‹ Dictionnaire d'horticulture illustréChapitre 965 sur 1136 · PUNAISE · texte numérisé non relu

PUNAISE

Punaise grise. Voir Rhaphigaster.

. des bois. Voir Tropicoris.

. des fruits. Voir Garpocoris.

. potagère. Voir Eurydema.

ornée ou du Chou. Voir Eurydema . verte des jardins. Voir Palomena.

. écuyère. Voir Lygée.

. aptère. Voir Pyrrhocore. PER PUNICA L. Genre monotype, pour lequel on avait créé la famille des Granatées, et que Benth. et Hook. réunissent aux Lythrariées.

Arbr. à rameaux souvent spinescents; files.

opposées ou presque opposées, ou groupées sur les rameaux très courts, oblongues ou obovales, obtuses, entières; fl. courtement pédicellées, axillaires, solitaires ou groupées, amples, coccinées : calice persistant, coriace, à 5-7 lobes; 5-7 pétales lancéolés, chiffonnés, insérés sur la | gorge du calice; étamines très nombreuses, en plusieurs séries; anthères versatiles. Ovaire infère, soudé par sa base au tube du calice; ‘composé de 2 verticilles de carpelles superposés: le verticille infér. à 5-9 carpelles à placenta regardant le centre du fruit, le ver- ‘ticille supér. à 3 carpelles dirigés en sens inverse, «c'est-à-dire à placenta regardant les parois du ruit. Fruit (grenade) infère, couronné par les divisions du calice étalées en étoile; péricarpe coriace, multiloculaire ; cloisons memraneuses, couvertes de graines serrées dont le esta (tunique externe) succulent est rempli d’une eau sucrée et acidulée, et dont le tegmen [voir ce mot), ligneux, constitue un pépin ou vetit noyau; pas d'albumen.

| 1seuleesp.: P. Granatüm L., Grenadier; angl: Pomegranate ; all.: Granatbaum. — Bois, ATL.

°L. JARD. t. 105. — Naturalisé dans toute la rébion méditerr.; cultivé pour son fruit, acidulé st rafraichissant, à pulpe rouge intérieurt.; la médecine utilise aussi les propriétés an- ‘helminthiques de ses racines (surtout contre e ténia).

Au point de vue horticole, le Grenadier est lun des plus beaux arbres pour le Midi de la lrance, et également cultivé en caisse, comme IL. d’orangerie, partout où il ne peut plus être D l'hiver en pleine terre. Les fl. rouge feu latant, sont très ornementales. Il en existe nombreuses var. à fl. simples ou doubles, lanches, jaunâtres ou panachées, etc. Les prinipales sont: P. G. albescens, Apr. Bor. Rep.

! %6, de Chine; P. G. albescens flore pleno, toutes eux à fl. blanches; P. G. flavum, et P. G.

avum flore pleno; P.G. Legrellei, KL. D. S. t. D85, vol 13, p.175; ILL. HoRT. 1858, t. 156, . doubles, panachées de rouge et de jaunâtre, tte derniere teinte bordantles pétales, surtout sommet; P. G. var. nanum (EP. nana L.), B.M.

m pl. basse, plus petite que le type, dans utes ses parties; P.G. rubrum, B. M. 1832, 1P. G. rubrum, fl. pleno, etc.

Le Grenadier type et sa var. P. G. Legrellei nt presque rustiques sous le climat de Paris, - antés le long d’un mur bien exposé; les var. lubles, plus délicates, doivent être rentrées en ngerie, où on les place ordinairt. dans la tie la moins éclairée, à cause de leur repos mplet de végétation; ne pas les arroser

+ 49 49 Mu lo

PYRALE

l'hiver. Multiplication de marcottes, de drageons et de greffe. J.-G.

Purin. Voir Fumier.

Purslane. Nom anglais du Pourpier.

PUTOIS (Mustela putorius). Petit carnivore du genre Marte, plus petit que la Fouine et plus grand que la Belette et l'Hermine, reconnaissable à son pelage assez long d’un brun plus foncé en dessous, varié de blanc jaunâtre à la face et sur les flancs. Très commun dans notre pays, le P. est un voisin très redoutable pour les poulaillers, où il s’introduit la nuit par la moindre fissure, égorgeant tous les oiseaux qu'il peut saisir, mais n’en emportant qu'un seul dans sa retraite. Il attaque tous les oiseaux qui font leur nid à terre, suçant leurs œufs, et détruit non seulement les rats, mais aussi les lièvres et les lapins. Il aime le miel et ravage les ruches pendant l'hiver. C’est un pillard à détruire partout où on le rencontre. La peau, inférieure à celle de la Fouine, se paie cependant 4 à 5 francs, ou plus, selon la qualité. D: T.

