‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 552 sur 1136 · M. t. 5524 ; FL. D. S. XVI. pl. 1696]. C’est une · texte numérisé non relu

M. t. 5524 ; FL. D. S. XVI. pl. 1696]. C’est une

— GREFFAGE

À priori, il n’est pas possible de déterminer cette affinité, qui ici, comme pour les phénomènes d’'hybridation, n’est pas toujours en rapport avec la similitude des espèces. Aïnsi, il en est de très voisines, comme le Poirier et le Pommier, qui peuvent difficilement être greffées l’une sur l’autre, tandis que la greffe du Poirier réussit sur le Cognassier, l’Aubépine et le Sorbier. L'expérience seule peut done déterminer l’affinité pour le greffage.

D'une manière générale, on ne peut rapprocher par la greffe que des plantes de la même famille. Mais dans une même famille, l’aptitude des différentes espèces à s'associer entre elles est très différente : le Poirier se greffe bien sur le Cognassier, mais l'opération inverse est difficile.

Les plantes à feuilles persistantes présentent encore une particularité: tandis que les espèces à feuilles persistantes peuvent être greffées facilement sur des espèces à feuilles caduques de la même famille (Photinia sur Cognassier, Laurier-Cerise sur Merisier-à-grappes et Merisier-des-oiseaux), on ne parvient qu’exceptionnellement à greffer les arbres à feuilles caduques sur ceux à feuilles persistantes.

Quoique associés par la greffe, le sujet et le

greffon gardent chacun leur nature spécifique et il n’y à aucune union interne des éléments cellulaires de l’un et de l’autre. La démarcation des deux est bien nette chez les arbres greffés lorsque le sujet et le greffon ont des bois de couleur différente.

| Jusqu'ici on ne connaît d'influence réelle du greffon sur le sujet que chez les Abutilons | panachés greffés sur Abutilons verts : la panachure se transmet au sujet; cette particularité n’est pas expliquée. Quant à l'influence du sujet sur le greffon, elle est évidente et: s'observe facilement dans les pépinières et les Jardins. La vigueur, la durée et même la qualité des fruits de nos Poiriers et de nos Pommiers varient avec la nature des sujets sur lesquels ils sont greffés. Ce fait n’a rien d’étonnant, puisque c'est le sujet qui fournit à l’asso- | ciation toute sa nourriture minérale.

Pour que la greffe réussisse, il faut que les tissus de cicatrisation du sujet et du greffon se confondent intimement et rétablissent la continuité des faisceaux fibro-vasculaires (li- | béro-ligneux) de l’un et de l’autre. C’est la rai-

son pour laquelle les végétaux pourvus de cambium, dont les plaies se cicatrisent | par bourrelets, peuvent seuls être greffés. Tels | sont surtout les Dicotylédones et les Gymmospermes. Il est aussi nécessaire que les deux zones génératrices du greffon et du sujet soient juxtaposées aussi bien que possible, afin que les deux tissus cicatriciels se touchent dès l'origine et se réunissent. On comprend de même l'utilité des sections nettes et des ligatures qui fixent le greffon.

La production des tissus de cicatrisation est favorisée par l'humidité, tandis que la dessiccation est nuisible. C’est pour ce motif que toutes les fois que les plaies faites au sujet et

usée que si les deux plantes mises en con- | à la greffe pourraient être exposées à l’air, on tp ésentent certaine affinité physiologique. | les enduit d’un mastic onctueux.

E. Lt.

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GREFFE. Le greffage est une opération qui, consiste à souder un végétal ou une portion de | végétal à un autre qui deviendra son support, et lui fournira une partie de l’aliment nécessaire à sa croissance.

L'opérateur se nomme greffeur ; l’opération dans son ensemble, greffage, et le travail terminé constitue la greffe. Le végétal qui reçoit la greffe est généralement complet et doit puiser sa nourriture dans le sol pour la transmettre à la partie greffée; on l'appelle set. Quelquefois cependant, le sujet est un simple fragment de branche, de rameau ou de racine, en un mot, une bouture ; mais il est de nature à développer lui-même des racines aussitôt le oreffage accompli, aussitôt sa mise en nourrice, sa plantation en pépinière ou en place.

