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PHALARIS

FI. moyennes, d’un blanc pur, à divisions assez étroites; labelle petit; lobes latéraux étroits, tronqués, dressés, maculés de jaune vif; lobe médian oblong, charnu, convexe, recouvert de longs poils serrés, également blancs; appartient à la section des P. Cornu-cervi, Mann, etc. — Iles Andaman et Malaisie.

P. violacea Teijmann et Binnings. — OrcH.

ALÉ. t. 182. — FI. moyennes, rosées, avec une tache d’un violet rose intense à la base interne des sépales latéraux; appartient à la même section que le précédent. — Sumatra.

Les P. demandent la serre la plus chaude; ils se portent bien dans des serres basses et humides, près du verre, modérément ventilées et abritées soigneusement des rayons du soleil; ils réussissent et fleurissent étant posés sur le bord de paniers hauts, étroits et cylindriques, remplis uniquement de tessons brisés, où leur longues racines trouvent facilement à se fixer ; pour tout compost, on recouvre la partie supérieure du panier, rempli de tessons, d’une couche de sphagnum vivant que l’on maintient en cet état par de fréquents bassinages; au mois de mars,lorsqueles racines commencent à pousser, on vide les paniers de leurs vieux tessons en les renversant et les secouant, sans enlever la plante, on lave à la seringue, avec de l’eau à la température de la serre, les racines, les bâtons du panier et les tessons adhérents aux racines; puis on remplit le panier de tessons neufs, humides, sans blesser les racines autant que possible et on termine le rempotage en enveloppant le collet de la plante dans du sphagnum bien vivant et choisi; on recouvre de même la surface des tessons et on maintient le tout toujours humide pendant toute la saison de végétation. Vers octobre, on ralentit les arrosements lorsque la croissance des racines cesse. On évite, par ce rempotage en tessons, la moisissure qu’une humidité permanente ne tarde pas à provoquer dans un compost moins poreux et moins léger.

Les P. Lowiiet Esmeralda demandent pendant l'hiver un repos absolu et on peut leur supprimer presque tout arrosement,; l'humidité de l'air leur suffit la plupart du temps; le P. Low perd même ses feuilles chaque hiver, pour en former de nouvelles au printemps. Ach.F.

Phalangium. Voir Anthericum.

PHALARIS I. (Graminées Phalaridées.) Genre renfermant 9 ou 10 espèces, originaires, les unes de la région méditerranéenne, des Iles Canaries, les autres de l'Afghanistan et des régions extratropicales de l'Amérique, annuelles ou vivaces, à feuilles planes. L'une d'elles, originaire des lieux humides de nos pays, P. arundinacea L.. dont les inflorescences sont récoltées pour bouquets perpétuels, a produit une var. à feuille rubanée de blanc et de jaunâtre. P. a, var. picta. — Bois, ATr. PL.

JarD. pl. 309. — Fréquemment cultivée dans les jardins pour la beauté de ses feuilles du meilleur effet dans les bouquets frais et toutes les décorations florales d'appartement. Elle

d'un violet rouge éclatant, sur des hampes | aime un terrain frais ; on la multiplie d'éclat.

Une autre espèce, P. canariensis L., Alpiste

P.tetraspis Reichb. f. — Xenra, II, p. 146. — ! des Canaries, annuelle, à panicule en épi termi-

PHALARIS. — nal ovoïde, est communément cultivée dans les jardins pour la nourriture des oiseaux de volière, Semer en mai, en terre légère, meuble, substantielle; exposition chaude. JG PHALÈNE. (Fam. de Lépidoptères-Hétérocères). Les Fhalènes sont des papillons de taille

moyenne ou petite: les plus grandes atteignent

à peine 50 à 60 mill. d'envergure. Elles ont le corps grêle, le thorax étroit et les ailes proportionnellement larges: mais, par suite de la faiblesse des nervures et du peu d'épaisseur de la membrane alaire, le vol est incertain et vacillant Le jour. elles restent cachées dans les buissons, les fentes des rochers ou s'appliquent les ailes étendues, le long des murs, ou des troncs des arbres. Les éclosions se succèdent souvent depuis les premiers beaux jours jusqu'aux froids.

Fig. 685. — PHAJUS HUMBLOTH Reichenb. f.