Putterlickia. Voir Celastrus.

PUYA Molina (Broméliacées). PI. vivaces, rarement acaules, atteignant quelquefois plusieurs mètres de hauteur ; files. en rosettes plus ou moins denses, engaînantes à la base, glabres ou écailleuses sur le dos, dilatées au sommet, linéaires, piquantes, épineuses aux bords; inflorescence terminale, à hampe plus ou moins laineuse, simple, en épi serré ou en panicule formée de grappes; fl. élégantes, bleuâtres, violacées, quelquefois vertes ou jaunes ; fl. hermaphrodites; sépales libres ainsi que les pétales, qui manquent de ligules et sont habituellement réguliers; ovaire supère et glabre; fruit capsulaire.

44 esp. terrestres, originaires pour la plupart du Chili, avec 2 représentants à la Guyane et quelques-uns dans la République argentine. On cultive les P. chilensis Mol. ; gigas André, de la Colombie, et lanuginosa Schuel., du Pérou. Les esp. à inflorescence simple constituent le genre Pourretia R. et P., qui à été réuni aux Puya. Culture des autre genres; semis et séparation des rejets. PYE

PYCNIDE. Forme des Champignons Pyrénomycètes, présentant une fructification formée d’un réceptacle en forme de périthèce, portant à l’intérieur des spores placées au sommet de stérigmates le plus souvent simples. Dr D.

Pyracantha. Voir Cratægus.

PYRALE. (Microlépidoptères.) La famille des P. a été établi d'après des caractères tirés du trajet des nervures alaires et par conséquent très difficiles à distinguer nettement de prime abord. Sous ce nom, on a réuni des espèces appartenant à d’autres familles, principalement à la famille des Tortricides. Les principaux groupes sont les Pyralines, les Botynes, les Crambines, les Phycines et les Galleries.

Pyrale de la Vigne. Voir Tortrix.

P. du Cerisier. Voir Teras.

P. de Bergmann. Voir Tortrix.

P. de Forskel. Voir Tortrix.

P. de Hoffmansäagg. Voir Tortrix.

P. des Egluntiers. Voir Aspidia.

P, ocellée. Voir Penthina.

PYRALE. —

verte. Voir Tortrix.

de Roser. Voir Gochylis.

blanc de céruse. Voir Glyphiptera.

contaminée. Voir Teras.

du Chèvre-feuille. Voir Tortrix.

des Roses. Voir Tortrix.

viticole. Voir Eudemis.

holmoïde. Voir Teras.

du Prunier. Voir Penthina.

du Daphné. Voir Ephestia.

des bourgeons de Pin. Voir Retina.

des aiguilles de Pin. Voir Retina.

des Pommes. Voir Carpocapsa.

des Prunes. Voir Grapholita.

. brillante. Voir Carpocapsa.

. des Pois. Voir Grapholita. ET Pyramidale. N. v. du Campanula pyramidalis.

Pyramide. Voir Formes des Arbres fruitiers.

PYRÉNAIRE. On désigne sous ce nom les

Drupes contenant des noyaux durs (Pommes

à osselets), comme le fruit de l’Aubépine, de la

Nèfle, etc.

PYRÉNOMYCÈTES. Groupe des Champignons ascomycètes dont les asques sont enfermés dans des réceptacles de petite dimension, noirs, carbonacés ou bien colorés en rouge ou brun, suivantles familles, imperforés (Périsporiacées) ou munies d’un pore (Pyrénomycètes vrais).

DD

ac h-h-hchchs-h-h-hachh-hs-h 1h)

Pyrèthre, Pyrethrum. VoiriChrysanthemum.

PYRIFORME. En forme de‘Poire.

Pyrostegia. Voir Bignonia.

PYRRHOCORE, Pyrrhocoris Fall. (Hémiptères- Hétéroptères.) Les P. ont le corps ovale, la tête triangulaire, le prothorax rétréci, presque quadrangulaire, à angles arrondis.

