périanthe et ont surtout un rôle de protection.

Les fleurs peuvent être hermaphrodites ou unisezuées, dichlamydées où monochlamydées, doubles, pleines, etc. (Voir ces mots.)

Fleur de Jupiter. Nom français du Lychnis Flos-jovis.

Fleur de la Passion Nom du Passifiora cœrulea.

Fleur de veuve. Nom du Scabiosa atropurpurea.

Fleur du prophète. Nom de l’Arnebia echioides.

Fleur du St-Esprit. Le Peristeria elata.

FLEURISTE. On désigne sous ce nom les jardins réservés à la culture des végétaux d’ornement. On applique aussi le nom de jardinier fleuriste, ou simplement fleuriste, aux jardiniers qui ont pour spécialité la culture des plantes à fleurs.

Fig. 383, — Fleuron.

FLEURON. (Fig. 383.) On désigne sous ce nom les fleurs tubuleuses r égulières, généralement à 5 dents égales, des capitules des Composées; les demi-fleurons (voir ce mot) ont le tube de la corolle fendu latéralement et le limbe étalé en languette ou ligule.

Ftieder. Nom allemand du Zalas (Syringa).

FLINDERSIA Brown. (Méliacées-Cédrelées.) Arbres et arbrisseaux à écorce aréolée. Feuilles opposées ou alternes, simples, 1-3 foliolées ou imparipennées ; folioles coriaces entières, ponctuées en dessous. Fleurs pentamères, disposées

| en panicules terminales. 4 à 5 espèces, de l’Australie tropicale et sub-tropicale et des Moluques.

F. amboinensis Poir. — Rumpx. Ame. IIT, 129.

— Iles Hitoe et Cérama. — Feuilles imparipennées, à 3-7 paires de folioles. Fleurs le plus souvent solitaires ; fruit ovale oblong, atténué aux deux bouts,

F. australis Brown. — Lam. Excycz. 954. — Nlle-Holl.,, Nile-Galles et Queensland. — Arbre de 45-50 m., feuill. imparip., à 1-8 paires de folioles ponctuées pellucides. Fleurs paniculées. fruit ovale obtus. Excellent bois dur et solide.

F. Fournieri Panch. et Séb. (vulg. Manoué). — Nlle-Calédonie. -- Grand arbre à files. alternes, à 2 paires de folioles obovales oblongues. ob-

FLINDERSIA.

tuses. Fleurs petites, en panicules étalées. Bois de charpente et menuiserie.

On connaît encore deux espèces ornementales et fournissant bois d'œuvre: F. Bennettiana F. Müll. et F. Oxleyana F. Müll., également de l'Australie. J. D:

FLORIBOND. Qui produit de nombreuses fleurs.

FLORICULTURE. Partie du jardinage qui se rapporte à la culture des plantes d'ornement.

FLORIFÈRE. Qui produit des fleurs.

FLOSCULEUSES. On désigne sous ce nom les plantes de La famille des Composées, dont les capitules ne comprennent que des fleurons.(Voir ces mots.) Ces plantes sont dites aussi tubuliflores.

Flouve. Nom français des Anthoxanthum.

Fœniculum. Voir Fenouil.

Fôhre. Nom allemand des Pèns.

FOLIACÉE. Qui est de la nature des feuilles ou qui en a l'aspect.

FOLIOLE. Nom sous lequel on désigne les divisions des feuilles composées, c’est-à-dire formées de limbes distincts attachés à un pétiole commun. (Trèfle, Acacia.)

Fig. 384. — Follicules de la Pivoine en arbre.

FOLLICULE. (Fig. 384.) Fruit sec, contenant plusieurs graines et s'ouvrant par une seule fente (suture ventrale)

FONTANESIA Labill. (Oléacées-Fraxinées.) Arbuste à port de Ligustrum ou de certains Phillyrea; files. opposées, indivises, entières ; fl. petites, disposées en grappes ou en panicules courtes, axillaires et terminales, calice à + dents inég'ales, 4 pétales, 2 étamines fixées à la base de 2 pétales ; fruit ovale ou orbiculaire, entouré d’une aile biloculaire,.non déhiscent, renfermant 2 graines.

