‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 55 sur 1136 · Arbriss. dresé,àflles. digitées · texte numérisé non relu

Arbriss. dresé,àflles. digitées

folioles linéaires.

mdulées, comme rispées, d’abord l’un brun rosé nat; puis vert ronzé luisant.

Jette espèce et sa rariété gracillina (À. gracillima Tort.), à folioles lus étroites et à iervure cenfrale lance d'ivoire, ont de très éléantes plantes de erre chaude.

A. æxalapensis.

loir Oreopanax.

| Les espèces préédées d’un * sont es plantes de erre chaude prores à la décora- \on des apparte- né nents. Elles sont RE emarquables par >ur feuillage léer, parfois d’un oloris brillant. On peut citer encore, comme ppartenant à ce même groupe, les À. filiifohia Hort., gemma Hort., Kerchover Hort.. lepphylla Hort., longipes Hort.. maculata Hort.. 1onstrosa Hort., Osyana Hort., quercifolia Hort., sginæ Hort., rotunda Hort.. ternata Hort., tous e la Polynésie. Ces plantes prospèrent surtout n sol léger, mais riche en éléments nutritifs ; les redoutent une humidité excessive aux ranes et aiment la chaleur de fond. On les mulplie de boutures à l’étouffée faites avec du bois emi-aouté. Certaines d’entre elles se bouturent ifficilement: tels sont les A. elegantissima, Es et VW. gracillima, qu'on doit greffer en te ou en placage sur des espèces robustes, omme À. filicifolia.

ARALIACÉES (Fam. des). Dicotylédones-Polyétales-Calyciflores, Famille très voisine des Omellifères, dont elle se distingue surtout par le uit, drupacé (sauf de très rares exceptions) au eu d’être sec. |

ARANÉEUX. Couvert de longs poils entrecroi-

ARATOIRE. Qui concerne le labourage: insuments à., travaux a.

Fig. 71, — PIN DE NORFOLK. Araucaria excelsa R. Br.

s, dont l’ensemble à l'aspect de toile d’araignée, |

l'Australie, de la

Nile - Calédonie .

L des iles australes du Pacifique, (Inclus : Columbea, Eutassa, Altingia, Eutacta.)

A. Bidwillii Hook, [Syn.: Columbea Bidivillii Carr.|— Australie orient. Moreton Bay. — Arbre de 40-50: -m:2 dE

forme pyramidale, très rameux de la base au sommet.

Files. sessiles, elliptiques lancéolées, 4 à 5 em. sur 10 à 15 mm.; atté- Que nuées à la base.

coriaces, aiguës, luisantes.d’un vert sombre. Cônes énormes, parfois de la grosseur d’une

tête d'homme

” Graines comestibles ; bois dur, veiné.

A. brasiliensis A. Rich. [A. Ridolfiana Savi, Columbea brasiliensis Carr.| — Brésil mérid. Arbre de 40 à 50 m., se dénudant à la base avec l’âge. Files. de 2 à 5 cm. sur 5 8 mm., décurrentes sur le rameau, terminées par une pointe scarieuse très aiguë. Cônes très gros, subglobuleux; graines comestibles. Bois estimé pour la charpente.

A. Cookii R. Br., Pin colomnaire. [Syn.: Eutassa Cookii Salisb.; Eutacta Cookii Carr.| — Nlle- Calédonie, Nlles-Hébrides. — Arbre de 50 à 60 m., remarquable par sa forme cylindro-conique. Flles. subulées dressées, plus tard squameuses. imbriquées appliquées.

A. Cunninghami Ait. [Syn : Altingia Cunninghami Don ; Eutassa Cunninghami Spach.|— Australie orientale. — Arbre de 50 à 60 m.. à rameaux nombreux. Filles. très raides, éparses. faleiformes, comprimées latéralement, finement acuminées aiguës. Bois prenant un beau poli.

A. excelsa KR. Br., Pin de Norfolk. [Syn.: Eutassa heterophylla Salisb.; Eutacta excelsa Link.] (Fig. 71.) — Ile Norfolk Grand arbre de 70 m. de haut, en pyramide conique. Branches régulièrement verticillées, à flles. longues de 10 à 15 mm., épaisses, rhomboïdales, d’un vert gai, marcescentes. Croissance très rapide, Très

ARAUCARTA. — recherché à l’état jeune comme plante d’appartement, cultivé en pots ou en bacs.

À. imbricata Ruiz et Pavon. [Syn.: Dombeya chilensis Lamb., Columbea imbricata Carr. Araucaria Dombeyi Rich.] — Chili austral., Patagonie. — Arbre de forme pyramidale; rameaux étalés défléchis ascendants, à flles. épaisses longtemps persistantes, ovales lancéolées, acuminées cuspidées ; graines comestibles ; bois facile à travailler ; résine claire à odeur d’encens. Le plus rustique des Araucarias ; craint les terres calcaires.

On cultive encore l'A. Rulei de la Nile-Calédonie. Culture : Toutes ces espèces sont d’une majJestueuse beauté et servent à l’ornement des parcs du sud de l’Europe; l’A. imbricata résiste bien dans l'Ouest. Il en existe de superbes exemplaires en Bretagne, notamment aux environs de Brest; ceux de Penandreff sont cités comme les plus beaux représentants de l'espèce en France. Multiplication de graines semées après récolte, de boutures de têtes ou de greffe sur eux-mêmes ou sur espèces voisines, principalement sur À. Cunninghami, À. excelsa et À. brasiliensis. J.-P:

ARAUJA Brot. (Inclus Physianthus.) (Asclépiadées.) Sous-arbriss. volubiles, à flles. farineuses en dessous, glauques en dessus, opposées ; fleurs en cymes pauciflores, axillaires, brièvement pédonculées., de grandes dimensions, roses ou d’un blanc sale; calice 5-partite; corolle campanulée à 5 divisions ; couronne staminale à » divisions charnues, réfléchies; gynostème sessile ou un peu stipité; masses polliniques en massue; ovaire multiovulé; fruits ovales, coriaces, à graines aigrettées.

13 esp. de l'Amérique trop. et subtrop.

À. cericofera Brot. (A. albens Auct.) — B.Rk. 1759. — Brésil. — Feuilles oblongues, ondulées ; fleurs blanches lavées de rose. odorantes. Serre froide.

Multiplication par boutures sur couchechaude ou par semis sur couche au printemps. P. H.

ARBORESCENT. Qui a les dimensions d’un arbre.

ARBORETUM. Lieu où l’on cultive des végétaux ligreux, arbres et arbrisseaux, en vue de l'étude.

RBORICULTURE. Partie du jardinage qui se rapporte à la culture des végétaux ligneux. Elie se divise elle-même en: À. fruitière (culture des arbres fruitiers), À. d'ornement (cult. des arbres d'ornement), Sylviculture(cult. des arbres forestiers).

Arbor-Vitæ. Nom angl. de Thuya.

Arbousier. Nom vulg. de Arbutus Unedo.

ARBRE. Végétal ligneux dont la tige acquiert de grandes dimensions: Chataignier, Chêne, Marronnier, Noyer, Poirier. etc.

Arbre à beurre. Voir Bassia Djave et Butyrospermum Parkii. ,

Arbre à fraises. Nom vulg. de l’Arbutus Unedo.