L'autre végétal on le fragment de l’autre végétal,que l’on greffe sur le sujet, devra posséder | au moins un bourgeon ou un œil vif ou latent, etse trouver en bon état, c’est-à-dire ni desséché, ni moisi, ni pourri, ni pénétré d'humidité étran-| gère. On lui à donné le nom de greffon; on l'appelle vulgairement «greffe».

Tout en unifiant leur existence, le sujet et le oreffon conservent chacun ses qualités origi- | naires, ses propriétés caractéristiques, enfin une constitution propre, leurs couches ligneuses

et corticales continuant à se développer sans | délicate produirait un arbre chétif. Si, au

que les fibres et les vaisseaux de l’un viennent s'entremêler avec les fibres et les vaisseaux de l’autre, C’est en quelque sorte l’unité fédérative laissant aux intéressés leur autonomie.

Avec des soins tout particuliers, presque tous |tion si nécessaire à l'existence normale delle les végétaux dicotylédones peuvent être soumis |

au greffage. Jusqu'ici les plantes monocotylédones ont été essayées sans succès. Serait-ce parce que leur structure, où manquent la couche cambiale et le parenchyme cellulaire, n'offre pas la moindre prise à l’agglutination de fragments ainsi rapprochés? Or, sans cette liaison intime, le greffage est impossible.

Le greffage à pour but:

10 De changer la nature d’un végétal en modifiant le bois, le feuillage, la floraison ou la fructification qu’il était appelé à donner;

20 De provoquer l’évolution de branches, de fleurs ou de fruits sur les parties de l’arbuste qui en étaient privées ;

30 De restaurer un arbre défectueux ou épuisé, par la transfusion d’une sève nouvelle, d’éléments sains et vigoureux ;

| d'abord sur le sujet une variété de vigueur n

température. Si la science ne peut formule:

ces conditions d’une manière précise, le tacti greffeur doit savoir y suppléer.

Les lois d’affinité spécifique sont presqu inconnues. Les faits acquis ne peuvent ê que l’objet d’une constatation; aucune théo ne saurait encore en être déduite. Il est cepe dant admis que ces lois d’affinité ont une ct rélation avec les familles naturelles; les ge res qui peuvent être rapprochés par la gr doivent appartenir à la même famille b nique. Il ne s'ensuit pas cependant que #0 les genres, toutes les espèces d’une même fami puissent être greffés l’un sur l’autre, mais, : pétons-le, les espèces à rapprocher par la gr doivent être de la même famille. 4 En principe, il est préférable de rapprocher. par le greffage des sujets ayant entre eux que que analogie de vigueur, d'entrée en vég éte tion, de robusticité. | S'il y avait discordance, il vaudrait miet | à que le greffon eût une végétation moins précoce que le sujet; dans le cas contraire, privé de la nourriture du sol, il s’affamerait vite... Les espèces ou variétés qui sont habituel

volontiers d’un sujet de vigueur moyenne.

Avec un sujet faible, le greffage d’une

traire, le sujet était fougueux en sève, ler tat pourrait être le même, la greffe étant « l'impossibilité d'absorber toute la nourri | fournie par les-racines; l'équilibre de végéta! plante serait rompu.

Lorsqu'il s’agit de vigueur, les inégalitél trop saillantes peuvent être réduites au moyer d’un double greffage ou surgreffage, On g eff

termédiaire; plus tard, c’est elle qui \.

tera le greffage de la variété que l’on propager. | Toutefois, le sujet doit être assez fort por! recevoir la greffe. S'il est chétif, le grefto. se soudera, mais l'arbre futur restera délica A son tour, le greffon doit sortir de rac pure. Sain, robuste, le végétal qui le fournit 1} transmettra la santé, la rusticité.

Pour toute sorte de greffage, il est indisp sable que les deux parties greffées aient. { communication intime, non pas leur épidern) ni la moelle, mais leur zone génératrice, . ces

40 De rapprocher sur la même souche les deux sexes des végétaux dioïques, afin de faciliter la fécondité de l’espèce, ou de rendre staminée la plante pistillée et réciproquement;

50 De conserver, de propager un grand nombre de variétés d'arbres d'utilité ou d'agrément qui ne sauraient être reproduites par aucun autre procédé de multiplication.

