SAL
y fit encore bâtir , en 1657, uno superbe sacristie, sur les dessins du célèbre Bcrniui. Kiiflu, après avoir été de diverses congrégations a Rome, il mourut dans celle capitale du monde chrétien lu 19 décembre 167fc, en sa 56' aimée, et la vingt-troisième de son cardinalat, et fut inhumé h Sainte-Marie Majeure.
SAINTE-CROIX (André), neveu du précédent, né le 22 décembre 1655, ôvêqua du Vilcrbe, nonce eu Pologne et a Vienne, créé cardinal, par le Pane Innocent XII, en 1G99, mourut d'apoplexie a Rome, le 10 mai
SALA (Re^oît), Espagnol, successivement religieui Bénédictin, évêque de Girone, puis de Barcelone prit avec chaleur, pendant la guerre de la succession d'Espagne, le parti des Catalans rebelles en faveur de I empereur Charles VI, è la recommandation duquel il fut nommé cardinal le 30 janvier
1713. Après la réduction de la Catalogne par Philippe V, il te relira a Rome, où il mourut le 1" juillet 1715, Agé de 70 ans, sans avoir pu faire aucune fonction, à cause de ses infirmité», qui l'obligeaient a garder le lit, sans mémo avoir reçu le chapeau.
i SALA. — « M. le cardiml Joaeim-Antoine Sal.% qui vient de mourir, était né à Rome le 27 octobre 1782. Après avoir achevé ses cours d'humanités el de philosophie, et pris le degré de docteur en théologie, il continua de s'appliquer aux sciences ecclésiastiques, pour les approfondir. Dans la première invasion fmnçaise, il prêta courageusement et eu milieu de tous les périls, sou concours a la délégation apostolique laissée è Rome par Pie Vl è son départ, el se 01 connaître comme si versé dans les matières ecclésiastiques, que Pie VII le nomma secrétaire do la légation en 1801, et l'envoya à Paris avec le cardinal Caprara. Ce sera a l'histoire ecclésiastique à raconter les difficultés qu'il eut è vaincre; les unes venaient des «xigenres de Bonaparte, les autres du caractère <lu cardinal. M. Sala eut besoin d'autant de (►rudence que de fermelé pour remplir sa mission. Il soutint les droits du Saint-Siège, el c'est è lui que t'adressait alors le clergé et les Catholiques pour tout oe qui |>ouvait être du bien de la religion. De retour à Rome en 1804, il revint a ses éludes favori* tes jusqu'à la deuxième invasion française. A cette époque, il devint secrétaire de la nouvelle délégation apostolique, mais il uo
3ii i 'ni
put rendre que de courts services, ear on le força bientôt de s'exiler. Errant dans les montagnes de l'Ombrie, et exposé a toutes les traverses dans ces temps si facheui, il ne perdit point cependant de vue la mission ui lui éiail confiée, el malgré une feu'e «stocks, il maintint une mrrespoiHlaat'e avec Savono, où Pie VU était détenu, et coulribua à la marche des affaires.
« L'ordre étant rétabli, Pie VII nomma l'abbé Sala prélat de sa maison et pronotaire apostolique, el voulut l'avoir a sa suite lorsqu'il s'éloigna de Rome en 1813. Depuis ce temps, il n'y eut pas d'affaire de quelque importance où M. Sala ne prît une part active. Il fut l'un des prélats de la Pénitencerie , et secrétaire des congrégations , de la Réforme, des Affaires ecclésiastiques extraordinaires, de» Rites el du Concile. On le nomma assesseur de la visite apostolique et visiteur de tous les hôpitaux de Rome. Il fut employé avec succès dans les négociations entre le Saiut-Siége et la France pour le concordat de 1817 , et il conduisit a bon terme les arrangements pour les affaires ecclésiastiques du Piémont. Ces travaux et ces offices remplis avec honneur lui concilièrent les bonnes grâces de Pie VII, de Léon XII et de Pie VIII. Aussi le Pontife actuel, juste appréciateur du mérite, le nomma cardinal lu 30 septembre 1831. Ce surcrntl d'honneur fut pour lui un surcroît de travaux. Le cardinal s'occupa beaucoup de l'instruction des sœurs de la Miséricorde. Il faisait partie des plus importantes congrégations, et son opinion y était fort considérée. Les congrégations de Vlndex, et puis celle des Evêques el Réguliers l'eurent pour iréfet. Pendant le choléra, il fol président de a commission extraordinaire de santé puilique, et déploya dans celle place toute 'activité do son zèle chrétien. Si à ses services on ajouln ses aumônes abondâmes, ses dons aux églises , ses encouragements pour les études, ses vertus privées, on ne sera pas étonné de la haute estime dont il jouissait. Malheureusement uno maladie dont il fut atteint résista a tous les efforts de l'art, et lui prodigua de longues souffrances. Le cardiual demanda instamment les sacrements, les reçut avec les marques d'uno foi vive, el plein des ardeurs d'une charité toute céleste, soupirait après le moment de se réunir à Dieu. Il mourut dans ces sentiments le 23 juin dernie.r, regretté de tous les gens de bien.
