S'IMPRIME ET SE VEND CHEZ J.-P. HI6NE, EDITEUR
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DE
TECHNOLOGIE
L. Cette lettre% chez les anciens, exprimait le nombre 50; et lorsqu*elle était surmontée d'un trait, elle désignait une valeur mille fois plus grande. Ainsi L représentait 50,000. C'est par allusion à ce nombre 50 qu'on dit proverbialement d'un homme qui a passé la cinquantaine, qu*t7 bat de /'L. Sur nos monnaies, la lettre L signifie Louis^ et elle est aussi la marque particulière de la fabrique de BajODoe. Dans ]*ancienne chimie, elle indiquait un ix>mposé d'argent. Comme signe d'ordre, elle exprime Je douzième objet d'une série.
LABAZI. Nom que l'on donne, dans quelques contrées du Nord, h une aorte de hutte eo branchages, que Ton construit sur un arbre, afin de se soustraire au péril qu'en* traîne une inondation.
LABDANUM. Yoy. LàOandm.
LABEUR. Du latin labor, travail. Se dit d'an travail pénible et continu. —On nomme terre de labeurf celle qui est constamment en culture.
LABEUR (impr.). Les typographes appellent ainsi un ouvrage d'une certaine étendue, par opposition aux travaux de peu d'importance qu'on désigne sous le nom douvrages de vitte.
LABORATOIKB. Du latin laboratorium, radie, toftor, travail. Angl. laboratary; aliem. laboratorium. Cette dénomination s'applique particulièrement au 'ocal dans lequel on prépare les produits chimiques ou pharmaceutiaues, des distillations, et*;.; mais la vanité Tétend aussi à la désignation d'nn Rrand nombre de lieux où se trouvent des fourneaux, et bientôt le gargotier ne dira
Elus tna cuisine^ mais bien mon Moratoire. es principales conditions à observer lorsqu'ils'agitd'établir un laboratoire, consistent 1* à se préserver des émanations nuisibles qui se produisentdans certaines expériences; 2* à s entourer de toutes les précautions nécessaires pour iirévenir les accidents; 3* h mettre à l'abri des altérations les us-
DiCTioNfi. DE Technoi^ooib. IL
tensiles dont on doit faire usage; k* à tenir à la portée de l'opérateur tous les objets qu'il doit employer. Les précautions qui ont pour objet de se prémunir contre les accidents, n'ont pas besoin qu*on insiste sur la minutie même avec laquelle on doit y procéder; car l'histoire des c^^tastrophes arrivées dans les laboratoires offre de nom* breux enseignements. Une des mesures les plus eûicaces h prendre pour éviter une confusion qui amène toujours, dans une circonstance ou dans l'autre, des résultats déplorables, c'est de ne jamais négliger d'é' tiqueter et de ranger avec soin, soit les matières qui doivent être mises en œuvre» soit les produits obtenus par les opérations. Il n*est aucun chimiste qui n'ait eu è se reprocher, au moins une fois dans sa vie» d'avoir négligé cette rèçle importante.
Comme l'eau est un des meilleurs préservatifs à opposer à l'action destructive du feu, des acides, des alcalis, etc., on ne saurait aussi s'en pourvoir avec trop d'abondance ; enfin, il est très-essentiel de pratiquer dans un laboratoire des ouvertures correspondantes et disposées de telle sorte que, dans un cas urgent, il soit possible d'établir instantanément une forte ventilation. Un des accidents contre lesquels on se met le moins en garde, quoique cependant il ait fait bien des victimes, est celui de la rupture subite d'un vase en verre placé sur le leu. Anciennement, les opérateurs, plus prudents, se servaient de bains de sable qui étaient une garantie contre ces sortes de ruptures. Uno autre précaution utile, c'est de soustraire les instruments h l'action corrosive de» varpeurs qui se répandent communémeni * dans les iatK)ratoire8« et le moyen le plus convenable est de placer ces instruments sous des cages vitrées, bien closes, et rangées dans une salle boisée, parquetée et maintenue très-sèche. Le matériel d*un laboratoire est assez considérable; mais nous nous dispenserons d'énumérer les matières