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REPRODUCTION

les horticulteurs les désignent sous le nom de sport.

Dans la nature, quantité de plantes se reproduisent sans fécondation : production de stolons, de bulbilles, de caïeux, etc. Artificiellement, l'homme multiplie beaucoup de végétaux par des procédés analogues. (Voir bouturage, marcottage, greffage.)

Quel qu’en soit le mode, la reproduction contrarie l’accroissement et réciproquement. Il y a antagonisme entre ces deux grandes fonctions, surtout chez les arbres dicotylédones et gymnospermes Aussilongtemps que leur végétation est vigoureuse, nos arbres fruitiers restent stériles ou donnent peu de fruits. Abandonnés à euxmêmes, ils doivent avoir dépassé leur grande période de croissance pour produire des boutons floraux en abondance. Aussi les arboriculteurs ont-ils imaginé toute une série de tortures pour provoquer chez les arbres fruitiers un ralentissement de la végétation et leur fructification prématurée (taille des tiges et des racines, décortication annulaire, arcure des branches, culture en pots, greffage sur sujets faibles, etc.).

Chez les Phanérogames, les fleurs sont des rameaux dont les feuilles sont transformées en organes sexuels et en enveloppes protectrices. Celles-ci, tout au moins la corolle, présentent souvent des couleurs très voyantes, afin d'attirer lesinsectes quiinterviennent dans la pollination, le transport du pollen sur le stigmate.

Le pollen se forme dans des tissus spéciaux, les sacs polliniques, dont chaque cellule se divise en quatre, Chez beaucoup de plantes, les grains de pollen ainsi produits se séparent par suite de la destruction des membranes des cellules mères. Aïlleurs ces membranes persistent et le pollen est composé, c’est-à-dire formé d’un certain nombre de cellules agglomérées. Dans beaucoup Orchidées et d'Asclépiadées, toutes Les cellules d’un même sac pollinique restent adhérentes et constituent les pollinies.

À la suite de la déhiscence de l’anthère, le pollen est mis en liberté et est transporté sur le Stigmate, soit par les mouvements propres des étamines (Epine-Vinette), soit par le vent (arbres des forêts), ou, ce qui est fréquent chez les Phanérogames, par les insectes et parfois par d’autres petits animaux. Souvent des structures très curieuses ou le défaut de concordance entre le moment de l'ouverture des anthères et la maturité du stigmate rendent nécessaire l'intervention des insectes dans les fleurs hermaphrodites. Les croisements entre les plantes sont ainsi très fréquents (voir Hybridation).

Arrivé sur le stigmate, Le pollen y est retenu par le liquide visqueux qui imbibe cet organe, ainsi que par les papilles qui recouvrent sa surface. Bientôt il émet un tube qui s’insinue entre ces papilles et pénètre dans le style, où il s’accroit jusqu’à ce qu'il parvienne dans l’ovaire.

La cellule femelle, l’oosphère, apparaît dans l’ovule à l’intérieur d’une cavité cellulaire appelée sac embryonnaire. Le sommet du tube pollinique vient se mettre en contact avec la paroi de cette cavité et y laisse passer une

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