2 espèces : Syrie Chine. On cultive surtout le F. phillyreoides Labill., PL. Syr. Dec. I, 9,t. 1; Turpin, Dicr. Sc. Nat. IV,t. 37 ; arbrisseau très rameux, rameaux opposés. files. lancéolées, scabres et ciliées sur les bords; fl. blanches; pédoncules des grappes en cymes axillaires plus courts que les feuilles. Rustique, pleine terre franche légère, pierreuse et sèche. A cette espèce se rattache le F. Fortunei Carr, R. H.

— 514 — FORMÉS DES ARBRES FRUITIERS-M

DA 1859, p. 45, fig. 9, de Chine, plus vigoureux. dans toutes ses parties. Le F. chinensis Hance est peu connu des horticulteurs. J. GI

FONTE. Les jardiniers disent des jeunes!

plantes, qu’elles fondent, lorsqu'elles se fanent. et meurent sans cause déterminée. JR

Forcerie. Voir Arbres fruitiers (Culture forcée). . |

FORCES. Sortes de ciseaux servant à tondre les animaux. Cet instrument peut être employé avec avantage pour tailler et dresser les borA dures tout à fait herbacées, pour régularise les tapis de plantes basses, pour entree mosaïques, etc. L. EI

FORESTIER (Arbre). Qui entre dans la com position des forêts. |

FORFICULE. (Fig. 385) Insecte de l'Ordre des Orthoptères, désigné vulgairement sous le nom de Perce-oreilles, qui vient, non pas des habitu* des propres à l'espèce, qui est sans danger pou) l’homme, mais de la ressemblance qui existe entre la pince dont l'abdomen est armée l'instrument qui servait autrefois aux joailliers pour percer le lobe de l'oreille avant d’y intro: duire un anneau. — Par contre, ces Insecter sont très nuisibles à l’horticulture. Le Grant Perce-oreille (Forficula auricularia), commun dans les jardins, ronge les boutons de Pêcher:

Fig. 385. — Forficule, |

en espalier, les tiges à fleur des Œillets etde: Auricules, les jeunes pousses des Dahlias: L attaque les fruits mûrs, Abricots, Pêche:

Prunes, Poires, et s’introduit jusqu’au noyau, il n’est pas rare, en ouvrant une pêche, dW trouver un Forficule. On leur tend des piège] consistant en cornets de papier, tiges creuse} de roseau ou du grand Soleil (Helianthus)s se, petits fagots formés de paille ou de brindilles que l’on tient humides et qui attirent Cesam sectes. On suspend ces pièges, le soir, le om des espaliers ou dans les plates-bandes. AM pointe du jour, les Forficules, qui sont esser tiellement nocturnes, viennents’y réfugier: ilsu fit de ecouer le piège pour en faire tomber le insectes, que l’on brüle. Il existe d’autres espu ces plus petites et les jeunes de la grande.ef pèce se trouvent souvent dausle fumier. D'}

Forget-me-not. Nom anglais du Myosotis: ||

FORMES DES ARBRES FRUITIERS. L| forme d’un arbre fruitier est la direction in posée à son branchage par le praticien. E |:

a pour but d'entretenir l'existence du SuJetsoU), une apparence gracieuse et correcte, de le fair bénéficier de l’action des agents atmosphérique |

ne |

| bienfaisants et de l’amener à fruits tous les } ans, sans le fatigue.

—… Les formes se divisent en deux groupes:

formes arrondies ou buissonneuses, 2° formes ates ; celles-ci réclament un treillage qui en permette le dressage et le soutien; en pleine | ructification, elles résistent mieux à l’action des vents.