Arbre à franges. Nom vulg. du Chionanthus virginica.

Arbre à lait. Nom vulg. du Brosimum Galactodendron.

Arbre à laque. Nom vulg.

danea.

du Rhus succe-

ARBRES FRUITIERS

Arbre à la vache. Nom vulg. du Brosimun Galactodendron.

Arbre à manne. Nom vulg. du Fraxinus Ornus

Arbre à pain. Nom vulg. de Artocarpus incisa!

Arbre à perruques. Nom vulg. de Rhus Cotinus

Arbre aux Anémones. Voir Calycanthus.

Arbre aux perles. Nom vule. de Symphoricaë pos racemosus.

Arbre aux quarante écus. Nom vulg:. de Ginkge biloba.

Arbre aux quatre épices. Nom vulg. de Raven:

sara aromatica.

Arbre de neige. Nom vulg. de Chionanthus virginica.

Arbre de soie. Nom vulg. de Albizzia Julibrissin. Arbre du voyageur. Nom vulg. de Ravenala madagascariensis.

Arbres à feuilles caduques. Voir Feuilles caduques.

Arbres fruitiers. V.: Abricotier, Amandier, Cerisier, Chataignier,Cognassier, Figuier, Framboisier, Groseillier, Murier, Néflier, Noisetier, Noyer,Pécher, Poirier, Pommier, Prunier Vigne. V. aussi les articles de culture : Education, Formes, Taille: et les art.: Arbres fruit (culture artificielle ; culture forcée ; culture retardée).

ARBRES FRUITIERS. (Culture artificielle.) La culture des arbres fruitiers en plein air, sans intervention de chaleur autre que celle du SOleil, est la culture naturelle. Toute culture qui se fait en dehors de celle-là, est de la culture artificielle. Celle-ci comprend principalement® la culture forcée proprement dite, dont le but est d'avancer, dans une mesure plus ou moin£ considérable, l’époque de la maturation des fruits, en intervertissant pour eux l’ordre des saisons ; — la culture sous verre, pratiquée su une vaste échelle dans les pays où la vigne né müûrit guère ses fruits en plein air et qui a pris! dans certaines localités, un développement tes qu’elle a donné naissance à de véritables vignobles vitrés, fréquemment chauffés. On com: prend aussi, sous cette rubrique, la culture sous abris vitrés ou des espaliers vitrés, et enfin la cul ture enserre froide ou tempérée, dans lesquelle: la production fruitière ne forme souvent que l’ob: jet accessoire; — la culture retardée, ou l’art di retarder la saison de certains fruits, en dehors de l’époque ordinaire où ils arrivent à matu rité; — la culture forcée des arbres fruitiers @l pots, en vases ou en caisses, considérée souvent mais à tort, comme une culture forcée ; ces arbre ne sont élevés en pots que parce qu’on trouw inutile de leur consacrer des serres spéciales attendu qu'ils peuvent fructifier dans les serre déjà occupées par les vignes ou les pêchers.

Arbres fruitiers. (Culture forcée propre ment dite.) — Principes généraux. — La cultur forcée proprement dite a été définie ailleur (ar bres fruitiers, culture artificielle). Ajouton qu'il faut entendre par cette expression, ler semble des opérations que comprend ce mod de culture, tandis qu'il convient de réserver forçage, adopté dans le langage des praticien! pour celles de ces opérations auxquelles le arbres sont soumis pendant leur période végi tative dans les serres, c’est-à-dire pendant tr le temps qu’on les chauffe.

ARBRES FRUITIERS

On désigne sous le nom de forceries. les serres | les établissements spéciaux où se pratique culture forcée.

Certains auteurs établissent une distinction tre la culture forcée et la culture de primeur. ]le-ei n’a d'autre objet que d'activer la végétion des plantes, de manière à les amener à nner leurs produits seulement quelques jours, tout au plus quelques semaines avant l’époe naturelle. La culture forcée. au contraire, nd à intervertir l’ordre des saisons. en faisant urir ou fructifier de bonne heure des plantes i n'auraient dû se couvrir de fleurs et de its que plusieurs mois plus tard. (DECAISNE ET (UDIN. MANUEL DE L'AMATEUR DES JARDINS.) Ainsi donc. la culture forcée des arbres à lits a pour but d'avancer leur végétation, c’estlire de les faire développer. fleurir et fructir à une époque aussi éloignée que possible leur saison naturelle.

Conditions de succès. — Dans la culture forcée S arbres fruitiers, il y a des conditions qui ercent une influence plus ou moins décisive sur réussite. Ainsi, par exemple, chacun sait que ns les pays tropicaux, la vigne, dont les fruits t cependant besoin pour mürir d’une assez ande somme de chaleur, n’émet que des jets iles. Cette stérilité est attribuable au fait want : tous les arbres fruitiers de nos climats npérés ont impérieusement besoin d’une péde de repos pour pouvoir fleurir et donner s récoltes, et cette période de repos est celle e nos hivers leur procurent; or, les hivers xistent pas dans les contrées où. pendant la son la moins chaude, le thermomètre descend rement au-dessous de 12 ou 15°C. Dans la lture des arbres fruitiers en serre. avant de terminer l’activité végétative par la chaleur. ant de commencer le forçage, ce repos doit M" avoir été accordé naturellement ou artifilement.

La conduite de la température exige spécialent de la part du cultivateur beaucoup d’attenn dans les forceries d'arbres fruitiers. Elle it différer à chaque nouvelle phase de leur gétation ; la floraison, la formation du noyau. maturation, enfin chaque période distincte ge une température plus ou moins élevée, qui it toujours être en rapport avec la nécessité stimuler ou de retarder l’activité végétative, Si qu'avec la moyenne de l’époque où les its Se développent naturellement à l’air libre. La réussite de la culture forcée des arbres itiers n’est pas douteuse, lorsque le sol où lvent végéter les arbres leur convient et que I croissance y est vigoureuse ; lorsque le culateur ne craint pas de se donner journellement eine d'enlever, de bonne heure le matin. les vertures des serres et de ne les remettre qu'à uit tombante ; lorsqu'enfin la disposition des res est telle que les arbres y reçoivent la me nécessaire de rayons solaires, que le uffage y fonctionne d’une manière régulière roduisant une chaleur modérée etconstante, nfin que l'humidité atmosphérique peut tou- TS y être entretenue dans des proportions conables.

uelques considérations sur la végétation des

— ARBRES FRUITIERS

arbres à fruits, au point de vue de la culture forcée. — Le forcage des arbres fruitiers consiste à imiter aussi exactement que possible les circonstances naturelles et météoriques, par suite desquelles ces arbres ont l’habitude de se développer, de fleurir et de mürir leurs fruits à l’air libre sous nos climats. Il est done indispensable de bien se rendre compte de l'influence des agents naturels et artificiels mis en oeuvre dans les serres à forcer, et de bien connaitre les phénomènes essentiels de la vie des arbres. Passons-les rapidement en revue.

