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tu*Honorius I'% Pape en 625, el Deusdedit, (lu dix ans avant lui, s'en servirent, puisque Anasiase assure avoir eu sous les yeux le sceau de plomb d*Honorius, et que Gori donne celui de Deusdedit, où se lit la légende Deuêdedii Papa^ el au revers le bon Pasteur, caressant de ses mains deux brebis, avec les lettres grecques A et n.
On a beaucoup discuté la question : Pour-
3uoi, sur le sceau de plomb, la droite est onnée à saint Pierre, et la gauche à saint Paul? (S. Petr. Damian., opusc. 2ib.) Les uns conjecturent que cela vint, dans l'origine, du peu d'habileté des graveurs, qui, plaçant saint Pierre à droite et saint Paul è gauche, ne prirent pas ^arde que l'impression renverserait celte disposition. D'autres font remarquer que chez beaucoup de nations, dans l'antiquité, la gauche était la place d'honneur. (Babon., ann. U2 et 325, n. 58.)
Il ne faut pas confondre l'anneau du Pécheur, qui est un sceau, comme nous venons de l'expliquer, avec l'anneau ponti** fical que porte le Pape dans les grandes solennités religieuses. Celui dont se servait Grégoire XVI était d'or, avec un seul diamant à fatectes, de forme oblongue, et d'une valeur de 82,11^00 franes ; il vient de Pie VII, et autour on lit d'un côté : Piuê YII^ de l'autre r Pont. Max. L'usage de l'anneau pontiQcal est de toute antiquité : on voit que saint Etienne I*%élu en 253, en avait un dans Texercice des fonctions sacrées. Lorsqu'on découvrit le corps de Boniface VIII, on trouva à son doigt uci magnifique anneau, orné d'un saphir d'une grande beauté. Le Pape a , en outre , un anneau qu'il porte habituellemeqt. Celui de Pie VII avait un camée représentant la sainte Vierge; celui tie Léon XII, un camée entouré de brillants, «t représentant le Sauveur; celui de Grégoire XVI, une simple algue marine. (£'/eciion et couronnement du Souverain Pontife.)
SECRÉTAIRE DU SACRÉ COLUÈGE: — La charge de secrétaire (il doit être Italien) (IIOJ consiste, pendant la vacance du Saint- Siège, à écrire en conclave, au nom du *Sacré Collège, les lettres souscrites parles trois cardinaux chefs d'ordre, et revêtues de ^eurs sceaux. Il assiste aux conjgréffations générales, aux -réunions des che» d ordre, note les ordres et décrets , enregistre toutes les résolutions formées dans les consistoires secrets, dont les minutes lui sont remises par le cardinal camerlingue, lorsqu'il doit sortir du consistoire, où il ne parait qu'avec Thahit long de laine rouge et le capuchon do même couleur. Il remplit auprès du Itecré Collège, durant la vacance, les mêmes fonctions que le cardinal secrétaire d'Etat remplit auprès du Pape régnant.
8ERG*IUS I" (Saint) , quatre-vingt-quatrième Pontife et successeur de Conon, Jut -contemporain des empereurs d'Orient iusti- «Bien II, Léonce et Tibère, et des rois de France Tbierri I" et CIwis III. — Fils de Tibère, Sergius était originaire de Syrie, et
né à Palerme en Sicile; il fut admis dans le clergé de Rome par le Pape Adéodat, \eri l'an 671. Il y montra tant de preuves de sa vertu et de sa doctrine, que le Pape Léon II lui donna le litre ou la paroisse de Sainte- Suzanne k gouverner. Il fit concevoir une si haute opinion de . son mérite dans les fonctions de son ministère, qu'on jeta les yeux sur lui pour terminer un schisme dé* plorable qui s'était élevé è la mort du Pape Conon, son prédécesseur. L'élection de ce Pontife, qui ne siégea qu'un ata, avait été traversée par la brigue de deux compétiteurs, Théodore et Pierre, (]ui s'étaient fait élire chacun par leur parti. Pierre avait cédé ensuite, mais Théodore, voyant mourir Conon, avait renouvelé sa brigue pour 8*em^ parer du Saint-Siège. Il s*en éleva une autre contre la sienne, et on lui opposa Pascal. La douleur qu'eurent les gens de bien de voir l'Eglise ainsi déchirée par ces deux adversaires, les fit conspirer ensemble pour chercher le remède au mal. Dans cette vue ils nommèrent, le 15 décembre 687, Sergius pour succéder à Conon ; et comme ils composaient la plus grande et la plus saine partie du clergé, de la noblesse et du peuple, on dit que Théodore et Pascal eurent honte de ne lui pas céder. Sergius fit, suivant les JTormes de ce temps-là, la protestation publique à Saint-Pierre, sur l'autel de son église. Les Papes, en prêtant ce serment, promettaient è l'apôtre , sous la protection duquel ils se mettaient, qu'ils garderaient fidèlement la foi orthodoxe suivant les six conciles généraux, dont le dernier ne s'était tenu que depuis sept ans^ qu*il s observeraient de la même manière la discipline, les anciens usages, les canons et les décrets, et qu'ils se reconnaissaient responsables de leur conservation.