« Dans les deux groupes, il est des tormes également applicables aux sujets dressés à basse Mise ou élevés sur haute tige; le détail de la charpente du branchage reste le même.

|: Nous indiquerons les formes principales; toutes sont modifiables suivant l'inspiration de leur auteur ou les nécessités de la situation; | V'arboriculteur appréciera.

En dehors du grand verger où l'arbre à tout \ventse développe à volonté.les formes moyennes t sont préférées aux grandes et aux petites ; elles offrent l'avantage d’une construction rapide et d'un remplacement non moins rapide en cas d'accident. En outre, elles permettent de réunir, sur un emplacement modeste, un assez grand {nombre de sujets on de variétés.

En tout cas, pour arriver à leur construction en conditions normales, il faut agir par la taille et le dressage. La taille, avec ses accessoires {de cran, incisions, éborgnage, force la branche Lase ramifier, à fournir ainsi des membres de {charpente et des brindilles fruitières. Le dres- \sage comprend les opérations «d'été» pratiquées | pendant la sève : ébourgeonnement, pincement, | taille en vert, effeuillage, palissage. ayant pour effet d'amener l équilibre entre les diverses par- | ties de l’arbre et de régler sa mise à fruits, | celle-là étant toujours obligatoire, celle-ci ne {devant jamais être prématurée.

| En général, il ne faut pas se hâter de réaliser {une forme projetée; le point de départ consiste | à bien asseoir le branchage du sujet, parce que pasère, ayant une tendance à monter, néglige {ou abandonne les parties inférieures.

| Si le sujet est faible, si la végétation n’a pas Lété suffisante, si l’assise laisse à désirer, il vaut lmieux consolider ce qui est commencé etajourner Ala continuation de la charpente.

| En toute circonstance, il convient de tenir compte, non seulement de l'influence des mi- (lieux, mais encore de la nature du sujet, plus jou moins vigoureux, se ramifiant librement ou par la force, et paresseux ou précoce à la fructiication.

Formes arrondies ou buissonnantes. — Le Buisson est pour ainsi dire la forme naturelle laissée à l'arbre ; les branches se développant Awolonté, il n’y aurait, à la taille, qu’à rectifier pe écarts de végétation ou éclairer les bran- Fhages trop diffus. Le buisson est plutôt appli- | able au Pommier, au Cerisier, au Prunier, parmi les variétés quise ramifient d’elles-mêmes Pt conservent une végétation retenue et assez Végulière. Monté sur tige, le branchage prendra pa disposition naturelle, buissonneuse, arron- | le, aplatie, élancée, pyramidale, à sommets Iressés, divariqués ou retombants en toute liberté.

Le Vase (Fig. 386) est un buisson évidé, éclairé ans son branchage. Les membres de charpente,

obtenus par l’étêtage de la tige centrale, suivent une direction préalablement tracée par un bâti quelconque et dessinant la silhouette d’un vase, soit gobelet, urne ou entonnoir, plus où moins ouvert, fantaisiste, élégant. Les branches recti-

Fig. 386. — Vase.

lignes, tourmentées ou contournées en spires, partent à la même hauteur du tronc et restent simples ou sebifurquent par une taille calculée, de telle sorte, que la périphérie du vase soit garnie avec des brindilles fruitières.

Le Pommier se prête à cette forme; puis le Poirier, le Cerisier, et même l’Abricotier, Lorsque le climat favorise la santé du branchage.

Le vase peut être dressé à basse tige ou monté sur tige nue. Dans ce dernier cas, il est moins à la portée des soins du jardinier.

Fig. 387. — Pyramide.

Sous lenom de Pyramide (Fig.387), on entend un arbre doté d'une tige centrale, ramifiée de bas en haut; le branchage, plus large à la base, se réduit graduellement vers le sommet, de facon à présenter un aspect conique dans son ensemble.

