‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 917 sur 1136 · Brésil. — B. R. 285; B. M · texte numérisé non relu

Brésil. — B. R. 285; B. M

Fig. 666, — PAULOWNIA IMPERIALIS Sieb. et Zucc.

Flles.trilobées,glabres et épaisses;fl.en grappes, pendantes rouge purpurin ou rouge cinabre.

P. sanguinea Sm. — Trinité. — B. M. 4674 ; FL. ». S. 808. — Filles. trilobées, glabres, à folioles dentées; fl très grandes, rose carminé; couronne panachée de carmin et de blanc.

P. serratifolia L. — Surinam. — B. M. 651.

— Files. ovales, aiguës, uu peu tomenteuses en dessous, dentées; fl. moyennes, odotantes.

rose-pâle; couronne dépassant la corolle, rose pourpre vif passant dans le haut au bleu azur.

P. tinifolia Juss. — B. M. 4958; FL. D. S.

1210. — Files. entières, coriaces, oblongues, acuminées; couronne égalant le calice, zonée de blanc, de rose, de violet bleuâtre.

P. violacea Vellozo, — Brésil. — R. Horr.

1885, p. 468; B. M. 6997. — Glabre et glauque ; files. trilobées; fl. nombreuses, portées par un long pédoncule relevé en pipe à son extrémité; calice à lobes lilacés en dedans, violacés.en dehors; corolle lilas tendre, plus pâle aux bords qui sont blancs, granités de lilas ; couronne int. violette; couronne ext. violette au milieu, blanche dans le restant ; odeur de Primevère.

P. Watsoniana Mast. — Brésil. — GARTENFL.

p. 30. — Files. trilobées, violettes en dessous; fl. larges, lilacées; couronne violette, rayée de blanc. à

P. Weberiana André. — Bolivie — KR. H.

1887, p. 324. — Feuillage de la Vigne, devenant rouge brun à la lumière; petites fl. blanches,

PASSIFLORA

à extérieur violacé; baies violet-bleu, prui- t-on guère que comme objet de curiosité. La

neuses, rugueuses; graines écarlates.

P. Actinia Hook. — B. M. 4009; FL. p. S. 1846, | fade, plait dans les pays chauds, parce qu’elle 4e livr. p. 10. — Flles. obtuses, échancrées au | est très aqueuse et très rafraichissante, On la sommet, glauques en dessous; pétales blancs ; | mange surtout pour se désaltérer.

couronne extérieure zonée de rouge, de bleu et de blanc ; fleurs odorantes.

Parmi les formes horticoles il faut signaler : Constance Elliott, à fl. blanches, issue de P. cærulea.

Parmi les hybrides nous citerons: ÆP.

amabilis, Lem., hybride des P. racemosa et alata: P. Lemichezi, issu des P. alata et Kermesina ?; P. cœruleo-racemosa Sab. et une autre forme de même provenance

Le P. cœruleaest une espèce de plein air qu’on multiplie de semis, de boutures et de marcottes; le P, coccinea supporte le plein air dans le Midi Les autres espèces sont de serre chaude ou tempéréeet se propagent de semis, de boutures sur couche chaude et quelques-unes de greffes sur P. cœrulea ou filamentosa. PRE

PASSIFLORÉES.(Dicotylédones-Polypétales.) Famille constituée par des plantes généralement grimpantes, munies de vrilles axillaires, à flles. alternes, munies de stipules. Les fleurs, ordinairement solitaires, sont hermaphrodites, rarement unisexuées. Le calice, tubuleux ou plus souvent en forme de coupe, est ordinairement divisé en 4-5 lobes généralement colorés, pétaloïdes. La corolle, nulle ou à pétales en même nombre que les divisions du calice. A l’in-

térieur de la corolle et à la base, il existe sou-|

vent des appendices plus ou moins longs, diversement colorés, dont l’ensemble constitue une couronne. Les étamines, en même nombre que les pétales, parfois en nombre double, sont insérées au fond de la sont, soit libres, soit soudées à un axe central allongé qui porte l'ovaire à son sommet.

L’ovaire est supère, uniloculaire, à 3 placentas pariétaux portant de nombreux ovules; il est

surmonté de 3 styles à gros stigmates. Le fruit |

est une capsule ou une baie. Les graines ont un arille charnu.

Passionsblume. Nom allemand des Passiflores.

Pastel, Nom vuigaire de l’Isatis tinctoria.

PASTEQUE. (Cütrullus vulgaris Schrad.) (Cucurbitacées.) La Pastèque ou Melon d’eau ; angl.: Water Meion ; all.: Wassermelone, est une plante annuelle, originaire d'Afrique, fréquemment cultivée dans la région méditerranéenne. Les tiges en sont rampantes, comme celles du Melon. Les feuilles sont profondément découpées. Le fruit, sphérique ou oblong, de couleur vert uniforme ou marbré de vert pâle sur un fond plus foncé, contient une pulpe blanche, jaune, rose ourouge,

dans laquelle sont disposées des rangées longi-.

tudinales de graines, de couleur blanche, jaune, rouge ou noirâtre, unicolores ou panachées.

Dans les pays chauds, la Pastèque se mange crue comme les Melons, confite ou en confitures. Il s’en fait une grande consommation dans la tussie méridionale, en Provence, en Languedoc, en Italie et en Espagne. Sous le climat de Paris, la Pastèque exige la culture sur couche, comme le Melon, et son fruit n’y acquiert pas des qualités suffisantes ; aussi ne l’y rencontre-

corolle; elles |

rappelant celle de la Digitale, à calice 5-fide, à

et inégaux; inflor. en panicules terminales;

| pas encore répandue dans les cult.

PAVETTA.

chair des Pastèques, d’ailleurs généralement

Pastinaca sativa. Voir Panais.

Pastinake. Nom allemand du Panais.

Patate. Nom français du Batatas edulis.

Patchouly. N. vulg. du Pogostemon Patchouly.

PATHOLOGIE VEGETALE. Science qui a pour objet l’étude des maladies des plantes.

Patience. (Rumex Patientia L.) Voir Oseille.

Patisson. Voir Courge.

PATTE. Terme employé quelquefois en horticulture, pour désigner les souches tubéreuses, aplaties, rameuses, dont l’ensemble a été comparé à une patte: Anémone des fleuristes.

Paturin (Poa). Voir Gazon.

PAUCIFLORE. Qui porte un petit nombre d fleurs.

