‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 2)Chapitre 149 sur 248 · REV · texte numérisé non relu

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' laisse tremper les €uirs quetqaes jours dans Ift cuve

RETREINDRE. Modeler une plaque de cuivre au marteau, de manière à en former un rase d'une forme roulne.

RETREINTE (métall.). Angl. raUing-in:

allem. einxiechen. Action de ramener les molécules de certains métaux qu'on a écartées pour le tiraffe.

RETROUSSE (écon. rur.). Seconde serre qu'on donne au pressoir à vin.

RETROUSSIS. Pièce de cuir qui se rabal ou semble se ralMHtre sur le haut des tx)ttes. — Partie des pans ou basques d*un uniforme.

RETS. Du latin re/e, retiê, dérivé de retinere. retenir. Ouvrage de corde ou de AL, noué par niatUes et è jour, qui sert à prendre du poisson, des oiseaux, etc. On appelle reiS'MatUantf une sorte de filet composé de mailles è losanges, dont on fait usage pour prendre des pluviers, des canards et de plus

C»tits oiseaux ; et pans de rets^ les filets avec squels on prend ordinairement les grosses bétes. — Morceaux de bois qui serveot k diriger \a cbarrne.

REUMAMÈTRE. Vov. RHBUMAMiTRB.

REVÊGHE (manuf.y. Nom qu'on donnait autrefr>is à une étoffe de laine, espèce de ratine frisée k lont; poil, dont la meilleure fabrication avait lieu en Angleterre.

RÉYEILLÉE. Temps pendant lenuel on travaille sans interruption dans un four de glacerie.

RÉVEILLE-MATIN. Horloge ou monire qui sonne pendant un certain espace de temps pour éveiller à Tbeure sur laquelle on a misFaigoille en se couchant.

RÊVEILLËDR. Celui qui est chargé de réveiller les ouvriers dans certains ateliers.

REVENOIR. Outil dont fait usage Thorloger. — Outil qui sert à donner différents recuits ou faire prendre la couleur bleue à acier

REVENU (métallurg.). Recuit de Tacîer.

RËVERRÈRE. Miroir métallique que Ton ajoute h une lampe pour en augmenter la lumière. On donne aussi ce nom è Tespèce de lanterne qui sert à Téclairage des rues» et dont remploi ne remonte qu*à Tannée 1667, sous Tadministration du lieutenant de Dolice Larevnie

RÉVEREERE (chim.). On nomme ainsi lea parois d'un fourneau destinées à réfléchir la chaleur rayonnante qui émane du foyer sur la matière qu'on veut chauffer. Par fm de réverbère^ on entend le feu appliqué lie manière que la flamme est obligée de se rabattre et de rouler sur les matières que Ton expose h son actiou» comme dans un four ou sous un d6me ; le feu de réverbère ouvert^ est celui qui a lieu dans un fourneau de réverbère dont tous les registres sont ouverts ; et le feu de réverbère eloe^ est celui qui a lieu dans un fourneau de réverbère fermé, où le feu se réfléchit et frappe la matière ou le vaissoau qui la contient, |«r dessus et tout autour.

REVERGHER. Boucher les trous dune

pièce de poterie d*étain avec letnM

REVERDOIR. Réservoir à Tau^-..

seur.

REVERS. Se dit des deux partit^ i bit qui se joignent sur la poîtrinf,' Ment repliés en dessus de manièfv} trer. une portion du revers ou de li J de rhabit. — Haut de la tige 4'odo se rabat sur la jambe. C'est la mési que retroussis.

REVERS (monn.). CAté opposé i j est Tempreinte de la t6te du \^r*i sur une pièce de monnaie ou uno

REVERSEAU. Pièce de bois itr bas d'un châssis, d'une porte^^b^q en recouvrement sur son seuîi, ^ que l'eau n'entre dans la feuillure.

RÉVERSOIR (hydrau!.). Barrvj sur un cours d'eau, par-dessus le*; quide s'écoule en nappe. — Pertuu:

latérale d'un réservoir.

