‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 305 sur 457 · RlC · texte numérisé non relu

RlC

magne* 1764 ; elle renferme la Succincte n«rraiion de toutei le» actions du roi, depuis le temps où le cardinal était entré au ministère jusqu'en 1641. Voltaire, qui ne doutait de rien, proclama que le Testament politique n'était pas de Richelieu. L'oracle avait parlé. On répéta ce qu'il avait dit. Mais depuis on a retrouvé des parties du manuscrit de cet ouvrage, corrigé de la main du grand cardinal. Il ne reste plus aujourd'hui aucun doute sur l'authenticité de ce livre, qui renferme ce qu'on a écrit de plus solide sur le gouvernement des Etais. La Bruyère en avait dit : « Celui qui a achevé de si grandes choses, ou n'a jamais écrit, ou a dû écrire comme il l'a fait. » XXVIII. Histoire delà mère et du fils, c'est-ft-dire de Marie de Médicis et de Louis XIII, contenant l'état des affaires politiques et ecclésiastiques, arrivées en France de 1600 à 1619 inclus. Cet ouvrage, publié sous le nom de Mézeray, Amslerdam, 1731, 2 vol. in-12. est bien de Richelieu. Il fait partie de la collusion des Mémoires relatifs à l'histoire de France de Pelitot, 1823 ; XXIX. Enfin divers autres manuscrits.

RICHELIEU (Alphonse-Louis do PLESSIS db), connu sous le nom de cardinal de Lyon, et frère du grand cardinal, élnit doyen de Saint-Martin de Tours, lorsqu'il fut nommé h l'évêché de Luçon par le roi Henri IV, en remplacement de Jacques du Plessis, son oncle; mais, avant d'être sacré, il céda cet évôché à son frère puîné, et se fit Chartreux. — Il prit alors le nom d'Alphonse-Louis, et fit profession en 1606 à la grande Chartreuse, où il vécut plus de vingt ans, sans montrer le moindre désir de renlrer dans le monde, Quand son frère fut devenu tout-puissant, il accepta en 1626 l'archevêché d'Aix, auquel celui-ci le fit nommer. En 1628, trnnsféré à l'archevêché de Lyon, il fut, l'année suivante, élevé à la dignité de cardinal par le Pape Urbain VIII, quoique, selon l'ordonnance de Sixle V, deux frères ne dussent jamais porter la pourpre en même temps. En 1632, sur la démission du cardinal de la Rochefoucauld, il fut nommé grand aumônier de France, et, l'année d'après, chevalier de l'ordre du Saint-Esprit. Il obtint aussi plusieurs riches abbayes. Envoyé en 1635 pour négocier avec ia cour de Rome, il remplit celte mission avec intelligence, et .s'empressa de retourner dans son diocèse, ravagé par la peste. Il n'abandonna pas son troupeau, et se signala par son zèle, son courage et sa charité. Louis XUI étant mort en 1643, sa charge de grand aumônier le rappela à Paris pour les obsèques du roi; mais, aussitôt après, il revint à Lyon, qu'il ne quitta plus que pour aller prendre part aux opérations du conclave où fut élu Innocent X, et en 1645, pour présider l'assemblée du clergé de Frauce, tenue à Paris. Il fut enlevé par une bydropisie le 23 mars 1653, âgé de 71 ans, et fut inhumé à Lyon duos l'église de la Charité qu'il avait fait bâtir. Voici l'épitaphe qu'il s'était faite : Pauper natus sum, paupertalem votif pauper

RIV titt

morior, inter pauperes sepeliri volo. le suis né pauvre, j'ai fait vœu de pauvreté, je meurs pauvre, je veux être enseveli au milieu des pauvres. C'est à l'abbé de Pontchflteau que, dans sa dernière maladie, il avoua qu'il aimerait beaucoup mieux mourir dora Alphonse, que cardinal de Lyon. Sa Vie a été écrite en latin par l'abbé de Pure, Paris, 1653, in-12.

Les deux cardinaux de Richelieu avaient tin frère atné, Henri, maréchal de camp, qui, en 1619, fut tué en duel par te marquis de Thémines, sans laisser d'enfants de son mariage; et deux sœurs, dont l'une épousa Urbain de Maillé, marquis de Rrézé, capitaine des gardes, et maréchal de France, et l'autre, qui était l'aînée, épousa René do Vignerod , seigneur de Pont-Courlay. La grand Richelieu laissa son nom et ses armes a son petit-neveu, Armand-Jean du Plessis, petit-fils de René de Vignerod et de sa sœur. Cet Armand -Jean du Plessis fut général des

f galères, et père du maréchal duc de Riche» ieu, l'ami de Voltaire.

