‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 157 sur 457 · CRO · texte numérisé non relu

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récemment de Belgique pour le voir. Ie deuil était général. L?s prières de quarante heures avaient été ordonnées. Enfin" le 1» janvier 1844, à une heure du matin, le vén6* rable pontife s'est endormi du sommeil des justes. C'était l'anniversaire de al. de Quelen , et comme lui le prince a souri h la mort.

« M. le cardinal , né au château de l'Hermilage, près le Vieox-Condé, le 12 septembre 1773, était avant la révolution chanoine du grand chapitre de Strasbourg. Il fut sacré évêque de ce siège le 9 janvier 1820, nommé grand aumônier de Frauce, a la mort du cardinal de Périgord, puis transféré à l'archevêché de Rouen et revêtu de la pourpre, qu'il honora par une piété angéliqnu et par les plus belles vertus. Lahonié s'alliait en lui è la dignité du caractère, et la persévérance avec laquelle il soutint le privilège de la couronne contesté par M. de QueTen , qu'il estimait d'ailleurs sincèrement, montre qu'il savait déployer au besoin une noble fermeté. Depuis la révolution de 1830, M. le grand aumônier de France cessa d'exercer les fonctions de sa charge, et quoique présent au baptême du comte de Paris, ce ne fut pas lui qui procéda à la cérémonie. Tout entier à son troupeau, sur lequel il répandait d'abondantes aumônes, il ne sortait do son diocèse que pour aller visiter sa famille et le lieu de sa naissance. Tant qu'il a vécu, on s'est abstenu, par convenance sans doute, de nommer un autre grand aumônier: la mort de l'illustre prélat , qui soutint aree autant de constance que d'énergie , sous la restauration , les droits attachés a celte première dignité de la couronne , va permettre de lui donner un successeur, et le gouvernement actuel ne voudra pas se montrer moins intelligent, et moins jaloux des privilèges concédés par le Saint-Siège que ne le fut Napoléon. La mort du vénérable archovêquefait encore vaquer un des premiers sièges de France. Dieu, qui a inspiré tant de bons choix , inclinera-, nous l'espérons, le cœur du roi des Français , vers un pasteur qui rappellera à l'Eglise de Rouen toutes les vertus de celui dont elle pleura la mort imprévue.

« Le jour même de la mort du cardinal, le chapitre s'est assemblé , rendant hommago è la sagesse du vénérable archevêque. Il a conservé son administration. MM. Juste, Surgis et Comment ont été nommés vicaires généraux t-apitulaircs. »

CROS (Pieure ou) , né dans le Limousin, étudia à Paris, où il lut reçu docteur eu Sorbonne, eut ensuite le doyenné de l'Eglise de Paris , et fut enfin élu évêque de S«idis le 29 mai 13&5. - En 1349, il passa à l'éveché d'Auxnrru , fut élevé au cardinalat, on 1350, uar le Pape Clément VI, et mourut de la pes'e h Avignon lu 23 septembre 1361. {Voy. Baluzb, Yilœ Pap. Aveniens., tom. I.)

CROS (Jean du), après avoir enseigné avec distinction ha droit civil et canonique, fut, en 13V8, placé sur le siège de Limoges. Lu Pape Grégoire XI, qui «3 ls.it son pareott

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le mil au nombre des cardinaux en 137t. 11 la terre de Scépuse, comte souverain et perpropta l'évôehê de Paleslrine, et fut ensuite luel des comtés de' Balh et de Bisor, conseil revêtu de l'office de grand pénitencier de 1er intime d'Klat de l'empereur, naquit dans

l'Eglise. Ce cardinal se trouva a l'élection d'Urbain VI, en 1378; il protesta contre l'irrégularité de celte élection, qui allait amener un schisme, contre la violence faite au Sacré Collège , et donna sa voix à Clament VII , qui l'envoya en France , avec lo caractère de légat. Depuis, revenu à Aviguou où résidait Clément VII, tandis qu'Urbain VI s'était fixé à Home , il mourut dons la première de ct-s villes le 22 novembre 1383. {Voy. Bosquet, Vita Gregor. XI; — Duchenb et Albert, Histoire des cardinaux; — Fbizon , Gatlia purpurata ; — Sainte - MiRTHB, Gallia Christiana ; — Sax.1, Ponlif. Aret.; — Duput, Hist. du schisme; — Ciaco*ius.)

