‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 118 sur 457 · BRO · texte numérisé non relu

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suites jusqu'à rentier recouvrement do à affermir la chrétienté dans le repos qu'elle

ses droils, quelques difficultés qui semis- avait si longuement attendu, cl qu'elle oit.

sent a la traverse, sachant bien que la ré- lint par la nouvelle création du Pape Mbn

sislance la plus opiniâtrée fait toute la gloire tin V, qui satisfit par le sucrés de songou-

du vainqueur, et que les victoires les plus vernement tes espérances du monde, cta<s

êprernent disputées sont toujours les plus qui (ta, par le calme qu'il apporta à toute l*R.

honorables. g'ise, les promesses du Ciel; ayant mérité

« Il jouit ensuite de l'abbaye de Monl-Ma- d'être appelé, ce qui fut en vérité, la félicité

jour, et d'un nombre d'autres riches bénéfi- de son siècle.

ces qu'il obtint autant par l'éminence de ses ■ Après le glorieux succès de ce concile, mérites que par la grâce des Papes et des notre cardinal ayant soutenu sur ses épaurois. Et, quoique l'on ait remarqué que les les un poids de soins et d'affaires qui aemterres qui portent l'or et l'argent sont plus blait n'être soutenable que de lui, appelé stériles que les autres ;en lui néanmoins les par le repos pour respirer un peu après de grandes rentes et les richesses qu'il acquit si honorables travaux, il voulut se relirerde ne furent que le prix de ses belles actions. la cour, pour avoir plus d9 loisir de se pré- Mais s'il posséda de grands revenus, il en parer chrétiennement à la mort, de laquelle fit une dispensation non moins éclatante que il pressentait déjà les approches : mais le pieuse, employant des sommes immenses Pape le retint auprès de sa personno, pour aux fondations des églises, des monastères, s'aider, au gouvernement de sa charge, de des collèges et des hôpitaux, à dessein de ses bons avis, comme de celui qui avait, relever la gloire de Dieu, faire rendre Thon- avec l'expérience, toutes les vertus d'un âge neur aux autels, défendre les nécessiteux dont il sentait les incommodités; et toute dos injures de la fortune, et laisser comme la vivacité du plus entier et du plus florisune source perpétuelle de biens, qui se ré- sent courage.

Ftandtl sur toutes les misères présentes et « Et il ne trompa pas son opinion, quelque

ulures. Il fil bâlir une partie de l'église des avantageuse qu'elle fût : car H servit fUèle-

Célestins d'Avignon; fonda le couvent de meut le Saint-Siège en de grandes et impor-

Saint-Dominique à Tivoli, et celui du même tantes occasions, et lint jusqu'à la fin à (ou-

ordre è Annecy; comme encore l'église de tes sortes d'emplois laborieux qui lui furent

Saint-Laurent, et la maiadrerie a Brognier, commis, conservant une entière réputation

lieu de sa naissance; et fit quantité d'autres jusqu'à l'extrême vieillesse, toujours sein

biens aux lieux les plus nécessiteux, tenant blabte à lui-même, f '

à gloire de conduire les ruisseaux de sa charité sur les terres les plus stériles, et do faire comme tomber la manne dans les déserts.

« Mais le plus excellent monument, tant

faisant de ses dernières actions la couronne des premières, et de la conclusion de sa vie achevant lo rond de si gloire. Son heureux trépas arriva à Rome en l'année 1V26, où il fut enseveli arec de grands et communs regrets, comme la p9rte

delà piété, comme de la magnificence du était grande et commune è toute l'Eglise.

cardinal Brogoiac, est lo somptueux collège qu'il bat il en Avignon, et qui porte encore aujourd'hui le nom de Grand Collège, où il laissa de grands revenus pour élever vingt écoliers, de ceux qui seraient incommodés «les moyens de fortune, et dans l'Impuissance d'avancer leurs éludes, quatre du diocèse d'Arles, deux de celui d'Embrun, et quatorze du duché de Savoie ; en faveur desquels il

Saxi, dans ^Histoire des primait d'Arlet; P. Foderé, en l'Histoire des couvents de Saint- François, et plusieurs autres ont écrit delà Vie et des actions de ce cardinal. >

BRUN EL LI (Jban), né à Borne en 1795. » élé créé cardinal par Pie IX en 1852, è son retour de la nonciature d'Espagne.

BUBALO (IrtifOCBftT), créé, en 1604, parie Pape Clément VIII, prêtre-cardinal 'Ju tiirt

dressa encore une bibliothèque meublée de de Saint-Thomas in Pasione, puis de Stini-

sept cents gros volumes : et, pour achever Marcel, de Sainte-Pudentiano , des Saints

son ouvrage avec les marques de la piété, y Norée el Achillée, mourut en 1610. joignit une église dédiée à saint Nicolas, pa- BUCAFOCI, autrement dit Constantin d*

tron des écoliers, qu'il enrichit de précieux Sarno, parce qu'il était né à Sarno, daus to

meubles, et voulant être servie a perpéluilé royaume de Napies, prit l'habit de religieux

de quatre prêtres ; montrât partout qu'il ne dans l'ordre de Saint-François. — Il s'y

cherchait dans l'emploi de ses moyens que remarquer par ses vertus et par son savoir,

la gloire de celui de qui il les tenait, ainsi et mérita d'être honoré du la pourpre par

que les fleurs jaunes suivent toujours lo Sixte V, en 1586. Il fut depuis évêquede

mouvement du soleil qui les a dorées.

« Le dernier et le plus important service qu'il rendit à Dieu et è l'Eglise fut au concile de Constance , où , présidant comme doyen du Sacré Collège des cardinaux el vice-chancelier du Saint Siège, il travailla avec des soins inestimables à tirer la religion

Verceil, et mourut en 1596. Il a compos divers ouvrages, un entre autres, où il tache de concilier saint Thomas d'Aquin et Jean Scol. {Voy. Wadjnqce; — Lehies; - Ciaconius.)

BUFALINI (Jeak-Octavibn), né à Ci II»

di Caslello en 1709, fui fait cardinal par des désordres qui l'aflligeaienl, à relever les Clément XIII en 1766. Il mourut en 178i pouvoirs de l'Eglise sur les iaclious conju- BUKACS. — Voyez Bacocs. rées, qui portaient lo couleau de division BULCAN1 (Mahin), Napolitain , créé par daus ses Elats, ol jusuue dans son trône : et Urbain VI, eu 1385, diacre-cardinal du litre

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