PAULOWNIA Sieb. et Zucc. (Scrophularinées.) Arbres à files, opposées, simples, caduques. F1.

corolle tubuleuse, grande et ample, surmontée d'un limbe oblique, découpé en lobes arrondis

étamines didynames, incluses; style dressé, un peu épaissi au sommet. Fr. capsule ovoïde, acuminée, bivalve; graines tr. nombreuses, fines, oblongues, ailées. Jusqu'à présent il n’a encore été cultivé couramment qu'une seule espèce. ;

P. imperialis Sieb. et Zucc. (Fig. 666.) — FL: . JAP. I, 27, tab. 10; Rev. HoRT. 1847. (Syn.: Ps tomentosa Steud.) — Japon. Arbre atteignant | une quinzaine de mètres; cime étalée; port | élégant, rappelant celui du Catalpa. Flles., grandes ou très grandes, mesurant jusqu'à 30 | et 40 cm. sur 25-30, largement cordiformes, à bords un peu sinués ou vaguement bi- ou trilobés, pubescentes en dessus, tomenteuses : et grisâtres ou roussâtres en dessous. F1. lon-| gues de 4-6 cm., bleu lilacé pâle, d’une odeur. fine et agréable, apparaissant fin avril, en même temps que les files. Les boutons, roussâtres, | se forment avant l'hiver et ils sont quelque: fois détruits par les gelées. Arbre d'ornement des plus remarquables, soit en exemplaires isolés sur les pelouses, soit en avenues; On, peut cependant lui reprocher de feuiller tard: de se dépouiller aux premières gelées, et de perdre rapidement ses fleurs. Recépé, il rez, pousse vigoureusemt. et donne des files. très, amples, ce qui permet de l’employer dans lesi parterres comme pl. à feuillage. Bois léger, d’un! grain fin et serré. Rusticité complète sous!

le climat de Paris, pour les vieux exemplaires; les jeunes souffrent des froids de 18-200. Sols ! profonds et un peu frais. Multiplic. par senuse et par bouturage de racines. Introduit en France, en 1834, par le Muséum de Paris, qui à em outre introduit, en 1896, le P. Fargesi Franch4 du Se-Tchuen, à fl. blanches. Cette ner 4

PAVETTA LL. (Rubiacées-Ixorées.) Ar bustes glabres ou tomenteux, à rameaux Cyr lindriques ; files. opposées, souvent membra neuses ; stipules caduques, réunies en une gaine

PAVETTA.

trichotomes, rameux, axillaires ou terminaux, bractéolés ; ovaire biloculaire, ne renfermant | qu'un ovule par loge ; baie en forme de pois, | avec 2 noyaux parcheminés convexes sur le

| contrées trop. de l’ancien continent et de l’Afrique austr.

Très voisin des Zxora et en différant par le port, les stipules, par la placentation.

P. borbonica Hort. — Réunion. — Filles, vert olive, tachées de blanc, et à nervure médiane saumonnée ; fl. inconnues.

Mu P: caffra L. f. — Cap. — B. M. 3580; Len. J. FL. 8, 293-294. — FI. blanches, en ombelles à ramifications terminales.

P. indica Burm. — B. R. 198; HERB. AMAT.

831; WiGur. Ic. 1x0. 1, 148. — FI. blanches, en

et Sch. On cultive encore les P. montana Reinw. et natalensis Sond. | Culture des Zxora. FE

Pavia. Voir Æsculus.

Pavie. Voir Pécher.

Pavot. Voir Papaver.

Pavot cornu. Voir Glaucium.

Pavot épineux. Voir Argemone.

Pea. Nom anglais du Pois.

Peach. Nom anglais du Pécher.

Pear. Nom anglais du Poirier.

Pecan Nut-Tree.

ohivæformis.

PÊCHER ; angl. : Peach; all.: Pfirsichbaum.

(Persica vulgaris Mill.; Prunus Persica Stokes ; tAmygdalus Persiea L.)

Le Pêcher préfère les sols légers, sablonneux, argilo-calcaires. Les s. froids, marécageux, trop argileux, lui donnent la gomme et empêchent la complète lignification de ses tissus.

Greffé sur Amandier, i! faut au P. un bon tterrain sec et profond ; c’est lesujet sur lequel il ” lvitle plus longtemps ; Greffé sur Prunier, il s’accommode des sols plus frais et moins profonds.

Le P. de semis, bon pour le plein vent, vient dans les terres à vigne; un sol pourrissant provoque le dégarnissement de ses rameaux et le hampignon à ses racines.

Si le P. aime les terrains profonds, il ne e Q .

audrait pas en conclure qu’une plantation pro- ‘onde lui serait salutaire ; au contraire, il y aurait encore motif à la moisissure. Le collet le l'arbre doit toujours dépasser le niveau du ol. de manière à ne pas s'y enfoncer.

“ | Les plâtras sont d'excellents amendements .» Pour le Pêcher; les éléments salpêtreux, calaires ou siliceux favorisent sa végétation.

Le P. est plus sensible au climat qu’à la nare du sol. Les climats chauds ou tempérés, ais réguliers, lui conviennent admirablement ; >S Courants d'air froid, l’abaissement et l’instalilité de la température au printemps, les fréuents brouillards sont contraires à sa florai- Pn et à la saine végétation de ses branches. UuSsi, en dehors des localités soumises à une Mmpérature élevée, où il gèle rarement, avec Concours de murs et d’autres construc- 0n$ analogues, on peut élever toutes les va-

CT

| dos, plans ou concaves sur la face. 60 esp. des

panicules terminales — P. angustifolia Roem.|

Nom anglais du Carya|

PÊCHER

lâche; fi. blanches ou verdâtres, en corymbes | riétés de P. D’abord il devient facile de trans-

former un sol défectueux en l'améliorant ; puis, l’abri du mur préservera l'arbre des rafales du Nord et réfléchira la chaleur contre ses branches; enfin, la protection au moyen de toiles, de paillassons ou simplement par la saillie du couronnement du mur, souvent doublé par un petit auvent, — paille, bois ou verre, placé de mars en juin. immédiatement au dessus de l’arbre en fleur, — sauvera la floraison de l’action des gelées printanières.

Les variétés de P., que l’on pourrait déterminer par la denture de la feuille, la dimension et la couleur de la fleur et la structure du noyau, forment plusieurs groupes:

1 à peau duveteuse :

Les ;P. proprement dites, dont la chair s’isole du noyau, et les Pavies, où elle ne s’isole pas.

20 à peau non duveteuse ou lisse :

Les Brugnons, où le noyau adhère à la chair, et les Nectarines, où le noyau n’adhère pas.