L'esp. la plus commune est le P. apterus Linn, ou Punaise aptère, Punaise rouge des jardins, le Suisse, de 9-11 mm. de long, et dont le corps est noir et rouge écarlate. Presque tous les individus sont privés d’ailes. On en rencontre fort peu dont les organes du vol soient développés. Leurs dégâts sont peu importants, Ils se tiennent en groupes au pied des Tilleuls. On les détruit en les arrosant avecde l’eau bouillante, de l’eau savonneuse, du pétrole, ou avec dela poudre de Pyrèthre. PT:

PYXIDE. Capsule à déhiscence transversale, la partie supérieure se détachant comme un couvercle.

Quamoclit. Voir Ipomæa. .

Quarantaine. Voir Matthiola.

QUASSIA L. (Rutacées-Simarubées.) Genre auquel appartient le Quassia amara L., arbriss. originaire de l'Amérique trop., aujourd’hui cultivé dans la plupart des pays chauds. Le bois en est très amer; il est employé en médecine comme tonique, stomachique. On l'utilise aussi comme insecticide.

QUATERNÉ. Se dit des organes rapprochés par quatre.

QUERCUS

Quecke. Nom allemand du Chiendent (Agropyrum repens).

Quendel. N. all. du Serpolet(Thymus Serpylum).

Quenouille. Voir Formes des Arbres fruitiers.

Quercitron. Nom français du Quercus tinctoria.

QUERCUS Tourn., Chêne; angl.: Oak; all.:« Eiche. (Cupulifères-Quercinées.) Arbres ou quelquef. arbriss. F1. monoïques. F1. mâles en“ chatons pendants ou dressés, à périanthe à 4-8 segments ; étam. en nombre généralemt. égal à celui des divisions. F1. femelles: périanthe à limbe persistant, 6-fide ou denté irrégulièremt, ; ovaire ovoïde, à 3-5 loges biovulées; style court, à 3-5 stigmates persistants. Fr. gland, ovoide. ou subglobuleux, monosperme par avortement; plus ou moins enfoncé dans une cupule pourvue d’écailles tantôt appliquées, tantôt divergentes et plus ou moins développées; maturation annuelle ou bisannuelle, suivant les esp. Files. alternes, coriaces ou subcoriaces, caduques ou marcescentes, ou persistantes; pinnatifides, ou. sinuées, ou dentées, ou entières. Bois dur, résistant. Le genre Quercus comprend environ deux cents esp.suffisamment caractérisées. Mais le nombre de celles quiintéressent l’horticulture « est beaucoup plus restreint.

On peut les grouper en se basant sur leur.

origine, sur la durée de maturation des glands, sur la caducité ou la persistance du feuillage, LM etc. Ce dernier caractère nous permettra de les répartir en deux grandes divisions: 1° Espèces à feuilles caduques ou marcescentes; 29 Espèces à feuilles persistantes. Dans chacun de ces groupes, nous distinguerons les Chênes de lAncien Continent (Kurope, Asie, Afrique), et les Chênes du Nouveau- Monde (Amérique).

1e’ Groupe : Chênes à feuilles caduques ou.

marcescentes.

A. Espèces de l’ Ancien Continent.

Q. Robur L. Sous ce nom, les anciens bota- | nistes réunissaient deux Chênes que beaucoup de dendrologues modernes séparent en deux!

espèces: Q. sessiliflora Smith et Q. pedunculata \ Ehrh.{Syn.: Q.racemosa Lamk.]— Le Q. sessiliflo: \ ra, vulg. C. Rouvre, C.noir, Durelin, se distingue | par son port plus trapu, ses ramifcations plus. tortueuses, ses files. d’un vert plus intense et, plus luisant, plus longt. pétiolées et sans oreil| lettes; ses glands sessiles ou subsessiles, rarbW solitaires; son bois jaunâtre, en général moins compact que celui du suivant. — Le C. pédon culé, ou C. à grappes, vulg. Gravwelin, Chêne blanc: Chagne, diffère du C. Rouvre par son port pluss élancé, son bois plus brun, ses files. sessiles où brièvt. pétiolées et pourvues de deux oreillettes! à leur base, sa floraison plus précoce d'une: huitaine de jours, ses glands géminés ou ternés! (quelquefois quaternés ou solitaires) au sommet, de longs pédoncules pendants.— On trouve assez, souvent des intermédiaires entre ces deux types, qui sont communs dans les forêts de toutela France et la plus grande partie de l'Europe. Le) C. Rouvre s'accommode mieux des sols médiocres) et supporte mieux la sécheresse que le C:#é donculé ; il s'élève plus haut sur les montagnes, mais il s'avance moins vers le N. (en Ecosse; 1 ne dépasse guère le 580).