Cependant Pasoal, qui n'avait renoncé à ses jirétentions au pontificat que comme force, ne laissa ))as longtemps Sergius en paix ; il entreprit de le détrôner par le moyen de Jean, exaraue de Ravenne, îi qui il promit cent livres d or du trésor de Saint- Pierre. Jean vint à Rome, attiré par ces promesses. Mais ayant trouvé tout 1b monde du côté de Sergius, i! n'osa rien entreprendre contre lui. Il ne laissa pas de ^ faire payer, avec violence, les cent livres d'or que Pa3cal lui avait promises, disant qu'elles lui étaient dues pour avoir maintenu le Pasteur . légitime. Il parait né^inmoins, par un monument ancien, que le saint Pape fut otilt^ de demeurer, j)endant près de sept ans, absent de son Eglise, à cause de la persécution que lui fit l'exarque Jean. Mais, pendant cet espace de temps, il ne laissa pas do veiller avec soin sur les besoins de soti troupeau.
L'empereur Constantin II , considérant que les deux derniers conciles généraux n'avaient point fait de canons sur la discipline, en fit assembler un nouveau dans le dôme du palais impérial, appelé TrutU. Les
(I iO) roy, la constitution 1)4 d'U:|)aîu VIII : Aênom nos.
MIS PAPES
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quatre patriarches de l*Orient y assistèrent avec cent huit évoques. t)n y dressa cent dii canons. L'empereur voulant leur donner toute Tauiorité nécessaire, les fit envoyer à Rome pour y être approuvés du Saint-Siège. Ser^ius les examina, et en remarqua quel* ques-uns qui lui parurent dangereux, et qui TempècUèrent d^approuver les autres.
Tous les Occidentaux suivirent son jugetuent, et refusèrent de recevoir ce concilet ap|>elé chez eux (JuiniSexle. L'empereur, irrité du refus du Pape, envoya à Rome son premier écuyer, Zacharie, avec ordre d'enlever le Pape et de le lui amener; mais la milice d*Ilalie prii les armes et marcha bien vite h Rome pour empêcher cette violence. Zacharie, voyant les troupes arriver de tous côtés, pria le P^ipe de faire fermer les portes. Un moment après, il se réfugia jusque dans la chambre du Souverain Pontife, et le conjura avec larmes do lui sauver la vie. Les troupes entrèrent par la porte de Saint- Pierre, s'avancèrent en bon ordre Jusqu'au (valais de Latran, et demaivièrent a voir le *ape avec d'hantant plus d'empressement, que le bruit courait qu'on Tavait enlevé la nuit. Comme elles trouvèrent les portes fermées, elles menacèrent, avec des clameurs terribles, de tes enfoncer si l'on n'ouvrait promptement. Alors Zacharie, voyant sa vie en cfangec, perdit absolument la tète, 01 alla se cacher sous le lit du Pape, qui lit en vais tous ses efforts pour le rassurer. Le Pape sortit ensuite de ses appartements, el, ajrant fait ouvrir les portes, se mit sur un siège élevé k la vue de tout le monde. Il reçut avec son affabilité ordinaire les gens rie guerre et les citoyens romains, qui tous s'empressaient pour le voir, et calma tous les esprits par la douceur et la sagesse de ^s f»aroles. Il ne put néanmoins les engager k se retirer. La première idée du péril 4u'avait couru un Pontife chéri universellement comme un père, demeurait toujours présente à leur esprit, et ils ne cessèrent Je garder le palais pontifical, jusqu'à ce qu'ils eussent honteusement chassé de Rome ta lAcbe Zacharie.