REVÊTEMENT. Appui de maçon l'un établit dans certaines constru des fortifirations, pour empêcher de s'ébouler. Lorsqu'on élève c^ pour une chaussée ou pour un rd ment, on leur donne la figure d'b:i }ipipède posé sur un plan borizo*'».

si on ne les soutenait pas par m ^ ment, leurs c6tés verticaux, qoi «^ parallélogrammes , prendraient t>d figure triangulaire, attendu que j teur de ces terres et la bcilité ']r fragments ont de rouler les unsv^ très rendraient promptement lai^i large qu'elle n'était en son étal pnJ revêtement empêche cette acito construit le plus souvent en maçi'O il faut alors que la force des terrv* appelle poussée, soit combattue \r ce revêtement. La poussée egti fi' ment et horizontalement; mais ce tion horizontale seulement que le :

s'opposer. On a donc à calculer. ^ grands travaux, la force d*exten^^< masse terreuse et celle de résîsuo.

vêtement ; et quelques ingénieo^ Vauban, Ruiet et Gauthier, ont i" tables utiles à consulter. Tooit' chiffres qu'elles donnent sur la rri opposer a la poussée ne sauraient ^' proximatifs, puisque ceUe ^lous»^^^ vaut la nature des terres et div^^ constances qu'il n'est pas possiMf voir. Quant au revêtement des fort j il se uiii fréquemment en gazon, »-^ tenir un rempart du cêté de la c4ir. ' D'après H. Quatremère, le rerèi' architecture, el selon le sens proi-r.

est une sorte d'habit qui cacbe '•* des constructions^ et souvent la i^^' leur matière.

REVIDAGE, REVIDER. Se dit, bijoutiers, de l'action d'agrandir «^ avec la vrille. — Ce terme sert ' brocanteurs, pour exprimer la cc^'*\ ils sont de se revendre les uo»^'^* ce qu'ils ont acl^eté dans le> *<** bliques.

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DE TECHNOLOGIE

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RBVIQUER. Se disait autrefois, en Picar- <tic, de' Taetion de dégorger et fouler les étoffes de laine teintes.

RëVIQDEUR. Nom que l*on donnait aux foulons, en Picardie.

RÉVISION (impr.). Dernier examen d*nne

RKVIVIFICATION. On appelle revivificafion du noir animal^ Topération au moyen de laquelle on remet le noir animal qui a servi h décolorer les liquides en élat de servir de nouveau.

REVIVIFIER (cbi m.). Réduire un oxyde h Tétai métallique. Se dit particulièrement du mercure.

RÉVOLUTION (mécan.). Action des roues les unes sur les autres, par le moyen des engrenages. Ceux-ci ne servent pas seule* ruent à communiquer le mouvement, ils ont encore pour objet de multiplier les révolutions, ou de les fixer sur telle ou telle roue» ou de les diminuer; ils changent enfin le plan des révolutions.

REVOLVER. Pistolet k plusieurs canons dont l'usage est très-répandu« surtout dans TAmérique du Nord, il y a aussi des cara<bines- revolvers; et enfin des revolvers à un seul canon, quoique èi plusieurs coups.

REYFORT. Se disait autrefois des retailles de la peau qui servent à faire de la folle-forie.

REZ-TRRRE (const.). Superficie de terre sans ressauts ni degi^és.

RHARARRARIN (chim.). Du latin rhabarbarum, rhubarbe. Principe colorant jaune et cristallisable qui, combiné avec une autre substance brune et insoluble dans l'eau, parait former la rhabarbnrine.

RHAEARBARINE. Voy. Rh&ihb.

RflABILLAGE. Se dit quelquefois pour raccommodage dans les arts mécani(|ues.

RHABILLER. Par rhabiller une meule âe moulin^ on entend y former une multitude iraspérités, en la frappant avec un marteau * pointu.

RHAMNINE (chim.). Du latin rhamnue, nerprun. Matière colorante extraite du nerprun.

RHAPONTICINE (chim.). Substance jaune, dont reau dépouille la racine de rhul>arbe.

RHÉINE (chim.). Du latin rluum, rhubarbe. Substance d*un jaune rougeAtre, que l'éther enlève à la racine de rhubarbe.

RHËNOMÈTRE (hydraul.). Du latin iUefiiw, le Rhin, et du grec i&âTpov, mesure. Echelle pour mesurer la hauteur des eaux du Rhin.

RUËOMÈTRE. Yoy. GALVANOuftrHB.