CROS (Pierre du), frère au précédent, religieux de l'ordre de Saint-Benoit, dans lu monastère de Saint-Martial de Limoges, passa de là a celui de Roussac , puis a celui de Tulle. Après avoir occupé divers emplois, il fut élu prieur de la Voûte, et , en 1351 , abbé de Tournus. Dix ans après , il fut élu évêque de Sainl-Papoul. De cet évôché il passa s l'archevêché de Bourges, en 1370, après la mort du cardinal Pierre d'Eslaing. L'année suivante, le Pape Grégoire XI le

{►rit pour son camérier , et , en 1343 , il fut ail cardinal par Clément VII. Le cardinal Pierre du Croi , justement estimé pour sa

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sagesse de sa conduite, mourut

ta terre de Scépuse, en Hongrie, le 28 octobre 1672, d'une ancienne famille de ce royaume. — D'abord chanoine de l'église d'Erlau, il fut ensuite sacré évêque du grand Waradin, le 5 août 1702. Depuis il eut l'archevêché de Colocza avec lequel il retint l'évêchô de Waradin el la prévôté de Presbourg sous le titre d'administrateur. Le Pape Clément XI l'éleva au cardinalat, le 12 juillet 1717, mais ne le déclara que le premier octobre suivant. La barrette lui avant été envoyée de Rome, il la reçut, le 2i avril 1718, dans l'église des Augustins-Déchaussi's à Vienne, des mains de l'empereur, avec le cérémonial accoutumé Après la mort de Clément Xl.jil se rendit à Rome et assista au conclave dans lequel fut élu Innocent Xfll. Le nouveau Pontife fit la fonction de lui donner le chapeau dans un consistoire public, le lOjuin 1721, el celle de lui fermer et ouvrir la bouche le 16 suivant en lui assignant le titre presbyléraldeSainUEusèbedu Moiil-Esquilin.dont il prit possession solon nelle, le 22 du même mois, dans l'église do ce nom, desservie par des religieux Côlestins, el le lendemain il reprit la route de l'Allemagne pour retourner a son archevêché on Hongrie. Le 21 précédent, il avait été déclaré membre des congrégations des Evêques et des Réguliers, De propagandajide, de l index, des Indulgences et Saintes Reliques. Eu juillet 1723, l'empereur lui donna la riche abbaye de Sainl-Golhard, de trento mille florins de revenus. Ce prince de l'Eglise mourut en Hongrie, le 28 août 1732, dans la 60* année de son âge et la seizième de son cardinalat. Il venait de terminer la visite de son diocèse de Waradin, où il voulut, avant d'en partir, laisser à là postérité un monument do son zèle en faisant reconstruire au grand Waradin l'église cathédrale, dédiée à l'Assomption de la Vierge, et que les Turcs avaient deux fois détruite jusque dans ses fondements CUEVA (Bartbelemt de la), Espagnol,

«0 1388, à Avignon, où l'on voyait son épilaphe dans l'église de Saint- Martial. [Voy. Balcze, Vilœ Pap. Aceniens.)

CROY (Guillaume de) , flls ae Henri de Croy , comte de Porcien , et de Charlotte de IJbéteaubriant , frère de Philippe, duc d'Arschol , fut élevé à Louvain, où il eut pour mali re le savani Espagnol, Jean-Louis Vivès. En 1516 , o'étanl que dans la dix-huitième année de son âge, il fut nommé évêque de Ca ubrai, après la mort de Jacques de Croy, son oncle. L'année suivante, le Pape Léon X le décura de la pourpre sacrée , à la prière du jeune Charles 1", roi d'Espagne, qui, en

1519, devait s'appeler Charles-Quint, comme né le 2ï août 1W9, reçut, à la demande du empereur d'Allemagne. Ce prince éleva eu- l'empereur Charles V, le cardinalat que lui core Guillaume de Croy à la dignité d'arche- conféra le Pape Paul III, le 19 décembre vêque de Tolède, primat d'Espagne, et ajouta 15W. — Vice-roi de Naples, évêque de Corà ces dignités celle de chancelier de Caslille. doue, d'Avellino ol entin archevêque de Si- Mais le jeune prélat jouil peu de tous ces ponte ou Manfrédonia, dans le royaume de

Naples, il mourut à Rome, le 30 juin 1562.

