‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 159 sur 457 · DIE · texte numérisé non relu

DIE

- Carre* «, Ilittoria Philippi U% I. yii et tiii ; — Avbbrt.)

DIEPENBROCK. Nous empruntons à l'Ami de la religion les détails suivants, publias à l'occasion de la roorl du cardinal Diepenbrock :

« Les journaux français ont déjà donné ta nouvelle de la mort du prince-évêque de Breslau , baron de Diepenbrock. L'illustre cardinal a enfin succombé (en 1853) à celle longue et cruelle maladie, dont les phases diverses ont tant préoccupé l'Allemagne entière» l'Allemagne protestante aussi bien que l'Allemagne catholique. Depuis plus de six mois, ses fidèles diocésains Taisaient monter vers le Ciel leur? prières les plus ardentes, dans l'espoir d'en obtenir une gue>ison que les ressources de l'arl étaient devenues impuissantes è procurer. Mais tels n'étaient point les desseins de Dieu. Après avoir été l'ornement et Ih soutien du l'Edite militante, Mgr de Diepenbrock devait aller occuper dans l'Eglise triomphante le trône glorieux promis aux dignes successeurs 'les apôtres. Contummatus brevi explevit tempera multa. (5ap.iv, 13.) Jamais celte parole n'a trouvé meilleure application. L'éminent prélat n'avait que cinquante-cinq ans, el ce n'est q^ue depuis 18fc5 qu'il avait pris rang dans I épiscopat allemand ; mais quelle carrière remplie et féconde I Nous n entrerons aujourd'hui dans aucun détail, parce que nous espérons des renseignements encore plus précis et plus complets que ceux dont nous disposons. Cependant, l'unanimité des regrets qu'expriment les organes de tous les partis el de toutes les opinions, en Allemagne, donnera déjà une idée suffisante du mérite hors ligne de l'illustre défunt et des services distingués qu'il a rendus à l'Eglise et }i sa patrie , pendant sa courte apparition sur le siège princier de Breslau. Après avoir reconnu l'estime universelle dont jouissait Mgr de Diepenbrock, le correspondant de la Gazette d'Augsbourg ajoute avec raison : ■ La portée de cet événement sur notre si- « luation religieuse et politique est inralcula- « ble. » De son côté, le principal organo de l'opinion protestante en Prusse , la Krcuzzettung, dit dans le même sens : « La mort • prématurée du noble prélat n'est pas seulement un sujet de regrets pour la Prusse « catholique, cette perte est une perte com- « mono pour toute la patrie. » Voilà, certes, d'excellentes oraisons funèbres.

« Le baron Melrhior de Diepenbrock était né le 9 janvier 1794, à Bocholt, près Munster; sa famille, l'une des plus vieilles de cette vieille terre de Weslphalie , a lourni de tout temps des hommes d'élite à l'Eglise, à ( armée el aux carrières politiques. Après avoir servi lui-même dans l'armée, dans laquelle il fut un brillant officier de cavalerie, le baron Melchior do Diepenbrock voulut se consacrer au service des autels. Il fit ses éludes Ihéologiques à Munich. 11 ne larda pas à être remarqué et occupa une position élevée dans le diocèse de Ratisbonne. Lo il avril 18W, il fat promu à l'évôché de

Breslau , et le 30 septembre 1850, Sa Sainteté le Papo Pie IX, voulant dignement honorer les mérites qu'il s'était acquis, le revêtit de la pourpre romaine. »

DIETRICHSTEIN (François, prince de), fils d'Adam , prince de Dietrichslein , et de Marguerite de Cardone, qui descendait des am-iens rois d'Espagne , naquit en 1570, à Madrid, où son père était ambassadeur do l'empereur. — Sa famille était originaire de la Caritithie, possession «le la maison d'Autriche. Après avoir étudié la philosophie à Prague, et la théologie à Rome, dans le collège des Allemands, il fut fait chanoine d'Olmutz et camérier du Pape Clément VIII, qui se servit de lui, comme d'un interprète, pour s'entretenir avec l'archiduchesse Marguerite, fiancée à Philippe II, roi d'Espagne, lorsque ce prince l'épousa à Ferrare, en 1598. Quand il fut de retour en Allemagne, il devint, la même année, prévôt de l'église de Leitoméritz, et, peu de temps après, évêque d'Olmutz; il reçut en même temps la dignité de prince el celle de comte do la chapelle de Bohême. Le Pape le fit cardinal-prêtre du titre de Saint-Sylvestre in campo Martin t qu'il changea dans la suite en relui de la Sainte- Vierge Iran» Tiberim. En 1599, il fut envoyé à Milan, de la part du Souverain Pontife, pour complimenter l'archiduc et l'infante, son épouse. Le cardinal y reçut une mortification. Il prétendait aux honneurs du dais, lorsqu'il entrerait dans cette ville, possession de l'empereur; mais sa prétention ne fut pas accueillie. Le prince de l'Eglise fil snn entrée h Milan, le 16 juillet, ayaul l'archiduc à sa droite el le connétable à sa gauche. Le lendemain , il offrit la cape et Pépée à Albert, el la rose bénite à l'archiduchesse. L'empereur le déclara protecteur do ses royaumes el Etats héréditaires. Il contribua a aplanir les différends survenus enlre l'empereur Rodolphe el le roi Matthias; el , en 1608, il mit, au nom do l'empereur , la couronne de Hongrie sur la tête de Matthias. Depuis , il fut employé eu diverses nonciatures; trois fois il fut légat a latere : en 1600 , au mariage de l'archiduc Ferdinand avec Marie-Anne, duchesse de Bavière; en 1G1 1 , à celui du roi Matthias avec l'archiduchesse Anne ; et , en 1631 , à celui de Ferdinand II avec l'infante Marie ; il fut choisi pour bénir ces trois mariages. Il couronna rois de Bohême les empereurs Matthias et Ferdinand, baptisa, en 1633 % l'archiduc Ferdinand; et, en 1634, l'archiduchesse Marie-Anne. Quatre fois il fui directeur d'Autriche , et il accompagna l'impératrice Marie, lorsqu'elle alla s'aboucher à Passau avec l'infant don Ferdinand , son frère. Sons l'empereur Rodolphe II, il fui directeur du conseil privé, et sous ses deux successeurs, conseiller privé. Il fit partie des trois conclaves d'où sortirent les Pontifes Léon XI, Paul V el Grégoire XV. En 1620, nommé gouverneur de la Moravie, qui se révoltait, il fut fait prisonnier par les rebelles qui, à In vérité, le relâchèrent bientôt après, mais en le dépouillant de ses

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