QUERCUS

Tous deux sont des arbres d'ornement de premier ordre; toutefois la lenteur de leur croissance fait qu'on ne les plante que rarement dans les parcs; mais on les réserve toujours soigneusement lorsqu'il s’en trouve déjà sur le terrain. Ils ne sont pas employés en avenues, et, à cause de leur taille et de l’espace qu’ils réclament pour leur développement, on ne les admet guère que dans les grands parcs.

On connaît un assez grand nombre de var.

du C. pédonculé, notamment: Q. p. Haas [Syn.: Q. Haas Kotschy], d'Asie mineure, à files. plus grandes et fr. plus gros que dans le type; Q. p. fastigiata, à rameaux érigés, bonne forme pour les petits jardins; Q. p. pendula; Q. p. purpurascens, à files. rougeâtres ; Q. p. variegata, à flles. panachées de jaunâtre et de pourpre; Q. p. macrocarpa, ne doit pas être confondu avec | le Q. macrocarpa Mich., espèce américaine. — Le C. Rouvre ne compte guère qu’une var. intér- Lessante: @. s. heterophylla, à files. longuemt. | lancéolées, étroites, entières ou sinuolées-lobées. Q. pubescens Willd. — Korscay, ILLusTR. CH.

1t. 34. [Syn.: Q. sessiliflora pubescens Spach.] \Vulg. Chêne blanc, Chêne Truffier. — Europe et nn — Arbre de 15-25 m., ressemblant beau-

coup au C. Rouvre, mais distinct par ses jeunes rameaux pubescents, ses glands plus petits, à cupules grises, tomenteuses,ses files. plus petites, pubescentes ou veloutées en dessous, et sa préférence pour les sols calcaires, où le C. Rouvre e refuse à croître; précieux sous ce rapport, ais moins rustique que les précédents, il déasse peu la région parisienne. Le nom de C.

Truffier lui vient de ce que c’est ordinairt. sous son couvert que, dans le Périgord, on trouve les truffières.

Q. Toza Bosc., Dicr. D'AGr.; Korscuy, L. c.

;. 22. [Syn.: Q. Tauza Desf; Q. pyrenaiea Willd.; V. stolonifera Lapeyr.; Q. nigra Thore.] — C. soir, C. doux, C. Brosse, C. angoumois, etc. — ur. occid. — Arbre d’une vingtaine de mètres; Lance noire, crevassée ; filles. grandes, profon- ‘ément lobées, pubescentes et rugueuses en deslus, tomenteuses, grisâtres en dessous; cupules écailles tomenteuses, roussâtres. Espèce siliie traçante et drageonnante.

- Q. Esculus L. — Mics. Dicr. n° 6. [Syn.: Q. mnferta Kit.; Q. hungarica Hub.; Q. Robur onglomerata Tenore; Q. Robur, var. à glands pux Spach.] — C. à glands doux. — Eur. mérid. - Espèce tr. voisine de la précédente, mais à les. plus grandes et moins lobées, à glands vaucoup plus volumineux (jusqu’à 4 em. de ng), subfasciculés, comestibles ; à cupules hé- — Ssées d'écailles courtes, muriquées. 10. lusitanica Link. — P. Courinxo, Querc. D. DRTUGAL, p. 26. — C. du Portugal. — Arbre us ou moins élevé, quelquef. arbriss. Files. cad. - | marcescentes, tr. polymorphes, à long péble et à limbe variant de 15 mm. à 15 cm.; pules à écailles tomenteuses. Espèce du Midi ! l'Europe, du N. de l'Afrique et d’Asie Mi- )ure. — Compte diverses formes souvent con-

Me « | érées comme esp., notamment: @. Z. alpestris L 1,

{nes de la péninsule ibérique, à 1000-2000 m.

QUERCUS

d'altitude. — Q.7. Mirbeckir [Syn.: Q. Mirbeckii Durieu ; Q. lusitanica bœtica DC.]|; vulg. C. Zeen ou Zan des Kabyles; Algérie et Tunisie.

