‹ Dictionnaire d'hygiène publique et de salubrité; ou répertoire de toutes les questions relatives a la santé publique. Considérée dans leurs rapports avec les subsistances, les épidémies, les professions les établissements et institutions d'hygiène et de salubrité (volume 3)Chapitre 145 sur 169 · CONVALESCENTS. 6SS · texte numérisé non relu

CONVALESCENTS. 6SS

iusuflisaiiU». il y a eu jusqu'à kSl convalescents présents en même temps, et, à la rigueur, on ne devrait en admettre que ^10. Aussi sst-il question d'ajouter aux constructions que nous avons décrites, %5 chambres pouvant recevoir 105 lits.

Une infirmerie est destinée à recevoir les convalescents de Tasile impérial atteints de rechutes ou de maladies nouvelles et hors d'état i'étre transportés à leur domicile ou dans les établissements hospitaliers dont ils sont sortis. On ne saurait trop louer la manière dont sst organisé le service de cette infirmerie, confié à l'intelligente et babile direction de notre distingué confrère, M. le docteur E. Laborie. Les savants rapports qu'il adresse chaque année au ministre et dont la publication offrirait un si grand intérêt pratique, sont remplis de bits nouveaux, que la science recueillerait avec beaucoup de fruit, mr les conditions et la marche de la convalescence des principales (oaladies internes et externes. Le mouvement de Tinfirmerie est de SOO à 600 malades par an, et dans la période de quatre années que nous venons de résumer, on n'a compté à l'asile impérial de Vin- Dennes que 7^ décès, c'est-à-dire k pour 1000 admissions. Il estasses curieux de rechercher comment se décompose le nombre des conralescents admis à l'asile au point de vue de leur origine et de la sature des affections dont ils ont été atteints.

Sur le premier point les rapports de la commission administrative nous fournissent les chiffres exacts pour les années 1858 et 1859, qui (mi donné ensemble 9924 admis.

Envoyés par les hôpitaux de Paris. 9A8A

par les hôpitaux de la banlieue. . . , 21

par les bureaux de bienfaisance 35

par les chantiers de travaux publics. 18

par les Sociétés de secours mutuels. 1A7

par les industriels alx>nnés. UU

par le ministre à titre gratuit AA

par suite de demandes directes comme.'pensionnaires. 131

Quant k la nature des maladies qui ont motivé l'admission des convalescents à l'Asile, on trouve :

En 1858 : Maladies chirurgicales 1329

dont fractures ix^i

amputés ti^

Maladies médicales. 3072

dont fièvres typhoïdes. . . 615

varioles. 106

affections satamines. 8ft

636 CORDOiNMEH.

^n 1859 : Maladies chirurgicales 1188

dont fractures. 550

amputés 57

Maladies médicales. 6335

dont fièvres typhoïdes. . . 795 affections saturnines. 111

Eu 1860 : Maladies chirurgicales 2109

dont fractures 629

amputés. U^

Maladies médicales ZSkS

dont fièvres typhoïdes. . • 634

varioles. 178

maladies saturnines. • 134

Nous devons nous interdire d'entrer dans les détails qui intéressent la médecine pratique louchant la fréquence ou la rareté des rechutes, et d'autres questions qui ne sont pas du ressort de l'hygiène publique, mais nous ne pouvons taire les résultats excellents et tout à fait remarquables que M. le docteur Laborie a obtenus à l'infirmerie de l'Asile impérial et consignés dans ses intéressants rapports. Noos exprimerons aussi avec la haute commission qui surveille l'administration de l'asile le regret très vif et très formel, que les bureaux de bienfaisance, les sociétés de secours mutuels approuvés, les ateliers abonnés, ou les pensionnaires libres, n'aient pas fourni jusqu'ici un nombre plus considérable d'admissions à l'asile. On doit l'attribuer à la publicité trop restreinte donnée aux conditions d'admission qui ouvrent cet utile établissement à tous les ouvriers, et aux avantages qu'il offre à la classe ouvrière tout entière.

L'asile impérial du Yésinet réservé aux femmes a été ouvert au mois de décembre 1859 pour 300 convalescents environ. Son organisation ne diffère pas de celle de l'asile de Vincennes et réalise les mômes bienfaits.

€ORDES A BOYAUX. — Voy, Boyauderies.

€ORDOfliIVIER. — La profession de cordonnier est l'une des plus pénibles parmi celles qui occupent les artisans sédentaires. Elle s'exerce fréquemment dans des ateliers peu salubres, et exige une position et des mouvements qui laissent sur différentes parties du corps des traces indélébiles.

Assis du matin au soir sur un escabeau, le corps courbé en deux, ils pratiquent dans le cuir et avec les plus pénibles efforts des coutures forcées. Aussi à la main droite, le pouce et l'index qui lirenl le 111 pour l'enduire de poix ont la pulpe aplatie; celle du pouce est

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