NICOTIANA
N. alata Link. et Otto. — Ic. II, 32; GARTENFL.
1880, 1010; Garo. car. 1881, v. 16, p. 141, fig. 31,
| — Brésil. — Annuel: tiges dressées, poilues,
glanduleuses ; files. oblongues lancéolées, cré-
| nelées, bordées de cils glanduleux; corolle éva- | sée blanche, et à tube très long.
C'est à cette espèce .que se rapporte le N. affinis Hort., haut de 60 à 75 cm., très ramifié ; flles. en rosette sur le sol, ovales allongées, on- | dulées ; fl. de 10 cm. de long, grandes, blanches, | très odorantes, s’ouvrant le soir; variété à files. | panachées de blanc. Plantes très élégantes et
très florifères; ornement des massifs et platesbandes ; semis ; ne pas recouvrir la graine.
N. colossea Ed. Andr. Voir N.tomentosa Ruiz | et Pav.
N. glauca Grah. — Bor. Mac. 2837. — Buenos-Ayres. — Arborescent, glabre, glauque:
files. longuement pétiolées, ovales cordiformes; fl. vert jaunâtre, peu ornementales.
N. tomentosa Ruiz. et Pav. — FL. Per. 129:
B. M. 7252; RH. 1888, 511. — [Syn. : Lehmannia tomentosa Spreng.; N. colossea André.] — Pérou. — Espèce robuste, atteignant 3 m. de hauteur; files. très grandes. ovales-aiguës, à limbe décurrent sur le pétiole, presque amplexicaules ; gorge de la corolle ample ; limbe régulier ; étamines longuement exsertes. C’est l'espèce la plus recommandable du genre pour sa grande vigueur et son port élégant et très ornemental: la forme variegata, à files. largement marginées de blanc, est très estimée. Multiplication par boutures de tiges, à l'automne et au printemps; | AUSSi par semis.
, N. Tabacum L. (Fig. 614.) Angl.: Tobacco; all.: Tabak. — Bor. MAG. 6207 ; Masc. ATL. PL. FR.t. 238. — Mexique. — Annuel; plante de 1 m. 50 à 2 m., velue glanduleuse, tige simple ou peu rameuse au sommet; files. très grandes, sessiles ; fl. roses ou rouges, en g rappes termi nales. C’est l’espèce qui produit le Tabac, et qui fait l’objet de cultures industrielles très importantes. Voir BaRRAL, DICTIONNAIRE D'AGRICUL- TURE, VOL. 4,p.773; JOIGNEAUX, LIVRE DE LA FERME, VOL. 1; H£UZE, PLANTES INDUSTRIELLES ; MASCLEF, LOC. GIT. TEXTE, p. 193. Nombreuses variétés cultivées : N. havanensis Lag. est le plus ordinairement cultivé en Europe; le N. macrophylla Spreng. fournit le T. de Maryland; le AN. virginiana Hort. est à files. plus étroites quele type. | Dans les jardins d'ornement. la culture du N. Tabacum n’est que tolérée par le régie. et pour un nombre de pieds très restreint
N. wigandioides C. Koch. — BELG. HORT.
| 1873, pl. XVII, p. 331; Le Janv. 1891, p. 138, fig. n. — Colombie. — Plante de 2-53 m,, à files. pubescentes, grandes ; panicule terminale
de fl. blanc jaunâtre; magnifique pl. à isoler. | On cultive aussi le N. longiflora Cav., SW&ET, | FLow. GarD. II, 196; N. paniculata L.. RuU1Z ET | Pav. Fc. Per. 129; le N. rustica L. est naturalisé dans notre pays.
| Les N. sont de très belles plantes ornemen- | tales, convenant surtout pour isoler ou planter | par petits groupes. Quelques-uns, comme N,. af-
| colossea, wigandioides, sont vivaces, si on les rentre au sec et à l’abri de la gelée.
NICOTIANA. — Pour plus de détails sur la culture et la pré-
paration industrielle du Tabac, consulter les
ouvrages indiqués à N. Tabacum. JG.
NICOTINE. Liquide provenant de la préparation des tabacs, et souvent appelé jus de tabac. Employé fréquemment, et avec succès, comme insecticide,contre les parasites animaux | de petite taille, pucerons, cochenilles, etc. ; le plus souvent seul, quelquefois associé à d’autres substances. On peut se le procurer dans les manufactures et dépôts de l’État, soit pur et plus | ou moins concentré, soit dénaturé au pétrole, soit enfin à l’état de produit titré. On l’applique en aspersions, lavages, fumigations et vaporisations.