Fonctions des racines. — La fonction d’absorption des racines est singulièrement stimulée par l’action de la chaleur, tandis qu’elle cesse complétement quand la température du milieu où les racines se trouvent descend au-dessous de zéro. Les racines ne restent jamais inactives, à moins qu'elles ne soient momentanément gelées ; même l'hiver. elles absorbent les sues nutritifs qui s'accumulent à l’intérieur des axes jusqu’au moment où ils serviront à nourrir les jeunes pousses en voie de développement. De ce fait, on peut conclure que la vigueur des végétaux soumis à une culture hâtée, doit toujours être proportionnée au temps qu’on leur aura laissé pour se préparer à une nouvelle période active. Ceci explique encore jusqu'à un certain point pourquoi il estsi difficile, surtout chez les arbres à fruits à noyau, d'obtenir un bon résultat, quand on commence à les forcer lorsque la saison active vient à peine de finir, et que la gelée n’a pas encore déterminé la chute des feuilles, partant le repos de leur végétation.

Provoquer la végétation trop subitement, c'est-à-dire exposer, dès le commencement du forçage. les arbres à une température très élevée, est évidemment une mauvaise pratique. d'abord à cause de l’action pernicieuse qu’exerce sur eux le brusque changement de température. ensuite à cause de l'insuffisance de la quantité de sucs nourriciers accumulés dans la tige.

Fonctions des feuilles. — Les feuilles ont pour fonction essentielle l'élaboration des sues nourriciers qui s’accomplit sous l'influence de la lumière. Elles font évaporer la plus grande partie de l’eau que renferme le sue nourricier. Cela constitue une des fonctions essentielles pour la santé des végétaux; si elle se trouve arrêtée, par un refroidissement subit ou l’absence prolongée de lumière, par exemple. il doit se produire un grand trouble dans la végétation.

Les feuilles mettent aussi les sues nourriciers en contact avec l’air et puisent dans celui-ci certains gaz. tels que l’acide carbonique, qu'elles décomposent, dont elles fixent le carbone en dégageant la plus grande partie de l'oxygène qui en provient. L'inttuence de la lumière est très remarquable dans cet acte vital, qu'on appelle également respiration. La quantité d’acide carbonique décomposé est proportionnée à l'intensité de la lumière qui vient frapper les feuilles; le carbone concourant à former le tissu végétal. il s’en suit que la vigueur des arbres dans les serres dépend en grande partie de la quantité de lumière dont ils jouissent dans le cours de leur végétation.

ARBRES FRUITIERS. — 110

Fioruison. L’ époque de la première floraison varie selon que l'individu est plus ou moins vigoureux, et aussi selon le degré d’humidité du sol où il est planté. La quantité des fleurs développées augmente avec l’âge de l'arbre.

La floraison a lieu, pour chaque espèce, à une époque déterminée de l’année, laquelle varie cependant en raison de l'élévation de la température. C’est dans l'emploi intelligent d’une chaleur artificielle convenable que consiste tout lc secret des cultures.

Les fleurs respirent constamment de l’oxygène. mais dans une proportion moindre la nuit que le jour. Elles ne dégagent pas autant d'acide carbonique qu’elles n’aspirent d'oxygène, de: manière qu'une partie de cet acide est assimilée; les étamines sont les parties qui consomment la plus grande quantité de ce gaz. C’est surtout pendant la fécondation que cette assiimilation est le plus active, d'où résulte la nécessité d’amener autant d'air que possible dans les serres pendant toute cette période.

Fécondation. — Ordinairement, une chaleur modérée est favorable à la fécondation, tandis que l’humidité lui est, au contraire, très nuisible. Si l’arrosement des branches, dans les serres à forcer, n’est pas interrompu pendant quelque temps. le grain de pollen, mis en contact avec l'humidité, se déchire, crève avant d'avoir été projeté sur le stigmate, ou est entrainé par l’eau des bassinages. La fécondation n’a donc pas lieu. De là, la nécessité de diminuer ou même de supprimer pendant la durée de la floraison le seringage des branches fleuries.

Maturation. — On entend par maturation l’ensemble des phénomènes qui se produisent depuis la fécondation jusqu’au moment où les | fruits atteignent leur maturité complète. Pen-| dant toute cette période, ceux-ci attirent une plus grande quantité de sues nourriciers que les feuilles. Si les fruits sont noués en trop grande quantité sur un arbre, ils ne peuvent naturellement prendre leur développement normal. Il faudra en supprimer une partie quand le noyau sera formé.

Dans la culture des arbres à fruits à noyau, il a une période critique de la maturation :

c’est la formation du noyau. Un temps d'arrêt se produit dans l’activité végétative de l'arbre tout entier. Elle semble se "concentrer uniquement sur la formation du noyau dans les fruits, tandis que toutes les autres fonctions sont plus ou moins affectées.

Dans la culture artificielle, on diminuera insensiblement la chaleur et les arrosements, on donnera un peu moins d'air et l’on ombragera, si le soleil darde trop vivement ses rayons sur la serre.

Maturité. — Tant que [es fruits PRÉ à prendre de l'accroissement, ils absorbent l’acide carbonique de l'air et dégagent du gaz oxygène et de l’eau. Mais dès qu'ils ont atteint tout leur développement, ils commencent à prendre une teinte plus vive, jaune, rouge ou violette; ils-exhalent de l'acide carbonique et

absorbent de l'oxygène. C’est la maturité qui

-veur.

ARBRES FRUITIERS

commence. La chaleur, la lumière, lh umidit l’état et la composition du sol exercent m orande influence sur la coloration et sur la 8 veur des fruits. | Du sol et des engrais. — Le sol où les arbm fruitiers sont obligés de trouver leur alime tation, doit être d’une nature appropriée a besoins de chaque espèce. Si le sol où les f ceries doivent être établies n’est pas convena s’il est impropre à produire une végétation xuriante, une fertilité inépuisable, il faut P mender, modifier sa composition élémentait le transformer complétement par tous les mu yens. 4 Si le sol est formé d’une argile compacte; faudra y mêler intimement, jusqu’à une pr fondeur d’un mètre au moins. des Li pilés, des cendres, de la terre sableuse, de l mus ou terreau provenant de la décompositic de matières végétales et d’autres engrais. Pot un sol trop léger, ce seront des terres argileust qu'il faudra y ajouter en opérant le défoncemet Les sols profonds, d’une consistance moyenr qui ne sont ni trop légers, ni trop compactes, fril bles, un peu graveleux, contenant une certai quantité de calcaire et environ une proporti égale de silex et d'argile, sont ceux qui, en g néral., conviennent le mieux aux arbres fruits. | L'humus, qui est le produit de la décom} sition des matières végétales, contribue cfficar ment à donner une grande fertilité à la terres Le terreau de feuilles où humus provenaï de la décomposition des feuilles dans les bo mélangé avec une quantité variable de sabl de terre franche, etc., forme la plupart des co posts qui sont d'un usage journalier dans N cultures de serre ; on les emploie beaucoup auk dans les cultur es artificielles.

Il est bon de faire entrer dans la-préparatit de ces terres artificielles une certaine quantl de fumier ou d'engrais ayant subi une ass longue fermentation. ñ Les arrosements au moyen de déjectionsl quides des animaux sont aussi pratiqués com tamment dans les forceries. Lorsqu'on n’ampa d’urines à sa disposition. on ajoute à l’eau tièt de la bouse de vache, ou bien on fabrique engrais liquide artificiel. k.

