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.... 1834 |>nr Grégoire XVI. Il 1 8")-T
BROONIER ou de BROGNIAC, né h Bregniar, village de Savoie, près d'Annecy, #1 dont il prit le nom, étudia h Genève, où il fut chanoine, et à Avignon, où il fut reçu docteur en droit. — En 1380, il fut fait évêque de Viviers; d'où vicm que dans la 5uite on l'appelait le cardinal do Viviers
sont redevables de leur* avancement* qu'a eux-mêmes; et qui font »!•> leurs vertu*, ai. dées des capacités qu'ils ont reçues du soin de la nature, des marches • leur gloire.
« Ce qui parut encore visiblement au cardinal de Brognier ou Brogniacen qui les bonnes qualités naturelles avec lesqucllosil vint an monde, firent un si juste concert
lorsqu'il eût été revêtu de la pourpre. C'est avec les vertus qu'il y acquit, et qui h«no- & Clément VII qu'il dut, en 1385, cette di- rèrent le cours entier de sa vie; que sans
gnité. Ce pontife le fit en même temps vicechancelier de l'Eglise, poste dans lequel Benoit XUI le continua. Mais les plus habiles jurisconsultes ayant décidé que Benoit n'était pas élu canoniquement, le cardinal Brognier l'engagea, a donner la paix a l'Eglise, • n renonçant a la papauté; et, sur le refus de Benoit, il passa en llalie, où la pourpre lui fut conservée. Il quitta Avignon en 1308, H, peu après, il reçut l'évêché d'Ostie. En U09, il assista au concile de Pise, assemblé pour aviser à l'eitineiion du schisme.
Alexandre V qui, dans cette assemblée, fut llevé sur la chaire de saint Pierre, lui rendit la charge de chancelier de l'Eglise, et le confirma dans l'évêché d'Ostie, que Buui-
aulre assistance que de l'effort qu'il lira de lui-même, il se mit en crédit et en honneur à l'endroit des antres; et entra au nombre de ces grands noms qui vivent dans l'estima de la postérité, comme les pères des lettres et les appuis de la vertu.
« La condition de sa naissance, et la première éducation qu'il prit en un petit village de Savoie, paroisse d'Annecy le Vieux, dit Brognier (d'où il tut surnommé par le commun, Alermct était le nom de sa famille), l'attachèrent h une vie dure, qui est le traitement le plus ordinaire de ceux qui sont élevés sous les soins de la vertu. Mais c'est aussi de semblables endroits qu'elle lire souventes fois ceui qui sont destinés a remplir
face IX lui avait donné. C'est ainsi qu'il les plus belles places de l'honneur : comme ' ^ ^ les marbres des temples et des palais sont
tirés des carrières désertes, et les pierrerirf qui servent d'ornement aux couronnes, sont les larmes et les sueurs des rochers.
« Son père, qui était Français de nation, et appartenait a la famille d'Alouzier, delàivoli, celui d'Annecy, du même ordre, avec quelle notre cardinal depuis empruntâtes ne église de maladrerie de Saint-Laurent à armes, s'étant habitué en ce petit hameau de
consacra Jean XXIII, successeur d'Alexandre; il assista aussi, comme doyen des cardinaux, au concile de Constance, où Martin V fut élevé a la papauté. Il 01 bâtir une partie de l'église des Céleslins d'Avignon, fonda le couvent de Saint-Dominique de T
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Jîrogniac. Le grand collège de Saint-Nicolas d'Avignon est aussi un monument de sa libéralité. Il laissa des revenus pour que vingt écoliers pauvres y fussent élevés; quatre du diocèse d'Arles, deux de celui d'Embrun, et quatorze, du duché de Savoie. Dès 1M0, il avait eu l'administration de l'Eglise d'Arles; et, sur la fin de sa vie, il eut encore celle •le l'Eglise de Genève. Il mourut le 16 février 1626.
[Voy Uaufeu.1, tom. I Ital. iaer., in rpite. 0$tien$.; — Sammabth., Gall. Chriêt. ; — Saii, Pont. Arelat.lat.; — Fniso*, Gall. purpur ; — Aubkiiy. Hist. de$ card. ; — Cuconiuai - Foderé; — Balise, Fila Pap.
Aren.t t. I.)