XVI. tel qui se posait en adversaire de ce Grégoire XVI
qu'on appelait l'ultramontanisme, pourrait « Nous avonsnerdu.N. T. C. P., le Pontife toir son nom figurer ici, comme s'étant que tous les Calho'iqups saluaient avec précipité aux pieds de ce Pontife, entraîné amour et respect du nom de vicaire de Jésusqu'il était par sou aspect auguste et véné- Christ. Si, parmi les enfants de Dieu unis rable. Telle illustre épée, et il y en a plus par les liens de la môme foi et de la môme d'une en France, ne fut pas insensible non charité, pas un seul ne souffre sans que tous plus à l'émoiion produite par la présence ne doivent souffrir avec lui, quelle ne sera de Grégoire XVI. Sans doute, le preSiige de pas notre douleur lorsque nous avons a pleula Papauté, de celte position, unique sur ror sur la mort du père commun de cette la terre, de représentant de Dieu, doit exer- grande famille I L'Eglise, centre etsoorcede cer une grande influence sur des hommes l'unité catholique, ne peut devenir veuve élevés dans le catholicisme, alors même sans que toutes les Eglises du monde ne se qu'ils en négligent les prescriptions; mais, couvrent d'un voile funèbre. Mais nos regret* pour un anglican, un antipapiile, quel près- redoublent lorsque nous nous rappelons les tige peut avoir la Papauté? Si donc la pré- vertus du grand Pape qui vient de remplir sente de Grégoire XVI produisait sur un si dignement la chaire de saint Pierreanglican un effet irrésistible, il faut bien « L'histoire qui en gardera fidèlement la reconnaître que la personne du Pontife y mémoire, inscrira aussi dans ses immorle^ était pour quelque chose. Sir Robert Peei 1rs annales les actes solennels qui ont fraiV è>sl un grand exemple de la respectueuse à plusieurs reprises de funestes doctrio«, émotion qu'on éprouvait a la vue de l'an- les luttes courageuses soutenues pour coaeien Père des fidèles. Etant h Rome, entre server jusqu'aux extrémités de l'Europe*1 ses deux ministères, il demanda une au* du monde le dépôt sacré de la foi ; elle redir» dience au souverain temporel, ne pouvant lostriomphes de l'Evangile sous son pontifical; reconnaître le chef do l'Eglise chrétienne, des chrétientés nouvelles et nombreuses se Le Souverain accorda l'audience, endispen* propageant ou ressuscitant h la voix du cm sant Robert Peel des génuflexions qui ne suprême des pasteurs; le centre,lesexlrém .w sont dues qu'au Pape. de l'Amérique, une partie de l'Asie, et le
A l'entrevue, l'homme d'Etat, ému malgré monde nouveau nue nous avons nomme
lui à l'aspect vénérable et plein de bonté du Océanie, visités et évangélisés pardes apôtre
Vieux Pontife, se précipita à ses pieds. Gré- que Grégoire XVI avait bénis et envoyés pour
goire XVI s'empressa de le relever, et une bénir à l> ur tour, pour baptiser et enseigna
conversation, digne de pareils personnages celte partie abandonnée de l'héritage o«
s'établit entre eux. De son coté, le Pape Jésus-Christ; l'Afrique, cette terre sancti-
Avait été frappé de la figure et des manières fiée par le sang, par les sueurs, par lo génie
du grand ministre dont il dit après l'au- de tant de grands évôques et de martyrs,
dience i « Au physique comme au moral, renouant par lui la chaîna de ses Pontifes»
Sir RobertPeel est unnonrtne remarquable. » rompue depuis quatorze siècles.
Tant il est vrai que l'homme supérieur, « Voilé qurlques-uns des titres de gloire
quelle quesoit sa.figure,a toujours en lui un de celui qui vient de descendre du siège le
Je ne sais quoi qui semble l'embellir et te plus éminent de l'univers dans un loiûtH'»u»
distinguer ou vulgaire. terme inévitable des plus belles vies comme
Vers la fin du règne de Grégoire XVI, dis plus hautes et des plus saintes dignil»*.