Grand et bel arbre atteignant 30-35 m., à écorce épaisse, noirâtre et crevassée. Rappelant assez le C. Rouvre, mais à files. plus grandes et persistant plus longtemps, tomenteuses et blanc grisâtre dans le jeune âge. Ce C. est fort important pour le N. de l'Afrique, et on l’a appelé le «roi des forêts de l'Algérie».

Q. infeetoria Oliv. — Voy. I, p. 253, t. 14 et 15. — Vulg. Chêne à Galles — Asie Mineure.— Arbriss. ou quelquef. petit arbre. Files. coriaces, pubescentes et blanchâtres en dessous. Cupule cotonneuse. Fournit, sur les bourgeons, à la suite de la piqûre d’un insecte, les excroissances connues sous le nom de Noix de Calle.

Q. Pfæffingeri Kotschy, 1. ce. t. XXII. [Syn.: Q. orientalis, var. petiolaris DC.] — Syrie. — Arbre d’une quinzaine de mètres, à files. grandes et presque entières.

Q. humilis Lmk. — ExcycL. I, p.719. — Chêne nain. — Arbrisseau ne dépassant guère 1 m., étalé, diffus. Flles. subpersistantes, coriaces, tr. petites. Des collines arides et sèches du Portugal. Cultivé dans les jardins d'agrément.

Q. Cerris L. — Dunam. En. nov. VII, t. 57. — C. chevelu, vulg. C. de Bourgogne. — Europe moy.et méridionale. — Grand arbre, atteignant les dimensions du Q. Robur. Ecorce noirâtre et crevassée. Flles. pinnatifides, pubescentes ou cotonneuses en dessous. Glands à maturation bisannuelle et à cupule hérissée d'écailles divergentes, longues, étroites, molles, presque filiformes, d’où le nom donné à l’espèce. On en connaît quelques variétés bien distinctes, notamment: Q. C. pinnatifida Spach [Syn.: Q. austriaca Willd. ; @. crinita Desf.], distinct par ses files. régulièrement échancrées dentées. — Q. C. laciiosa Spach [Syn.: Q. haliphleos Lmk.; Q.

aspicrifoha Hort.], à files. profondémt. pinnatifides. Q. C. fulhamensis Loud. [Syn.: Q. C.

dentata Wats.], à files, presque persistantes, cotonneuses en dessous, à dents subdeltoïdes, presque égales. Les C. chevelus, de même que les autres esp. suivantes du présent groupe appartenant à l’ancien continent, mettent deux années pour que leur gland atteigne son complet développement et sa maturité. Les esp. précéd. (de Q. Robur à Q. humilis inclus) sont au contraire à maturation annuelle. |

Q. castanæifolia C. A Mey. — Jaus. et SPACE, Izz. pl. or. I, t. 54. — Perse, Asie Mineure. — Grand arbre, assez voisin du Q. Cerris; files. rappelant bien celles d’un Châtaignier, oblongues lancéolées aiguës, bordées de grosses dents de scie, de consistance raide, glabres en dessus, lustrées, pubescentes en dessous; écailles des cupules plus larges, plus raides et plus courtes que dans le Q. Cerris. Belle esp. bien distincte, rustique sous le climat de Paris.

Q. Ægilops L. — Q. Velant Ouiv. Voy.I,t. 13; Q. græca, Ko1souy, t. 30. — Grèce. — Esp. peu rustique sous le climat de Paris, et dont l’intérêt réside surtout dans la richesse en tannin des cupules, nommées vélanèdes, qui constituent l’objet d’un important commerce, et sont utilisées pour la teinture en noir. Flles. épaisses,

QUERCUS. — coriaces.luisantes en dessus, cotonneuses en dessous, bordées de grosses dents aiguës. Gland court, enfoncé dans une très grosse cupule plus large que longue, hérissée d’écailles grisâtres.

Le Q. Æ. macrolepis (Q. macroleprs Kotschy), plus rustique que le type, car il supporte assez bien le climat parisien, se distingue par ses cupules très grosses et à écailles plus développées, réfléchies.

