IL. Greffage par rameau détaché
| Le sujet est un végétal complet ou à peu | ès, car nous emploierons au même titre un nt raciné, une branche-bouture ou un frag-
de racine. Il est élevé sur place ou en ière, ou bien il à été cultivé en pot pour
exotiques de grande culture ont leurs variétés |
plutôt attribué à la réfection d'arbres dégarnis |
pratiquée sous un œil ou sous une ramification, | le manière que l’un ou l’autre se trouve en-
sorte que, pour introduire le greffon, on l’arque |
ous les lèvres de l’incision, comme s’il s’agis-
et; ensuite on détachera le greffon de la!
| La principale différence entre ce groupe et. eux qui précèdent, consiste dans l’étêtage du, fons longs lorsque le greffage
vréffon sera écimé et taillé en biseau plat.
pxtinction du liber, sur la face opposée à la haïssance du bourgeon qui constituera le dé-|
ommet biseauté sur le sujet au moyen d'une.
GREFFE
être greffé sous verre, à l’étouffée. Les sujets complets sont plutôt greffés en place; quelque-
fois, pour les greffages pratiqués pendant le
repos de la sève, on déplante les sujets pour les greffer en jauge ou à l'abri. Les sujetsboutures seront greffés à l’abri.
Le greffon est un ramean ou une fraction de rameau portant au moins un œil; sa longueur est de 4 cm. à 19 cm. On emploie des greffons courts pour les espèces à bourgeons rapprochés, ou d’une multiplication précieuse — afin d'augmenter le nombre de greffages — et des grefs’accomplit dans un pays froid.
A l'exception des plantes toujours vertes, tout greffon coupé avec ses feuilles sera immédiatement effeuillé sur le pétiole.
En général, il importe peu au succès de l’opération que le bourgeon supérieur de la greffe soit l'œil terminal ou un œil latéral. — Un rameau trop long sera raccourci et pourra au besoin fournir plusieurs greffons. Avec des végétaux à bois creux, on choisit la base du
greffon sur bois de deux ans.
st calculée d’après la longueur du greffon,
lue l'élève peut se passer, pour vivre, du con-.
Pour faciliter l'assemblage et l’agglutination des deux parties, le greffon sera plus ou moins entaillé à la base dans la moitié de sa
longueur : cette partie avivée se nomme biseau. Ne retraite de haut en bas, puis on le glisse
On fait en sorte d'appliquer le greffon sur le jeune arbre en face ou à peu près d’un bourseon du sujet à la hauteur de la greffe.
Ligaturer et engluer aussitôt.
Les groupes du greffage par rameau sont: les greffes sous écorce, en couronne, en placage, en incrustation, dans l’aubier, en fente et à l'anglaise.
Greffage de côté sous écorce. — Nous voulons inoculer un rameau sur le côté d’une tige et sous son écorce; le sujet doit être en végétation. L'opération se fait: 10 en avril-mai, à la montée de la sève, elle est dite à œil poussant; 20 de juillet en septembre, c’est une greffe à
| œil dormant.
Dansle premier cas, à œil poussant, on emploie des rameaux-greffons de l’année précédente.
conservés en terre ou à la cave; la sève étant en mouvement dans les plantes lors de leur emploi, la greffe se développera dans le cours de la même année.
Dans le deuxième cas, à œil dormant, où la greffe ne se développera que l’année suivante, on choisit des scions de l’année détachés de
l’arbre-étalon le jour du greffage; on les ef-
feuille, s’il s'agit d'espèces à feuilles caduques.
Les sommités de rameau, avec œil terminal, constituent d'excellents greffons, surtout avec le Hêtre. le Fusain, le Cornouiller.
Greffage sous écorce par rameau simple. — Le greffon est un petit rameau ou un fragment de rameau long de 10 à 20 em.; on taille la moitié en biseau plat, allongé et aminci jusqu'au liber, vers la pointe. Le sommet du bi-
seau partant d'un œil, il en résultera que le
coussinet sera le point d'appui qui écartera légèrement du sujet la tête du greffon.