1049 GîlE
Mais au moment où ce pere vénéré vient u'entrer dans le chemin de son éternité, il nous reste un pieux devoir à remplir envers lui ; nous devons implorer en sa faveur l'application des mérites du Sauveur, dont il fut pendant quinze années le représentant visible sur la terre.
« Nous avons sans doute la ferme confiance que le Seigneur, en l'appelant à lui, n'a fait que couronner ses vertus ; mais Dieu est si jaloux de la sainteté de ses Pontifes, il leur demande tant de perfection, il est si facile, au témoignage des saints, d'altérer la piété la plus pure par le contact des affaires et des préoccupations de ce monde, que nous devons offrir des supplications et des sacrifices en faveur de ceux-là même qui ont été plus fidèles dans l'exercice de leurs redoutables fonctions.
« A ce devoir nous en joindrons un autre. L'Eglise de Jésus-Christ ne meurt pas. Bientôt un nouveau chef va lui être donné. Prions avec ferveur pour une élection de laquelle doit dépendre te salut de tant d'âmes ; prions alln que nulle influence étrangère ne vienne contrarier les desseins de la miséricorde de Dieu; prions, afin que sa protection et ses grâces soient aussi grandes quo les dangers «lui menacent son Eglise. Elle n'a plus besoin de briser le fer des Barbares, de changer en agneaux ces redoutables lions sortis d« leurs déserts pour ravager l'Europe; ello u'a plus dans la plupart des pays civilisés, h se défendre contre les insultes des impies et des hérétiques, qui sont venus a d autres époques renverser ses temples, proscrire ses l-ft'res et ses Pontifes, calomnier sa foi et son culte; mais sa morale, ses dogmes les [lus essentiels, sa plus légitime indépendance, comptent partout de nombreux ennemis : avec des armes dillérentcs, ils continuent la lutte de ceux qui les ont précédés dans les voies de l'erreur.
« Réjouissons-nous toutefois de vivre dans un temps où nul Catholique ne peut hésiter dans l'obéissance envers le Saint-Siège. Le doute n'est plus possible depuis que les limites de l'erreur et de la vérité sont si bien marquées, qu'il faut rompre avec l'Evangile l»our rompre avec le cher de l'Eglise. Rien donc ne nous sera plus doux et plus facile que de promettre fidélité, soumission et amour au Pontife futur que Dieu a connu dans ses conseils éternels, et de lui dire, comme autrefois les enfants d'Israël au dernier des Machabées : Tu et dux notter;.... omnia auœcunque dixerit nobis fnciemut. — (/ Mach. xin, 8. 9.) « Fou* étet notre chef: noue obéiront à tous tôt commandement*. »
Voici le mandemont que Mgr l'archevêque de Reims a publié è la tuéine occasion ;
■ Appelée remplir les devoirsde sa charge suprême au milieu des commotions qui ébranlaient les trônes, et des alarmes causées à la religion par les dangers dont elle était menacée, Grégoire XVI les avait acceptés avec une humblo etcuntianlo lésignatioo. Il y a répondu avec un courage et uno sagesse bieo au-dessus de nos éloges.
CRF 1050
« Non content de conGrmer ses frères dans la foi et de veiller h la conservation de l'unité catholique.il s'est appliqué & conquérir chaque jour a l'Eglise de nouveaux enlanisj; tandis qu'il instruisait lo monde et repoussait les mauvaises doctrines par d'éloquents enseignements, il envoyait de nombreux prédicateurs annoncer aux infidèles In bonne nouvelle de l'Evangile; il créait des diocèses en Asie, en Afrique, dans l'Amérique du Nord, et secondait de tous ses efforts l'œuvre admirable destinée au soutien des missions lointaines.
« Ici, par l'effet du zèle apostolique et de la prière, il brisait les armes entre les mains des puissants, et déjouait les coupables projets du schisme. La, il forliûait par ses encouragements les défenseurs intrépides de la discipline ecclésiastique ; il les consolait de leurs tribulations pendant leur Yia, et exaltait publiquement après leur mort leur dévouement héroïque et leur constance invincible.