RIDOLFI (Nicolas), neveu du Pape Léon X, était fils de Conlessine de Médicis, et de Ridolfi de Florence. — Admis, par son oncle maternel, dans le Sacré Collège le 1" juillet 1517 , il fut pourvu successivement des archevêchés de Florence et de Salerne, des évêchés d'Orviôto, de Vicence, do Forli, d'Imola et de Vilerbe. Jeune encore, mais doué d'excellentes qualités, il remplit exemplairement, pendant le cours de sa vie, les devoirs de i'épiscopat. On le jugeait même digne de succéder au Pape Paul III; mais il mourut, au commencement de 1550, pendant le conclave assemblé pour donner un successeur à ce Pontife.

RIGANTI (Nicolas), Napolitain, né en ilkk, évêque d'Ancôno, fut fait cardinal en 1816 par Pie VII. Il mourut en 1822.

RIGAULT (Nicolas), Napolitain, né en 1744, évêque d'Ancône, fut fait cardinal en 1816 par Pie VIL II mourut en 1822.

RIGAULT (Et des), Français, relisent de l'ordre des Frères-Mineurs , erchcvé<pin de Roueo, nommé cardinal, en 1252, par Innocent IV, Pape de 1243 a 1254, mourut en 1276.

RIMINALDI (Jeam-Marib) , né à Ferrare, en 1718, fut fait cardiual par Pie VI en 1785. 11 mourut en 1789.

RINUCCIN1 (Jean), né à Florence en 17W, fut fait cardinal par Pie IV en 179t.

RISO fut fait, en 1180, par le Pape Alexandre III, diacre-cardinal du titre de Suint-Côme et de Sainl-Dauiien.

R1VAROLA (Dominique), Génois, évêque d'Aléria, puis archevêque de Nazareth, créé en 1611 par Paul V , prêtre-cardinal du titre de Saint-Marlin-aux-IIonts, mourut en 1627.

RIVAROLA (Augustin).— Le Diario publia la notice suivante sur le cardinal Rivarola: « Augustin Rivarola , naquit à Gènes le 14 mars 1758, du marquis Negroni Rivarola, et de son épouse Marianne , de la noble maison de Cambiasi. Il fit ses premières études à Rome dans le collège Clémentm. Au sortir de celte maison il s appliqua d'à-

»*« MV DES CARDINAUX. RIV IMg

bordais jurisprudence, devint «avant dms de ra junte d'Etal présidée par le cardinal

le droit civil comme dans le droit ecclé- délia Somnglia.

siastique, et fat employé avec distinction « Pie VII , revenu è Rome, voulu fixer

comme secrétaire de plusieurs auditeurs de Rivarola auprès de lui, et le nomma son ma-

Rote. Pie VI , qui lui était fort attaché, le jordome et maître des sacrés palais. Celle

nomma un de ses camériers secrets, et lui charge importante et honorifique le mit en

donna, en 1793. le gouvernement de San- mesure de se concilier de plus en plus l'af-

Severino. En 1797, les troupes républicaines . feclion du Pape, qui, le 1" octobre 1817, le

nui occupaient les Marches , le chassèrent nomma cardinal-diacre du titre de Saint-

de son poste : il fut obligé de revenir A Agathe in tuburra.

