BRUNISSEUSES
éloigner d'une manière absolue de tous les établissements publics; plafonner l'intérieur des séchoirs en plâtre et ne laisser apparente aucune partie de bois; n'établir que des communications indirectes entre les séchoirs et les autres parties de l'établissement ; entourer les poêles et leurs tuyaux de grillage de fil de fer à mailles d'un centimètre carré d'ouverture; ne déposer et suspendre aucun papier, ni devant les ouvertures des séchoirs, ni sur leurs côtés ; engager les brocheurs à se servir de la vapeur et de calorifères, au lieu de poêles, dans les séchoirs ; n'employer pour la suspension des feuilles de papier que des cordes imprégnées d'une forte dissolution d'alun ; pour le travail de la nuit, ne se servir dans les ateliers que de lampes à cheminées de verre ; assembler solidement les tuyaux des poêles ; enfin, pour le chauffage, n'employer que de la houille qui donne une suie difficilement combustible.
BRODEUSES. — Voy. Dentellières, Plomb.
BRONZE. — Voy. Fonderies, Mouleurs.
RBOSSIEBS. — Les brossiers ont été rangés, avec les cardeurs et les plumassiers, par M. Benoiston (de Châteauneuf), dans la troisième classe des professions qui disposent à la phthisie, par la respiration d'un air chargé de molécules animales. Ils y tiennent le milieu entre les cardeurs et les plumassiers, ces derniers présentant la proportion la plus élevée de décès phthisiques. On a signalé l'emploi d'unapprê plombique qui servirait à la préparation des soies de porcs et qui déterminerait les accidents saturnins. Il est vrai que certaines soies sont traitées par un mélange de litharge et de chaux ; mais ces substances sont en si minime quantité, et la poussière qui se dégage des soies est si légère, qu'il y a lieu de penser qu'elle n'est pas plombique, et bien plutôt formée d'une matière résineuse dont on se sert dans les Landes pour détacher les soies de la peau des porcs. Les accidents signalés chez les brossiers n'ont pas d'autres caractères d'ailleurs que ceux que détermine l'inspiration des poussières. [Voy. Criniers, Soies de porc.)
Bibliographie. — De l'influence de certaines professions sur le développement de la phthisie pulmonaire (Annales d'hygiène, etc., 1831, t. VI, p. 29).
BRULERIES. — Voy. Bois dorés Galons, Tissus d'argent et d'or.
BRUWISSSiUSES. — On appelle ainsi les ouvrières (ce sont presque toujours des femmes) qui sont employées à brunir, c'està-dire à donner un dernier poli aux objets d'or, d'argent, de cuivre,
d'ivoire, d'écaillé, etc. On brunit une surface métallique en écrasant avec un corps plus dur les molécules extérieures. L'outil dont on se sert, appelé brunissoir, est fait avec une pierre dure, rougeâtre, nommée sanguine dans les ateliers, et fer hématite par les minéralogistes. On iie s'en sert point à sec ; il faut humecter préalablement la pièce à brunir avec une dissolution de savon noir dans l'eau.
Ce genre de travail ne paraît pas exercer sur la santé d'autre influence que les autres occupations sédentaires ; mais il imprime aux mains des ouvrières certaines traces caractéristiques.
Le brunissoir se tient de la main droite et à pleine main. La main gauche sert à fixer l'ouvrage qui, placé entre le pouce et l'index, est fortement appuyé contre la table. Aussi trouve-t-on à la main droite toute la face palmaire calleuse et noircie, excepté au niveau des plis de flexion. La phalangette du petit doigt reste souvent maintenue dans la flexion. A la main gauche, la peau qui recouvre la face dorsale et le bord radial et l'index, et surtout la tête du deuxième métacarpien, est très dure et très calleuse. Il en est de même de la face palmaire du pouce.
Bibliographie. — A. Tarclieu, Recherches médico-légales sur L'identité (Annales d'hygiène, etc., 1849, t. XLII, p. 399.)