FORMES DES ARBRES FRUITIERS. — 546

La distance réservée entre les branches charpentières estréglée sur le mode de fructification de l'espèce; par exemple, de 15 à 25 cm. pour les Cerisiers et les Pruniers, de 20 à 30 om. pour les Poiriers et les Pommiers; ces données ne sauraient être absolues, les bourgeons de l'arbre étant alternes et non opposés.

Les branchages trop larges ont l'inconvénient d'occuper un grand espace et d’obstruer la pénétration de la lumière sur la tige et les brindilles de l’intérieur, Une base de 1 m. à 2 m. de diamètre est la plus généralement adoptée.

Au dessous de cette dimension, la pyramide prend le nom de Fuseau. Les branches latérales peuvent y être plus rapprochées et les productions fruitières, réparties même sur la tige, bénéficient de l’action de l'air et du soleil.

L'arbre peut encore profiter de cette double action par la disposition étagée régulièrement de ses branches, c’est alors la Pyramide girandole. Au lieu d’étages transversaux, on peut ouvrir le branchage par tranches longitudinales ; ce qui constitue la Pyramide ailée, à 3, 4, 5 ou 6 ailes, suivant la vigueur de l’arbre et la place disponible. Des tuteurs étant placés à chaque tranche, les branches y sont palissées un peu obliquement et parallèllement entre elles. Une fois terminée et en pleine fructification, les branches-nervures de chaque aile pourront être soudées l’une à l’autre par le greffage en approche de leurs extrémités.

Le cordon spirale composé d’une tige simple garnie de ramifications fruitières et se contournant par le palissage, autour d’un treillage disposé en cylindre ou en Vase, s'adapte à la Vigne,aux variétés de Poiriers ou de Pommiers riches ensève, ayant de longues tiges flexibles, et à la culture des arbres élevés en caisse ou en pot. Le bâti étant établi à l'avance, la tournure de la tige y gagnera de la régularité. On comprend que cette forme ne puisse être établie directement à l’espalier, ni en treille à l’air libre.

Formes plates. — Le Cordon est, de toutes les formes taillées, la plus simple à obtenir, la plus facile à gouverner. À peu près tous les arbres fruitiers s’y soumettent; cependant on doit préfértr Les variétés qui ont une végétation modérée ou des dispositions fructifiantes, soit par leurs aptitudes naturelles, soit par l'influence du sujet porte-creffe.

Le cordon se compose généralement d'une seule tige, portant de basen haut des branches à fruits et jamais des branches dites de charpente. Do

La longueur de ces ramifications est calculée sur le mode de fructification afférent à l’espèce;

ainsi la branche à fruit du Poirier est plus.

courte que celle du Pêcher, et le sarment fructifère de la Vigne est plus allongé que la lambourde du Cerisier, Leur développement réglé par l’arboriculteur est la base de la distance à réserver entre les sujets formant espaliers, contre-espaliers ou rideaux dans leur ensemble.

Le cordon est dit vertical, oblique, horizontal, sinueux ..., d'après la direction imprimée à la tige de l’arbre et guidée, par précaution, sur un treillage. Le cordon est dit double ou triple, quand, au lieu d’une simple tige, il en existe

fruitières, aux espaliers et contre-espaliers

FORMES DES ARBRES FRUITIERS: \ deux ou trois semblables observant entre elles « une direction parallèle. 4 La distance réservée entre les deux tiges est 4 basée sur le mode de fructification de l’espèce. Ainsi un écart minimum de 25 cm. suffit au « Cerisier, au Prunier, à l’Abricotier; de 30 cm. au Poirier, au Pommier; de 50 cm. au Pêcher, de 75 cm. à la Vigne. i- | Les cordons verticaux ou obliques conviennent ! à tous nos genres fruitiers, choisis, de préférence, « parmi les variétés fertiles, de végétation trapue 4 et ramifiée.

Fig. 388. — Cordon horizontal.