Les Pêchers de plein vent élevés par semis, fournissent de nombreux types à chair blanche, verte, jaune ou rouge; quelques-uns se sont localisés ; par exemple, la Pêche de Syrie, dans

le Dauphiné; l’Alberge, en Bourgogne ; la Turenne, dans le Lyonnais ; de Beure, en Franche- Comté; Mirlicoton, dans le Périgord; Paviealberge, en Provence; Piquerol, en Roussillon ; Brunet, Nicarde, dans les Alpes, etc.

Mieux définie est la catégorie des P. cultivées en espalier ; nous citerons les principales, en les présentant dans leur ordre de maturité.

Amsden. — Arbre très vigoureux, très fertile. Fruit moyen, chair assez fine, juteuse, assez sucrée, relevée, tenant quelquefois au

|noyau. Maturité, juin et commencement de juillet.

Avec la P. Amsden, nous recommandons des variétés également précoces, colorées, bonnes et d’un placement certain au marché. Telles sont : Alexander, Cumberland, Downing, Saunders,

Wilder, Musser, et quelques autres de cette même race américaine.

Rouge de mai. Arbre robuste et généreux. Fr.moyen; chair fine, juteuse, fondante, sucrée; bon. Juin et commencement de juillet.

Les Early Rivers, Louise, York, et Beatrix, d’origine anglaise, arrivent en cette saison; mais elles ont trouvé des concurrentes victorieuses dans les var.américaines qui précèdent.

Précoce de Hale. — Arbre robuste, fertile.

Fruit moyen, chair juteuse, sucrée, vineuse.

Juillet août.

Hale's Early réussit en plein vent.

Précoce de Crawford.— Arbre robuste, fertile. Fr. gros ; chair jaune, abricotée, mi-fine, fondante, juteuse, sucrée, relevée. 1"° quinz. d'août. Cette belle P., populaire aux Etats-Unis ; Craw-

ford's Early se reproduit par semis et réussit bien en plein vent.

Baron Dufour. — Arbre ramifié très fertile.

Fruit gros; chair teintée rose, fine, fondante, parfumée ; mi-août.

Grosse Mignonne hâtive. — (Fig. 667.) Arbre vigoureux, et productif. Fruit gros ; chair fine,

bien fondante, juteuse, parfumée; mi-août.

PÊCHER

Plusieurs sous-variétés issues de la Grosse Mignonne sont cultivées avec profit en plein air ou en espalier. Au type primitif on préfère la Belle Henri Pinaud, d'août-septembre.

Fig. 667, — PÊCHE GROSSE-MIGNONNE.

©” Madeleine rouge.— Arbre très vigoureux, très fertile. Fruit gros, bien coloré; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, vineuse, relevée, très bonne. 2e quinzaine d'août. Plusieurs variétés de la Madeleine sont robustes aux voyages, entre autres la Madeleine Hariot,.

Admirable. — Arbre vigoureux et fertile.

Fruit de première grosseur; chair blanche, teintée au cœur, sucrée, parfumée. l'e quinzaine de janvier.

Galande. — Arbre robuste, très productif.

Fruit gros ; chair veinée, fine, tassée, fondante, | juteuse, bien sucree, vineuse et parfumée; 2e quinz. d'août. Fr. doté de toutes les qualités.

De Malte. — Arbre robuste, productif. Fruit | moyen; chair fine, blanc crémeux, pleine, fondante, juteuse, très sucrée, très parfumée.

Août-septembre. La meilleure des Pêches d’espalier; il ne lui manque que l’ampleur.

Belle Beausse. — Arbre de bonne vigueur et ge bonne fertilité. Fruit gros; chair bien fine, fondante, sucrée, agréablement parfumée.

lre quinzaine de septembre. pe

Alexis Lepère. — Arbre généreux. Fruit gros; chair teintée, fine, fondante, juteuse, sucrée, relevée d’une saveur agréable ; mi-septembre.

Reine des vergers. — Arbre robuste, très fertile. Fruit gros ; chair blanche, teintée au cœur, assez fine, fondante, vineuse; mi-septembre. Arbre d’espalier ou de plein air.

Bonouvrier. — Arbre vigoureux, fertile. Fruit gros ; chair blanche, rouge au cœur, ïne, fondante, juteuse, sucrée, relevée; 2e quinz. sept.

Vilmorin. — Arbre de beau port et de bonne production. Fruit moyen; chair blanche, rouge au cœur, fine, fondante, relevée; 2e quinzaine de septembre.

Princesse de Galles. — Arbre robuste et productif. Fruit gros; chair fine, fondante, juteuse, sucrée, parfumée. Fin septembre.

Baltet. — Arbre robuste, ramifié pour toutes formes, très fertile. Fruit gros; chair blanche, légèrement teintée au cœur, fine, fondante, ju- |

meilleure des Pêches tardives; fruit tenant bien

Nectarines:

| juillet et commencement d'août. Bon fruit de

| juillet et commencement d'août; variété pré-

PÊCHER

teuse, sucrée, vineuse et richement parfumée. Fin septembre à l'e quinzaine d'octobre. L

à l'arbre, et voyageant facilement. (Fig. 668.)

En dernière saison, et favorisée par um automne chaud, la P. Salway, à chair jaune“ fournit un joli et succulent dessert. 1

Les P. Michelin. La France, Belle de Vitry Belle Impériaie, Nivette, Bourdine, Triomphe Saint-Laurent, Blondeau, sont également dignes de la culture. |

Fig. 668. — PÊCHE BALTET.

La série des Brugnons et Nectarines, P. non duveteuses, mérite d’être plus répandue, parce | que le fruit, lent à mûrir. supporte mieux les | voyages et gagne en qualité par un séjour à | l'office. On peut ceter parmi les principales |

Lily Baltet. — Arbre vigoureux, très fers | tile. Fruit assez gros; chair blanche, très fine, , juteuse, délicatement vineuse et sucrée. Fin de |

table et de marché.

Fig. 669, — PÊCHE BRUGNON DE CRONCELS.

Précoce de Croncels. — Arbre généreux wæt d’un beau port. Fruit assez gros; chair assez fine, juteuse, sucrée, agreablt. acidulée Fm:

cieuse pour la culture spéculative ou sous verre. (Fig. 669 )

Précoce Rivers. — Arbre de belle végétation et productif. Fruit assez gros; chain

PÊCHER

assez fine, fondante, juteuse, de bonne qualité. Arbre d’espalier ou de forcerie.