. arrosements avec Les engrais liqui

tout leur développement, sinon ils aurait pour effet d’altérer la délicatesse de leur

Quant aux engrais solides, ils ne conviennel en général aux arbres frui ers que lorsq sont entièrement consommés; le meilleur tous est le fumier de vache. À

Les engrais chimiques, depuis quelque t tem en vogue. ont donné des résultats très re quables. surtout en ce qui concerne les vi Voici une formule d'engrais chimique reetl mandable : à

6 kil. phosphate acide de chaux.

> , nitrate de potasse, 4 , sulfate de chaux.

15 kil. pour 30 m, carrés.

ARBRES FRUITIERS

La formule indiquée par Georges Ville est la même:

Superphosphate de chaux . . . 40 kil. — Nitrate de potasse. . : . . : :. 33 , 94 » Sulfate de chaux. . . . . . . .. Et :66 : 100 kil. — Voici deux autres formules qu’on peut em- ployer indifféremment:

Superphosphate de chaux . . . 40 kil.

Chlorure de potassium . . . .. 98 y» 99 Salphate de chaux. .,. . . . .. d 04 Sulphate d’ammoniaque 29) Fe-.40 100 kil. — Phosphate précipité. . . .. 25 kil.

Nitrate de potasse. . . . .. ME 2 Sulphate de chaux. . . . .. SES 100 kil.

Dans les serres à vignes. on peut donner jusqu'à 500 gr. par pied conduit en cordon vertical, et jusqu'à 2 kil, pour les formes espacées.

Sauf la vigne.les arbres fruitiers ne supportent pas un excès d'engrais.

De l’eau, de l'humidité atmosphérique et des arrosements. — Après le sol, l’eau est l'agent dont l’action est éminemment essentielle et dont

Je cultivateur intelligent doit étudier très attentivement les effets. L'action de l’eau doit être considérée commeagent principal de la nutrition et. à l’état de vapeur dans l’atmosphère, en raison de l'influence utile ou délétère qu'elle peut exercer sur la végétation.

La quantité d’eau dont le sol a besoin doit être déterminée en raison de l’état de la végétation; elle doit aussi être proportionnée à la température et être d'autant plus abondante que celle-ci est plus élevée.

Les qualités du sol doivent aussi entrer en ligne de compte dans l'appréciation du degré d'humidité; les terres légères et poreuses devront être beaucoup plus fréquemment arrosées que les terres argileuses ou compactes.

| Dans les serres, où les arbres ne subissent pas l'influence si utile des brouillards humides du printemps et de pluies d'orage qui stimulent la végétation, il est indispensable d’humecter de temps à autre l’atmosphère au moyen d’une

| petite pompe à main ou d’une seringue. Ces | bassinages doivent nécessairement être en rapport avec l’état de l’atmosphère extérieure.

Il faut arroser et seringuer avec de l’eau dont

| la température est aussi élevée que celle de Pair et du sol où les arbres végètent.

Les arbres cultivées en pots doivent recevoir des arrosements proportionnés à leur force et

| à leur vigueur.

| Les eaux pluviales sont les meilleures pour les arrosements, parce qu'elles sesont chargées, | en traversant les diverses couches de l’atmosphère, de principes favorables à la végétation | et qu'elles contiennent beaucoup d'air et d'acide | carbonique en dissolution. Toutes les eaux. pour | être propres à l’arrosement des plantes cultivées dans les serres, doivent être bien aé-

| rées.

Quelle est l’action de l’eau sur la végétation

de vapeur invisible ?

ARBRES FRUITIERS

On à toujours pensé que la transpiration des plantes atteint son maximum d'intensité quand l’air est sec, et qu’elle diminue à mesure que la quantité de vapeur aériforme augmente. Il semble, au contraire, résulter des expériences faites en Angleterre par M. le D'. Mac Nab.

qu'au soleil, les plantes transpirent le plus dans une atmosphère saturée d'humidité ; à l'ombre, la transpiration cesse quand l’atmosphère est chargée de vapeur d’eau.“

L'air contient toujours une certaine quantité de vapeur d’eau, même dans les plus grandes sécheresses. Son humidité, dans les serres. exerce sur la végétation une action très importante. Une serre est plus ou moins bonne, suivant qu'il est plus ou moins facile d'y maintenir le degré d'humidité atmosphérique le plus convenable à la prospérité des végétaux qui y sont cultivés.

Dans la culture forcée des arbres fruitiers, un excès d'humidité atmosphérique est le plrs souvent indispensable, parce que ces plantes se trouvent dans un état de croissance très rapide et que, dans ces circonstances, cet excès d'humidité favorise la végétation. Même pendant la floraison, lorsque la transpiration n’est pas encore devenue très active et que le bassinage des rameaux fleuris ne peut pas avoir lieu comme avant, il est très utile de jeter de l’eau dans les sentiers et de seringuer les murs, pour entretenir dans l'atmosphère cette moiteur si favorable.

Cependant une humidité atmosphérique abondante trop prolongée. surtout lorsque le soleil reste longtemps caché par les brouillards, nuirait à la végétation, en produisant une sorte d’étiolement, d’affaiblissement. En outre. lorsqu’elle n’est pas proportionnée à la température

et que celle-ci est trop peu élevée, l'humidité

constante favorise le développement de moisissures, ce que l’on doit toujours éviter en ouvrant plus ou moins les ventilateurs, lorsque le temps le permet.

De la ventilation des serres. — Les plantes cultivées dans les serres exigent, aussi bien que les animaux retenus dans des lieux fermés, le renouvellement continuel de l’air qui les environne. Celui-ci devrait avoir lieu aussi souvent que possible. ou plutôt, dans le cas spécial qui nous occupe, la ventilation des serres devrait être établie de manière à mettre constamment à la disposition des plantes un air frais, renfermant en quantité suffisante de l’oxygène ou de l'acide carbonique, suivant les circonstances. Mais pour atteindre ce résultat, est-il nécessaire et utile, principalement au cours de liver.

d'ouvrir des ventilateurs et surtout de produire des courants d’air ?

Non. Dans la plupart des serres, Les vitres se joignent et se recouvrent d'une manière imparfaite: l’air chaud devenant beaucoup plus léger que l'air froid, il peut échapper insensiblement et se renouveler assez promptement. pour maintenir à l’état normal les organes respiratoires. Pendant l'hiver, quand elle produit un courant d'air froid. la ventilation est extrêmement nui-

.|sible ; en effet, lorsque l’air extérieur est admis lorsqu'elle se trouve mêlée à l'air sous forme

.dans une serre dont l'atmosphère est humide. .cet air, dans les circonstances ordinaires. est

r AN re F | à <

AR AE et ol de chier CUS GS 4 19:

ARBRES FRUITIERS

beaucoup plus froid que celui avec lequel il vient se mélanger; l’air humide et chaud se »précipite au dehors par les ventilateurs supé- »Tieurs, et un air froid et sec vient prendre »Sa place. Ce dernier enlève rapidement une »partie de leur humidité aux plantes et donne “ainsi à leur constitution un choc soudain qui ,ne-peut manquer d’être nuisible.“ (THÉORIE DE L'HORTICULTURE, par le Dr. LiNDLE y.)