CUEVA (Alphonse de la), évêque d'Oviédoelde Malaga en Espagne, et de Palestriue dans la campagne de Rome, longtemps connu sous le nom de marquis de BeJmar, fut envoyé par Philippe 1LU roi d'Espagne, en qualité d'ambassadeur à Veeiaa.— C'est lui qui, en 1618, de concert avec le duc d'Ossone, vice-roi de Naples et le gouverneur du Milanais, dressa le plan de celte conjuration qui faillit ruiner Venise. Ils y entretenaient des intelligences secrètes: ils / avaient fait entrer des gens de guerre, et leurs mesures étaient bien prises. On aevait mettre le feu au fameux arsenal de la république el «a

honneurs. Pendant la diète de Worms, en 1521 , étant allé à la chasse, il tomba de cheval le 6 janvier, et, dans sa chute, s'élaut rompu une veine, il mourut, peu de jours après, dans la vingt-troisième année de son âge. Son corps fut inhumé dans l'église des Céleslins, que sou père avait fondée à Héverdi», près de Louvain. (Voy. Sanderus, Elog. cardin.; — Gaz et , Histoire ecclésiastiq. de* Pays-Bas ; — Fbizon, Gallia purpurata ; — A liber y, Hist des card.; — Saintehl tmiuz, Gallia Christiana, tlUist., I.xxvm;

BtMBO; — VlCTORELLI.)

CSACK1 DE KEHESZTZSZEGS (Emeric de scoLUtes), Honurois, seigneur perpétuel de

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saisir d«?s postes les plus importants, pen- les plus difficiles è s'ouvrir; toutes les an.

dant qu'une armée navale qu'ils faisaient parencos d'une extrême liberté d'esprit dan»

avancer viendrait les soutenir. La Providence les plus cruelles agitations,

permit que celle conjuration lût découverte CUNHA (Jea* Cosmb de), né a Lisbonne

par deux Français ; on peut en lire les détails en 1715, chanoine régulier do Sainl-Augug-

dans l'Histoire écrite par Saint-Réal. Toute- tin, archevêque d'Evora, Tut fait cardinal

fois le tait de la conjuration est aujourd'hui regardé comme problématique. Le marquis de Bedmar prit la fuite pour se dérober aux ressentiments des Vénitiens. La haine qu'il avait conçue conire eux le porta a écrire en italien un traité où il examine la liberté de celte république; au moins l'opinion la plus commune lui attribue cet ouvrage, intitulé Squillinio délia liberla Vencta. Il a été traduit on français par Amelot delà Houssaye. On prétend que les Vénitiens n'osèrent pas répondre a cet ouvrago.qui est tres-sensé et écrit avec beaucoup de sang-froid. En 1622, le Pape Grégoire XV revêtit de la pourpre Alphonse do la Cueva, à la sollicitation du roi d'Espagne, qui l'envoya comme gouverneur en Flandre. Le cardinal de la Cueva s'y (il des affaires par son excessive sévérité. Les Flamands envoyèrent porter leurs plaintes è la cour d'Espagne et le cardinal, rappelé, se relira à Rome où il mourut, le 10 août 1655, en sa 83' année. Voici le portrait qu'en trace Saint-Réal: Le marquis de Bcdmnr est un des plus puissants génies que l'Espagne ait jamais produits. On voit, par les écrits qu'il a laissés, qu'il possédait tom.ee qu'il y a dans les historiens anciens et modernes qui peut former un homme extraordinaire. Il comparait les choses qu'il racontait avec celles qui se passaient de son temps. Il observait exactement tes différences et les ressemblances des affaires, et combien ce qu'elles ont de différent change ce qu'elles ont de semblable.il portail d'ordinaire son jugement sur l'issue d'une entreprise aussitôt qu'il en savait le plan et les fondements. S'il trouvait par la suite qu'il n'eût pas deviné, il remontait à la souree de son erreur et lâchait de découvrir ce qui l'avait trompé. Par celte élude il avait compris quelles sont les voies sûres, les véritables moyens et les circonstances capitales qui présagent un bon succès aux grands desseins, et qui les font presque toujours réussir. Cette pratique continuelle de lecture, de méditation et d'observation des choses du inonde, l'avait élevé .H un tel point de sagacité, que ses (Conjectures sur l'avenir passaient presque toujours, dans le conseil d'Espagne, pour des prophéties.