Lord Napier. — Arbre ramifié, bien fertile.

Fruit assez gros; chair fine, fondante, jJuteuse, sucrée. Maturité, courant d'août. Variété utilisée à l’espalier et au forçage.

Orange. — Arbre de bonne vigueur et de production. Fr. moyen; chair abricotée, fine, | fondante.juteuse, parfumée Maturité, août-sept.

Les Nectarines de Pitmaston Orange et Jaune

de Padoue rentrent dans cette catégorie.

Galopin. — Arbre de vigueur modérée, bien | fertile. Fruit de première grosseur, de première | qualité. Maturité, courant de septembre.

Var. à surgreffer sur arbres riches en sève.

Grosse violette. — Arbre assez vigoureux et productif. Fruit assez gros; chair fine, juteuse, sucrée; courant de septembre. On suppose que la N. Victoria est un produit de ses noyaux.

En cours de saison, mürissent d’autres bonnes sortes de Nectarines: Balgowan, Incomparable. Elruge, Gathoye, etc.

Dans le Nord et en Belgique, le Brugnon de Félignies réussit en plein vent aussi bien | qu’à l’espalier.

Culture. — Nous avons indiqué, au paraeraphe des variétés du P., un certain nombre de types qui se reproduisent aussi identiquement que possible par lesemis de leursnoyaux. S'il y a écart, il est bien rare qu'il n’en résulte pas toujours un bon produit. Les Sanguines, à | chair rouge, les Alberges, à chair jaune, les Pavies, à noyau adhérent, les Brugnons, à peau lisse, sont de ce nombre. Les belles et bonnes Pêches d’espalier, Mignonne, Madeleine, de Malte, Galande, Reine des vergers, constituent par le | semis autant de souches dont les rejetons sont | dignes de la culture en plein vent.

| L’Amandier et le Prunier sont les sujets sur

lesquels on greffe le P. dans la rég. du Centre. L’Amandier est pour les terrains secs, profonds ; le Prunier est réservé pour les terrains humides | des peu profonds, aux climats froids. Dans le Midi de la France, ie P. franc est le sujet adopté. . Le mode de greffage est l’écusson pratiqué à - | 10 cm. du sol, sur de jeunes sujets élevés par semis.

L'Amandier est de l'espèce à amande douce.

Le Prunier est le Damas ou le Saint-Julien.

Le temps de l’écussonnage est plutôt à l’arrière- | Saison, soit en août et septembre.

|.Le P. de plein vent est un arbre de semis. Nos climats tempérés offrent de rares exemples de sa longue durée, lorsqu'il est greffé. Il convient de le planter jeune et pas trop haut; la | demi-tige avec tête en pomme d'oranger pré- | Sente plus de garantie de longévité et de récolte facile des fruits.

Le buisson et la forme tabulaire ne conviennent guère qu'aux pays chauds, aux champs privés de toute autre emblave.

Le Pêcher demi-tige peut être planté çà et là dans les plates-bandes du jardin, les treilles

coque dure, à

Sujet intermédiaire et provisoire entre les Srands arbres du verger.

de Vignes, les carrés de Fraisiers, ou à titre de

D — PÊCHER

En ligne homogène, le P. en plein vent sera planté à trois ou quatre mètres d’écartement.

Le P. cultivé en espalier est d’abord un jeune sujet âgé d’un an de greffe, planté contre un mur ou autre construction, à une exposition visitée par le soleil.

Sans méconnaître la beauté des grandes formes dites carrées, où il est difficile de réparer les vides que le soleil, la gelée ou toute autre cause occasionnent, nous devons nous arrêter à l'éventail, dit queue-de-paon, régulier seulement dans l'ensemble de son branchage. (Fig.

Aux grandes formes symétriques et au cordon simple, vertical ou oblique, nous préférons les moyennes formes:

Le petit Candélabre à deux branches verticales ou U simple. (Fig. 389, p. 547.)

Le Candélabre à quatre branches, vulgairement U double. (Fig. 393, p. 547.)

La Palmette candélabre est applicable au P.

à la condition que l’envergure soit d’une moyenne étendue, et que la flèche soit supprimée au dessus du dernier étage supérieur debranches.

La distance minimum des plantations est cinq mètres pour l'éventail, trois mètres pour la palmette, deux mètres pour le moyen candélabre ou à quatre bras, un mètre pour le candélabre à deux bras.

Taille. — Le Pêcher de plein vent ayant une tendance à se dégarnir, on lui appliquera une taille annuelle ou à peu près, en diminuant la longueur des branches principales et des rameaux de production, et en éclairant par quelques coups de sécateur les branchages compacts. L'opération se fait sur le bois de l’année, au printemps, et même à l’automne, avant la chute complète des files., après la récolte du fruit.

Une bonne époque serait encore le commencement de juin; la sève cicatrise les plaies de la taille en vert, la gomme a moins de prise et les nouvelles brindilles qui en résultent ont une meilleure disposition à fructifier.

Il est des var. à végétation trapue, ramifiée ou encore des arbres d’un certain âge, sur lesquels il devient inutile de pratiquer la moindre taille; on se borne à réduireles rameaux d'une allure disparate.

Le Pêcher d’espalier est soumis à une taille indispensable à sa santé et à sa fructification. Des volumes dus à nos maîtres ont été publiés sur la taille du P.; mais il est difficile d'opérer convenablement sans avoir mis la serpette à la main et sans avoir pratiqué pendant quelques années. Toujours est-il que le jeune sujet doit être taillé au printemps de sa plantation.

Ainsi, le sujet planté à l'automne sera taillé au printemps suivant, de telle sorte que l'œil ou les yeux de taille commencent par leur évolution, les premières assises de la formie projetée.

La charpente du Pêcher, calculée sur une moyenne de 50 em. entre les membres, doit être obtenue lentement: la base de l'arbre sera plus solidement assise et pourra braver les emportements de la tête.

Done un seul étage de branches suffit, chaque année, aux jeunes palmettes en formation.

PÊCHER

Les formes en U simple ou double s’obtien-,

nent facilement; on commence la bifurcation dès la première sève, par une taille en vert ou par un pincement et un palissage.

En général, une taille longue est préférable à l'égard des membres de charpente. Ceux qui prennent trop de développement seront maintenus par un pincement modéré ou un palissage.