Le greffon étant taillé, on pratique sur le sujet, en deux coups de greffoir, une double incision en T, qui traverse l'épaisseur des couches
GREFFE
corticales, et s'arrête à l’aubier. Avec la spa- - tule de l outil, on soulève les lèvres de l’incision et l’on y plisse le greffon, de manière que le sommet de son biseau aboutisse au cran transversal du T sur le sujet.
On ligature, et s’il reste un vide à la jonction des deux parties, on préserve de l’action de l'air les tissus entamés avec une feuille d'arbre, de l’onguent ou de la boue. (Fig. 431.)
Fig. 431. — Greffe sous écorce par rameau simple.
Quand il s’agit d'introduire une branche sur un arbre qui en manque, au lieu d’une incision en T, on pourrait se contenter d’une simple ouverture en œil-de-bœuf par laquelle on glisserait le greffon, mais il conviendrait alors de faciliter ce glissement par l'introduction préalable d’une petite tige biseautée en buis ou en os; c’est la vraie greffe «en coulée».
Greffe sous écorce à l'anglaise. — La crainte de voir se disjoindre deux parties simplement appliquées l’une contre l’autre, nous à fait imaginer un moyen de les agrafer.
Au lieu d’un T tranchant seulement l'écorce du sujet, le trait supérieur, grâce à un coup de greffoir plus prononcé, pénétrera l’aubier en biais, de haut en bas, tandis que le trait longitudinal ne tranchera que l'écorce.
De son côté, le greffon est d’abord préparé comme celui du greffage précédent; puis, en tête du biseau, un coup de greffoir de bas en
haut, parallèle à l’axe, ou à peu près, fend l’au- | |
bier en long sur une faible étendue.
A l’assemblage, le greffon glissant sous l'écorce du sujet, s’y accrochera en tête dans l’incision au moyen de la languette résultant l’une et l’autre d’une entaille préméditée.
On comprend qu’une greffe semblable résiste mieux aux bourrasques, au poids du feuillage des bourgeons de certaines espèces, comme le Marronnier, et susceptibles de Les ébranler.
Ce procédé nouveau, appelé par quelques-uns «greffe Baltet», relie le greffage sous écorce au greffage dans l’aubier.
GREFFE
Greffe par rameau avec embase. — On ax cours à ce procédé pour multiplier quel végétaux, particulièrement l’'Erable, le C nouiller,le Bouleau. La bonne saison pour opéi est en août-septembre, le greffage se pratiquan plutôt à œil dormant; c'est en quelque so le greffage d'un rameau par écusson.
On choisira pour greffon un rameau cout Avec le greffoir, on le détache de la branche qui le porte, mais en conservant un Re d’écorce de cette branche au delà et en de de la naissance du rameau greffon. La mani de lever cette embase est à peu près celle que nous décrivons plus loin à l'écussonnage, 4 k
Il n’y a pas à redouter la présence de fibres | ligneuses sous l’embase; il y aurait, au con traire, du danger à les enlever. On se bornera à aplanir la surface avec la lame de l'outil
Sur le sujet, on ouvre une incision en T, | qui pénètre seulement la couche d’écorce; avec la spatule, on soulève les lèvres de l'incision | et l’on y glisse le greffon par son plastron. u
On ligature. L'engluement est inutile.
Greffe de boutons à fruits. — Le transport de | | boutons à fruits d’un arbre sur un autres ’obtient au moyen de la greffe sous écorce par | rameau simple ou avec embase. Le Poirier se prête à cette opération, et l’on utilise ainsi les lambourdes fruitières, les dards et boutons fructifères d’un arbre trop chargé et ceux qu sont destinés à disparaître. 7.
La bonne saison est de juillet à septembre, alors que le mouvement de la sève se ralentit. Greffé trop tôt, lé greffon pousse et annule ses éléments fructifères : trop tard, la soudureeste impossible. Le creffon peut porter 2 ou 3 yeux à, fruits.
