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Etals romains qui Vient prcnare possession (je son royaume, c*est l'évèque de Rome qui ▼•icnt prendre possession de son évèclié, ou du moins, si les di ux choses sont mêkks, on no peut s'empêcher de le reconnaltro, le roi n*est Ib qu'au second rang et (Jisj)iiralt sans cesse derrière le pasteur.
Ce mol même de prise de possession est moderne, le mot primitif a une acception purement religieuse; la cérémonie s'appelait la procession {processio et proce$éione)^ parce lue te Pape et son cortège sV rendaient en« lore processionnellement. Sixte-Quint, le r/remicr, changea ce vieux nom et introduisit :e!ui de poisesitio. Du reste, et quoi au*il >oit du mol, dès le xii* siècle, la ctiose était >n usage. Calixte 11 prit possession, le 2 iiin 1120, aux acclamations du peuple. En *^05, Clément V, couronné à Lyon, dans 'é^li5e Saint-Just, se souvenant de ce que ses )rédéccsseurs avaient toujours pratiqué à (orne, voulut aller prendre possession dans me antre église» comme Célestin V Tavait 9}l h Aquila. Depuis Grégoire XI, qui rendit Rome la résidence pontificale, en 1377, la rise de possession s est faite b Tavénement 0 chaque nouveau Pontife, et toujours à aiiil-Jean de Latran. Elle avait lieu immélacement après le couronnement. Jules H » il 1503, Tajourni h un autre jour; Grégoire IV', en 15tK), suivit cet exemple, auquel urs successeurs se sont jusqu'à présent )n formés.
Le cérémonial de la prise de possession est plus ce qu'il fut jadis. Léon X, en 1513, t le dernier Pape qui Tait observé dans ute sa magniticence. Il a éié successive» cnt et diversement modilié et amoindri, ï voici tel qu*il est maintenant pratiqué. Lo préfet des maîtres des cérémonies noie aux cardinaux, à la prélature, à tous les unitaires appelés à la cérémonie, le jour é par le Souverain Pontife. La veille, au lu du Saint-Père, on distribue publique- .«ril et à domicile d'abondantes aumônes. Pape fait des fondations pieuses, donne X sciences, aux lettres, aux arts, à Tagriliure Cl à l'industrie de précieux et enec* •f encouragements.
i riieure indiquée, les cardinaux, en c.or« €f de gala et en habit de cérémonie, se vient au palais que le Pape habite; le ié|se se forme et sort au bruit de Tartilleau çhAteau Saint-Ange.
^ra^oQs, carabiniers, garde civile, piurs à cheval, camériers secrets, capi« te «le la garde suisse en grand uniforme, rneur de Rome en habitde prélat, sur
O i) On appelle ainsi les domcstiqots de la maatttrc ntttiiicipaltf, «|ii6 compoMiit le séiisiieQr, • »M^4»rvai«ars, le prieur des cliefs du i|uarlier, i^téT^ fidèUê ne sonl pas louiefois tes domestî-
«.!«» magisirau, mais eeux de la in.tgislralure,
^lui^M ils sont les domeoiques de Konie. Les
gU^ct» de ftdèia sont rëservéei aui habitants
ttftjr«biaao, village de ranelenne EtruHe, qui,
^4^4». toaiint un siège et repoussa les Vilerbois,
r^-vollét omire Roiae. C est par reconaaissance * irice que Reuic tcur a dooné et couservé le
son cheval caparaçonné de violet» détache* ment de la garde noble.
Croix papale i)ortée par le crucifère pontiGcal auditeur do Rote, sur sa mule blanche, le Pape en rochel et camail, portant l'étole précieuse, et bénissant le peuple des portières de sa voiture» traînée par six. chevaux noirs.
Dans une seconde voilure, le doyen et le sous-doyen du Sacré Collège, avec deux autres cardinaux. Tout autour des carrosses, les domestiques eu livrée, les doyens portant le parasol et la bourse pour recevoir les piacets ; les gardes suisses.
Le ommandant et le capitaine des gardes nobles, les princes, tous en grand costume et richement montés; garde civile, carabiniers, dragons. Dans sept voitures de file à six chevaux, les dignitaires de la maison pontilicale, leurs gentilshommes» ceux du gouverneur de Rome, du commandant des gardes nobles, etc., etc. £nfin, un détachement de cavalerie.
C*est dans cet ordre que le cortège défile et parcourt les rues et les places, toutesi d]un bouta l'autre, magnifiqnementdécorées d'arcs de triomphe» de feuiHage, de guirlandes de fleurs et de tenturcsi. Au palais do Latran, sur la place de la basilique est dressé un somptueux pavillon; là, entouré des/Sdf/ei^Od) du Capitole, à l'ancien costumejaune et rouge ; des doyens, camériers, chapelains,gentilshoromes, pages ; des juges du Capitole, du prieur des chefs du quartier et des trois conservateursi le sénateur do Rome, çn grand costume, attend. La voitur*; du Pape apparaît, arrive, s'arrête ; l'écuyer majeur ouvre la |>ortière et le sénateur» à genoux sur le marche-pied, félicite le Pontife, lui présente lesHlefs de la ville, et eu son nom, au nom du sénat et du peuple romain, prête le serment d'obéissance el de fidélité. Le Pape le reçoit, remercie el béniL
La voiture se dirige vers la liasilique ; le.<i chanoines de Latnm et les pénitenciers Franciscains (1(^) accourent à si rencontre. Le cortège, laissant voitures et chevaux, se range sous le portique. A la grande porte, le corps diplomatique, les princes romains, les commandants de l'armée pontifi^rale otfrent leur hommaj^e au Saint-Père.
L*Eglise est tapissée de tentures de soie frangées d'or ; des inscriptions relatives à la cérémonie, se lisent aux portes, au trAne, à l'autel papal. Un riche prie-Dieu est placé à la balustrade du portique, le Pape s'v met h genoux, au milieu des cardinaux revêtus des
privilège d^oceoper seuls les emplois domesli .ncs anoblis par le titre de feéeii éei Cumpiiipaiio.
(104) On sait que les péiiilencif;rs de Latran »o«t des Franciscains, ceux de Saînte-llarie-llajeure îles Dominicains, cl ceux de :)aiut-Pif rre des Cordeliers. Les Cordeliets tiennent cette charge de Clémeitt XiV. qui sortait de leur Onire, et qui la leur -donna après la suppression des Jésuites, auxquels elle apparunait auparavant. On a , depuis le rèuUIssemeal de la tompaf nie de Jésu«, respecté la passes* sien acquise.
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