« Epris du sentiment noble et élevé de la dignité de l'homme, il réclamait et appelait do tous ses vœux l'affranchissement des esclaves. Tendre et compatissant, il gémissait sur les maux produits dans quelques contrées par la tempête des révolutions, pleurait sur les victimes de la tyrannie, et plaidait avec une sainte hardiesse la cause de ses enfants en face do leurs persécuteurs.
« Dans l'enceinte du sanctuaire, il édifiait par sa modeste et fervente piété; dans la douceur de ses entretiens, il ravissait par une affabilité pleine de charmes. Jamais, N. T. C. F., nous n'oublierons celte extension d'amour paternel avec laquelle il a daigné nous recevoir dans ses bras, ni ces bénédictions qu'il a répandues sur notre personne, et qu'il étendait jusqu'à vous. Jamais ils ne sortiront de notre mémoire, ces moments précieux passés en sa présence, et durant lesquels il nous a été donné de recueillir les paroles de sa bouche, et les.ricbesses de son cœur.
< Bienfaisant et généreux, il avait l'or. ille toujours ouverte aux cris de l'indigence, et
Iirodiguail sa charité è toutes les infortunes. *ro lecteur des sciences et des arts, il applaudissait è leurs efforts et favorisait] .leurs progrès. Il érigeait des monuments, restaurait coux des siècles passés, et honorait l'antiquité en préservant de l'oubli ses essais et ses chefs-d'œuvre.
« Tel était, N. T. C. F., co Pontife aimé de Dieu el des hommes. Telle était celle vie si belle et si pleine de mérites. Puisse-t-elle être récompensée dans le ciel par la couronne de justice, et laisser après elle une mémoire qui soit toujours en bénédiction ! * Enfin, nous lisons dans l'Ami de ta religion du 23 juillet 18W :
• L'académie pontificale d'archéologie n tenu, le k juillet dernier, uno assomblée extraordinaire sous la présidence du comte Alborghetli.
• Le chevalier Visconti, secrétaire perpétuel, a rappelé dans un rapide el brillant
1051 GRE discours les titres éclatants
GRE
du Pape Grégoire XVI è la reconnaissance des amis dos beaux-arts et des hautes études; les fouilles ordonnées par le savant Pontife au milieu des graves sollicitudes ■ de son immense charge pastorale, les musées fondés à ses frais, les monuments commencés ou achevés sous son règne, enfin les nombreux témoignages de son auguste protection et d'une bienveillance toute paliculière envers l'académie qui avait l'honneur de le compter parmi ses membres. A côté de cet hommage qui réveillait de si justes regrets dans tous les cœurs, l'éloquent interprète des sentiments de l'académie sut placer avec un rare bonheur et une exquise délicatesse, le consolant tableau des grandes espérances que donnent à tous et a l'institut pontifical en particulier, les qualités éminentes de l'esprit et du cœur du nouveau Pape Pie IX. M. Visconti raconta l'accueil plein de bonté que le président de l'académie, accompagné de ses principaux dignitaires, avait reçu de Sa Sainteté lorsqu'ils allèrent en corps, le 28 juin, lui porter leurs hommages et lui offrir les volumes publiés jusqu'à ce jour. Dans celte audience, comme dans celle du 3 juillet, le Pape leur adressa les paroles les plus bienveillantes sur les travaux de l'académie, et les encouragements les plus fl.ilteurs. Il daigna permettre que son nom fût inscrit parmi cent des savants associés ; nom béni et doublement cher, nom du plus favorable auguro
Çour l'académie qui a été rétablie par Pie 11, et qui a compté Pie VIII parmi ses membres. »
GRÉGOIRE, prêtre de Rome, fut fait, par Calixte II, en 1119, d'autres disent en 1(22, cardinal du titre dos Douze -Apôtres. Il suivit le parti d'Anaclet 11, et quand celui-ci fut mort (1138) il fut nommé antipape a sa place sous le nom de Victor II, grâce à la protection do Roger, roi de Sicile. Saint Bernard le décida è se démettre.
GRÉGOIRE fut créé diacre-cardinal du titre de Sainte-Lucie in Septifolio par Calixte II, Pape de 1119 a 1124.
