OTIORHYNCHUS
OSTRYA DMicheli. (Cupulifères, tribu des
anthyllidifolia Smith.] — Polynésie, Chine et Corylées.) Démembrement du genre Carpinus : Japon. — Arbriss. très curieux, à rameaux | | vants: écorce se détachant par plaques irré-
s’en distingue surtout par les caractères sui-
gulières, au lieu de rester lisse et non fendillée ; chatons mâles fasciculés, au sommet des ramules de l’année précédente, au lieu d’être solit. et latéraux ; épis femelles strobiliformes, compacts, ressemblant beaucoup aux cônes du Houblon, composés d’involucres fructifères clos, vésiculeux, aplatis, simulant des écailies,
:membraneux, hispides, oblongs-obtus, mucro-
| petit, pourpre noirâtre. PI. de serre tempérée
nés, imbriqués, renfermant chacun un petit fruit sec et dur. luisant, uniloculaire et monosperme, qui rappele assez un grain de chènevis,
mais de grosseur moindre et couronné d'une | touffe de poils. On en cultive deux esp. d’une assez grande valeur ornementale :
Micheli, Gex.
garis Willd.;:
0. carpinifolia Scop. [Syn.: O. citalica tab. 104, fig. 1 et 2; O. vul-
Carpinus Ostrya L; Dunan.
éd. nov. T. If, tab. 59.] — Europe mérid. —
Arbre de 10-15 m., rappelant beaucoup le
Charme par son port, s'en distinguant par ses
strobiles ; rustique dans toute la France; ter-
rains légers et sains ; multiplication par semis et marcottage; on peut greffer sur Charme,
mais les résultats sont médiocres.
0. virginica Willd. [Syn : Carpinus Ostrya americana Mich.; Carpinus virginiana Mill. ; Carpinus triflora Mœnch.] — Amér. sept. —
Ne diffère du précédent que par sa taille un peu plus forte, ses files. sensiblement plus
grandes et ses strobiles plus volumineux, dres- | » . CE .
sés au lieu d’être pendants. Rustique.
On connaït encore l'O. mandshurica Budisch, de l’Asie orientale; mais il n'est pas répandu dans les cultures. ER
OTIORHYNCHUS Germ. Genre d'Insectes Coléoptères de la famille des Curculionides, très nombreux en espèces. La taille est moyenne ou petite, les couleurs peu brillantes, les téguments très durs. Ce sont des Insectes aptères
| possédant un rostre droit, épais à l’extrémité,
formant des découpures qui constituent des
| sortes de lobes.
L’0. sulcatus Fab., noir à élytres sillonnés, vit dans les serres, sous les châssis, et dépose ses œufs dans les poteries. La larve ronge les
racines des Fraisiers, des Cinéraires, des Saxi-
frages et parfois celles de la Vigne.
L'O. ligustici Linn., ou de la Livèche, connu aussi sous le nom de Bécare, aux élytres ovales avec un court duvet écailleux, gris, est fort nuisible, à l’état adulte, aux Pêchers en espaliers dont il rouge les fl. et les pousses: il attaque aussi les Vignes. La larve ronge les racines.
L’0. raucus Fab. attaque, à l’état adulte, les jeunes bourgeons des Poiriers et des treilles.
L'0. meridionalis Gyll, de la grosseur d’un pois, attaque les Oliviers et les Orangers.
L'0. picipes Fab. ronge les bourgeons des Vignes.
Pour les détruire, il est nécessaire de faire des chasses la nuit. Ces insectes sont nocturnes, et, comme ils sont aptères, il est assez facile de s’en emparer. On peut aussi protéger les plantes, en entourant les pieds avec de la chaux
OTIORHYNCHUS. — pulvérisée ou encore au moyen d’un anneau de | goudron. L'emploi des plantes-pièges donne aussi un certain résultat. On peut utiliser la Luzerne en tas. Les Otiorhynques viennent s’y abriter. Pour les larves, l'emploi du sulfure de carbone, au moyen du pal injecteur, est recommandé, PER
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OUVIRANDRA. Thou. (Naïadacées.) Genre très | voisin des Aponogeton, n’en différant que par des files. immergées et non flottantes, manquant de parenchyme, et réduites au réseau formé par les nervures; ces files. ressemblent ainsi à de la dentelle. L'espèce la plus connue est 0. fenestralis Poir. (Fig. 643), B. M. 4894; FL. | D. S. 1107-1108 ; Icz. Horr. 1861,300; GARTENFL. 1863, 387, de Madagascar, où elle croit dans les ruisseaux des montagnes ; files. ovales lancéolées; on connaît aussi 0. Bernieriana Decne., FL?p. S. t. 1421-1422; B. M. 5076; files. plus longues, plus étroites, plus rubanées. Culture en aquarium de serre ; assez délicat. J. G.
OVAIRE. Partie inférieure, renflée, du Péstil (voir ce mot), contenant les ovules (voir ce mot),
Le pistil peut être formé d’un seul carpelle (voir ce mot); mais, le plus souvent, il est constitué par plusieurs carpelles qui sont, soit libres, soit soudés.
Lorsque les carpelles sont libres, ils ont chacun un ovaire à une seule loge (uniloculaire), un style et un stigmate. |
Lorsqu'ils sont unis, ils peuvent adhérer entre eux sur une longueur plus ou moins grande, et la soudure peut s'étendre jusqu'aux styles. On peut alors observer, suivant les cas, soit un O. surmonté d'autant de styles qu'il y a de carpelles unis pour le constituer, soit un O. surmonté d’un style unique ou seulement divisé au sommet, sur une plus ou moins grande étendue.
L’ovaire formé par la soudure de plusieurs