RHEDMAMËTRE. Du grec ^û(ia^ courant, et (AiTpov, mesure. Instrument dont on fait usage pour mesurer la rapidité d'un courant. Le plus simple des rheumamètres est le suivant : On place sur l'eau un flolieiir, communément en bois ou d'un autre corps d'une densité à peu près égale à ce4le de l'eau, afin que ce corps soit en partie noyé* et que le vent n'exerce point d'influence sur son mouvement; on commence |)ar mesurer iiue certaine distance, et aprè» avoii* jeté le

flotteur au pi us fort du courant, on compte le nombre de secondes qu'il emploie à parcourir la distance marquée. La vitesse moyenne de la rivière est alors d'environ les 8/10 de la vitesse ainsi observée. Cette vitesse est au surplus très-variable selon les rivières. Ainsi, elle est iaible quand elle est au-dessous deO"S&; ordinaire entre 0*60 et 1 mètre; grande entre let 3 mètres; trèsgrande quand elle déliasse cette dernière quantité. Iji vitesse de la Seine, aux environs de Paris, est de O^GO; celle du RhAne» dn Rhin et de la Durance, de 2 mètres, et elle offre le double dans les fortes crues. Les Instruments |K>ur mesurer cette vitesse portent aussi les noms dei?o/anr hydraulique^ d^hydramètre ^ de pendule hydraulique^ de iube de Pitot^ de moulinet de Woltmann^ etc.

RUEUMINE (chim.). Du latin rheum, rhubarbe. Nom que l'on donne è la rhéine.

RBEDMIQUE (Acu>b). Acide trouvé dans la rhubarl)e.

RHINGRAVE (cost.]. Espèce de cyulotte eu de haut-de-chausses lort ample, attaché par le bas avec plusieurs rubans.

RHIZAGRE (inst. de chir.). Du grec àl^a^ racine, et &Tf»« prise, capture. Instrument employé pour extraire la racine des dents.

RHÔDATB (chim.). Sel qui résulte de la combinaison de l'oxyde rhodique avec une base.

RHODEDX (chim.). Qui appartient au rhodium. On appelle acide rhodiux^ le premier degré d'oxydation du rhodium, qui n'a pas encore été isolé.

RHODICO-AMMONIQDE (chim.). Se dit des sels oui résultent de la combinaison d'un sel rtiodique avec un sel ammonique; rhodieo^potoieique^ des sels produits par la combinaison d'un rhodic^ue avec un sel potassique; et rAodtco-fodifue, des sels que donne l'union d'un "sei rhodique avec un sel sodique.

RHODIQUE (chim.). Qui . appartient au rhodium. On appelle oxyde rhodique^ le se* cond degré d'oxydation du rhodium; Hteel^ rAodtfufs, les combinaisons du rhodium avec les corps halogènes, et de l'oxyde rhodique avec les acides.

RHODIUM (chim.). Du grec f&<»ov, rose.

Métal découvert en 1803<par Wollaston, et

3ui prend son nom de ce quMl a la propriété' e produire des sels d'une couleur rose. C'est un corps simple qui, pur, a la couleur de l'argent; il est dur, cassant, d'une densité de l<K6f «^ 0° !^ rencontre dans certains minerais de platine^

RHODOSO - RHODIQUE (chim.). Se dit d'un oxyde oui résulte de la combinaison de V'oxyde rhodeux avec l'oxyde rhodique. — Or donne aussi ce nom k un chlorure.

RHUBARBE ^comm.). La rhubarbe du commerce, rheum palmaium^ qui nous vient aujourd'hui des Indes-Orientales, peut aussi être cultivée sous notre climat, et Ton ep récolte alors tous les quatre ans la racine qui, tout le monde le sa4t« est un précieux tonique et un purgatif doux et fortifiant. La rhubarl}e exotique qui nous arrive de .a

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Chine par Kiaehta, ville russe de la front i ère, esi d'ttne qualil6 supérieure, el Ton a le soin» lorsqu'elle est parvenue à Saint-Pétersbourgv d'en séparer complétemeni les derniers vestiges d éoorce. Celle qu'on ex-

Eédie directement de llndei est^en morceaux ien moins mondés que ceux des marchands russes» et la couleur jaune n'a pas autant d'éclat. Il se voit aussi qu0 ces racines» plus volumineuses que celles, de Kiachta, sont avariées dans leur intérieur» parce que leur dessiccation est demeurée incomplète, et qu'un restant d'humidité v a produit de raitératioQ. La rhubarbe cultivée en France se distingue des deux sortes dont nous venons de parlert par l'aspect surtout que présente $à cassure transversale» qui offre toujours 4es rayons blancs et rougeAtres qui vont en divergeant du centre èla circoniérence, tandis que» dans les rhubarbes de Chine et deMoscovié» les veines de diverses couleurs y forment une espèce de marbrure tout à foit irrégulière. De plus» ces deux dernières colorent plus fortement la salive par la mastication; elles craquent sous la dent comme ^i elles contenaient du sable» effet qu'on attribue à la présence de l'oxalato de chaux, La rbuhart>e de France ne présente ce caractère que dans un degré beaucoup plus faible. Les unes et les autres sont amères; mats celle-ei a un arrière-goût nauséabond»

Sue n'ont pas celles de la Chine et de ussie.