La particularité la plus intéressante des Phalènes et, du reste, celle qui leur a valu le nom d’Arpenteuses ou de Géomètres, est la manière dont la chenille se déplace : elle semble, en effet, mesurer l’espace au moyen de son corps. Fixant ses pattes thoraciques aussi loin que possible, elle ramène ensuite, en recqurbant en boucle tout le milieu du corps, les pattes postérieures, celles-citouchant les premières; et, de nouveau, lance les pattes thoraciques en avant Parfois, ces chenilles restent cramponnées, par les pattes postérieures, dans des positions verticale, oblique, horizontale ou renversée, gardant une immobilité complète, pendant quelquefois une Journée entière; cette immobilité et leur coloration constituent une faculté imitative de ce qui les entoure, et par suite un moyen de protection. Comme régime, elles sont herbivores, arboricoles ou lichénivores, vivant à découvert

PHILADELPHUS.

et se laissant tomber à la moindre secousse, en émettant un long fil. Leurs dégâts sont parfois importants. Les principaux groupes sont: les Urapteryx, les Fidonies, les Hibernies, les Amphidacies, les Cheimatobies, les Larenthies, les Eupithécies.

Phalène des Groseilliers. Voir Abraxa.

Phalène de la Vigne. V. Tortrix. P. TE

PHANEROGAMES. Plantes à fleurs, c'est-àdire pourvues d’étamines et de pistil. Les P. constituent l’un des deux grands groupes du Règne végétal. (Voir Classification.)

Pharbitis. Voir Ipomæa.

PHASEOLUS L., Haricot. Pour les espèces de

ce genre cultivées comme pl. potagères, voir

Haricot. Deux esp. sont surtout intéressantes comme pl. ornementales :

P. Caracalla L. Arbriss. grimpant, originaire

Fig. 686. — PHALÆNOPSIS SCHILLERIANA Reichenb, {

de l’Inde, à fleurs en grappes plus longues que les feuilles, de couleur lilas et délicieusement parfumées. Ces fl. ont l’étendard et la carène contournés en spirale, Sous le climat de Paris, cette esp. exige la serre tempérée; dans le Midi de la France, elle peut être cultivée en plein | air et c’est l'une des pl. grimpantes les plus | recommandables pour cette région. 4

P. multiflorus Willd., Haricot d'Espagne. | L'une des pl. grimpantes ornementales les plus | populaires. Ses tiges, de3-4 m., de hauteur, por- | tent des filles. à 3 fol. ovales-aiguës et des | grappes de fl. rouge écarlate. Il en existe des | var, à fl. blanches et à fl. bicolores, rouges et blanches. La graine est, soit blanche, soit brune | ou violacée, unicolore ou marbrée. Semer en avril-mai, en place. |

Phegopteris. Voir Polypodium.

PHILADELPHUS L., vulg.: Seringat. (Saxifravées-Hydrangées). Arbustes à rameaux opposés;

dt |

PHILADELPHUS.

à files. opposées, caduques, entières ou dentées en scie, souvent couvertes de poils étoilés; pas de stipules; fleurs axillaires, solitaires ou en corymbe, munies de bractées, assez grandes, blanches ou couleur jaune-paille, souvent odorantes; calice adné à l'ovaire, à 4 ou 5 lobes; 4 ou 5 pétales, arrondis ou obovales ; 20-40 étamines, insérées sous le rebord du disque épigyne; ovaire infère, à 3-5 loges; 3-5 styles filiformes, libres ou soudés à la base; ovules nombreux; capsule infère, cortiquée, à 3-5 loges

Fig. 687. — PHILADELPHUS CORONARIUS L.

P. coronarius L. — (Fig. 687.) Europe australe. — B. M. 39!; Lam. Enc. 420; Nouv.

| panachées, à fleurs doubles, etc.

P Coulteri S. Watson. — Mexique. — Garp.

| AND For. 1888, 40. — Filles. ovales-lancéolées, . blanches en dessous; rameaux pendants et grêles; fl. solitaires, larges de 21/2 em.

P. Falconeri Sargent.— Etats-Unis ? — Garn.

AND For. 68. — 3 m.; rameaux étalés; filles.

- | aiguës, glabres, longues de 5-6 cm.; fl. très

odorantes, peu nombreuses, en panicules lâches, portées par des pédoncules simples et glabres, larges de 2-3 em.

| P. grandiflorus Willd. Etats-Unis.

Wamson, Dexpr. 1, 46; Sw. FL. G. 11, 8; GanrexrL. 1888, 135; B. R. 7, 570. — Rameaux rougeûtres, étalés; files. ovales acuminés; fl. blanches, de grande dimension, odorantes. — \Le P. speciosus Schr. n’en est qu’une forme.