Gènes , et un arrêté du Directoire l'en exila. « Léon XII, appréciant le mérite et les ver- Dans ces circonstances pénibles, le courage tus de Rivarola, l'envoya en 182i dans la ne lui manqua point: il prit le chemin de ville et la province de Ravenne avec le titre Parme où l'attendait Pie VI violemment en- de légal a lattre. Celle charge honorable, et levé de ses Etals, et que .l'on amenait en Que les circonstances rendirent très- difficile, France. >> valut une haute réputation au cardinal. Les • Pondant le séjour du Pape dans cette habitants bénissent encore sa mémoire, et Tille, Mgr Rivarola essaya, au péril de sa le* beaux-arts comme le commerce eurent liberté et de ses biens, de l'enlever aux en lui leur Mécène, ennemis. Il courut à Guaslalla et à Sacra « Toujours prêt à se soumettre à d'honopour intéresser un général autrichien à celle rables travaux , Rivarola dirigeait en même héroïque entreprise. Ne trouvant pas celui temps la légation de Forli, devenue vacante qu'il cherchait , il revint auprès du Pontife ; parla mort du cardinal San-Severino ; et, mais ferme dans son projet, il envoya une quand il revint à Rome, on lui confia la personne, do confiance chargée d'une lettre direction do la congrégation des Cours, a qui devait être remise au premier général laquelle on joignit la préfecture des chaeulricluen que le porteur rencontrerait. La nomes. Il exerça ces deux emplois jusqu'à commission fut remplie; un général mit a la seconde année du règne de Grégoire XVI. îa disposition de Mgr Rivarola un fort déla- *> « Honoré par ce Pontife de la pro-prôfecchemeut de cavalerie, et l'entreprise eût ture de la congrégation du Concile, il trouva réussi , sans doute , si le transport du Pape encore le moyen d'achever , en trois ans , a nu château de Belyéos n'eût pas rendu la po- Tivoli, le détournement de l'Anio, véritable <çi lion plus difficile et la tentative imprudente, ouvrage des Romains ; quatre années lui «Le Souverain Pontife étant mort, Mgr suffirent pour rendre au culte public le vaste Rivarola se rendit à Venise et offrit ses ser- et fameux temple île Sainte- Marie degli vices au conclave dans le corps des nroto- A ngeli à Assise , renversé par un tremblenotaires. Après l'élection de Pie VU, le ment de terre; à Camériuo et à Blnévent, il Pontife le nomma jsu 1800 son délégat A acheva presqu'en trois et cinq années deux P*rouse,ef, vers la fin de 1802, l'envoya merveilleux édifices sacrés. Il fut visiteur Jtins la ville de Macerata comme président apostolique des pays de Narni , Todi et Péçénéral des Marches. Dans ce poste impor- rouse;il fit partie de plusieurs cougrégaant, et au milieu do temps si difficiles, la lions dans le gouvernement pontifical, et uslice, la fermeté et l'intelligence du prélat fut protecteur de plusieurs ordres monase rendirent cher aux populations qui con- tiques et institutions pieuses. Le roi Charles* ervent encore le souvenir de son adminis- Albert de Sdrdaigne l'avait décoré du grandration. En 1808, au moment où les Français cordon de Saint-Maurice et de Saint-Lazare, n valurent les Marches, Mgr Rivarola fut 1 • Rivarola eut toute sa vie la réputation rrôté et conduit dans la forteresse de Pe- d'un homme juste et ferme; aucun événe- » ro; six mois après on le déporta è Rimini. peni ne put abattre son esprit, et il sut touy resta dix-huit mois, puis revint encore jours conduire les affaires avec talent et ac- 4*énes. La, aussitôt qu il apprit la déli- tivité. Il avait ta parole fine, agréable et — ance de Pie VII et son retour dans ses pleine d'affabilité. Son esprit inclinait natul uls , il courut a Plaisance et accompagna rellement aux grandes choses; sa généroi Pontife pendant son voyage a Césène. sitô pouvait servir de modèle, et son cœur ie VII le nomma délégat apostolique, et le s'ouvrait si volontiers è la charité qu'on le t partir pour Rome avec ses instructions, regardait généralement comme le père des ivarola arriva dans la capitale du monde pauvres, Te refuge des veuves et des orpheirétien en mal 1811, reprit au nom du lins. Sa dévotion était solide ut fervente; il apo les rênes du gouvernement, et avec avait surtout une grande confiance dans la nde d'une congrégation d'Etat dont il resta sainte Vierge, pour laquelle il professait un 'ésident jusqu'à I arrivée de Pie VII, prit amour filial.

ules les mesures nécessaires au gouver- f « Ce vénérable prélat est mort le 7 no*

îmenl. ?embre, a l'Age de 84 ans. Son corps a élé.

• Dans les premiers mois de 1815 , les conformément è ses volontés dernières, déarches furent envahies par Mural; le posé dans l'église des Servîtes, dite de Saintmulte et l'épouvante régnaient partout. Marcel , au pied de la Vierge qu'il regarda

• rue vit s'éloigner le Pape qui chercha un toujours comme sa protectrice et sa mère. ■ ilea fienes. Pendant son absence , Riva- RI V1ERA {Dominique), né A Urbin le 3 delà devint secrétaire avec voix délibérante cembre 1671, lut successivement protono-

Page 1