Le cordon horizontal (Fig. 388) ou parallèle ! au sol, à sa place en bordure des allées et des plates-bandes du jardin rectiligne ou à peus près. Le Pommier s’y soumet volontiers, greffé! sur P. doucin ou sur P. paradis. La tige cou! dée est abaissée à 40 cm., au moins, du sol. Le” Poirier, greffé sur Cognassier, de variété fé-L conde, accepte cette disposition, mais formeran son coude à 50 em. de terre, à cause dé sont

mode de fructifier. \

Fig. 389, — Cordon vertical double.

Au lieu du cordon simple, on pourrait créen un cordon à deux bras. (Fig. 389.) Par l'étè4 tage du sujet, au point prévu de l’horizontalité! on obtiendra deux branches qui, dos à dos, Se ront palissées l’une à droite, l'autre à gauche, ou l’une en avant et l’autre en arrièréêt toujours parallèlement à la'‘surface du terrain. Le

Le cordon sinueux est réservé aux variétés vigoureuses, rebelles à la ramification, plu: ou moins lentes à fructifier. La jeune tige dois être palissée en sève sur un guide — baguettt flexible ou fil de fer — formant ligne brisée). avec sommets curvilignes.

La Palmette est une forme aplatie destiné( aux plates-bandes, aux rideaux ou charmille!,

Elle nécessite l'installation d’un treillage destin

FORMES DES ARBRES FRUITIERS

au palissage des membres de charpente et des | Bndilles fruitières.

Latige de la palmette est simple ou double, nous préférons la tige simple; elle porte à droite } “et à gauche, et dans un ordre régulier et bien ) équilibré, plusieurs séries de branches dirigées dans un sens horizontal ou oblique. La forme prend le nom de Palmette-candélabre (Fig. 390), ou <palmette Verrier», lorsque les membres horizontaux sont redressés verticalement à leur sommet et continuent à rester parallèles.

Fig. 390. — Palmette-candélabre.

Une surveillance attentive est nécessaire aux branches horizontales, le dessous ayant une ? tendance à se dégarnir.de brindilles fruitières. | HiSouvent on établit, à l’air libre ou à l’espalier, des plantations combinées, en intercalant sur la même ligne des palmettes horizontales avec des palmettes à branches obliques; alors toute la place disponible est occupée, et lossature de la charpente a la base plus développée, conditions importantes à obtenir. Si la | palmette oblique (Fig. 391) n'est pas accompagnée de la sorte, il est nécessaire d'établir, par

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ture du dessous est inutile aux lignes de petites

— FORMES DES ARBRES FRUITIERS

palmettes à un ou deux étages, avec ou sans flèche, de plantation rapprochée et constituant des <elôtures fruitières».

Le Candélabre (Fig. 392) diffère de la palmette par Ja tournure arrondie de ses membres, au sortir de la tige centrale, ets’élevant ensuite parallèllement à cette tige-mère; celle-ci pourrait être étêtée au dernier étage supérieur, on éviterait ainsi une flèche absorbant trop de sève

Fig. 392. — Candélabre à trois branches.

à son profit et au détriment de ses voisines. Une semblable opération est d’ailleurs applicable à toutes les palmettes, particulièrement lorsqu'il s’agit d'espèces à végétation luxuriante et d'arbres fruitiers à noyau.

Fig. 393. — Candélabre à 4 bras.

Dans ces conditions (Fig. 393) il serait facile de construire le candélabre sans aucune flèche centrale. La jeune tige, étêtée à son début, par la taille d'hiver ou d'été, se divise sur deux brins qui, dirigés, l’un à droite, l’autre à gauche, deviendront à leur tour branches-mères. ou bases de deux nouvelles bifurcations résultant de leur propre écimage pratiqué l’année suivante. Il en résultera donc quatre bras verticaux à base arrondie, constituant pour ‘ainsi dire deux U parallèlles, fixés aux extrémités de la première bifurcation, Le Pêcher est docile au Candélabre à 4 bras

FORMES DES ARBRES FRUITIERS

ainsi obtenu sans autre tige centrale que le

tronc du sujet. Traités de la sorte sur une ligne

homogène, les Pêchers seraient plantés à une) distance de 2 m., et les Poiriers à 1 m. 20 d’un. arbre à l’autre.