Les rhubarbes sont très-sujettes à subir de l'altération dans les magasins» parce que jes produits solubles qu'elles contiennent les rendent hygrométriques» et que l'humidité en facilite la décomposition. De plus» certains insectes en sont très-avides» et l'on rencontre beaucoup de ces racines qui sont perforées en tous sens. Les marchands cependant rebouchent ces trou^ avec une pAte de rhubarbe et d'eau» puis 'ils roulent la racine elle-même dans de la poudre» pour lui donner ce qu*ils appellent uûe belle robe; mais il est iiacile de reconnaître la fraude» en frottant la surface de la racine sur un drap qui enlève toute la poudre et laisse a|>ercevoir alors les pio&res. Plusieurs chimistes se sont livrés k l'étude de la compoaition des rhubarbes. Scbeele el Model» de Saint-Pétersbourg» sont les premiers qui ateoi trouvé l'oxalate de chaux dans ces racines; et Henrv fière fit une analvse complète et comparée des différentes rnubarbes officinales. Leurs plus remarquables produits sont un principe colorant» jaune» volatil» que Caventou a reconnu être susceptible de cristalliser et auçiuel il a imposé le uom de rhabarbarin: principe qui est insoluble dans l'eau, mais qui se dissout bien dans l'alcool et l'étber» et auquel il parait que la rbubartie doit sa couleur et en grande partie sa saveur. On a extrait aussi de ces racines» une buile douce fixe» susceptible de se rancir par la chaleur» soluble dans /éther et dans l'alcool; puis de la fécule amilacée» etc. Outre l'emploi médical que nous avons indiqué plus haut» on a essayé»

dans quelques ateliers» d'obtenir éit barbe certaines nuances jaunes.

RHUM <boiss.). Sorte d'eau^r^ obtient dans les colonies» par li(ni des mélasses et des écumes de r^ menlées. On nomme cette liqoeor les colonies françaises, et rkm^ lonies anglaises. Le tafia diUirt & en ce qu'il n'a pas un arôme aussi : ce qui provient de ce qu*on D*e&' des mélasses pour faire le premn:

S|ue les écumes de sucre entrent fi orte proportion dans la liibriatki cond. Celui-ci a aussi^ueltfoe d^ moelleux et une saveur moins pq l'autre. Presque tout ce qui k France sous le nom de rhum, d'( tafia fabriqué avec les mélasses di fioeries.

RHUMMERIE. Atelier oùTod rhum.

RHYPAROGRÂPHIE (peint.).

^uicapCa, saleté» vilenie» et Tpi?*>.

Peinture d'objets communs et t&I Petits tableaux de nature morte.

RIABADLS (manuf.). Toiles de viennent des Indes» el qui soot ment blanches.

. RIAIZE (agricult.). Se dit d^one vaise terre qu'on abisndonne pour la pâture. —On doone le dans le Boulonnais» aux pAturtg»

trop en pente pour pouvoir être 4

RIADLË. Outil de mineur. C'e^ de crochet de 0*162 a 0*^6 de muni d*nne poignée.

RIBADDDRE (manuf^. Fani H forme aux draps qu'on loule.

RIBE. Moulin à meule eofi»^ broyer le chanvre.

RIBLAGE. Opération qui a pour monter les meutes neuves» et d« s frotter l'une contre l'autre pour ea plus grandes aspérités.

RIBLER. Aiguiser une meaie de l'eau ou du sable sec.

RIBLON. Rognure d'acier. Petits de fer hors de service et à refoodrf

RIBOT (écon. rur.). Pilon tïm beurre.

RIBOTE. Froncement sur le fi;

KIBOOLE. Sorte de bAton }^^ i bout que de l'autre» et qui sert cher.

RICIN (agricult.). Plante de U eu^horbiacées» dont le uom scieci rtcinu< communié 9 et qu'on apif]

fa/ma ehriêti. Outre l'emploi qH buile retirée de ses graines, cr^ gatif » on prétend que qnel^o^ pandus à une assez grande disui-^ champ ou dans une prairie» les } du ravage des taupes. Le ricin fosr^^ des rtcinijtse et oléo - ridnifti. ^ Taction des alcalis ou par la si|^ de l'acide Uéuro-^riciniaue

RICINATE (chim.). Genre œ ^ sultentde la combinaison de raade' avec une base.

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