IL n’est donc pas permis d'ouvrir, au milieu de l’hiver, les ventilateurs à toutes les heures de la journée. Pour produire le meilleur résultat possible, ce renouvellement de l'air devrait être obtenu par l'introduction continuelle d’une certaine quantité d'air chaud, qui fût en même temps chargé de vapeur aqueuse dans une proportion convenable.

C’est ce qui nous a conduit à imaginer le ventilateur à air chaud longuement décrit dans notre ouvrage spécial sur la Culture artifciclle et forcée des arbres fruitiers.! Ce ventilateur est surtout applicable dans les petites installations pour les forceries de hautes primeurs. Là où un appareil plus puissant devra être mis en œuvre, on pourra employer plus avantageusement le ventilateur à air chaud d'Ormson.

De la lumière. De la saveur des fruits. — L'absence de lumière diminue l’activité vitale chez les végétaux. Pendant la nuit, les plantes ne transpirent presque pas, ne décomposent | à plus l’acide carbonique, ne s’assimilent plus le carbone. Cette espèce d’assoupissement périodique, destiné par la nature à réparer les déperditions de la journée, ne porte aucune atteinte ni à l’action, ni à la force des organes, pourvu toutefois que l’absence de la lumière ne se prolonge pas outre mesure. Faute de lumière, la plupart des végétaux s’étiolent, s’affaiblissent et finissent par mourir.

La lumière a une action considérable sur la

saveur des fruits, qui est leur qualité essentielle.

Lorsque la pêche, l’abricot, le raisin, ete., atteignent leur maturité sans recevoir directement l'influence vivifiante du soleil. la saveur délicate, parfumée qui les distingue, leur manque en grande quantité.

Il faudrait, semble-t-il, planter les variétés de vigne à fruits jaunes ou blancs du côté nord des serres à double versant non directement orientées au levant et au couchant, et les variétés à fruits noirs du côté le plus éclairé. C’est uneerreur.! Les raisins blancs exigent, pour bien muürir, plus de soleil que les raisins noirs. La nature elle-même semble appliquer ce précepte: on voit en effet que le feuillage des vignes à fruits noirs ou bleus est beaucoup plus ample et plus dense que celui des raisins blancs.

Certains fruits, dont le bouquet est très fortement prononcé, les melons par exemple, conservent toujours plus ou moins de saveur, même dans des circonstances comparativement défavorables. Cela dépend, dit-on, de l’habileté du jardinier, mais cette habileté consiste surtout à profiter des circonstances favorables, notam-

1 Voir les SERRES-VERGERS. — Traité complet de la culture forcée et artificielle des arbres fruitiers, Quatrièm: édition. — Gaul, Au. Hosts.

ARBRES -FRUITIERS

ment de la présence des rayons solaires, T'air,

la chaleur et surtout la lumière solaire, donnent le parfum, la qualité aux fruits.

Arbres fruitiers. — (Culture en pots.) — On s’imagine que les arbres fruitiers cultivés en pots ou en vases, ne sont élevés de cette façon que pour être forcés et qu'il s’agit par conséquent d’une culture forcée. On cultive ainsi, il est vrai, quelques pieds de pruniers mirabelle, de cerisiers et de figuiers, dans les serres à forcer, en France et notamment à Versailles ; mais c’est l'exception. Ces arbres ne sont élevés en pots que parce qu'on trouve inutile de leur consacrer des serres spéciales, attendu qu'ils peuvent fructifier dans les serres déjà occupées par des vignes ou des pêchers.

Les arbres en pots peuvent être forcés, maïs ne doivent pas l'être. La culture en pots (sans chaleur artificielle) est une culture d’amateur, très simple, à portée de toutes les intelligences comme de toutes les fortunes, et dont le pro-. duit ne constitue pas le seul agrément. Elle n’entraine qu'une dépenseinsignifiante etn’exige pas un long apprentissage.

En Angleterre, ce système a été promptement adopté dans ces dernières années. Les Orchard- Houses ou les Serres-Vergers y sont déjà construites en grand nombre. Un horticulteur disting ué, feu Thomas River S de Sawbridgeworth,

15 lieues de Londres, s’est rendu célèbre dans ce genre de culture. Cependant la culture en pots des arbres fruitiers n’est pas à proprement parler une innovation de notre époque. Des la fin du XVIIIe siècle, un savant pomologue allemand, Diel, auteur de divers ouvrages” estimés sur l’arboriculture fruitière, avait jugée digne d'attention.

La culture en pots acquiert une haute importance quand on à en vue l’obtention de variétés nouvelles par le croisement. On sait que, pour obtenir des résultats positifs, l'isolement des individus constitue une des conditions essentielles de réussite, condition qui ne peut être. réalisée avec facilité que lorsqu'ils sont cultivés en pots.

Au point de vue de l’amélioration des races de fruits. ce mode de culture offre encore cet immense avantage, qu'il accélère d’une manière étonnante la mise à fruit des arbres. |

Pour ce qui concerne la production,ce nouveau système de culture des arbres fruitiers n’est pas plus une utopie que les formes régulières" et les autres perfectionnements de la taille. Lam culture des arbres fruitiers en pots ou en vases au point de vue ornemental, présente également le plus grand attrait; très appréciée en Angletere, elle est appelée à jouir de la même vogue sur le continent. En effet, il est possible de “cultiver. en pots et en caisses, des pêchers: des abricotiers, des cerisiers, soiten pyramides: soit à tiges d’un mètre ou d’un mètre ct demi de hauteur, et de leur former une couronne aussi régulière, d’une verdure aussi riche; aussi fraîche que celle des arbustes exotiques dont on décore partout, durant l'été, l’avenue du château ou les allées des par terres.

Sous notre climat variable, l'hiver est parfois très rigoureux et, si tous les arbres ne Me |

ARBRES FRUITIERS

pas alors saccagés Jusqu'à terre, presque toujours le jeune bois est détruit et avec lui toute la récolte future. Le véritable amateur éprouve alors une déception qu'il faut considérer comme un malheur, parce qu’elle mène presque toujours au découragement. À cet amateur surtout, il faut recommander la culture en pots, culture artistique, pleine de charmes et qui décuplera ses jouissances, s’il peut disposer d'une cour vitrée ou mieux d’une petite serre, laquelle d’ailleurs n’exige pas impérieusement un chauffage ; alors il dirigera à son gré la fructification de ses arbres et la récolte sera toujours régulière et certaine.

La culture en pots permet de retarder les fruits avec une grande facilité, puisque rien n’est plus aisé que de soustraire les arbres, au milieu de l’été, à la chaleur et à la lumière solaire, pour ne les y remettre que plus tard dans les conditions favorables à la maturation des fruits. Cette culture tardive peut constituer une spéculation tout aussi lucrative que la culture forcée. d'autant plus que par la culture Sous abri vitré ou en serre-verger, on peut toujours compter sur une récolte certaine.

inconvénients. Ceux-ci résultent de ce que les racines se trouvent renfermées dans un espace restreint et ne peuvent se développer en liberté. Elles sont dès lors obligées de revenir sur ellesmêmes, en restant appliquées contre les parois du vase et en s’enchevêtrant les unes dans les autres. D'autre part, la quantité de terre mise à la disposition des racines est souvent insuffisante. et les principes nutritifs qu’elle renferme Sont rapidement épuisés. On peut combattre cet appauvrissement rapide du sol par des arrosements à l’engrais liquide, de même que lon peut aussi diminuer les effets du premier inconvénient signalé, en enterrant à moitié les vases dans le sol d’une plate-bande convenable- | ment préparée.