. P. Lemoinei Hort. Hybride résultant du |Croisement des P. microphyllus et coronarius. — Garv. ax For. 1889, p. 617. — Var.: erectus, port dressé ; Mont-Blanc. rappelle la forme Précédente mais à inflorescences plus larges, à fl. plus grandes et plus nombreuses ;: Avalanche,

: Dunau. 1, 20. — 3 m.; rameaux fastigiés; files. ovales-acuminées, poilues le long des nervures; | fl. en grappes, odorantes. — Var.: naine, à files. |

PHILESIA.

rameaux arqués, fléchissant sous le poids des fl, qui sont de grande taille, à odeur douce.

P. inodorus L. — Amérique du Nord — B.

M. 1478. — Arbuste très vigoureux à flles. larges, glabres, vert foncé; fleurs sans odeur.

P. latifolius Schrad. — Amér. du Nord. — | HERB. AMAT. 4, 268. — Arborescent ; rameaux | fastigiés ou divariqués; files. ovales-acuminées, poilues en dessous.

P. microphyllus Asa Gray. — Mexique, — Garp. cHR. 1884, II, 36; GanTexrz. 1890, 39 ;

polyspermes. — Environ 15 espèces, de l'Europe | 1891, 824. — Filles. entières, obtuses, poilues centrale, Amérique boréale, Japon, Himalaya. en dessous, longues de 12 cm.; fl. très odo-

rantes, solitaires ou réunies par trois.

P. Satzumi Siébold. — Japon. — 1 m. 50; flles. étroites; fl. larges de 4 em., géminées au sommet des rameaux. Connu également sous le nom de P. chinensis Hort.

Fig. 688. — PHILESIA BUXIFOLIA Lam.

P. Zeyheri Schrad. — Amér. du Nord. — Voisin du Seringat commun, mais feuilles arrondies à la base, fleurs moins nombreuses, plus grandes et inodores.

On cultive encore: P verrucosus, hirsutus.

laxus, californicus, Gordonianus, Lewisti, Keteleeri, etc.

Multiplication par semis, boutures de bois d’un an ou marcottages; la plupart des espèces sont rustiques, sauf les P. inodorus et grandiflorus, qui ont besoin d’être préservés pendant les hivers rigoureux.

On trouvera d’intéressants renseignements sur les Philadephus dans la Monographie de M. Kœhnre parue dans le Gartenflora 1896. P. H.

PHILESIA Comm. (Liliacées.) Petit arbuste buxiforme, glabre, très rameux, à files. alternes, brièvemt. pétiolées,oblongues, coriaces,uninerviées, à bords révolutés. A l'extrémité des rameaux. fleurs solitaires ou peu nombreuses,

PHILESIA.

PHINÆA.

rouge carmin, très belles ; sépales plus courts | — Izz. H. 1895, 48. — Files. rouge vif, pal

que les pétales et rappelant les fl. des ZLapageria, mais plus petites. 1 esp., Chili et détr. Magellan.

P. buxifolia. Lam. ILL. t. 248; B. M. 4738. — [Syn. : P. magellanica Raeusch.] — Caractères du genre. Culture des Lapageria. (Fig. 688.) J. D.

PHILLYREA L. (Oléacées.) Arbustes glabres, à files. opposées, persistantes. Fleurs ordint. petites, fasciculées, à l’aisselle des files. Corolle à tube court. 2 étam. Ovaire bilocul.; drupe.

4 espèces, de la rég. méditerr.

P.angustifolia L Flles.lancéol.-linéaires, presqu’entières, parfois longues, très subulées (var. rosmarinifolia).

P. latifolia L. [Syn.: P. alaternoides Spach.] Files. ovales oblongues, dentées ; drupe ombiliquée. Var.: stricta, files. à peine dentées; crispa ou obliqua, files. inégales à la base; 24cifolia ou spinosa, files. profondt. dentées; buxifolia, files. petites, ovales, arrondies à la base. P, media L. Filles. lancéolés ou ovales lancéol., entières ou dentées. Drupe apiculée.

Var. : wirgata ou ligustrifolia, rameaux dressés; pendula, rameaux pendants ; olerfolia, rameaux presque dressés, files. à peine dentées.

P. Vilmoriniana Boiss. et Bal. [Syn.: P. decora et P. laurifolia Hort.] — Bor. Mac. 6, 800; Rev. HorT. 1889, t. p. 199. — Asie mineure.

— La plus belle espèce du genre Files. grandes, rappelant celles du Laurier-Cerise, persistantes, coriaces. Fleurs blanches, odorantes, nombreuses, par glomérules axillaires. Drupe ellipsoïde, de la grosseur d’une petite olive.