En construisant une palmette ou un candélabre. si le dernier étage manque de force ou d'équilibre, il est préférable de chercher à le fortifier ou à l’équilibrer, et remettre l'obtention de l'étage suivant à une autre année.

Fig. 394, — Eventail.

Une des plus anciennes formes connues, à l’es-

palier, est l’Æventail: Fig. 394); le branchement est commencé à une hauteur déterminée, soit à 80 cm. du sol, soit à 1 ou 2m, même à 3 m. et audelà, lorsqu'il s'agit de pignons ou de façades à garnir. L’étêtage de la tige provoque la sortie de quelques bourgeons, et on les palisse sur les premiers guides ou baguettes du treillage de l’ossature. Pendant l’été ou au printemps suivant, par le pincement ou par la taille, ces deux ou trois branches bifurquent; leurs rameaux, à leur tour, sont palissés de façon à étendre le diamètre de l'éventail. Chaque année, on répète l'opération, tant que la membrure de la forme n’est point complète et autant que la vigueur du sujet le permet. Au lieu de tenir les branches rectilignes, il est préférable de leur imprimer une légère courbure en debors de l’axe. L’éventail porte encore le nom de «patte d’oie» et de <queue de paon».

Cette forme plait, presque toutes les espèces l’acéeptent; avec elle, on peut réparer une charpente avariée, combler une lacune en modifiant légèrement le palissage des premières branches.

Après l'éventail, les arboriculteurs ont imaginé divers perfectionnements dictés plutôt par le désir de plaire à la vue, au moyen de dispositions plus ou moins symétriques.

L’'Espalier carré «à la Montreuil» à tenu la vogue pendant de longues années. Le thème était: établir deux branches-mères disposées en V ouvert; des sous-mères inférieures tenues horizontalement ou à peu près, et à l’intérieur des sous-mères verticales — mieux obliques — et parallèlles si possible.

La forme carrée, affectée plus spécialement au Pêcher, exige, pour son entretien rationnel, un bon sol, un climat sain et chaud, un jardinier soigneux aux opérations d'hiver, de printemps et d'été; c'est pourquoi les formes moyennes, les petites formes et le vieil éventail, quoique moins harmonieux à l'œil, se sont pro-

calice et d’une corolle à tube court, à lobes plus !

‘FORSYTHIA.

pagés plus vite et ont conservé plus longtemps = 4 les préférences de l'amateur. | Nous ne saurions décrire les nombreuses variantes de la forme imposées aux arbres fruitiers, les unes pour utiliser un excès de sève ou meubler un emplacement particulier ; les autres, pour graver en sujets vivants et fructifères des lettres, des dessins, des souvenirs; d’autres enfin par pure fantaisie.

Répétons encore que la forme recommandable est celle qui. sous un aspect agréable, occupe convenablement une surface déterminée et qui entretient et prolonge la vie &e l’arbre, tout en assurant sa production fruitière. CE FORME (Arbre). On nomme ainsi les arbres que les pépiniéristes vendent après leur avoir fait subir certains traitements pour leur donner une forme déterminée.