À ce groupe appartiennent encore les esp.

suivantes: Q. libani Oliv., Voy. t. 22, de Syrie, rustique à Paris, et présentant plusieurs var. (voir Korscuv, t..36, 11,126,. 26, 31,-etc.); "0! pseudo-suber Santi, qui, d’après M. Trabut (Flore de l'Algérie), serait un hybride de Q. Cerris et de Q. suber ; voir Mouizeer. Tr. ARBR. p. 1172 ; Q. hispanica Lamk.; Q. serrata; Q. sinensis, etc.

B. Espèces du Nouveau Monde.

Q. rubra L. — Micux. CHÊN. AMÉR. t. 35, 36.

— Grand et bel arbre à grandes files .oblongues, glabres, à long pétiole et à limbe divisé en 5-7 lobes mucronés et à sinus presque aigus; ces flles., longues de 22 cm. sur 18 cm. de large, se colorent à l’automne en rouge vif; esp. très ornementale, peu délicate.

Q. coccinea Wangenh. — Micx. CHÊN. AM. t. 4, fig. 9. — Esp. très voisine du Q. rubra, à files. se colorant égalt. en rouge à l'automne; ne se distingue guère du précédent que par ses files. à lobes divariqués et par ses cupules en forme de toupie, très écailleuses, au lieu d’être en godet, presque lisses, et par ses glands courts, ovoïdes, au lieu d’être ovoïdes renflés.

Q.tinctoria L. — Micx. CHÊN. am. t. 24. — Vulg. Quercitron.— Esp. intéressante pour l’utilisation de son écorce (teinture en jaune, tannage, etc.); assez ornementale et de croissance rapide, même dans de mauvais terrains, rustique à Paris ; files. de formes et de grandeurs très variables, en général courtementpétiolées, sinuées ou sinuées-pinnatifides, prenant à l'automne une teinte rouge terne sur les jeunes pieds, jaune sur les vieux.

#. palustris Duroi. — Micax. CHÊN. AMÉR. t.

33, 34. — Localités humides des Etats-Unis. — Grand arbre; files. longt. pétiolées, profondt. sinuées-pinnatifides, à 7 lobes divariqués, allongés, presque tridentés au sommet; glands petits, presque ronds, avec une pointe terminale conique aiguë, peu enfoncés dans une courte cupule en forme de soucoupe. Esp. rustique, n'exigeant pas, dans les jardins, des sols absolument humides comme lenom paraït l'indiquer.

Q. discolor Aït. — Esp. assez polymorphe, à flles. plus ou moins longuement pétiolées, blanches-cotonneuses en dessous, tantôt trilobées, tantôt sinuées, tantôt sinuées-pinnatifides; glands petits, arrondis, enchassés au tiers dans une cupule en toupie, rétrécie à la base en un pédicule épaissi. Les formes suivantes sont souvent considérées comme espèces distinctes : falcata, Micax. CHËN. AMÉR. t, 27 ; triloba, Micux. loc. cit. t. 26; Banisteri, Mieux. loc. cit. 27. Voir SPACH, SUITES, VOL. 11, p. 163. Cette dernière est arbustive et croît dans les terrains arides, où elle forme des buissons épais; elle est souvent

QUERCUS

recommandée pour la plantation des parcs à gibier, lequel en recherche les glands.

Q. Phellos L. — Micu. ri. ArB. vol. 2, p. 74, t. 14. — Chêne-Saule; Esp. surtout caractérisée par les files. des individus adultes toutes très entières, oblongues, très courtement pétiolées, glabres, terminées en pointe sétacée; par des glands presque globuleux, de la gross. d’une cerise, et par la cupule courte, en forme de soucoupe; se plaît dans les sols frais,

Nombreuses formes, quelquef. décrites comme esp. distinctes, telles sont: Q. imbricaria Michx., Micax. rizs, ArB. vol. 2, p. 77, t. 13; Q. cinerea, Micax. loc. cit. t. 16; ©. pumila Walt., Micax. loc. cit. t. 17. On cultive surtout l'esp. type, etla var. émbricaria; les 2 dernières pl. délicates. .

2e Groupe: Ghênes à feuilles persistantes.

