BACTÉRIES
souvent des Bacs de même grandeur. Généralement ces petits Bacs sont en bois blanc et par
tailles graduées de 3 en 3 em. jusqu'à 36 cm.
Des barils. des tonneaux sciés en deux et dont le fond a été percé de trous, peuvent fourmir des Bacs économiques. durables et assez
commodes, sinon élégants. On emploie habituel-
lement, pour cet usage, des fûts à huile ou à
pétrole. (Voir aussi Caisses.) E. Æ BACTÉRIES. (Fig. 110-111.) Famille de végé-
taux inférieurs désignés aussi vulgairement sous
dans la nature comme étant la cause des putréfactions. des fermentations et d’un grand nombre de maladies qui attaquent l’homme, les animaux et les végétaux. Les Bactéries, considérées par certains botanistes comme des Algues, par d’autres comme desChampignons,sous le nom de Sechi-
sont la cause de maladies chez l’homme et les animaux ; nous en citerons seulement quelques
exemples choisis parmi ceux qui intéressent le
plus l’horticulteur. Aïnsi le Charbon, Sang de
rate où Pustule maligne est causé par le Bacillus
anthracis, le Choléra des Poules par le Diplococcus où Pasteurella choleræ-gallinarum, etc. — La présence de nombreuses espèces de Bactéries dans l’eau, et surtout dans l’eau des puits ou des citernes. rend souvent cette eau absolu-
us ment impropre à la consommation sous forme le nom de Microbes et qui jouent un grand rôle
de boisson. Il est démontré aujourd’hui que ces
eaux, trop souvent souillées par des infiltra-
tions souterraines provenant des fosses d’ai-
sance, servent de véhicule au Bacillus ou Vibrio
zomycètes, sont des végétaux microscopiques |
d'une organisation très simple, unicellulaires, c'est-à-dire formés de cellules réunies bout à bout comme les grains d’un chapelet: on peut dire que ce sont des Champignons (voir ce mot) dépourvus de mycelium et se présentant sous forme de petites cellules arrondies, elliptiques ou allongées et filiformes, droites ou recourbées, quelquefois enroulées en spirale. présentant très
ment se fait par division des cellules dans une, deux ou plus rarement les trois directions, et
typhosus d'Eberth, cause de la fièvre typhoïde. Lors donc que l’on ne pourra se procurer, comme boisson, une eau courante provenant d’une source, ou à son défaut d’une rivière non empoisonnée par des égouts, on devra avoir soin non seulement de filtrer l’eau des puits, mais encore de la faire bouillir, avant de s’en servir comme eau potable (voir ce mot) ou pour faire le pain.
Les plantes sont souvent attaquées par des
Bactéries : c'est ce qui arrive particulièrement lorsque certaines de leurs parties ont été gelées, rarement de fausses ramitications. L’accroisse- |
ces cellules forment souvent des colonies plus ou |
moins nombreuses appelées zooglées. Ces colo-
nies vivent aux dépens des substances orga-|
niques, le plus souvent liquides. en décomposi-
tion. et leurs cellules sont généralement dépour- |
vues de chlorophylle, comme c’est la règle chez les champignons. Dans les liquides, ces cellules
présentent souvent des mouvements très vifs.
La reproduction se fait par des spores qui se.
forment à l’intérieur des cellules.
Les Bactéries sont très répandues dans la nature : un très grand nombre d'espèces vivent dans l’eau, la terre humide, les matières orga-
voit les Bacilles sous forme de bâtons noirs et les globules du sang arrondies. (Très fort grossissement.) (D’après Cornil et Babes.)
