NOYER
moyen, allongé; le brou se détache facilement. Bon fruit de dessert.
A gros fruit. Plusieurs sortes à fruit rond ou oblong; il faut préférer les coquilles minces et les noix pleines. Fruit de fantaisie à manger frais.
De lu Saint-Tean. — Fruit moyen, à coque dure; son mérite principal réside dans la végétation tardive de l'arbre.
A ces variétés répandues dans nos diverses provinces, nous ajouterons quelques noms de types méritants propagés dans le Sud-Est, où le Noyer occupe de grandes surfaces.
Chaberte. — Fruit moyen, longé, recherché pour la fabrication de l’huile vierge et de l'huile chauffée.
Arbre fertile, végétation tardive.
Franquette.
Fruit assez gros, oblong, un peu pointu, plein; à dessert; arbre rustique.
Mayette. — Beau fruit de dessert; coque demi-dure et pleine. Arbre à bourgeonnement tardif.
Parisienne Bon fruit de table, assez gros et oblong; coque fine, demi-dure, pleine.
Le Périgord, riche en Noyers, cultive les N. Lottarel, de Montignac.
anguleux, tardif, couturé, etc.
Le Noyer se multiplie par semis.
Les noix, stratifiées en hiver, seront senièes au printemps; le jeune plant, élevé en pépinière, y restera jusqu’à ce qu’ilsoit assez fort pour être planté en demeure.
Les variétés que l’on désire reproduire seront greffées en pied ou sur tiges de jeunes su-| jets, par les procédés de greffe en couronne, greffe de biais dans l’aubier, greffe en flûte. Il faut éviter d’enter une espècé précoce en végétation sur une autre plus tardive; le cas con-| traire aurait moins d’inconvénient.
Le greffage du jeune plant, sous verre, pratiqué en mars, est en usage chez quelques pépiniéristes.
Nous avons réussi le greffage en bifurcation de notre Noyer à fruit comestible (Juglans regia) sur tige de Noyer noir (Juglans nigra), espèce américaine plus vigoureuse que l’autre,
faiblement al-|
sommation, mais LV EUf para. supporté les trente degrés de froid du grand hiver.
| La distance du Noyer en ligne est de dix mètres environ.
Le Noyer ne supporte aucune taille. On 6 | plante sans l’écimer. Si cependant une branche ! gourmande ou mal placée se développait, il faudrait la réprimer par une taille longue.
La noix annonce sa maturité par l'ouverture ! naturelle du péricarpe ou brou et par la chute du fruit.
| La récolte se fait à coups de gaule sur les! branches; il suffit de monter dans l’arbre, en b évitant demeurtrir »
les brindilles,de se- !
sur les de noix avec la!
gaule.
Souvent,dans n0$ campagnes, on attend que le fruit s'écale et tombe * naturellement; on.
le ramasse ensuite, | par un temps sans
pluie.
Les fruits sont :
transportés dans
un hangar et on!
les sépare de:leur enveloppe; puis on les étend au gre- L nier, on les retourne de temps!
en temps pour les aérer et pour qu’on puisse les mettre en tas plus tard.
L'’emballage des noix se fait dans | un sac, dans une | caisse, un mannequin ou un tonneau; il euffit que le récipient soit, comme le fruit, assez sec et bien sain. , On utilise Ja noix dans la con-!
sommation directe, dans la fabrication de l'huile et de: diverses préparations ménagères: pâtisserie, cuisine, ete. La noix confite, fruit entier, est un dessert | de choix. La jeune noix confite a, pour Les ! | palais blasés, un charme de plus. La noix fraiche, à manger verte ou en cerneau, est He: | | cherchée par les populations urbaines, et Ve: | due facilement au marché ou à domicile. En Auvergne, certains établissements consacrés à | la fabrication des conserves de fruits préparent | la noix blanche, sucrée en bocal. L’engraïs- | sement de la grosse volaille, et particulièrement des dindons, avec des noix, est un prooie | connu des éleveurs. |