A. Espèces de l'Ancien Continent.

Q. Ilex L., Chêne Yeuse (Fig. 740.) — Dunam:

xD. NOV. 7, t. 43 et 44, fig. 2. —-- Sud de la France, Région méditerr., Orient. — Se rencontre en France jusqu’à Angers et Nantes, dans les sols arides et secs. Esp. très recommandable pour : la plantation des parcs dans les localités sèches \ du Midi; est un peu délicate sous le climat de

Fig. 740. — CHÊNE YEUSE. QUERCUS ILEX L:

Paris, et y demande une expositionchaude ; el4 n'y dépasse guèré les dimensions d’un arbril Caractérisée par ses files. coriaces, persistante, toujours vertes, entières ou dentées, épineuse} très glabres, et d'un vert foncé en dessus, &} menteuses en dessous ;son écorce non subéreus ses glands à maturation annuelle, en génét} longuement saillants, et les écailles de la cupu, appliquées. Très polymorphe, à tel point le botaniste Tenore a distingué et caractéri 17 var. V. Spacu, Suires, 11 p. 173; JAGQU, ET HeRINCQ, Manuez, vol. 4, p. 269, etc. |

QUERCUS. — Q. Ballota -Desf. — Espagne, Algérie, — Esp.

ou forme très voisine du @. Ilex, ne s’en distinguant guère que par ses files. plus arrondies, et ses glands toujours arrondis et doux, comestibles, consommés crus ou torréfiés.

Q. Suber L., Chêne Liège. — N. D. VII, t. 45. — Région méditerrannéenne. — Espèce qui exige l’orangerie à Paris; surtout intéressante pour la production du Xège, dû au développement considérable que prend la couche externe de l'écorce (suber), que l’on détache tous les 9-12 ans et qui se reconstitue ensuite pour des récoltes ultérieures.

Q. coecifera L. — C. Kermès; C. à cochenilles N. D., t. 46. — Reg. médit. Esp. buissonnante, à flles. petites, denteés épineuses, coriaces; cu- | pules hérissées ; glands à maturation trisann- | nuelle; nombreuses formes et sous-var.: pseudo- | coecifera, integrifohia, Auzandri, Calliprinos, ri-

gida, palestina, ete. Cette esp. avait autrefois

une grande importance à cause d’un insecte

«<Kermès> que l’on récoltait dessus et qui était | utilisé en teinture (carmin); actuell. cette couleur est tirée de la Cochenille du Nopal (Opuntia), et de la houille.

… Le Q. glabra Thunb., Sir. ET Zucc. FL. Jap. t. 89, du Japon; le Q. incana Roxb. et Q. lanuginosa Don. (Q.nepalensis Desf.), du Népaul, sont quelquef. cultivées dans les collections d’orangerie; la dernière esp. est représentée par un beau pied dans une serre froide du Muséum.

B. Espèces Nouveau Monde.

| Q. virens Ait. — Mic. CHÊN. AMÉR. t. 10 et . 11. — Littoral des Etats-Unis, Louisiane. — | Diffère surtout des Chênes verts de l'Ancien | continent par sa taille plus élevée, et par les

flles. des individus adultes toujours trèsentières ; . est aussi moins rustique.

A citer aussi: Q. reticulata Humb..et Bonpl, de l’Arizona, Californie sud, Mexique nord-ouest ; esp. ornementale, mais peu rustique ; les (. densiflora Hook et Arn., agrifolia Nees.. etc.

Culture et multiplication. — La plupart des | espèces de Chênes constituent des arbres d’ornement de premier ordre; quelques-unes, de taille moindre, présentent aussi un certain intérêt pour les parcs. Dans plusieurs C. d’'Amérique, le feuillage revêt, à l’antomne, desnuances

effet décoratif, mais ces esp. américaines, au

- |de l'Ancien Monde, de sols secs et de nature | médiocre, ne prospèrent que dans les terrains un peu frais, profonds, fertiles et contenant une !assez forte proportion de silice.

Au point de vue de leur bois, les C. présentent de précieuses qualités, bien connues. On sait

Suber ; que le Kermès se récolte sur le Q, coccifera, les Vélanèdes sur le Q. Ægilops; les noir \de galles sur le Q. infectoria: que le Q. tinctoria |aonne une teinture jaune, etc.