La branche à fruit, espacée à 15 ou 20 cm.

sur le membre de la charpente, est taillée en crochet, c’est-à-dire que,etant donné une coursonne ou br. à fr. portant 2 rameaux, l’un sera taillé long pour fructifier, l’autre sera taillé court pour remplacer, l’année suivante, celui

qui aura été taillé long. La même opération |

se répète ainsi tous les ans. Une branche à fruit taillée long à cause de ses yeux fructifères, sera supprimée aussitôt la récolte pour stimuler la sortie des bourgeons de la base.

Un rameau simple, c’est-à-dire non bifurqué, garni de boutons floraux, pourrait être conservé. On le taille long, on le palisse sévèrement, en l’arquant au besoin; pendant l'été, l’ébourgeonnageraccourcira ses bourgeons du sommet

et du centre, tout en ménageant ceux de la base |

qui se développeront mieux.

La qualité fructifère d’un rameau est dans sa |

grosseur moyenne, ses yeux étant gonflés et assez rapprochés.

L’arboriculteur habile sait diriger ses arbres pendant la végétation; au début de la floraison, il double l'effet du chaperon du mur en placant

au dessus de l’arbre un abri composé d’une

planche ou d’un petit paillasson étroit, soutenu par un poteau accroché sur le treillage ou sur

le mur. Aussitôt la floraison terminée, une taille

en vert raccourcira les longues brindilles dépourvues de fruits; puis l’ébourgeonnement supprimera les pousses inutiles; ensuite le pincement arrêtera les brins à 5 ou 6 files.; enfin, le palissage aidera à maintenir l’équilibre dans la végétation.

Nous signalerons quelques opérations particulières ayant pour but d'utiliser les bourgeons à fleur. {Au mot Greffe, nous avons parlé du greéfage des boutons à fruits du Pêcher.)

Les brindilles nées par le pincement des rameaux sur la branche fructifient, le pincement arrêtera l’élongation des jets qui s’y développent, sauf ceux de la base qui serviront à asseoir la taille de l’année suivante.

Il est important de ne point laisser un P. dégarni à la base de sa charpente; on y parvient avec ies opérations dites d’été ou en vert, en les appliquant rigoureusement aux rameaux du sommet qui tendraient à s’emporter.

Si la branche est encore vivace, il est facile d’y souder le scion de remplacement au moyen de la greffe par approche simple ou en arcboutant.

Un sujet à grand développement peutrecevoir la greffe d'autres variétés moins vigoureuses ou ayant une époque de maturité différente.

Le P. soumis à une forme symétrique doit être taillé dès la première année de sa plantation; on trouvera, à leur lettre, dans cet ouvrage, les moyens de combattre le blanc, la gomme, les pucerons, ennemis du P.

PÊCHER

Récolte. — La Pêche est bonne à cueilli quand le fond vert de la peau s'éclaircit; 1 couleur et le parfum sont plus accentués, l'épi derme s’assouplit, et sa résistance ou sa sou mission au faible mouvement de rotation que l’on imprime au fruit, avec la main, indiqué son degré de maturation, La Pêche destinée aux voyages sera cueillie avant sa maturité ab” solue, La Pavie se prête mieux aux transports lointains et au séjour prolongé à l’étalage du. marchand. Le Brugnon acquiert plus de saveur lorsqu'il est cueilli assez mûr et laissé quelques jours sur une tablette; mais son épiderme sé | flétrit et ne flatte pas autant l’œil de l'acheteur, On sait qu’une fructification trop abondante nuit à la beauté du fruit. Il convient donc d'é- clairceir les parties trop chargées, en supprimant les jeunes Pêches trop nombreuses, dès qu'elles

ont la grosseur d’une Noisette; c’est dans l’intérêt du fruit et de l’avenir de l'arbre.

| Il y à toujours avantage à favoriser le coloris brillant de la Pêche au moyen d’un effeuillement préalable; mais il faut être sobre de retranche- . ments. Dès que l’épiderme s’éclaircit, la période de maturation commence; on peut alors couper, | sur leur pétiole, quelques feuilles qui privent le fruit de la lumière solaire; on opère graduellement, de facon à conserver deux ou trois feuilles au dessus du fruit, à titre de parasol, | jusqu’à la récolte.

Nous n'avons pas besoin de recommander les précautions dans le maniement des belles Pêches. Il faut les cueillir «les doigts ouverts». On les dépose, accompagnées d’une feuille de! | Vigne ou autre feuille douce, dans un panier! | plat, capitonné et on les place sur Les rayons! d’une fruiterie d'été, c’est-à-dire d’une chambre | aérée, saine, ni chaude comme une serre, ni!

froide comme une cave.

L'on ne doit pas cueillir les Pêches d’espalier! en plein soleil, si elles doivent être emballéeset! expédiées en voyage; dans ce cas, il convien-! drait de les laisser refroidir à l’ombre.

La Pêche de plein-vent se récolte à la maïn ou au cueille-fruit; on doit éviter avec soin de maculer son épiderme délicat. Nous avons dit, au mot Emballage, avec quels soins et:

précautions on devait procéder à l'emballage! des Pêches, en caissettes ou en corbeilles. En! dehors de la consommation directe, la Pêche se prête à divers usages d'économie industrielle. ou ménagère.

La Pêche en conserve dans une boîte de fer- | blanc n’a pas, comme les fruits rouges, l’incon-t | vénient d'y prendre le goût du fer; on peut alors l’'employer plus mûre que s’il s'agissait d'introduire dans ,un bocal à orifice étroit le fruit entier ou par quartiers. |

Les Pêches glacées ou confites réussissent mieux avec des variétés à chair ferme. Le Brugnon se conserve à l’eau-de-vie. |

Le vin de Pêches s'obtient avec des variétés à chair molle, mais parfumée. La petite Pêche de plein. vent se soumet à la distillation.

Les plus parfumées des var. à chair ferme servent aux compotes de Pêches (cuites), à le soupe aux Pêches.‘à la salade de Pêches (crues, au vin blanc. A Nice, on les conserve au systèm

nn …

ES

PÊCHER

aux entremets chauds.

PÊCHER ET BRUGNONIER.

Appert, en boîte ou en carafe, et elles servent , l’on met ordinairement en activité vers la fin de

décembre et dont les fruits sont mûrs à la fin de

Les Pavies sont employées dans le Midi aux | mai ou dans le commencement de juin, il y a

marmelades, aux confitures, aux beignets de . Pêche. Une variété locale à fruit jaune, mürissant en août, est préférée dans le Var pour cet usage; le fruit étant pelé et débarrassé du | moyau, la chair reste seule dans la bassine. Les Basses-Alpes fabriquant des conserves et des confitures avec certaines Pavie-Alberges, à \ l'exemple des États-Unis. Ch. B.