Conditions de succès du Greflage. — L'habileté de l'opérateur compte pour beaucoup dans le suecès de la greffe. Mais il est d’autres conditions essentielles à la réussite, et qui sont en quelque sorte les règles du greffage. Telles sont l’affinité entre espèces, la vigueur des deux parties mises en contact, leur état de sève, leur rapprochement intime, la saison, la

à-dire les couches nouvelles et vives dili | et de l’aubier, dans le tissu desquelles Gran) Le la sève. La liaison ne s’accomplit bien CURE de cette condition. : | La multiplicité des points de contactfe rise une soudure plus complète, qui Ed encore par la similitude de contexture em | greffon et le sujet, principalement en ce ( regarde la nature herbacée ou RS à tissus. En: | Une précaution à prendre, et qui a sa 1f ï son d’être, consiste à ménager un ®il au SU} et un œil au greffon, à leur point de joncti| Il en résultera des bourgeons d'appel teront l'union des De et des 5 posées.

0 ECS |

| .. GREFFE

PE

). Enfin, la prompte agglutination des parties lest une conséquence de l’habileté del’opérateur, qui saura éviter les plaies ou les aviver et les soustraire à l’action des agents atmosphériques. | Saison du Greffage. — En principe, le grefti ise doit être pratiqué pendant que la sève lest en mouvement. Lorsqu'on opère au printemps, on a soin de choisir le moment où la sève se réveille; à l'automne, c’est avant qu'elle entre en léthargie. Pendant l'été, on évitera la phase où le liquide séveux est trop actif. Pour toute sorte de greffage, avons-nous dit, L est bon que le sujet et le greffon soient ans un état de sève à peu près analogue, la formation du tissu cicatriciel ou de soudure en sera mieux assurée.

| La saison du greffage en plein air est debuis le mois de mars jusqu’en septembre.

Nous parlons en général; dansles pays chauds, a végétation commence un mois plus tôt. Aïlleurs, certains végétaux conservent leur sève

met de retarder quelque peu le greffage d'auomne.

| Une atmosphère calme, sans hâles dessé- Chants, plutôt chaude que pluvieuse ou froide, est avantageuse au succès de l'opération. La thaleur dans certaines limites, excite le fluide | ourricier; le froid l’engourdit.

| Pendant les gelées d'hiver, la greffe — nous | ntendons la greffe avec soudure immédiate — m'est possible qu’à l’abri d’un verre protecteur. | a chaleur factice et les combinaisons de l’horliculteur y excitent et entretiennent la végétaion au degré voulu. Le greffage sous verre, pratiqué dans la serre à multiplication, ou sous loche, ou dans une bâche, se fait habituelement de janvier en mars et de juillet en ponte

| Sous les tropiques, où la végétation est pour -insi dire permanente, le greffeur devra éviter a période des grandes pluies et, si possible, la )eine saison des chaleurs excessives.

| Matériel du greffage. — Des outils simples, 1ommodes, tenus en bon état de propreté. pourus de lames bien acérées, seront préférés aux anstruments compliqués, à plusieurs lames, ou érissés de parties saillantes qui peuvent blesser larbuste et l'opérateur.

| L'outil à lame fixe présente plus de fermeté ‘ans le manche; mais un instrument à lame fer- Jante est plus facile à transporter.

| Le couteau-greffoir, la serpette, le couteau à rreffer, le sécateur, la scie, sont indispensables É travail du greffage; nous passons sous since les instruments de second ordre ou de intaisie : gouge, métro-greffe, machines comnées, etc.

Les outils doivent être entretenus avec soin, fl bon état de service et de propreté.

| Il ne faut pas négliger d’affiler souvent les mes tranchantes: les coupes vives et saines Yorisent la cicatrisation des plaies.

| Presque tous les systèmes de greffage exigent ne ligature qui rapproche les tissus écartés et yS écorces soulevées, qui resserre les parties {ndues et fixe le greffon sur le sujet.

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lusqu’en octobre et en novembre, ce qui per-.