BUANDERIES. — On trouvera à l'article Lavoirs tout ce qui concerne le blanchissage; nous n'aurons à nous occuper ici des buanderies que sous le rapport des inconvénients qu'elles peu? vent offrir au point de vue de la santé publique, et qui les ont fait ranger parmi les établissements classés,
C'est par les résidus abondants qu'elles fournissent que les buanderies intéressent principalement la salubrité publique. Dans la plupart des établissements de ce genre, c'est d'eau de puits qu'on fait usage; il arrive souvent aussi que les eaux savonneuses ne trouvent d'autre moyen d'écoulement qu'une rigole en terre, terminée quelquefois par un puisard plus ou moins profond.
Le savon, dissous dans l'eau distillée, n'éprouve que très lentement une décomposition , et les gaz qui se dégagent offrent peu d'odeur. Il en est tout autrement d'une dissolution faite avec de l'eau qui renferme quelques sulfates, comme le sont toutes celles qui coulent à la surface de la terre; par le simple contact, le savon décompose ces sulfates, il se dégage une quantité considérable d'acide hydrosulfurique. En outre, les substances organiques et inorganiques que contiennent les résidus des buanderies donnent lieu, par leur réaction mutuelle, à des produits gazeux qui, avec la vapeur d'eau, servent de véhicules à des miasmes putrides, et les transportent au loin, de manière à infecter i'air à une grande distance,
Les puisards sont complètement inefficaces pour absorber ces eaux; la quantité -de matières grasses qu'elles renferment, et la réaction des savons solubles sur les éléments terreux du sol produisant des savons insolubles, les rendent promptement blanches.
Aussi les buanderies appartiennent à la seconde classe des établissements insalubres, si elles n'ont pas d'écoulement pour leurs eaux, et à. la troisième classe si cet écoulement existe. Quant aux buanderies qui existent sur des bateaux, il est évident qu'elles n'exposent à aucun inconvénient de ce genre ; aussi sont-elles simplement soumises aux lois et règlements, soit généraux, soit de police locale, concernant la navigation. A Paris, il est défendu de laver du linge à la rivière ailleurs que dans ces bateaux, à l'exception du port de la Râpée, où les blanchisseuses peuvent laver dans les endroits qui leur sont indiqués par l'inspecteur général de la navigation. Il est défendu, en outre, d'étendre du linge sur les berges.
Dans les blanchisseries de toile, il existe presque toujours des cours d'eau naturels, nécessités par la nature des opérations, et qui assurent le libre écoulement des résidus ; mais les buanderies proprement dites ne se trouvent généralement pas dans de semblables conditions.
L'emploi de la vapeur dans le blanchissage met à l'abri des inconvénients que nous avons signalés plus haut. Dans la suite des opérations que nécessite le blanchissage à la vapeur, dit un rapport sur les travaux du Conseil de salubrité pendant l'année 1828, il y a très peu d'eau employée; les résidus provenant de l'ébullition des eaux de savon sont en petite quantité et faciles à faire disparaître en les enfouissant dans la terre ; enfin, il n'y a pas d'eau de savon répandue. Cette dernière circonstance est surtout de la plus haute importance sous le rapport de la salubrité publique ; car ce qui rend la buanderie ordinairement si insalubre partout où il n'y a pas un écoulement prompt et facile pour les eaux qui en proviennent, c'est la présence du savon dans ces eaux qui, joint à celle des sulfates décomposés et aux substances animales qu'elles entraînent, les rend putrescibles au plus haut degré, et susceptibles conséquemment de fournir des émanations dangereuses, parmi lesquelles on peut placer au premier rang le gaz hydrogène sulfuré.
L'autorité a été obligée d'ordonner dans les environs de Paris la suppression de quelques-unes de ces usines, qui à Boulogne et à Grenelle en particulier avaient produit sur plusieurs points des cloaques infects et dangereux. Mais s'il est difficile de se débarrasser des résidus des buanderies, on peut du moins essayer d'utiliser ces produits si abondants et si embarrassants. On s'en est servi, dans l'agriculture, pour faire des fumiers ou pour répandre sur les terres.
Mais il y a plus d'avantage à chercher à en retirer les matières grasses qu'ils renferment.