Empotage. — $ I. — Du choix des arbres. — I] faut donner la préférence à de jeunes écussons d’un an. L’emploi d'arbres de quelques années de | développement ne peut donner de bons résultats que lorsqu'ils ont été soumis préalablement

chaque année à une déplantation systématique | qui à fait ramifier leurs racines et qui leur a fait produire un chevelu abondant. La taille |annuelle des racines, le raccourcissement de {celles qui sont trop grosses ou trop allongées, la plantation dans un sol poreux, fertile et triche en humus, des arrosements réguliers t durant le cours de la végétation. tels sont les moyens de provoquer cette formation du chevelu. En règle générale, lorsqu'il s’agit de mettre en pots des arbres déjà formés, quoique jeunes, {la première condition de réussite, c’est que les Lracines soient suffisamment subdivisécs, sans \trop s'étendre, car alors il faudrait les ractcourcir, ce qui, sans empêcher précisément la treprise, les arrêterait dans leur croissance et re- |tarderait la fructification.

| SIL. — De l'époque de la mise en pots. — La plantation doit se faire toujours à l'automne,

\lorsque la chose est possible; à cette époque.

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la faible chaleur que possède encore la terre DICTIONNAIRE D 'HORTICULTURE.

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— ARBRES FRUITIERS

détermine presque immédiatement la naissance de nouvelles racines. Elle peut se faire d’ailleurs aussi longtemps queles arbres ne sont pas en sève; seulement, il ne faut, dans ce eas.

prendre que des sujets bien pourvus de racines et, lors de la pousse, laisser les arbres plus longtemps sous abri vitré.

S ILE. — Du sol. — La terre à employer pour l’'empotage doit être substantielle, perméable et un peu argileuse, quoique légère. Ce qu'il y a de meilleur, c’est la pelletée supérieure d’une bonne prairie, retirée quelques mois à l’avance et mise en tas pour que les gazons se décomposent. Si elle ne contient pas assez d’humus. ou si elle est trop compacte. on y ajoute un peu de terreau de feuilles ou du sable en proportion convenable. Cette terre est mêlée d’un tiers de bouse de vache décomposée:; à défaut de celle-ci, on peut, à la rigueur, faire usage de tout autre engrais bien décomposé; il est recommandable de faire avant tout provision d'engrais de vache pour le laisser vieillir. Les engrais concentrés, tels que les os pulvérisés, seront également de puissants auxiliaires. Les arbres à fruits à noyau aiment une terre un

Ce mode de culture présente cependant des | peu calcaire; pour eux surtout, les boues de

rues pourront être employées avec avantage.

Le compost doit être mélangé également, mais pas trop intimement; s'il s'y rencontre des fragments gros comme un œuf de pigeon, cela ne vaut que mieux ; il ne s’agit donc nullement de tamiser la terre, comme le font certains jardiniers trop méticuleux.

S IV. — Des pots et des vuses. — La poterie doit être poreuse. c’est-à-dire laisser suinter lentement l’eau qu'on y verse. Les pots vernis. soit intérieurement, soit extérieurement. ne valent absolument rien, au moins pour y cultiver des plantes. La forme des pots a aussi son importance. Il ne faut jamais prendre des pots cylindriques, ceux qui sont plus étroits du bas valent le mieux. Il faut aussi que la paroi intérieure soit bien régulière, pour que la motte ne se divise pas et qu’une partie des racines ne soit pas arrachée lorsqu'on veut changer un arbre de pot.

Le fond du pot doit être percé d’un ou de plusieurs trous pour faciliter l’égouttement et permettre, dans certains Cas, aux arbres très vigoureux d'émettre des racines au dehors.

Les pots les plus grands ne doivent pas dépasser 45:à 50 em. de diamètre; en Belgique.

on emploie, au lieu des très grands pots, des cuves en bois de chêne. Il n’est pas recommandable d'utiliser des pots de plus de 35 em Les arbustes cultivés dans des vases de dimensions supérieures ne sont pas maniables. et perdent ainsi leur caractère essentiel.

S V. — De la mise en pots. — Dans les grands pots, il faut mettre une couche de 2 à 5 cm. au moins de tessons, suivant la grandeur du vase, et en fragments assez petits. On peut employer aussi du mâchefer ou des cendres de houille.

Il ne faut pas laisser trop longtemps Îles arbres avec leurs racines nues à l’air. Les racines menues, très déliées. s’altèrent rapidement au contact de l'air; lorsqu'elles sont détruites par l’une ou l’autre cause, l’arbre doit

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ARBRES FRUITIERS

en émettre de nouvelles sur les racines plus grosses et cela se fait au détriment de la croissance.

Avant de mettre l'arbre dans le pot, il faut examiner les racines, retrancher les mauvaises, rafraichir la blessure de celles qui auraient été endommagées par la déplantation. Le collet de l'arbre doit se trouver à peu près à 3 cm. en dessous du bord du pot. Lorsque le sujet est mis en pot, il faut qu'il reste au dessus du sol un vide suffisant pour un bon arrosement. L’empotement terminé, on donne immédiatement un arrosement copieux, qui imprègne toute la terre et lui fait prendre corps avec les racines.

Les arbres nouvellement empotés peuvent rester dehors sans inconvénient jusqu’à l’arrivée des grands froids; toutefois, si l’arrière-saison était très pluvieuse, il serait de beaucoup préférable de les placer sous un hangar éclairé ou bien dans une cour vitrée, et mieux encore dans une serre spécialement destinée à cet effet, que l’on est convenu d'appeler une serre-verger.

S VI — De la taille. — Il s'agira ici uniquement des amputations que lon fait subir aux jeunes arbres nouvellement mis en pots.

La taille peut être effectuée pendant toute la durée du repos de la végétation, mais dans Île plus grand nombre de cas, on taillera dès le mois de novembre.

Des soins généraux de culture à l'air libre.

SI. — De l'emplacement à donner aux arbres. — De l’enterrage des pots. — Les arbres ne seront transportés à leur emplacement définitif qu'après leur floraison. Autant que possible, cet emplacement sera abrité contre les mauvais vents et suffisamment éclairé par le soleil. On n’est pas d'accord sur le point de savoir s’il faut ou non enfoncer les pots à une certaine profondeur dans le sol. IL y à, dans toutes les circonstances, utilité à enterrer plus ou moins les pots, au moins durant la partie la plus chaude de l'été, et ce dans le seul but de prémunir les racines contre l’ardeur desséchante des rayons solaires.

L’enterrage des pots produit souvent un effet défavorable sur la qualité des fruits. Ainsi, dans les pays septentrionaux, où la chaleur de l'été est moindre et n’a pas autant de durée qu'en Belgique, par exemple, la saveur des fruits est altérée lorsque les pots sont plus ou moin$ complétement enterrés.

