FOUGERAIE
On les multiplie d’éclats, faits au premier printemps avant le développement des frondes nouvelles, et de semis. Voir pour plus de détails, l'ouvrage: Les Fougères rustiques, par H. Correvon, Genève 1890. EE
FOUGÈRES. Cette classe de végétaux inférieurs, dont les caractères distinctifs sont très nettement accusés, fait partie des Cryptogames vasculaires: c’est dire que les Fougères ne produisent pas de fleurs et qu’elles présentent dans leurs tissus un élément anatomique, les vaisseaux conducteurs de la sève, qu’on ne rencontrait encore ni dans les Algues, ni dans les Hépatiques, ni dans les Mousses, d'organisation plus inférieure encore. L'histoire biologique des Fougères comprend deux périodes successives de développement. Lorsque la graine ou
spore germe, elle produit une expansion verte, |
lamelleuse, ordt. cordiforme, composée de simples cellules et munie de poils radiculaires, semblable à celle des Hépatiques. C’est ce qu'on nomme le prothalle, ou première formation sexuée de la Fougère. Ce prothalle présente, en effet, à sa face inférieure, les organes de la reproduction, que l’on appelle anthéridies ou organes mâles, et archégones ou organes femelles. Ces organes sont orût. placés: les archégones
près de l’échancrure du prothalle, les anthéri- |
dies soit en pourtour de ces derniers, soit près des poils radiculaires. Lorsque l'anthéridie est arrivée à son degré de maturité et qu’elle se trouve au contact de l’eau, elle s'ouvre et laisse échapper ses organites motiles qu’elle
contenait et qui s'appellent des anthérozoïdes. |
Ceux-ci, dans leur mouvement. ont la forme d’une spire, plus ou moins hérissée de cils vibratiles, qui entoure une vésicule hyaline
contenant de petits granules amylacés. Le |
mouvement de l’anthérozoïde, qui est très rapide, le porte près des archégones. Ceux de ces derniers organes qui sont arrivés également à leur degré de maturité, s'ouvrent dans l’eau comme les anthéridies. Il peut se faire alors que l’anthérozoïde franchisse le canal assez court de l’archégone, ce qui lui permet d'atteindre le fond de cet organe où se trouve SE a c’est à dire l’élément femelle, et c’est dans la fusion de cet élément femelle avec l’élément mâle, représenté par l’anthérozoïde, que se résume l'acte fécondateur. Le résultat de la fécondation offre ceci de particulier, que, du germe ainsi constitué, sortira la plantule de la Fougère, et c’est ici que se termine sa première période vitale, fort courte, celle du prothalle.
La seconde période est celle: de la vie plus!
longue de la Fougère propmt. dite, du développement de ses frondes d'abord stériles, puis des fructifères, c'est-à-dire productives de ses sporanges, ou conceptacles célluleux, à déhiscence pius ou moins brusque ou élastique, d’où sortent rapidement les spores germinatrices qu'ils renfermaient
Le mode d'organisation des sporanges offrant un caractère général de distinction entre les différents groupes de Fougères, a été utilement employé pour les rassembler en familles naturelles. Quant à la réunion des sporanges sur les frondes, on les appelle sores, et lorsque ces