GRÉGOIRE fut nommé diacre-cardinal du lilre de Saint -Vile, par le môme Calixto II.
GRÉGOIRE ALBERGATI, Romain, fut fait prètre-cardiual du litre de Sainl-Laureni in Lucina, par le même Pape Calixte II.
GRÉGOIRE fut nommé prêtre-cardinal du lilre de Sainte-Balbine en 1125, par le Pane Honorius II.
GRÉGOIRE lut nommé prô Ire-cardinal du titre de Sainte-Sabine, parle même Honorius 11, Pape de 1124 à 1130.
GREGOIRE, fait cardinal du titre de Saint- Théodore par le même Pape Honorius II, fut légal en Danemark, en Suède et en Buhérne.
GRÉGOIRE DEPAPARESCIS, Romain, fut créé diacre-cardinal du titre do Saint-Auge,
en 1134, par le même Pape Innocent II, m
oncle.
GRÉGOIRE fut, en 1138, nommé, pat ie Pape Innocent II, prêtre-cardinal du lilre de Sainte-Marie au delà du Tibre.
GRÉGOIRE fut créé diacre-cardinal . en 1144, par le Pape Céleslin II. C'était le 6* des cardinaux nommés par ce Pontife.
GRÉGOIRE, neuvième des treize cardinaui n o m m és <> n 1 1 44, pa r I e Pa pe Cél est i n 1 1 , reçut le titre de Saint-Ange et mourut en 1168.
GRÉGOIRE, créé, en 1146, par le Pape Eugène III, diaore-cardinal du lilre «te Saiul- Clémeni, fut ensuite légat en Allemagne.
GRÉGOIRE de Suburra, Romain, cardinal, évêque de Sabine, eu 1153, fut le seul cardinal créé par le Pape Auastase IV, son oncle.
GRÉGOIRE fut nommé, en 1159, pir le Pape Adrien IV, diacre-cardinal du litrsde Sainte-Marie in Porticu.
GRÉGOIRE, créé en 1188, par «e Pape Clément III, diacre - cardinal du lilre de Sainte-Marie in Porticu, fut légat en Lorubardie, en Hongrie et en Sicile.
GRÉGOIRE, créé en 1188. par Clément III, diacre-cardinal du litre de Sainte-Marie»» Georges inAquiro; légal à Spoiète et en Ombrie.
GRÉGOIRE DE MONTE-CARELLO, Florentin, nommé par Clément 111, Pape de 1188 à 1191, diacre-cardinal du litre de Saint- Velabro, fut légal en Toscane.
GRÉGOIRE, créé par le même Pape Clément III, et dans la même promotion, diacre-cardinal du lilre de Saint-Ange, fut légat en Espagne.
GRÉGOIRE CRESCENTIO, Romain, créé, en 1206, par lo Pape Innocent III, diacrecardinal du titre de Saint-Théodore, fut légat en Danemark, et mourut en 1223.
GRÉGOIRE fut déclaré par le Pape Innocent 111 , en 1211, cardinal -évêque de Sabine.
GRÉGOIRE THÉODOLI fut créé en ISIi prêtre-cardinal du titre de Sainte- Anaslasie. par Innocent III, Pape de 1198 à 1216.
GRÉGORI (Jean de), né à Messine en 1729, fut fait cardinal par Pie VI en 1785. U mourut en 1790.
GREGORIO (Emmanuel de), né à Nantes en 1758, évêque de Frascali, fut fait cardinal par Pie V II en 1816. Il mourut en 1839.
GRIMA LDI (Jehôub), né a Gênes, de l'illustre fimille de ce nom, fut employé dans les plus im porta nies affaires de la république. Devenu veuf, il embrassa l'étal ecclésiastique, el, en 1527, fut promu au cardinalat par le Pape Clément VII. Outre l'archevêché de Bari, il eut les évêcbés de Vénafre, d'Alb^nga, etc. Envoyé en qualité de légat è Gênes, il y mourut on 1543. (Voy. AitKiT; — On i pure c! Oaconius Vitœ Ponlificum fi cardinal.; — Giustuiani, ScriU. delta L*