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GREFFE

On emploie généralement la laine filée, Le coton filé, le raphia, lorsqu'il s’agit d'opérations délicates par l’état de tendreté ou de ténuité des parties rapprochées. Le feuillage des Typhacées, Spargaine ou Massette, préparé, séché à l'ombre, puis mis au frais au moment de son emploi, est utilisé dans les exploitations où l’on recherche l’économie de la dépense, par exemple lorsqu'il s’agit d’écussonner de grands carrés de pépinière à écussons. Les lanières de raphia, enatte du Brésil ou de Madagascar», ou du liber de Tilleul, dit enatte de Russie», conviennent aux greffages par rameau, aux opérations pratiquées sur de fortes tiges.

En résumé, les meilleures ligatures sont celles qui ne peuvent s’allonger ni se retirer sous les influences hygrométriques, et qui sont douées d’une certaine élasticité leur permettant de se prêter à l'accroissement en diamètre du sujet.

Plus le sujet sera gros, plus solide devra être le lien.

Dans les greffages où l'écorce seule a été soulevée, il suffit de rapprocher les couches corticales et de brider le greffon sans le comprimer et sans couvrir l’œil ou bourgeon de la greffe. |

L'application du lien se fait avec les deux mains. On le roule en spirale autour de la partie greffée, en serrant le lien à chaque tour, surtout au premier et au dernier, plus disposées à se relâcher. Les spires sont plus ou moins rapprochées; l’essentiel est qu’elles maintiennent ferme la greffe. La force de tension s’accroit avec des spires rapprochées et diminue si l’on superpose plusieurs tours de ligature.

Le lien qui vacille quand on passe le doigt dessus n’est pas suffisamment tendu; alors on le serre à nouveau.

Dans le greffage, le rôle de la ligature est provisoire ; il cesse quand la soudure est suffisante pour le développement du greffon.

Pour compléter le greffage, il est nécessaire de recouvrir les plaies et les coupes avec un mastic onctueux, qui n’ait pas le défaut de dessécher la plaie, ni de la brûler, ni de couler ou de se fendre par l’action de l’air ou par une mauvaise composition.

Il faut engluer copieusement, sans économie, les plaies, l'extérieur des points de contact ou de rapprochement, et des fentes du sujet ou du greffon, quand la greffe est posée.

Les greffes qui n’offrent aucune partie tranchée exposée à l’air, l’écussonnage par exemple, ne réclament aucun onguent.

- Les paysans qui opèrent sur de gros arbres ont généralement recours à l'Onguent de Saint- Fiacre, se composant de deux tiers de terre glaise et d’un tiers de bouse de vache. On le maintient sur le moignon greffé au moyen d’une ficelle ou d'un brin d’osier fendu et d’un linge formant poupée; il sera facile d'y mélanger de l'herbe hachée menu, pour en augmenter la consistance. ; |

Le public horticole préfère les mastics chauds ou froids plus facilement applicables.

Depuis longtemps, les pépiniéristes fabriquent eux-mêmes leur mastic chaud. La composition

GREFFE

en est variée; elle a généralement pour base une combinaison de poix blanche, de poix noire, de cire jaune, de suif et de résine. On y ajoute parfois de l’ocre, du saindoux, des cendres fines; le tout sera fondu sur le feu, dans un vase de fer, et l’on attendra que la composition soit attiédie pour l'employer.

Voici une composition employée dans les!

pépinières d'Angers, d'Orléans, de Troyes:

19 D'abord faire fondre ensemble :

Résine! he EPA 20 Poix blanche JEUN: »° 0790

20 En même temps, faire fondre à part:

BULLE 1, kg. 0.250

30 Verser le suif fondu bien liquide sur le premier mélange, en ayant soin d’agiter fortement;

40 Ajouter ensuite 500 grammes d’ocre rouge, |

en le laissant tomber par petites portions, et en remuant longtemps le mélange.

Quelle que soit la composition, il faut toujours que le mastic soit onctueux, malléable, exempt de mordant; il sera employé tiède, plutôt froid que chaud, plutôt liquide encore que déjà solide. On l’entretient à ce degré sur un fourneau portatif chauffé au bain-marie ou avec la lampe à esprit-de-vin ou par les procédés vulgaires.

Pour l'appliquer, on se sert d’un pinceau-

brosse, ou d'un bâton tamponné par un chiffon;

le plus souvent, on prend une spatule de bois. Le mastic chaud, convenable aux opérations

printanières, est à préférer pour le greffage |

d'automne, parce que la gelée a moins d’action sur lui.