PÊCHER ET BRUGNONIER. — Culture arti- * ficielle et sous verre. — La culture forcée du P. est beaucoup moins difficile et moins aléatoire que celle du Cerisier, du Prunier et de PAbricotier. Bien comprise, elle peut rapporter de beaux bénéfices.

Opérations préparatoires. — 1. Des serres.

— Les arbres destinés à cette culture peuvent être élevés en caisses ou en grands pots, mais il est préférable, pour une culture de spéculation et d’une certaine importance, de ne forcer que des arbres cultivés en pleine terre. Les arbres en pots ou en caisses sont plus délicats et plus sujets à l'écoulement de gomme.

Les serres à forcer en 1ère saison n'ont gé- | néralement qu’un seul versant, parce que les

arbres doivent y être plantés de manière à se

trouver rapprochés autant que possible du vitrage. |

L’inclinaison des châssis doit être telle, que

les rayons du soleil les frappent nerpendicu- | lairement à l’époque de la floraison.

2. De la plantation et du sol. — La plantation | doit toujours se faire dès la fin d'octobre, lors- | que les premières feuilles commencent à se dé- | tacher. En général, il faut préférer des arbres

plus de profit à choisir les var. à grandes fi.

4. Formation et conduite des arbres. — Le cordon vertical simple et le cordon double ou forme en U, pour les arbres appliqués sur un treillis parallèle au vitrage, seront évidemment les formes qui réuniront le plus d'avantages.

Traitement préparatoire. — Règle: Pour obtenir l’année suivante une fructification abondante en culture avancée, il est indispensable d'enlever impitoyablement tous les boutons à fleurs sur les arbres que l’on se propose de forcer. Il faudra aussi soigner particulièrement ces arbres quant à l’'ébourgeonnement, la taille en vert et le pincement.

Traitement en serre. — Avant de commencer le forcage, il faut que la végétation ait cessé complètement, ce dont on n’est certain que lorsque le thermomètre s’est abaissé, pendant quelques nuits, à 3 ou 4° au dessous de zéro et quand les files. se sont détachées naturellement des arbres.

En Angleterre, on ne commence généralement à mettre en train la l'e saison qu’en décembre ou janvier. et la maturité des fruits a lieu au plus tôt à la fin de mai; beaucoup de cultivateurs ne commencent même qu’au 1e" février.

A Berlin comme à Vienne, où les hivers sont plus rudes et plus précoces, on commence à forder la 1'° saison au plus tard le 1e° décembre; en Belgique. on fait de même avec succès.

Quant aux saisons suivantes, on les met en train successivement à un mois ou six semaines d'intervalle.

Dans la forcerie de 1re saison. la floraison arrive vers l’époque où les jours sont courts et

jeunes, des écussons d’un ou de deux ans, sains, | souvent brumeux, où le soleil est rare; il ne

vigoureux, bien pourvus de racines.

Quand on est pressé de jouir, on peut prendre |

| néanmoins des arbres en plein rapport, dont

| on à eu soin de constater, l'été précédent, la fertilité, et appartenant à l’une ou l’autre des

+ | variétés dont on trouvera plus loin la liste. | Dans les terrains sablonneux et légers, les

| arbres sont déterrés sans motte; lorsque le sol

est un peu plus consistant, avec motte, même, | si le temps s’y prête. avec mottes gelées.

| La terre qui convient aux P. sera composée | ainsi :2 parties terre de jardin, ni légère. ni com- | pacte, 1 p. terreau de feuilles, 1 p. de fumier de vache bien consommé et 1; p. gros sable.

Lorsque la serre se trouve dans unesituation | peu élevée, où le sol est souvent humide pen- « dant l'hiver, on établira un drainage profond à | 1m. 50 en avant du premier mur.

8. Choix des variétés. — Variétés qui ont été employées avec succès : Avant-pêche rouge, Double de Troyes, Chevreuse hâtive, Chevreuse

tardive, Melcaton, Double montagne, Pourprée |

hâtive, Grosse Mignonne, Grosse Mignonne |hâtive, Madeleine rouge ou Madeleine de Cour-

| Son, Madeleine blanche.

Les six premières variétés, qui sont toutes à | petites ou moyennes fleurs, doivent être préférées pour les serres de haute primeur, que l’on commence souvent à chauffer dès la mi-novembre ; « |pour les saisons suivantes, y compris la 2°, que

faut donc pas diminuer les chances de succès en supprimant un trop grand nombre de boutons. On taillera très long, et, lors de la taille en vert, on raccourcira tous les rameaux dont les fleurs n'auront pas noué. Plus tard, la taille

| pourra être plus courte. En règle générale,

pour la saison la plus hâtive, taille presque nulle, surtout si le pincement a été opéré de manière à ce que les rameaux n'aient pas plus de 30 à 40 cm. de longueur; pour la suivante, taille plus sévère; pour la 3°, encore plus, et ainsi de suite.

Forçage proprement dit. — 1"° période. — La chaleur et l’humidité sont les deux éléments essentiels de la végétation. Une humidité très abondante de l’atmosphère sera utile, indispensable même, pour activer le mouvement de la sève avant l'épanouissement des fleurs; mais, pendant la floraison, elle deviendra au contraire très nuisible à la fécondation. IL faudra serinœuer matin et soir toutes les branches avec de l’eau tiède (25 à 300 C.), ou avec de l’eau qui aura séjourné pour le moins quelques heures dans la serre. Il faut également jeter de l’eau dans les sentiers, sur les murs etsur les tuyaux de chauffage; dans les serres qui ne sont pas chauffées au thermosyphon, on placera des bacs remplis d’eau sur les conduits de chaleur.

La température ne doit s'élever que lentement et graduellement: la 1'° semaine, 8 à

PÊCHER ET BRUGNONIER. — 928 — PÊCHER ET BRUGNONIER.

100 C.: la semaine suivante. l’élever de 2, et 2 2

ainsi de suite chaque semaine, jusqu’à 15 à 180,

maximum qu’on ne peut pas dépasser. Si les rayons du soleil provoquent l'élévation de la température, on peut aller jusque 28 ou 24, sans qu’on soit obligé de donner de l'air. La température de [a nuit devra toujours être inférieure à celle du jour : 8° le jour, elle ne pourra dépasser 5° la nuit; 160 le jour, 100 la nuit.