A celle connaissance profonde de la nature des graudes affaires' étaient joints des talents singuliers pour .es manier, une facilité de parler et d'écrire avec un agrément inexprimable; un instinct merveilleux pour se connaître eu hommes; un air toujours gai et ouvert où il paraissait plus de feu que de gravi té, éloigné de la dissimulation jusqu a approcher de la naïveté ; une humeur libre et complaisante, d'autant plus impénétrable que tout le monde croyait la pénétrer; des manières tendres, insinuantes et flatteuses oui attiraient le secret dos cœurs

par Clément XtV, en 1770. 1) mourut en

CUNHA (Cn arles de), né à Lisbonne en 1759, patriarche de Lisbonne, fut fait cardinal par Pie VII, en 1819. Il mourut en

CUNHA. — Voxj. Attaydr.

CUPP1 OU CUPIS ;jEA!t-DOMI*IQCE), Ro-

main, habile jurisconsulte, fut protoiotairo apostolique, évêque d'Adria, administrateur des églises de Nardo.de Recanali, de Macerata, de Montepeluso «'t de Camerino, puis archevêque de Trnni. — \\ avait rendu de grands services à l'Eglise, quand le Pape Léon X le fit cardinal, en 1517. Il eut la légation de la Marche, en 1537, et, l'année suivante, le gouvernement de Tivoli. Après avoir assisté aux conclaves, d'où sortirent Souverains Pontifes Adrien VI, Clément Vil, Paul III, et Jules III, il mourut doyen du Sacré Collège, évêqno d'Albe et de Paleslrine, le 19 décembre 1555, chargé alors de la protection des affaires de France on cour do Rome. Janus Vitelis a composé en son honneur un discours en vers. (Foy. Michel Justimam, flùtoirei du gouterneurs de Tivoli ; — Ughelli, Italio sacra; — Ciacomu»; — Victorelli; — Aubert. Hist. des cardinaux.)

CURSON, CURTON, CORCON, en latin de Corcona (Robert) , Anglais, issu d'une famille noble et illustre, étudia d.ms l'université d'Oxford, puis, vers 1180, è Paris, où il fut docteur et chancelier de l'Eglise et de l'université. — Le Pape Innocent 111, qui l'y avait connu, l'appela a Rome, lorsqu'il fut élevé sur la chaire de Sainl-Pierre, et le créa cardinal eu 1212. Robert Curson avait toujours désiré vivement que les Chrétiens recouvrassent les lieux saints, retombés au pouvoir des infidèles. Son ardeur et son aèle le firent choisir, par Innocent III, pour publier la croisade en France. Il tint, en 1212, un concile h Paris, où il fit faire de sages règlements pour la réforme desnueurs. li tint encore d'autres conciles ailleurs ; mais, dans celui qu'il avail convoqué 4 Béliers, il provoqua un tel mécontentement par ses entreprises sur les droits de l'Eglise de France,

3u il y eut appel de ses procédures. Les épulés du clergé français poussèrent l'appel avec vigueur, et confondirent de 'elle sorte le cardinal dans une assemblée générale, le* nue à Rome, que le Pape les engagea à se relâcher sur les griefs dont ils se plaignaient. En 1214, Curson mena un bon nombre de croisés à Simon, coiuie de Monlforl.qui faisait la guerre aux Albigeois. Après être retourné eu Angleterre, il fut envoyé, avec l< caractère de légat , en Orient : il mouru' presque subitement eu arrivant a Damieitc, cn 1218. On attribue à ce cardinal divers ou vrages : 1. Summoe theologia, citée par Defeu-

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