Le désagrément de fabriquer ou d'employer des engluements chauds a donné la vogue aux mastics froids, qui se ramollissent à la

chaleur de la main ou restent onctueux par.

la nature de leur composition.

Le mastic froid est livré par le commerce dans des boîtes en fer-blanc, en pots ou en flacons à pommade, où il se conserve malléable même étant entamé.

ut s’en servir, on l’étend avec une spatule; et, s’il faut mettre le doigt, on mouille celui-ci avant de toucher le mastic.

Une fois exposé à l'air, cet onguent durcit un peu; il ne gerce pas au froid et ne coule pas au soleil; c’est jusqu’à ce jour le meilleur engluement à employer.

Un mastic manqué sera remis sur le feu; on y ajoutera suif ou axonge s’il est cassant, résine s'il coule trop, alcool si la consistance nuit à la malléabilité. Remuer constamment le

mélange et éviter d’y introduire l'essence de |

térébenthine qui brûle les tissus ligneux.

Il est important que le mastic ne reste pas onctueux sur l’arbre et qu'il -s’affermisse à l'air ou sèche assez vite, car la gelée, ayant dela prise sur une substance molle, pourrait fatiguer les tissus du sujet couverts d’onguent insuffisamment durci.

Choix des sujets et des greffons. — Le sujet destiné au greffage est habituellement un végétal complet, portant tige, branches et racines; et exceptionnellement une simple boutüre, un fragment de rameau ou de racine.

| mité de son sujet. nu,

Le sujet complet relève du travail de la pépinière, où l’on multiplie les végétaux par se mis, marcottage, cépée, bouturage. Le plant.» issu du drageonnage aurait l'inconvénient d'être lui-même trop excité au bourgeonnement.# des racines. 2:

Le sujet, de nature saine et vigoureuse, doit, | être assez bien constitué pour recevoir ka | oreffe etfaciliter son développement, Il recevra w le greffage, laissé en place, ou mis en jauge ou rentré à l'abri — mais replanté aussitôt = suivant les circonstances. Quand le sujet doit. « être un simple fragment, bouture de rameau.

ou de racine, ce fragment sera bien choisi, pré=« paré à l'avance et tenu provisoirement en.

jauge, jusqu’au jour du greffage. 1

Le greffon, qu'il soit arbre, rameau ou bourgeon rudimentaire, c’est-à-dire œil ou gemme, ! doit être de bonne qualité, sain, rustique, en. un mot, parfaitement constitué. |

Un greffon vicié propage le mal qu’il possèdes le mauvais choix répété sur plusieurs générations amène une détérioration de la variété.

Il convient encore de prendre des greffons k ayant les caractères spécifiques suffisamment W accentués, provenant d’étalons ou repères de qualité indiscutable. | mi

Le greffon-arbre est un végétal complet; ce ns plant-greffon, planté depuis une année au M moins, doit naturellement se trouver à prox- e

Le greffon-œil sera isolé du rameau quilew porte au moment même où l’on se dispose à l'appliquer sur le sujet. |

Le greffon-rameau pourrait comprendre deux!

sections : : |

19 Le rameau qui est détaché de son arbre!

étalon pendant la sève pour les greffages d'été, et d'automne ; |

20 Le rameau qui est détaché de l'arbre au, repos de la sève, pour les greffages d’hiverMets de printemps. de |

Les rameaux-greffons de la première section seront coupés sur l'arbre étalon au moment dus greffage, et effeuillés aussitôt, la feuille étanta coupée sur son pétiole. On les placera aussitôt! à l'ombre, la base entourée de mousse fraîche! ou baignant dans une eau dormante, en atten| dant leur emploi, qui ne saurait tarder Es danger pour la qualité du greffon 4 |

Les rameaux-greffons destinés aux greffages d'hiver et de printemps seront recueillis Sur, l’étalon dans le courant de l’hiver, avantques la sève se soit mise en mouvement. On choisit, une température sèche et pas trop froide; lorsqu'il gèle fort, une partie du cämbium ef, retire des jeunes rameaux et ils ne se remets tent pas facilement. Pour les conserver en bon état jusqu’à l’époque du greffage, on les enterre aux deux tiers de leur longueur, à l'ombre d'un arbre vert, ou au nord d’un bâtiment dans un sol sec et sain. Il suffira d'ouvri® un trou ou une rigole ; on y placera les greffons un peu inclinés et l’on recouvrira la base awec de la terre ameublie; on pressera légèrement} Le sommet hors jauge bourgeonnera peut & être, mais les yeux inférieurs à utiliser 16510 /M.M ront endormis.