Dès que les châssis sont placés, on couvrira le pied des arbres d’une couche de fumier chaud, à l’intérieur et à l’extérieur de la serre. Quelques jours après, on donnera un bon arrosement avec de l’eau à 400, additionnée d’une certaine quantité de bouse de vache. du purin ou autres engrais liquides. Cet arrosement sera renouvelé 15 jours ou 3 semaines plus tard, lorsque les arbres seront en végétation. Le fumier placé à l'extérieur de la serre sera recouvert d’une planche.

2e période. — Floraison et fécondation. — Au bout de 5 ou 6 semaines, la flor, a lieu. Lorsque les fl. commencent à s'ouvrir, on ne mouillera que le tronc et les branches de charpente; le seringuage sur les fl. les laisserait stériles.

Pendant toute cette période, donner autant d'air que possible; si le soleil reste caché, on diminue la chaleur: 8° et même 7. Au moyen d'une température peu élevée, la floraison se prolongera tout au moins pendant trois semaines; durant cette époque, un seul jour de soleil suffira pour déterminer une fécondation naturelle assez abondante. Plus la floraison se prolonge, plus on peut compter sur une bonne réussite.

Dans la culture sous verre du Pêcher, il sera avantageux, pour aider à la fécondation des fleurs, de passer sur celles-ci, au moment du completépanouissement, au moyen d’un pinceau moelleux ou plutôt de brosses légères formées d’inflorescences de Stipa pennata.

C’est ordinairement au cours ou vers la fin de cette période que les pucerons commencent à se montrer; il faut fumiguer au moyen du tabac, même pendant la floraison, mais prudemmerft, pour ne pas brûler les fleurs

3° période. — Formation du noyau. — Lorsque l’ovaire se gonfle et remplit la partie inférieure du calice, on donne un nouvel arrosement avec des engrais liquides et l'on recommence les seringuages sur les files. avec autant de régularité qu'avant. Jeter égalt. de l’eau dans les sentiers et sur les conduits de chaleur.

Dans les forceries de 1re saison, inutile d’aérer et d'ombrager beaucoup. Il ne faut aérer que rarement et seulement vers le milieu de la journée, Lorsque le thermomètre monte à 209.

Dans les saisons suivantes, la ventilation de-:

viendra de plus en plus nécessaire.

Jusqu'au moment de la formation du noyau, la température diurne sera tenue régulièrt.

entre 14 et 160; celle de la nuit, de 10 à 12,

On ne doit pas différer trop longtemps l’ébour-geonnement, aïhsi que la taille en vert. Quant au pincement, on ne le pratique ordinairement que plus tard; on doit néanmoins arrêter les bourgeons qui tendraient à s'emporter..

Dès que les nouvelles pousses commencent à

prendre une consistance un peu ligneuse, il faut les palisser graduellement, au fur et à mesure des progrès de la végétation.

Quand les fruits atteignent un peu plus de la grosseur d’une noisette, ils entrent dans un moment de crise qui dure 8 à 10 jours et qui en fait souvent tomber un grand nombre;

ils forment alors leur noyau. 4

Pendant cette période critique, on diminuera

| la température de 2 ou de 39, on ombragera

tous les jours quelques heures, si le soleil est ardent, et on modérera les arrosements. Au bout d’un certain temps, on coupe un fruit em deux, et si le noyau commence à durcir, la réussite est devenue pour ainsi dire certaine.

On retranchera alors une partie des fruits trop abondants ; le nombre de fruits à conserver dépend de la vigueur des arbres et des variétés. L'avant-pêche ou la Petite Mignonne pourront en porter deux et trois fois plus que la Melcaton ou la Bourdine.

4e période. — Maturité. — A mesure que le fruit grossit, les soins de culture deviennent

plus faciles ; la végétation peut être stimulée. |

par une chaleur un peu plus élevée (16) et par

un ou deux arrosements avec des engrais liquis |

des. On devra les supprimer à temps, pour qu'ils n’altèrent par la saveur délicate des fruits. Les bassinages seront continués aussi longtemps que les fr. n'auront pas atteint tout leur volume; ils rehaussent cette belle couleur

rouge que le soleil donne aux fruits. On cesse | les bassinages quelques jours avantla maturité: |

Une fois l'existence des fruits assurée, om doit procéder au pincement, en agissant par gradation. L’effeuillage, utile au P. en plein air, est plus nécessaire dans la serre, où le fruit à | toujours moins de saveur et de coloris.

La ventilation est indispensable durant cette période, à mesure que la Pêche approche de | sa maturité. Lorsque le temps est favorable, mais seulement pour les saisons dont la ma: | turité arrive fin mai et plus tard, on pourra | enlever les châssis et exposer chaque Jour, pendant quelques heures, les arbres à l'air libre; il faut les recouvrir avant le soir et chaque fois que la pluie menace de tomber.

On peut aussi retarder ou accélérer la maturaz tion, au fur et à mesure des besoins, en diminuant ou en augmentant la température. L

Traitement après le forçage. — Aussitôt la xécolte des fruits terminée, il faut seringuer ME, sgoureusement les feuilles pour les rafraichir. | Par suite de la sécheresse relative de l’atmos: | phère, l'araignée rouge réapparaît ordinailner ment, lorsque les fruits ne mürissent-pas vite, Les combattre au.moyen d’aspersions d’eau!

froide. J E

Les arbres de la 2e saison et des saisons} suivantes peuvent être découverts immédiates ment, et arrosés une dernière fois aux racines, si l’on n’a pu profiter d’une journée pluvieusé:

En octobre, on donne un labour à la terre, au pied des arbres, en y enfouissant une bonne, fumure de bouse de vache; après l’hiver, On rar,

| jeunit toutes les branches fruitières.

Les Pêchers de première saison doivent M reposer pendant trois ans. Les arbres dontla

LA

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929 PÊCHER ET BRUGNONIER.

| PÊCHER ET BRUGNONIER.

mise en végétation ne commence qu’à partir | bien qu’en pleine terre, doit toujours se faire de | de février, peuvent être chauffés régulièrement préférence à l’arrière-saison, au moment où les chaque année sans inconvénient, pourvu qu'on feuilles sont sur le point de se détacher des ra- ) les expose, dès la fin de mai ou au commence- meaux, c’est-à-dire vers la fin d'octobre ou au | ment de juin, à la libre influence de l’air et du commencement de novembre, Les arbres mis en | soleil et qu’on ne leur laisse pas produire des | pots hivernent dans la serre-verger ou à l’air récoltes trop abondantes. libre. Les pots doivent être enveloppés de Lorsque l'hiver est rigoureux, il est quel- foin sec ou de feuilles. quefois nécessaire d’abriter les Pêchers qui ont été forcés l’année précédente.

| Culture en pots. — Sous verre, la culture en … pots donne d'excellents résultats.