niques en décomposition (famiers.cadavres,etc.) ei leurs Spores flottent souvent dans l'air. Nous l'aVons pas à nous occuper ici de celles qui
ce qui amène la nécrose ou mort partielle de ces parties. M. Béchamp a montré, dès 1869. que dans la sève en décomposition des parties gelées, il se développait des organismes inférieurs qu'il désigne sous le nom de WMicrozymas et qui sont des Bactéries. Ces Bactéries, en se multipliant de proche en proche, peuvent envahir peu à peu les parties saines et amener la mort du végétal. Il est donc indiqué de reséquer toutes les parties gelées des plantes et de brûler ou enfouir profondément ces débris. — Un certain nombre de maladies des arbres fruitiers ont été décrites comme causées par des bacté-
ries. Ainsi la brouissure des poires serait pro-
duite par une espèce de cette famille, étudiée aux Etats-Unis par M. Burrill, et qui attaque les poiriers ; le Bacillus ampelopsore (Trevisan)
ou Bactérie de la tuberculose de la Vigne. serait la cause de la maladie de ce nom; le Bacillus | radicicola s'attaque aux racines des plantes légumineuses; le B, hkyacinthi aux bulbes et aux feuilles des Jacinthes, ete.
Les Bactéries possèdent, en commun avec les Saecharomycètes ou Levüres, la propriété de pro-
'duire des fermentations diverses: ainsi le #1-
naigre est produit par le Bacillus aceti.qui oxyde les liqueurs alcooliques et rend le vin acide; les maladies du vin désignées sous les noms de
| pousse (vins tournés), de graisse, d’amertume, de
| goût de vieux où de bouchon, ete., sont égale-
ment produites par la présence de bactéries
particulières étudiées par M. Pasteur. La fer-
mentation du lait, celles du beurre et du fromage, le faisandage des viandes, etc., sont éga-
lement le fait de certaines espèces de bactéries.
D'une facon générale, on peut dire que toutes les altérations des substances organiques et
particulièrement des substances alimentaires
qui se produisent sans cause appréciable à l'œil nu. sont le fait de bactéries dont le microscope seul permet de déceler la présence. — Certains
ns s ;
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BACTÉRIES. pe
de ces organismes, Bactéries chromogènes. produisent des colorations variées et quelquefois très vives sur les substances organiques aux dépens desquelles elles vivent; telle est l’altération désignée sous le nom
de lait bleu et qui est produite par ia présence |
du Bacterium cyanogenum. De même. les prétendues «taches de sang», qui se montrent quelquefois sur le riz cuit, sur le pain et sur la viande conservés dans des endroits humides, frappant de terreur l’imagination des personnes
désignés sous le nom de!
peu instruites, sont dues simplement à la pré-| sence du Bactertum prodigiosum. qui se développe |
facilement dans un milieu chaud et humide. Environ 70
Une altération très commune sur le pain de qualité inférieure et soumis aux mêmes influences. est due aux Micrococcus aurantiacus, qui forme des taches orangées, et dont la présence n’est pas sans danger pour la santé des personnes qui mangent de ce pain. — D'autres bactéries sont phosphorescentes ou Iumineuses dans l'obscurité. DT
Bibliographie. — E. Trouessart, Les Microbes, les Ferments et les Moisissures. 2° édition. 1890. (Brbl. scientif. internationale.)
BACTRIS Jacq.
solitaires ou fasciculées élevées, épineuses. Files. pennatiséquées, à segments allongés, linéaires. Inflorescence perforant la base des pétioles ;2spathes allongées ordinairt. épineuses, l’infér. plus courte que la supér. qui dépasse le spadice. Fleurs jaunes ou verdâtres, les 4 disposées sur toute la longueur du spadice,les © plus petites queles {disposées |( principalt. sur la partie postérieure du spadice. Drupe ovale ou subglobuleuse à chaire molle pulpeuse. Une centaine d'esp. de l'Amérique trop. (principt. Brésil.) Inclus: Gulielma Mart. et Pyrenoglyphis Karst.
B. Maraja Mart. — Bahia. — Tige élevée munie, ainsi que le rachis, de grandes épines comprimées. Filles. de 6 à 8 pieds, pinnules falcato-lancéolées THE ciliées épineuses, ainsi que la spathe.
B. minor Jacq., Cannes de Tabago. [Syn.: B.
minima Gærtn. ; Cocos guineansis L.] — Carthaœène. — Souche rampante émettant de nombreuses tiges épineuses de 10 à 12 pieds sur un poueé de diamètre. Frondes à pinnules linéaires ensiformes acuminées, à bords dentés spinuleux, rachis épineux.