La taille du biseau est faite sur vieux bois ; | l'incision du sujet sera pratiquée sur un point riche en sève, et la ligature, solide, sera main-! tenuc jusqu’à l’époque de la floraison. Cette greffe peut vivre et fructifier pendant plusieurs années. Le Pêcher s'y soumet égale-4 ment, mais avec des rameaux ou des bour-| geons-greffons munis d’yeux à fleurs. |
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Fig. 432, — Greffe en couronne perfectionnées
Greffage en couronne. — Le greffage en Couronne se pratique au printemps, aussitôt quel l'écorce se détache de l'aubier, mais 0m aura
la précaution de préparer, d’étêter Les sujet}
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GREFFE
| 1 4 s LE =" È s ou quatre semaines avant de les greffer même à l'automne précédent. Cet étêtage tréalable du sujet permettra de greffer plus ard en saison, avec succès. Au moment de poer les greffes, on rafraichit avec la serpette bs plaies plus ou moins vives ou séchées.
| Les rameaux à greffer sont coupés en hiver ft conservés jusqu'à la montée de la sève ; l’esentiel est qu'ils ne bourgeonnent pas encore, t que l'écorce reste vive. Au moment du grefage, le sujet peut bourgeonner, mais le gref- Dn, non.
| Le greffon est un fragment de rameau long ke 5 em. à 12 cm. environ. La moitié supérieure tura deux ou trois yeux; la partie inférieure kra taillée en biseau plat, dit pied-de-biche ou ec-de-flûte ; le biseau doit commencer en face l’un œil, traverser l’étui médullaire et se termiler en s'amincis- Ant; ainsi purgé te moëlle, il se pudera mieux au njet; il ne faut onc pas lui lais- >r trop d’épaissur. Un petit | an ménagé à la lartiesupérieure fu biseau est ltile, en ce sens lu’il permet d’as- (: oir le greffon à lat ou à cheval pr le sujet, sui- | nt sa coupe
lane ou oblique.
| L'insertion de Ptte greffe se fait a tête du sutt, Sur la coupe.
atre l'écorce et : bois ; on amintt les deux faces de la pointe du biseau pour en “ciliter le glissement: souvent le greffeur se = d'humecter cette pointeentre seslèvres.
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.| Les greffeurs se servent d’un petit instruent en bois ou en ivoire, aminci vers la vinte, qui leur sert à préparer, à essayer le sement du greffon Ils l’introduisent à l’endroit signé, le retirent et placent aussitôt le grefm dans l'ouverture.
| On saisit le greffon par la tête et on le fait üsser entre le liber et l’aubier. On n’ouvre as l'écorce; c’est le greffon qui la détache de aubier sous la pression de la main.
| Plus un tronçon à greffer est gros, plus nom- ‘eux devront être les greffons qu’on y placera ; utefois pour rendre la soudure plus complète, ÿ conserveront entre eux un intervalle dont Minimum serait de 5 cm.
Il serait assez difficile de placer plusieurs reffons sans fendre l'écorce au moins dans un | ul endroit; la tension produite par l’inoculaon de plusieurs rameaux finirait par faire féquer les couches corticales. On prévient \t accident par une incision longitudinale, qui jn Seulement facilite le glissement d'un gref- |n, Mais permet aux autres d’être à l'aise et
Fig 433. — Greffe en placage.
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— GREFFE
de ne pas menacer de fendre l'écorce du sujet.
Une ligature demi-serrée, ne comprimant pas trop l'écorce, est nécessaire après l’insertion des greffes. On applique l’onguent sur les plaies et sur l’écorce du sujet qui recouvre le greffon, afin de prévenir les déchirures. On facilitera l’adhérence du mastic en épongeant le liquide séveux qui suinte des parties tranchées au vif.i
En greffant en couronne un sujet rez-terre, il n’y a pas d’inconvénient à butter le tronc jusqu'aux yeux supérieurs de la greffe; on évitera un desséchement toujours nuisible et, avec certaines espèces, il se formera sur les incisions des racines qui aideront à la rapidité de la végétation.
Le greffage en couronne est pour ainsi dire indispensable quand on agitsur de gros arbres; on peut y insérer un assez grand nombre de branches qui doit être en rapport avec la nourriture fournie par
les racines.