M. Houzeau-Muiron avait proposé de traiter les matières savonneuses par la chaux, suivant un procédé ainsi décrit par MM. Chevallier et Guérard : On prépare un lait de chaux qu'on projette clans une cuve contenant l'eau savonneuse; on agite à l'aide d'un balai, et cinq à six heures après, l'eau savonneuse est séparée en deux parties : l'une limpide et alcaline, que l'on peut réserver pour un second dégraissage; l'autre blanchâtre et épaisse, que l'on fait écouler dans un bassin peu profond, creusé dans le sol. Le stéarate de chaux s'y épaissit et s'y dessèche lorsque la surface en est assez grande. Au bout de quelques jours on le retire à la bêche et on l'étend sur le sol, où il achève de se dessécher complètement; on le livre ensuite aux usines à gaz, qui peuvent en tirer parti.
On doit à d'Arcet deux procédés pour le traitement des eaux savonneuses. Dans le premier, on les décompose par l'acide sulfuj rique, qui, s'emparant des bases alcalines du savon, en isole les acides gras; ceux-ci se rassemblent à la surface du liquide. Quanta ce dernier, il consiste en une solution très légère de sulfates alcalins, et peut, sans inconvénient, être versé 'sur la voie publique.
Dans le second procédé, on fait usage du plâtre en poudre, ou de vieux plâtras pulvérisés. Il se fait une double décomposition : les acides gras s'unissent à la chaux du sulfate, et l'acide sulfurique de ce dernier à la soude du savon.
La valeur commerciale des savons terreux, ajoutent MM. Chevallier et Guérard, qui peuvent servir entre autres choses à la fabrication du gaz de l'éclairage, au même titre que les bitumes, la résine, etc., sera sans doute plus puissante que les conseils de l'hygiène et les injonctions de l'autorité, pour faire disparaître en peu de temps les inconvénients causés par les eaux savonneuses des buanderies et autres établissements analogues. {Voy. Blanchiment, Blanchisseurs, Lavoirs publics.)
Bibliographie. — Dictionnaire de L'industrie, etc., 1834, t. II, p. 619. — Chevallier et Guérard, Sur les résidus liquides ■provenant des établissements industriels (Annales d'hygiène, etc., 18A6, t. XXXVI, p. 117). — Des buanderies à vapeur, Rapport général sur les travaux du Conseil de salubrité pendant l'armée 1828 (Annales d'hygiène, 1829, t. Il, p. 316).
KURE A II »E BIENFAISANCE. — On désigne sous le nom de bureau de bienfaisance une institution charitable, organisée sous la surveillance de l'administration publique, ayant pour objet spécial de secourir les indigents malades ou infirmes, ou dépourvus de ressources, et de subvenir aux besoins de leur famille au moyen de
dons volontaires ou de taxes' prélevées par les municipalités. Ces établissements eux-mêmes ressortissent directement à l'autorité municipale; l'État n'exerce sur eux qu'une surveillance lointaine, ou propre seulement à garantir leur bonne administration.
L'organisation des secours à domicile, en France, remonte à une époque très reculée, mais elle ne trouvait guère à s'appliquer qu'aux grandes villes; le morcellement du territoire entre les grands propriétaires féodaux, laïques ou religieux, plus tard la division en provinces séparées, laissaient les classes indigentes livrées à la bienfaisance, ou à l'intérêt, à l'insouciance de ceux au patronage desquels elles étaient dévolues, ou bien aux coutumes des localités auxquelles elles appartenaient,
François Ier établit à Paris, en \5hU, un bureau général des pauvres, composé de treize bourgeois nommés par le prévôt des marchands et de quatre conseillers au parlement. Ce bureau était autorisé à lever chaque année sur les princes, les seigneurs, les ecclésiastiques, les communautés, une taxe d'aumône pour les pauvres, laquelle se levait encore en 1789.
En province, les établissements de charité étaient administrés par des assemblées composées du curé, du seigneur du lieu, du juge et du procureur fiscal, lorsqu'ils demeuraient en la ville, des marguilliers, tant en charge qu'anciens, et des principaux habitants. Ces assemblées avaient la direction ; l'administration proprement dite était remise soit aux curés et aux marguilliers, soit à un procureur de charité qui remplissait les fonctions de trésorier. Ils étaient aidés dans les distributions par des dames et demoiselles des pauvres. Pendant la révolution, les biens des bureaux de charité furent saisis par l'Etat, comme ceux des hospices, et leur administration désorganisée. La loi du 19 mars 1793 déclara que l'assistance des pauvres est une dette nationale, et essaya de reconstituer l'assistance publique. La loi du 7 frimaire an V créa les bureaux de bienfaisance, et sert encore de base aux règlements actuels. L'extension donnée en 1.853 aux secours à domicile a accru singulièrement l'importance des bureaux de bienfaisance.