à ve sé

4 ... GREFFE. — Dans les grands établissements de greffage, où, la conservation prolongée des greffons est | indispensable, et lorsque l’action des gelées d'hiver est à craindre sur ces rameaux de ré- | serve, on les assemble en petits bailots bien étiquetés ; le pied est formé par les extrémités de coupe laissées à nu, tandis que l’on entoure de paille la partie supérieure. Ces bottillons sont ensuite placés par leur base sur une.

couche de sable sec et fin comme le sable à pavage, dans une cave modérément humide, hermétiquement fermée et non éclairée. Iei une lacière serait d’une grande ressource. En améhageant une chambrette contiguë, au niveau Mu sol, on y conservera intacts les greffons, l ssez tard dans la saison, sans que le mouvement de la sève se fasse sentir dans leurs tissus. | A défaut de glacière, nous avons pratiqué sous terre, à 20 centimètres, une retraite enbourée de planches épaisses ; c'est en quelque porte une caisse sans fond couvrant les greftons déposés à même sur une terre meuble ou an lit de sable. Le couvercle est une planche implement posée sur le cadre; on lève pour rendre des greffons, il faut le replacer aussitôt, si l’on veut éviter le desséchement des ra-|

meaux.

| Les greffons privés d’air et de lumière, pla- | és là pendant le repos de la sève, se con- |

erveront sains pendant toute l’année. Cette privation de l’air extérieur est rigoureusement hécessaire. Une trop forte épaisseur de grefons aurait l'inconvénient de provoquer Ja fernentation au cas où la fraicheur du sol se feait sentir sur EUX.

| L'état léthargique des greffons, si l’on peut Lexprimer ainsi, en permet l’utilisation de hai en août, pour les greffages par rameau ou jar œil ; ils se prêtent ainsi aux voyages, le tied dans la glaise, le corps dans la mousse n peu fraiche. A leur arrivée, ils seront plon- “és pendant quelques heures dans l’eau ou teus quelques jours en terre, et même ilsseront ouchés tout en long dans le sol ou à la cave, endant deux, trois ou quatre semaines, s'ils nt l'écorce ridée; aussitôt revenus à l’état -ormal, ils pourront être utilisés au greffage. | Les rameaux-greffons cueillis en sève et

hamp et transportés par voie rapide. Le raeau aura la base piquée dans un tubercule U un tampon de mousse fraiche, tandis que | surplus sera entouré de sciure bien sèche | d'un papier parcheminé ou d’une toile ommée, substances qui ont la propriété de con- 2Iver intacts les rameaux-greffons lorsqu'ils nt exposés à rester assez longtemps en route Les greffons des espèces à feuilles persislates sont coupés sur la plante-étalon au |oment même de leur emploi.

| Procédés de greffage. — Les procédés de gref- |ee Sont très nombreux. Ils varient à l'infini, Uvant les conditions où l’on se trouve; le plus Auvent, le hasard ou la fantaisie leur ont {Pnné naissance.

Le classement méthodique des systèmes de lage devient difficile en présence de leur ltiplicité. Les lignes insaissisables de démar-

estinés aux voyages, seront effeuillés sur le h]

Sr PS <

cation, les noms consacrés par l'usage s’op-

posent à l'agencement d’une classification irréprochable. Toutefois on s'accorde à grouper les

procédés de greffage en trois grandes divisions. I. Les greffages en approche.

IT. Les greffages par rameau détaché.

IIT. Les greffages par œil ou bourgeon détaché.

Nous donnerons dans la partie descriptive à chaque subdivision de greffage, un titre qui rappellera le genre d'opération à pratiquer.

Voici d’ailleurs l’ordre dans lequel nous inscrivons les divers procédés connus :

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