S II. — Des arrosements. L'arrosage doit se faire à la main et les pots doivent être arrosés un à un. Quant à la quantité d’eau à donner à chaque arbre, cela dépend évidemment de leur croissance plus ou moins vigoureuse, de la chaleur du moment, de la saison, ete. Les arrosements seront d'autant plus fréquents que les pots seront plus petits.

En règle générale, les plantes cultivées en pots ou vases doivent être visitées tous les jours, mais on ne doit donner de l’eau qu’à celles qui en ont besoin. De juin jusqu’en septembre, durant les chaleurs, il faut arroser de préférence le soir; à l’arrière-saison il faudra diminuer les arrosements.

Il est recommandable de recouvrir la surface du sol dans les pots d’une couche de fumier d'écurie à demi décomposé. Cette couche, qui

droit, dont la tige ne dépasse pas 1 m. 60; cette L

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n'a qu'une faible épaisseur, suffit pour empêcher la surface de La terre de se durcir et y maintient une certaine fraicheur.

La meilleure eau à employer est l’eau de pluie; puis vient l’eau de rivière ou des petits cours d'eau, et en troisième lieu, l’eau de puits. \

Quant aux engrais liquides. on en fait un fréquent usage dans la culture en pots. En général, il vaut mieux les employer trop faibles que trop La forts.

Les seringages débarrassent les feuilles de Ia poussière qui les recouvre et rafraichissent les plantes apres une journée de forte chaleur. Règle générale : il ne faut jamais mouiller les feuilles d’une plante frappée par lés rayons du soleil.

S III. — Du rempotement et du renouvellement partiel de la terre. — De la taille des racines. —. Le sol des vases s’'appauvrit rapidement. On remédie à cet inconvénient par un renouvellement partiel de la terre, renouvellement qui se fait tous les ans pendant le repos de la végétation. Cela se fait uniquement pour les arbres ayant déjà une certaine dimension et dont les pots ou caisses ont 40 cm. de diamètre ou plus.

Lors du rempotement, il faut supprimer sans.

hésiter toutes les racines éenchevêtrées qui contournent extérieurement la motte. Il y à aussi utilité à enlever le plus possible de terre à cette motte, c’est-à-dire en grattant celle-ci au moyen d’un bâton pointu ou même plus simplement avec les doigts.

S IV. — De la conduite et de la formation des arbres. — Pour réussir dans ce système de cul-« ture, il faut, en général, que les arbres soient élevés en pots dès leur plus tendre jeunesse.

La taille que l’on devra opérer la premrèrem année sur des écussons d’un an, dépend de la forme que l’on désire faire prendre aux arbres. On peut les élever en cowronne, en pyramide, en“ colonne, en buisson, en spirale, et même en espazlier ; cette dernière forme cependant ést peu re= commandable. |

Du fuseau. — C’est tout simplement une tige munie latéralement de productions fruitières ramifiées. Le pincement répété est ici de rigueur pour obtenir des arbres productifs et bien formés:

Les pots n'auront pas plus de 20 em. de dia mètre. On choisira des écussons d’un an de 80 cm à 1 m. de hauteur et munis de courtes ramifi= cations, brindilles ou dards. Lors de la mise en. pots, les ramifications latérales sont laissées entières, si elles sont courtes ; les autres seront arrêtées au dessus des deux premiers bons yeux: La tige ne sera raccourcie que d’un quart etseule= ment lorsqu'on craint que les productions laté=. rales ne restent inactives. Durant l'été, on pra: tiquera soigneusement le pincement court et.

répété, et, dès l’année suivante, la plus grande | partie des petits arbres ainsi traités marques | ront fruit.

La forme en colonne n’est que Le cordon |

tige est munie sur toute cette longueur de ra- | meaux à fruits très courts. Les fruits, dans cette | forme, sont mieux exposés au soleil et à l’a | et sont, par suite, plus colorés, plus savoureux que sur les pyr amides. Les pieds destinés à cette |

forme pourront être laissés plus longs lors de

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première taille que ceux dont on se propose faire des pyramides. On les taillera à 60 70 em. de hauteur. Ceux qu’on laisserait incts, sans les raccourcir, se mettront à fruit médiatement.

De la pyramide. — Cette forme n'est recomndable que pour des arbres d’une certaine nension. La pyramide ne doit pas trop s’élar- : et sa hauteur ne doit pas dépasser 2 m.

Les arbres qu'on voudra soumettre à la forme pyramide seront taillés, la première année plantation, à 40 ou 50 cm. de longueur d’aès leur force. Pendant le cours de la végéion, on veillera à maintenir, à l’aide du pinment, la même vigueur entre tous les bourons et à conserver la prééminence du bouron terminal.

De la forme en couronne. — Ces arbres doivent ‘e formés à demi-tige. c’est-à-dire qu’on doit sser leur tige s'élever à 1 m. 20 avant de comncer la couronne. On formera celle-ci sur 4 » ramifications principales et, durant tout cours de la végétation, on aura fréquemment “ours au pincement.

Il ne faut pas forcer les arbres à former trop pidement leur tige, en supprimant tous les meaux latéraux à mesure qu'ils se dévepent. La tige s’allonge vite ainsi, mais elle prend pas de vigueur et elle reste faible.

Du cordon en spirale. — Pour obtenir cette me. on emploie des tuteurs en fer, tournés en rale, que l’on fixe dans la terre du pot. Les is de la spirale ne peuvent pas être rapochés de plus de plus de 25 à 30 em.; ils ivent aller en s’élargissant vers le bas, de ‘on à présenter un aspect pyramidal.

Les jeunes arbres qu’on veut conduire sous te forme sont plantés dans des pots, et direcnent attachés au tuteur en spirale, sans qu’il it nécessaire d’en tailler l'extrémité. Tout au ins peut-on leur laisser une très grande loneur, notamment aux sarments de la vigne.

ns être obligé de les raccourcir de beauup.

Pour former des buissons, il faut tailler sur pt yeux environ; on obtiendra sept branches, à se dirigeront dans tous les sens et qui foront la charpente; s’il s’en développe moins.

faudra pincer pour les faire ramifier.

Des arbres-miniatures. — Sous ce nom, on Signe les arbres fruitiers réduits aux formes plus restreintes, les seuls qui soient propres figurer sur la table. A la fin de l'automne, on ipote des sauvageons de moyenne force et on hiverne à l’abri de la gelée. A l’époque du emier mouvement de la sève, ou plutôt s’il git d’une culture forcée ou avancée, ces sujets né greffés en fente à 7 ou 8 em. de distance L Sol. S'il s’agit de poiriers ou de pommiers, emploie de préférence pour greffons les exmités des brindilles ou même des rameaux uronnés. Ce procédé réussit également pour s arbres à fruits à noyaux, en prenant cer- Ines précautions. Dans ce mode de culture, | devra, aussi bien que pour les autres formes, Courir fréquemment au pincement, pour obli- 1 la plante à se ramifier et l'empêcher de ‘endre trop de developpement.