La vie de Sergius fut traversée par bien Jes souffrances pour le servicedeDieu et de loo Eglise. Il nï*pargna ni les veilles, ni es travaux pour les besoins de l'Eglise. Il -aojena, par ses instructions, k Tuniié de la x>i Tarchevèque d'Aquilée et ses suffra- ;ants, qui avaient tenu un concile où, par Ignorance, ils faisaient difliculté de recevoir le cinquième concile général. Ce Pape répara et orna plusieurs églises, et Qt, entre lutres, un grand encensoir d*or avec sos talonnes et son couvercle, où l'on brûlait 1 es parfums les jours de fête, pendant la tf ess^. Il éleva un tombeau au Pape saint ^éon, dans Téglise de Saint- Pierre, ir orlonna que Ton chantAt è la Messe, Agnus E>#s, pendant que l'on romimit les hosties; 1 institua des processions a la fête de i'AnlOQciation, à celle de la nativité de la ^aiote Vierge, k celle de sa dormtiton, c'estt-dire de sa l>ienhettreu$e mort ; et à celle de
saint Siméon, que nous appelons la Purifleation de la Vierge, et de la présentation de No« tre- Seigneur au temple, ce qui prouve l'antiquité de ces lètes. Saint Sergius 1" baptisa h Rome le prince des Saxons, et ce fut a lui
a ne ce peuple, encore idolâtre, fut redevable es premières lueurs de la foi. Il fut enterré dans la basilique de Saint-Pierre, le 9 du même mois, et eut \>o\kt successeur Jean VI.
SERGIUS II , cent deuxième Pape et successeur de Grégoire IV, fut élu au commencement de i'nnnée 8kk. — Il était Romain de naissance, fils d*un autre Sergius. fi perdit son père étant encore enfant et fut élevé avec grand soin par sa mère ; mais l'ayant
Grdue, n*ayant encore que douze ans, le pe Léon III, connaissant la noblesse de son extraction et son beau naturel , le prit en affection, et le mit à l'école des chantres,
f>our èirè instruit dans léchant et les belles eltres; il s'y distingua bientôt, et fut élevé ensuite aux divers ordres ecclésiastiques. Le Pape Grésoire étant mort, les grands et le peuple s^étant assemblés pour lui donner un successeur, comme on viulà parier dumérite de l'arcbiprètre Sergius, tous s'écrièrent
Su 'il était digne du pontificat. Mais uu iaiYe de l'Eglise romaine, nommé Jean ayant rassemblé une troupe de séditieux, enfonça la porte du palais cfe Latrao et y entra à main armée. Sur la nouvelle du tumulte , la noblesse romaine accourut k l'Eglise de Saint-Martin, où l'élection avait eu lieu , et menèrent Sergius avec grand honneur au fialais de Lalran, où le diacre Jean était resté seul ; tout le peuple suivait en grande foule, chantant des hymnes et des cantiques spirituels. Sergius fut donc élu solennellement; et, le même jour, il tomlm tant de neige que Rome parut toute blanche; ce que le peuple prit pour un signe de joie. Les Romains chassèrent honteusement du palais le diacre Jean , et le tirent mettre en prison. Ils voulurent qu'il fût déposé, plusieurs même voulaient le mettre en pièces k coup d'épée , mais le Pape Sergius fempêcha.
L'empereur Lothaire avant appris que Sergius avait été non-seulement élu, mais consacré Pape sans sa participation, le trouva mauvais, et envoya a Rome Louis, son fils aîné , accompagné de son oncle Drogon, évêque de Metz , pour empêcher qu'à l'avenir, on n'ordonnât de Pape que par sa permission et en présence de ses envoyés, comme on en avait usé du temps de son père et de son aïeul. Il joignit h la suite de son fils, qu'il avait déclaré roi dltalie, un grand nombre d'évêques , d'abbés et de comtes. Sergius, instruit de sa venue, envoya au devant de lui tous les magistrats et les compagnies de la milice , ave«: les croix et les liannières ; et tous chantaient, eu Thonneur du roi , des acclamations de louanges. Le jeune prince marcha vers Saint-Pierre avec toute sa suite. Le Pape Tattendait sur les degrés de TEglise, et, qu^od le roi les eut montés, il embrassa le Pape, et, le toMiU