Pour les aspersions et les lavages, on peut.
généralement se servir de jus dénaturés, en les | additionnant de 20 à 100 fois leur volume d’eau, suivant leur degré de concentration, l’état plus ou moins herbacé des pousses et la résistance du parasite. Il est prudent de faire dessais préalables.
Les fumigations peuvent se faire en brûlant des feuilles ou des déchets de tabac en lieu clos, suit en serre, soit sous une toile, etc. Elles Sont avantageusement remplacées par la vaporisation, qui consiste à projeter la N. sur des briques ou sur des morceaux de fer fortement chauffés, ou à obtenir les vapeurs au moyen d’un appareil spécial; on doit éviter de respirer ces vapeurs, employer de la N. pure et non dénaturée, et faire suivre l'opération d’un seringage des plantes à l’eau claire.
Les produits titrés sont vendus avec des instructions sur la manière de les utiliser.
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Fig 613, — NERTERA DEPRESSA Banks et Soland.
NIDS (Protection des). La destruction des nids des petits Oiseaux insectivores est la cause principale de la disparition de ces utiles auxiliaires de l’horticulture, et de la multiplication des Insectes. Les personnes éclairées doivent s’efforcer par tous les moyens possibles d’empêcher la destruction des nids, en en faisant connaitre le danger Aujourd’hui, dans beaucoup de communes, les instituteurs ont formé de petites sociétés dont les membres sont les enfants | des Ecoles, qui s'engagent, en entrant dans la Société, non seulement à ne pas détruire les nids, mais encore à les protéger contre les dé-
| procédé, Lenz estime que cinquante Etourneaux!
| Herbes épiphytes,
| les centrales brillamment colorées. Inflorescence | nidulante, centrale, en capitule plus ou moims
nicheurs étrangers à la Société. Ces mesures sont excellentes, mais elles ne suffisent pas Il
NIDULARIUM.
faut en outre construire des nids artificiels que l’on placera dans des endroits favorables et q À. attireront et retiendront les oiseaux de passage; revenir à la vieille coutume de placer des pots de terre, dont on agrandit l'ouverture,
. . . Le sous le toit des habitations et des hangars, pour servir de nids aux Hirondelles. Le naturaliste Lenz rapporte que dans certaines parties de l'Allemagne on plante de distance en distance, dans les haies de clôture, des perches au s0mmet de chacune desquelles est fixée une petite caisse de bois propre à servir de nid aux Etour-* neaux, qui sont de grands destructeurs d'Ensectes, de Vers et de Limaces. En usant dete
avec leur famille ont pu protéger une grande” propriété et lui épargner des pertes énormes.4 D: re
Fig. 614. — Tabac. NICOTIANA TABACUM. "OU {
(Broméliacées.) acaules ou subacaules, Feuilles rosulantes, étalées, embrassantes. glabres ou lépidotes, bordées d’aiguillons courts
NIDULARIUM Lemaire.
densiflore; fleurs sessiles, bisexuées; sépales, libres, oblongs, ordinairement de la longuew du tube de la corolle; pétales à lobes dressé! ou étalés, ovales-aigus, rouges, violets, bleu: ou blancs. Etamines à filet court, inséré Mers le milieu de l’anthère. Ovaire. infère, trilocu laire ; style filiforme. Fruit bacciforme. — Bré, sil oriental et austral. |
M. C. Mez fait rentrer un certain nombre dé Nidularium dans le genre Aregelia de O. Kuntzey Pour M. Baker, tous constituent une simpl' section du genre Karatas. |
N. acanthocrater E. Morren: N. concemir!, cum et Aregelia concentrica Mez; T'illandsi concentrica Well.; Bromelia concentrica #4 Regelia acanthocrater Linden. — B.H. 1884, |
M AP Le —-
21 Æ es Fa
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NIDULARIUM.
longues de 30. em, bordées d’épines noires, grandes, à surface verte tachée de brun, les centrales (florales) violet vineux terne. Fleurs
sil oriental.
: Morren avait fait les trois variétés Dæmoniorium, Prôserpinæ et Plutonis, d’après les teintes plus ou moins foncées des feuilles centrales.
| N. amazonicum Lind. et André. (Karatas
amazonica Bak.; Canistrum (Waittrockia) ama- |zonicum Mez.) — Para. — Rosette stolonifère, courte, de 15-20 feuilles lancéolées, pointues, longues de 30-40 cm., bordées d’épines fines: face supérieure vert-rouge, l’inférieure unifor-
pitule dense.
. {! N. ampullaceum E Morr. — Gant. 1896, t.
33. — (Aregelia ampullacea Mez ; Regelia ampul- » Hacea Linden.) — Brésil oriental. — Rosette de