Les Chênes se multiplient ordinairement par émis ; pour quelques espèces drageonnantes, on peut recourir à l’éclatage. Les formes intéressantes se propagent par le greffage, et plus

rouges, pourprées, coccinées, ete. d’un grand}

lieu de se contenter, comme la plupart de celles |

que l'écorce de plusieurs esp est employée pour : le tannage; que le liège est produit par le Q. |

QUICKGRASS.

particulièrement par le greffage en approche en tête. On peut aussi recourir, avec avantage, au greffage sur germination. ASE E QUESNELIA Gaudichaud (Broméliacés.) PI. herbacées souvent acaules: files. en rosette très serrée, engaînantes à la base où elles sont parsemées d’écailles brunâtres, linéaires, aiguës ou acuminées, épineuses aux bords, écailleuses sur le dos, sans lignes transversales; scape dressé ou penché, couvert de gaînes; inflorescence en épi simple; fl. tout à fait sessiles, bleues ou rougeâtres, hermaphrodites, à sépales habituellement libres, ainsi que les pétales, qui sont pourvus de deux ligules tout à fait à leur base ; 6 étamines de la longueur des pétales, à filets. les uns libres, les autres soudés avec les pétales; ovaire infère, glabre ou tomenteux; fruit

Fig. 741. — QUESNELIA RUFA Gaudich.

bacciforme, sec, couronné par le calice persistant. Le genre Quesnelia est aussi peu naturel que possible. Les esp. se distinguent des Æchmea, dans leur port, par des caractères négatifs. Certaines se rapprochent des Pothuava ; d’autres des Billbergia.— Les 11 esp. connues sont originaires du Brésil et de la Guyane. On cultive les: Quesnelia arvensis Mez, connu sous les |noms de Q. cayennensis et Van Houtteana, à pétales bleus, blanchâtres à la base ; blanda Mez., | à fl. bleues, désigné également sous le nom de Q. strobihspica; Q. rufa Gaudich. (Fig. 741). Le Q. columbiana Bak. est un Ronnbergia, et le Q. Witmackiana Regel, un Æchmea.

Culture des Billbergia.

Quetsche. Voir Prunier.

Queue de cheval. L'Hippuris vulgaris.

Queue de paon. Le Tigridia pavonia.

Queue de renaÿd. TL? Amarantus caudatus}

Quickgrass. Nom anglais du Chiendent (Agro- ‘pyrum repens).

QUILLAJA.

QUILLAJA Molin. (Rosacées.) Arbres à files. | pondre aux goûts du roi. Celui-ci décerna à son persist., simples, Coriaces, presque entières; | jardinier le titre <d'Intendant des jardins à fruits ,

stipules petites, caduques; fl. polygames, dioï-

ques, grandes. — 3-4 esp. du Chili, du Pérou et,

du Sud du Brésil.

Le Q. saponaria Poir., Lamx. ExcycL. 774,est quelquef.cultivéenserretempérée; files.alternes,

oblongues, denticulées, ondulées ; fl. axillaires, blanchâtres ; espèce intéressante pour son écorce saponifère (voir GUIBOURT ET 'PLANCH., Hisr.

NAT. DES DROGUES sIMPL. éd. 6, vol. 3,p. 308), utilisée pour dégraisser les étoffes, sous le nom de Bois ou Ecorce de Panama. JC

Quinee. Nom anglais du Cognassier.

QUINÉ. Se dit des organes rapprochés par cinq.

Quinoa. Voir Ghenopodium Quinoa.

QUINQUE. Dans les mots composés, signifie cinq fois: Quinquéfide, Quinquélobé, Quinquépartite.

Fig. 742. — JEAN DE LA QUINTINYE.

QUINTINYE (Jean de la), né à Chabannais (Charente) en 1626, décédé à Versailles en 1688. Reçu avocat, sans fortune, il se fit précepteur du fils du président en la Chambre des comptes et accompagna son élève en Italie. L'étude qu’il fit des jardins de Rome l’engagea à créer un jardin à son protecteur; le succès qu’il en obtint lui valut la protection du prince de Condé et plus tard celle de Louis XIV, qui l’ennoblit en 1687. L’un et l’autre prenaient plaisir à converser avec lui.

Ses jardins de Rambouillet et de Chantilly sont réputés à juste titre; mais son œuvre capitale est le Potager de Versailles, commencé en 1677, terminé en 1683, occupant 7 hectares 10 ares, dont les deux tiers mis en culture, le surplus affecté aux bâtiments, cours, allées, terrasses ; il a coûté 1,170,983 livres. Les platesbandes fruitières et les espaliers y furent très soignés, ainsi que les carrés de légumes, les serres et bâches consacrées aux primeurs, l’orangerie, etc. Une figuerie fut installée pour ré-

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