Nous exposerons successivement l'organisation des bureaux de bienfaisance, et dans les départements, et à Paris, la première pouvant s'appliquer aux petites localités.
L'administration des bureaux de bienfaisance se compose de cinq membres, dont les fonctions sont gratuites, et qui sont nommés par le préfet; c'est également ce magistrat qui règle le budget des bureaux de bienfaisance. Ces membres, dont le renouvellement s'opère par cinquième, chaque année, peuvent être suspendus par le préfet, mais révoqués par le ministre. Ils peuvent être choisis
parmi les membres des commissions administratives des hospices. Le maire est président-né du bureau. Un receveur, salarié, et fournissant un cautionnement, est chargé d'effectuer les recettes et les dépenses ; lorsque les recettes du bureau, réunies à celles des hospices, ne dépassent pas 30 000 francs, c'est le receveur municipal qui est chargé de cette fonction. Les bureaux de bienfaisance sont autorisés à nommer, dans les divers quartiers de la ville, des adjoints et des dames de charité, pour les seconder dans les secours qu'ils ont à distribuer.
Les bureaux de bienfaisance, rattachés par la loi de l'an V aux administrations cantonales, ont été, par la loi du 28 pluviôse an VIII, rappelée dans l'instruction du 8 février 1833, expressément limités dans les circonscriptions communales.
On remarquera, du reste, que la législation actuelle n'impose pas la charité aux communes. Chacune d'elles est maîtresse de suivre ses inspirations, et d'accorder ou de refuser des subventions sur un budget pour les indigents ; d'instituer un bureau de bienfaisance ou de s'en passer. Les seules dépenses obligatoires sont celles relatives aux aliénés et aux enfants trouvés.
Organisation à Paris. — L'organisation particulière des bureaux de bienfaisance, à Paris, a été réglée successivement par les ordonnances du 2 juillet 1816, du 29 avril 1831, et du 20 avril 1853.
Le service des secours à domicile, dans chacun des arrondissements de la ville de Paris, est spécialement confié à un bureau de bienfaisance.
Ces bureaux de bienfaisance, placés sous l'autorité du préfet de la Seine et dans les attributions du directeur de l'administration générale de l'assistance publique, se composent : du maire, président-né, et des adjoints de l'arrondissement, membres-nés ; de douze administrateurs, d'un nombre illimité de commissaires et dames de charité, qui n'ont que voix consultative, et d'un secrétaire-trésorier, salarié. Les bureaux se renouvellent par quart, chaque année.
Un arrêté du ministre de l'intérieur, du \h septembre 1831, réglait les détails d'organisation de ces bureaux de bienfaisance; nous allons successivement en passer en revue les points les plus importants, nous attachant à en faire connaître plutôt l'esprit que le texte. Nous ferons remarquer que cette organisation a été modifiée alternativement par le règlement que nous citerons plus bas.
Chap. Ier. Organisation des bureaux de bienfaisance. — Les fonctions du bureau de bienfaisance consistent :
1° Dans la répartition et l'emploi de tous les secours mis à leur disposition par l'autorité administrative ou par les particuliers.
2° Dans la surveillance et l'administration des établissements charitables entretenus par les bureaux.
Chaque arrondissement est divisé en autant de circonscriptions qu'il y a d'administrateurs dans le bureau. Il est affecté à chacun des bureaux autant de maisons de secours et d'établissements de charité que le nombre des pauvres, le besoin et les convenances de l'arrondissement pourront l'exiger, Les commissaires et dames de charité, spécialement attachés à chacun des quartiers de l'arrondissement, concourent aux distributions de secours, prennent et donnent des renseignements sur les demandes des indigents, visitent ceux qui sont secourus par le bureau. Le bureau s'assemble à jour fixe, et au moins deux fois par mois.
Il y a près de chaque bureau, dans la proportion fixée par le préfet de la Seine, des médecins et chirurgiens, des sages-femmes, des sœurs de charité, des maîtres et maîtresses d'école, et des salles d'asile pour l'enfance.