Les Pêchers et les Brugnoniers se laissent conduire en buisson, en colonne, en pyramide et à mi-tige, en tête ou en couronne.

Le compost employé pour l’empotage est à

| Pour l’empotage, on choisira des écussons

d'un an. On prend des pots de 28-30 cm. de diamètre. Plus tard, à la suite de plusieurs

| base de terre forte, argileuse. On doit y ajouter un quart ou un tiers deterreau consommé.

Cela n’est pas indispensable lorsque le compost

rempotages, on pourra employer des pots bien | est formé de gazons enlevés dans une prairie plus grands, même des caisses de 45-50 em. et | où les vaches pâturent une partie de l’année.

| Rien ne doit être négligé pour favoriser la | > ? végétation. A cet effet, la terre recoit plusieurs fois, à la surface du sol, une sorte de paillis ou de couverture, préparée à l'avance et composée de crottins de cheval, auxquels on ajoute des cendres de touraille. Avant d’être

À { | ne | | | | | | | | | | | H.GilléC.

» | Fig. 670. — PELARGONIUM GRANDIFLORUM Willd, Fig. 671. — PÉLARGONIUM à FEUILLES DE LIERRE | PELARGONIUM PELTATUM Soland, - [plus, et les arbres, conduits en pyramides, pour- - |ront donner annuellt. jusqu’à 50-60 beaux fr. employée, cette couverture est fréquemment i Les P. seront greffés sur Prunier de St. Julien. | arrosée de purin. On en garnit la surface des ? Les var. propres à la culture en pots sont très | pots dans le courant de mai, après avoir enlevé — nombreuses ; voici les plus recommandables: | quelques centimètres de terre. Cette couverture “ | Pêches et Pavies: Grosse Mignonne hâtive,

elle-même est renouvelée aussitôt qu'elle est épuisée par les arrosements. En outre, on donne, une ou deux fois par semaine,unarrosageavec de l’eau, colorée à peine par de la fiente de pigeons.

Les arbres sont tenus sous abri vitré jusqu’à ce que les fruits aient noué. On les expose ensuite à l'air libre, en plongeant les pots, aux deux tiers, dans le sol d’une plate-bande.

C'est à l’aide du pincement qu’on obtient les Pêchers miniatures. Les arbres miniatures doivent être greffés sur de faibles sujets du Prunier Damas noir, mis en pots de 10 em. en-

Grosse Mignonne ordinaire, Nobless, Madeleine ouge, Cralande, Reine des vergers, Walburton admirable, Admirable tardive, Têton de Vénus, Bourdine, Pavie de Pompone, Pavie Cutherine.

Pêches lisses et Brugnons: De Stanwick, Eluge, Orange de Rivers, Blanc, Violet hâtif, Early Newington.

Pêches américaines tardives: Baldwin Cate, à Autumn, Gaither's Cate, Thomas No-

| La transplantation du Pêcher, en pots aussi

NA ic 2

PÊCHER ET BRUGNONIER.

viron. La greffe se fait en janvier, sous châssis, sur couche ou en serre chaude. Dès que les jeunes pousses ont développé 4 feuilles, on en pince l'extrémité, de manière à ne laisser que 3 feuilles. Les bourgeons qui prennent naissance à la suite de ce pincement sont ensuite arrêtés au dessus de leur première feuille, et l’on doit continuer à appliquer le même traitement aussi longtemps que l’arbre vit, si on tient à le maintenir sous une forme naine. Au mois de mai, on procède à un premier rempotage dans des vases de 15 em., et vers le milieu de juin on recommence l’opération dans des pots de 20 cm.

Ce seront les plus grands qu’on donnera aux arbres miniatures. On ne les rempotera plus dans la suite; on se contentera d’en renouveler partiellement la terre. Ed. P.

Pechnelke. Nom allemand du Lychnis Viscaria.

PECTINE. Découpé en lobes étroits, comparables aux dents d’un peigne.

PÉDALE. En forme de pédale. On désigne sous ce nom les feuilles composées dont le pétiole se divise au sommet en deux branches divergentes qui portent un rang de folioles sur leur côté intérieur (Helleborus niger, Dracunculus vulgaris).

PÉDICELLE. On désigne sous ce nom les dernières ramifications du pédoncule, c'est-à-dire celles qui portent les fleurs, dans les inflorescences complexes.

PÉDONCULE. Support ou queue des fleurs.

Lorsque le pédoncule est ramifié, comme c’est le eas dans les inflorescences pluriflores, les ramifications qui portent les fleurs portent le nom de pédicelles.

PELARGONIUM L’Hérit, (Géraniacées.) Vulg.:

Pélargonium et Géranium ; angl.: Stork’s Bill; all. : XKranichschnabel. Herbes, sous-arbriss. ou arbriss.glabres ou pubescents,souventvisqueux, odorants, quelquefois charnus; files. opposées, rarement alternes, entières, lobées, dentées ou diversement découpées, avec des stipules; pédoncules axillaires, opposés aux files. ou radicaux, en ombelles bi-multifiores, rarement uniflyes ; fl. irrégulières; 5 sépales, connés à la base, le postérieur prolongé en éperon soudé au pédoncule ; 5 pétales ou moins par avortement, un peupérigynes,imbriqués, les deuxsupérieurs et extérieurs différents des autres, insérés sur les côtés de l’éperon ou dans son voisinage; 10 étamines hypogynes, connées à la base,obliques, les unes au nombre de 7, plus rarement 2-6, tertiles, les autres stériles ou rudimentaires ; ovaire 5-loculaire, 5-lobé, surmonté d’un bec stylaire, avec branches stigmatiques ; 2 ovules par loge ; capsule monosperme, à 5 lobes se séparant de l'axe par déhiscence septifrage. On a signalé 400 esp. de P., qui ont pu être réduites à 175, de l'Afrique austr. et de l'Australie; 3 esp. de l'Afrique du Nord et de l'Asie. Le genre P. avait été divisé par Sweet en 10 genres, qui doivent être réunis.

P. ardens Lodd. — Lonn. Cas. 139; Sw. Ger.

4; Kerx. Horr. 546. — Hybride des P. fulgidum etlobatum. — FI. écarlate vif, en ombelles multifi. ; flles velues, cordif., lobées ou ternées.

P. capitatum Aït. — Cap. — Vulg.: Géranium rosat. — KI. pourpres, striées de rouge, et

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