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Les pêchers et abricotiers en miniature s’obtiendront en mettant en pots de 10 à 12 em.

des jeunes pieds de prunier Damas noir. Lorsqu'ils sont enracinés, l'hiver suivant, on les greffe durant le mois de janvier et on les place. sous châssis, sur une couche chaude. Dès que la plante a quatre feuilles, on en pince l’extrémité en ne laissant que trois feuilles. Les petites ramifications sont pincées à leur tour sur une feuille et ce pincement sévère ne doit pas discontinuer aussi longtemps que l’arbre pousse. Vers le mois de mai, on change l’arbre de pot : on lui en donne un de 15 em. environ; quelques semaines après, on le rempote de nouveau et on le met dans un vase de 20 em. C’est le plus grand qui lui sera donné. Les petits arbres v fleuriront dès l’année suivante et pourront porter 3. 4 et même 5 fruits.

Arbres fruitiers. (Culture retardée). — On entend par culture retardée. l’art de prolonger la saison de certains fruits en dehors de l’époque ordinaire de leur maturité. Les espèces fruitières qui se prêtent le mieux à la culture retardée, sont le pêcher. l’abricotier et la vigne. Les essais peuvent être également tentés avec chance de succès sur certaines variétés de cerises et de prunes.

Pêécher.—La culture tardive du pêcher présente certaines difficultés. principalement à l’air libre, à cause de la température trop basse (129 en moyenne en octobre, 6 à 70 en novembre), de l'humidité atmosphérique plus abondante, des brouillards fréquents et surtout de la faiblesse de jour en jour plus grande des rayons du soleil. Quelques-uns de ces inconvénients peuvent être aisément combattus en construisant devant les espaliers une serre mobile, dès que la température n’est plus assez élevée. Au moyen d'un chauffage mobile, il sera facile de régler à volonté la température et par cela même d’accélérer ou de retarder la maturité des fruits au fur et à mesure des besoins. On pourra de même augmenter ou diminuer à volonté l'humidité atmosphérique.

Il n’y a que la lumière solaire dont on ne puisse pas reproduire artificiellement l’action stimulante. Il faudra donc profiter de toutes les circonstances pouvant favoriser cette action. Ainsi les espaliers doivent être toujours exposés au plein midi. L’inclinaison des châssis sera autant que possible de 58" pour les variétés dont la maturité a lieu vers la mi-octobre. de 630 lorsque les fruits ne doivent mürir que dans le commencement de novembre, et ainsi de suite.

Une autre opération importante, est l’effeuillage, qui doit se faire graduellement; on doit la commencer quelque temps après que les fruits ont formé leur noyau. On continue à la pratiquer avec modération, et on l’achève entièrement quelques jours avant d'établir les serres devant les espaliers.

Par ce mode de culture. il devient très facile de retarder la maturité des pêches de moyenne saison, telle que la Double montagne (Nobless), la Madeleine rouge (Royal Georges) et la Grosse Mignonne, ainsi que de toutes les variétés de brugnons et de nectarines de moyenne salson.

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Mais ce sont surtout les pêches tardives, spécialement les pavies. quisont propres à ce mode de culture. Les pêches ou pavies américaines: Tardive de Baldwin, Orqueil de l'automne, Turdive de Gaither, Thomas’ November.maürissent vers la fin d'octobre, dans leur pays (à Augusta). On pourra les faire mürir à la mi-novembre et même plus tard.

Abricotier. — La saison de l'excellent Abricotpêche peut être également prolongée de plusieurs semaines. Cette variété mürit vers le commencement du mois d'août; on peut l'obtenirencorerelativement bonne au milieu du mois d'octobre. A cet effet, quelques pieds bien chargés de fruits peuvent être enlevés de la serreverger et placés dehors au pied d’un mur du côté du nord. Ceci doit être fait vers la fin de juin. Dans la première semaine de septembre, on les rentre dans la serre et leur fruits muüriront successivement jusqu'en octobre.

Vigne. — Les variétés de vignes préconisées en Angleterre pour la culture retardée sont:

Muscat d Alexandrie, Gros Maroc, Lady Downe’s seedling, Gros Guillaume, Gros Colman, Black Alicante et Raisin de Calabre.

Voici la marche à suivre dans cette culture:

Les panneaux de la serre sont placés sur la vigne seulement au mois de mai et on ne les y maintient que jusqu’après la formation du raisin. Pendant cette période, la serre n’est pas chauffée; il suffit d'y concentrer la chaleur solaire en tenant les châssis constamment fermés.

La température peut atteindre jusqu'à 300, sans qu'il soit nécessaire de donner de l'air. Dès que la fécondation a eu lieu, on ouvre peu à peu les ventilateurs ou bien les châssis, pour habituer progressivement les vignes à l’air, et quelque temps après, par une journée couverte, on enlève le vitrage.

Celui-ci est replacé en octobre par une journée claire. A partir de ce moment, la température doit être maintenue à un degré modéré.

Au besoin, il faudra chauffer.

Ainsi traités, les raisins atteignent leur maturité vers la fin de décembre ou vers lenouvel an. Le fruit, une fois qu'il est bien mûr, se conserve parfaitement sur pied jusqu’en mars. Il suffit d’ergpêcher la gelée de pénétrer dans la serre; il faudra aérer autant qu'il sera possible, pour dissiper l'humidité et enlever les grains qui commencent à se gâter sur les grappes.

Le procédé que nous venons de décrire n’est pas celui adopté aujourd'hui par les viticulteurs sous verre en Angleterre.

Pour les vignes cultivées d’une facon permanente en serre et destinées aux récoltes tardives, on préconise des constructions spéciales où l’on peut maintenir une température égale et une atmosphère sèche, une fois la maturité du raisin obtenue. à

Sous le climat brumeux de l'Angleterre tous les raisins tardifs doivent être mûrs à la fin de septembre. Ceux qui arrivent à maturité après cette époquenesont plus d’aussi bonne qualité.Le Gros Colman forme exception à cette règle, plus il mûrit tardivement. mieux il se garde. Barron, dans son Livre sur la Culture de la Vigne en

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Serres ! (4° édition), donne les conseils suivants sur l'aménagement des serres à vignes tardives. - On ne doit pas tenir le sol trop sec, dit M. Barron, comme on ie faisait généralement autres fois ; les racines des vignes sont toujours actives « et cette sécheresse artificielle leur est nuisible ; sans être avantageuse au fruit, car plus long-. temps on peut garder le feuillage frais et vert. | mieux les grappes se conservent. Il ne faut done pas hésiter à arroser le sol, au pied des vignes, à la maturité complète des fruits; mais il faut donner beaucoup d’air jour et nuit et maintenir par le chauffage une température régulière 4 d'environ 80. !

Arbres fruitiers. (Culture sous verre en serre froide ou sous abris vitrés.) — Généralités. — Len seul moyen efficace pour obtenir, dans les ré gions du nord, des récoltes certaines et régu lières sur la vigne, le pêcher et l’abricotier. con=« siste à cultiver ces arbres sous abris vitrés. Cen sont des constructions en verre de forme va riable, qui ont pour but de favoriser tantôt la fécondation, tantôt la maturation des fruits. Lan protection que ces arbres exigent contre les in tempéries des saisons et spécialement contre celles du printemps, doivent se prolonger jus qu'à ce que les bourgeons aient assez de fermeté pour supporter sans danger les influences ex térieures, Jusqu'à ce que leurs feuilles soient en durcies pour ne plus avoir à craindre les at taques des pucerons. Alors aussi les fruits sont noués et la récolte est pour ainsi dire assurée Abris et constructions vitrés. — Un premie

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