Avant 1853, les médecins et chirurgiens étaient nommés pour cinq ans par le préfet, sur des listes triples de candidats formées par les bureaux de charité ; ils peuvent être réélus. Us doivent être docteurs en médecine, et demeurer sur le territoire de l'arrondissement, et peuvent, après vingt ans de service, être nommés honoraires. Ils peuvent être suspendus par le préfet, et révoqués par le ministre, sur la proposition du bureau de bienfaisance.
Les médecins et chirurgiens visitent les malades indigents qui les appellent ou leur sont indiqués par les administrateurs, les commissaires et les dames de charité. Us font les opérations et même les pansements, lorsque les sœurs de charité ne les peuvent pas faire, à raison de l'état du malade ou du pansement; ils donnent des consultations gratuites aux pauvres, dans les maisons de secours.
Les sages-femmes font les accouchements et donnent leurs soins aux indigentes malades ou en couches ; elles doivent appeler un chirurgien quand les accouchements présentent des difficultés.
Les sœurs doivent visiter à domicile les indigents malades, les panser au besoin, préparer et distribuer, sur les ordres des médecins, les tisanes et les médicaments simples qui sont ou seront indiqués dans le nouveau formulaire des bureaux de bienfaisance.
Chap. II. Des personnes à secourir et des secours à donner. — - * Les secours qu'accordent les bureaux de bienfaisance sont ordinaires et extraordinaires. Ils sont ordinaires et annuels pour les aveugles, les paralytiques, les cancérés, les infirmes, les vieillards de soixante-cinq à quatre-vingts ans ; extraordinaires et temporaires pour les blessés, les malades, les femmes en couches ou nourrices, les enfants abandonnés,
les orphelins, les chefs de famille ayant à leur charge des enfants en bas âge, les personnes qui se trouvent dans des cas extraordinaires ou imprévus.
Les blessures, maladies ou infirmités, seront constatées par le médecin du bureau de bienfaisance.
Nul indigent ne recevra de secours s'il n'envoie ses enfants à l'école, ou s'il refuse de les faire vacciner.
Les secours seront le plus possible distribués en nature; les bureaux chercheront à multiplier les secours en travail.
Chap. III. Comptabilité. — Les ressources des bureaux se composent : des fonds donnés par l'administration des hospices, des secours qu'elle donne en nature, des recettes intérieures des bureaux, des recettes extraordinaires faites avec ou sans destination spéciale.
Chap. IV. Dispositions générales. — Les bureaux de bienfaisance étaient, en France, au nombre de 6275 en 1842.
Ils ont eu à leur disposition, en 1833, la somme de 10 315 746 fr. 50 cent.
Cette somme peut se décomposer ainsi :
Revenus à eux appartenant 6 230 138 fr. » c.
Produits des quêtes, dons 1 421 463 77
Legs et donations 583 510 25
Recettes diverses ou imprévues. ... 2 080 634 68
10 315 7Z|6 fr. 50 c.
Les dépenses des bureaux de bienfaisance, dans la même année, ont été :
En fournitures d'aliments 3 570 725 fr. 08 c.
En vêtements et en combustibles ... 1 258 106 09
En secours distribués en argent. ... 2 570 725 08
Frais de matériel et d'administration. . 1 7/i9 556 37
9 149 112 fr. 62 c.
De sorte qu'il était resté libre, dans les caisses des bureaux de bienfaisance, 1 166 633 fr. 88 cent.
695 632 individus avaient pris part aux secours, dont le terme moyen a été, par conséquent, de 10 fr. 63 cent, par individu.
Nous empruntons à M. de Gérando une autre statistique plus détaillée, spécialement relative aux secours à domicile à Paris.
Pendant le cours de l'année 1837, les ressources mises à la dispo-
sition des douze bureaux de bienfaisance de Paris ont consisté dans les sommes ci-après, savoir :
Versements de l'administration des hospices. . . . 928 836 fr. 19 c.
Recettes intérieures :
Dons, collectes et souscriptions. . 210 514 66 \
Troncs et quêtes dans les églises. 22 318 91 I
Théâtres, bals, concerts 3 773 83 > 248 198 44
Intérêts de fonds placés 8 707 37
Divers 2 883 67 .
1 177 034 fr. 63 c.
Leurs dépenses pendant la même année se sont composées comme il suit :
'1. Pain 82 160 89 \