Fig. 395. — FORSYTHIA SUSPENSA Vahl,

FORSYTHIA Vahl. (Oléacées.) Arbrisseaux de | 2 à 4 m. de hauteur, glabres, à files. opposées, | rarement verticillées, entières ou triséquées | pennées, dentelées, caduques ; fleurs paraïssant avant les feuilles, solitaires, brièvement pédicellées, penchées, jaunes, formées d'un |

longs que le tube, imbriqués ; 2 étamines fixées 4. à la base de la corolle, filets filiformes; ovaire biloculaire ; stigmate bifide; chaque loge renfermant de 4 à 10 ovules pendants. Capsule oblongue, coriace ou dure, s'ouvrant par 2 valves en déhiscence loculicide; graines étror | tement aïilées, à albumen charnu. J

Deux espèces de Chine et du Japon.

: d'onde MR ESE 2

FORSYTHIA.

SIEB., FL.

1253 ; Rex UE

F. suspenSsa Vahl. (Fig. 395) — Japon, t. 3; FL. Des SERR. 12,

“par ses rameaux longs, flexibles et retombants, | et ses fleurs assez grandes, d'un beau jaune vif

| | genre, considérée par certains auteurs comme

| une espèce distincte, doit être cependant rat-| tachée à la précédente. Elle est surtout remarquable par sa vigueur et ses grandes fleurs d'un jaune plus pâle que chez le F. suspensa. |

|) PF. viridissima Lindl. — FL. pes Sern. t. 3, 261 ; L'Horr. FRANG., 1852, t 12; Bor. Rec. 38. 39. — D'une tenue buissonnante, moins élancée

que chez les précédents, cette espèce s’en dis- |

“tingue en outre par ses rameaux verdâtres et

“ses fleurs d’un jaune vif, plus tardives d’une. ]

quinzaine de jours.

—. Elle a produit depuis peu une variétéintéres-| Sante: le F. viridissima foliis variegatis Hort., à feuilles marbrées et lisérées de blanc jaunâtre.

Les Forsythia sont un des plus brillants ornements des bosquets au premier printemps.

On ne saurait trop recommander leur emploi dans la composition des massifs, ou pour isoler dans les sites agrestes. Le Æ. Fortunei peut s'élever en tiges ou demi-tiges et constituer de éharmantes boules fleuries précieuses pour les “jardins réguliers.

La taille de ces arbrisseaux ne doit s’exécu- “er qu'après la défloraison. On les multiplie de graines qu'ils donnent assez rarement sous Je climat de Paris, ou à défaut, de marcottes | “et très facilement de boutures mi-herbacées, | “faites en juillet-août sous châssis en plein so- “leil, sans air et sans ombre, mais en bassinant | fréquemment. Ch. Gr.

| — FOUGERAIE. La Fougeraie est aux Fougères ce que la rocaille est aux plantes des rochers. cest le cadre entourant un tableau. le canevas

4 xerdures. Choisissez dans votre pare ou votre | jardin un endroit frais et ombragé ; veillez à ne pas le placer sous des Sapins ou autres arbres dont le feuillage persistant forme parapluie et “empêche l'humidité de l'atmosphère de tomber sur le sol. La préférence doit être accordée aux clairières des bois à feuillages caducs, aux basfonds abrités des vents ou aux pentes tour- | nées au Nord. On peut aussi l’établir sous bois en évitant l'abri des Conîfères. Après avoir soigneusement drainé le sol, s’il en a besoin. on l'amende, quand il est trop lourd, en y ajoutant du sable. Sile terrain naturel est par | + un sol léger et sec, on ajoutera de la onne terre franche. et dans le cas contraire, terreau de feuilles. La tourbe est égaleent un bon élément à ajouter à une compo- | Sition destinée à la culture des Fougères. En un mot, il faut un terreau nourrissant et spon- | gieux, capable d’absorber et deretenir l'humidité. | mais bien drainé cependant, afin d'éviter la | urriture des racines.

Le sol étant amendé, il faut donner à l’emsement un cachet artistique, pittoresque et | |

Honr. 1861, 291. — Cette espèce se distingue

F. Fortunei Lindl — Garp. Car. 1864, p. 412. | —— Cette forme, sans contredit la plus belle du |

À sur lequel on brode avec les plus élégantes |

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