Exposition sèche et chaude dans le Nord, rustique dans le Midi. Graines. Le P. Valmoriniana se greffe sur P. latifolia ou sur Troëne. s D:

PHILODENDRON Schott. (Aroïdées-Philodendrées.) Plantes grimpantes, rarement acaules, émettant des racines aériennes; files. opposées aux gaines, coriaces, entières, lobées ou pinnatifides, à pétiole cylindrique ou excavé, à gaines persistantes; pédoncules souvent fasciculéss" spathe épaisse, blanche, rouge ou jaunâtre, persistante, à tube enroulé puis fendu, à lame cymbiforme; spadice égalant la spathe ou plus court; inflorescence serrée; fl. monoïques, séparées les unes des autres par des fleurs mâles imparfaites; pas de périanthe; étamines 2-6, soudées en pyramide tétragone ou sillonnée; ovaire 2-10 loculaire, contenant peu ou beaucoup d’ovuies; baies 10-loculaires, 1-10 spermes, serrées, enfermées dans le tube de la spathe Plus de 100 esp., de l’Amér. trop.

P. Andreanum Devansaye. — Colombie. — R. H. 1886, 36. — Files. pehdantes, longues de 1 m. sur 25 cm., aiguës, cordiformes, vert foncé luisant, métallique.

P. calophyllum Brongn. — Brésil. — ILL. #.

N. S, 76. — Spathe blanc crême extérieurement, cramoisie à l’intérieur; files. longues de 80 cm. sur 10-15.

P. crassinervium Lindl. — Brésil. — B. M.

3621 ; B. R. 1958. — Spathe vert jaunâtre, maculée de rouge ; files. 60 cm., bordées de rouge, à nervure médiane épaisse; pétiole purpurin.

P. Devansayanum Ed. André. — Haut-Pérou.

vert clair luisant.

P. gloriosum André. (Fig. 689.) — ILr.. Horr. 1876, t. 262. — Colombie. — Files. à limbe de 20 em. de long sur 15 em. de large, vert foncé, avec nervures centrales et secondaires blanches, marginées de rougeâtre.

Fig. 689. — PHILODENDRON GLORIOSUM André,

P. Selloum C. Koch. — Brésil. — B. M.

6773; R. H. 1869, 252; Garp. 1864, 435. — Filles. amples, vert foncé, bipinnatifides, à lobes basilaires pinnatifides.

P. Simsii Sweet. — Guyane et Caracas. — B.

M. 2643 ; Leu. FL. $.36; Moore, Mac. 1850, 415

Garp. 5, 159. — Spathe cramoisie ; files. cordi-

formes, sagittées, longues de 60 cm., à nervures pourpres, proéminentes inférieurement,

P. Mamei Ed. André. — Equateur. — R. H:

1883, 21. — Filles. cordiformes, étalées, pana: chées-blanchâtres.

P. verrucosum Math. — Equateur. — GarD.

1390 ; Izcz. Horr. 1. 75. — Files. cordiformes, vert tendre à reflet métallique supérieurement:. Syn.: P. Lindeni Hort. non Wallis. |

Serre chaude et jardins d'hiver; boutures de tronçons ou d'extrémités de tiges sur chaleur de fond et à l’étouffée. P.

PHINÆA Benth. (Gesnéracées.) Herbes | dressées, velues; files. opposées, pétiolées, molles; pédicelles floraux axillaires, fasciculés |

ou géminés ; fl. blanches ou lilas-pâle; calice

turbiné-campanulé, à tube adné à l’ovaire, à , 5 lobes obtus; corolle à tube très court, came | panulée, à 5 lobes; 4 étamines; ovaire en | partieinfère ; fruit capsulaire. — 3 ou 4 esp., de | Colombie.

P. albo-lineata Hook. — B. M. 4282; FL. D.

S. 210. — Racines fibreuses, à tubercules écail- | leux; tige dressée, hérissée; files. ovales, aiguës, crénelées, pourpres en dessus, lignées | de blanc en dessous sur les nervures ; fascicules | uniflores, axillaires, de fleurs à corolle blanche.

PHINÆA.

— Var.: reticulata (P. argyroneura Planch.), B. M. 5043; FL. D. S. 823.

- P. rubida Hort. — FL. D $S. 251. — Hérissé … de poils rouges; files. cordiformes, auriculées, ovales, pourprées en dessous; fl. un peu penchées, à corolle blanche.

Culture des Achimenes. E-Æ PHLOGACANTHUS Nees. (Justicia p. p.) (Acanthacées.) Arbriss. ou herbes dressées,

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