B. simplicifrons Mart. — Hisr. Na. Paz.
11,73 €. — Para. — Tiges inermes de 1 m. 70 à 2 m., de la grosseur d’une plume de cygne.
Feuilles bipartites à divisions divergentes linéaires oblongues.
Serre chaude humide ; terre bruyère tourbeuse, arrosements copieux pendant végétation.
JD;
Badamier. Nom vulg. de Terminalia Catappa.
>adiane. Nom vulg. des Illicium.
BÆA Commerson. (Gesnéracées.) Plantes vi-
ordinairement peu
vaces, acaules et laineuses ou bien caulescentes,
sous-frutescentes, ou à peu près glabres.
7 espèces de l’Asie orientale, de la Malaisie, de l’Australie et des Seychelles. Port et culture des Streplocarpus. On cultive quelquefois le B. hygrometrica, B, M.t. 6468. P. H.
(Palmiers-Cocoïnées.) Tiges |
BÆCKEA Lin. (Myrtacées-Leptospermées). Ar bustes éricoïdes très élégants. Files. opposées, souvent ponctuées. Fleurs ordinairt. en petites cymes ombelliformes ou capituliformes. Réceptacle concave, tapissé d'un disque supportant. » sépales petits persistants, à pétales alterness caducs; étamines 5—10 à filets plus ou moins aplatis à la base; anthères surmontées d’une glande; ovaire situé dans la concavité dn ré céptacle et adhérent avec lui, à 2-5 loges biou pluriovulées. Fruit, capsule à nombre variable de graines. Australie, Nile.-Calédonie, l'Archipel Indien, l'Asie orientle. et méridle
espèces, de serres froides ou
chaudes. +
B. camphorata R. Br. [Syn.: HE
camphorasme Lindi.] — B. M.t. 26941; B. R4 | XXVIIL, t. 10. — Australie. — Hant. 2 nm.
à 2 m. 50 Flles. linéaires, nervées, sur 4 rangs Fleurs blanc rosé, nombreuses, en cymes, for mant longues grappes terminales très déco= ratives; étamines réunies en faisceaux OPPOSÉE U aux sépales.
B. diosmæfolia Rudge. — Lixx. Trans. VIEN
t. 12. — Australie 1824 — Haut. 40 à 70 cn Filles. oblongues, imbriquées carénées, aiguës | serrées, ciliées. Fleurs solitaires, axillairesss
rapprochées. Flor. été. E.
B. frutescens bre — B. M. t. 2802. — Chine — Haut. 60 em. à 1 m. Files. linéaires mutiquess Fleurs solitaires; dents calicinales a nacées colorées. Flor. novembre. D. (a
B. parvula DC. — B. R. t. 886. — Nil
Calédonie. — Haut. 1 m. à 1 m. 50, tiges grèles. ramules nombreuses Ru Filles. linéaires»
lancéolées subsessiles. Fleurs par | \ blanches, légèrement rosées.
Cult. Mult. On multiplie les B. de bouturels ] avec jeunes rameaux florifères mis dans du sables 4 chaud sous cloche. Après la reprise, on les em \ pote dans des godets contenant moitié terre franche, moitié terre de bruyère. Plus tard, om .| diminue la proportion de sable et on aug= mente celle de terre franche. Les B. dm à être placés dans les endroits éclairés et aér és. Pincer premières pousses pour modérer vée til tation et augmenter fleurs. P..1PS
Beæria coronaria. Voir Actinolepis coronaria. |
Baguenaudier. Nom vulg. des Colutea. |
Baguenaudier d’Ethiopie. Nom vule. de Suther- | landia frutescens.
BAGUETTE. On donne parfois ce nom à is | hampe des Anemones et à celle des T'utipes; | mais il sert surtout à désigner l’état des Tulipes \ de semis, quisont d’un coloris presque uniforme pendant plusieurs années, avant de se carac- | tériser. <: &. |
" “Eu
Fig. 112. — Baie du Groscillier à grappes.
BAIE.(#ig.112.) Fruit charnu ou pulpeux, Fm | hiscent, contenant ordinairement plusieurs !
vraines (non des noyaux). Elle peut être formée! d'un ou de plusieurs carpelles soudés, et êti