• A ces détails, tirés presque tous d'un article nécrologique du Diario, on nous permettra de joindre l'expression de ûoirt reconnaissance pour la bienveillance qu'a toujours bien voulu noua montrer M. Sala.
« Dès le commencement du notre journal, il eut la bonté de nous eovojer de Rome une très-belle gravure de la sainte Vierge sous le titre de JHattr amabitit. d'après un tableau de Snssoferralo. Eo 182V, il nous fit l'honneur de nous écrire, eu nous envoyant, de la part du Pape Léon XII, un chapelet eo cornaline enrchi d'un camée i sa lettre
1499 . SAL WCTIOI
toute bienveillante fut inséVén «fans ce journul, numéro du 7 juillet 1824. M. Sala lisait habtluHlemcnl notre journal, et nous lémoigna l'intérêt qu'il y prenait en nous faisant parvenir par une haute entremise des observations obligeantes sur divers point* de notre rédaction. Fnfln il y a peu de temps, ayant vu par un numéro du journal que nous ne connaissions pas le recueil de$ dé' datations et rétrac lotion s dtt adresses souscrites en 1811 par tes évéques et les chapitres d'Iialie, Son Eminence voulut bien de son propre mouvement nous envoyer ce recueil i m primé à Rome en 1816, en 2 volumes in-8\ Ce recueil, peu connu en France, e*t fort curieux, et nous soupçonnons que M. Sala n'y fut point étranger. Nous sommes portés h croire que la Préface et les notes sont de lui. On y remarque une grande connaissance du droit canonique, dont on sait qu'il s'était particulièrement occupé, et aussi un profond dévouement au Saint-Siège ; ce qui était également une qualité dominante chez M. Sa'.a. » (Etirait de l'Ami de la religion de 1839.)
SALAZAR (Pierre »e), Espagnol, général de l'ordre de la Merci, puis évêque d>> Salaminque et de Cordone, créé cardinal, en 1686,par le Pape Innocent XI, mourut en 1706.
SALDANHA DE GAMA ( François du ), principal de la patriarcale de Lisbonne, l'ut créé cardinal, par le Pape Benoit XIV, le 5 avril 175G. Il était né à Lisbonne en 1713 et mourut en 1776.
SALEHNO (Jban-Baptist«), Sicilien, Jésuite, fait cardinal, en 1719, par Clément XI, mourut en 1729.
SALM RE1FKRSCHKID (Fbasçois Xatihbi de), né è Vienne (Autriche), en 1749, évêque de Gurk, fut fuit cardinal en 1816 par Pie VU. Il mourut en 1822.
SALUCES (Auéoée de), fils de Frédéric II, marquis de Saluées, et de Béalrix de Genève, fut chanoine et archidiacre de l'Eglise de Lyon, puis nommé évèque de Valence, après Guillaume de la Voûte d'Anduse, en 1383, et, la même année, créé cardinal par le Pape Clément VII, son parent. — Depuis, il abandonna le parti de l'antipape Benoit XIII, se trouva, en 1409, au concile de Pise ; et, en 1414, au concile de Constance, où il eut douze voix pour la papauté. Othon Colonna, élu sous le nom de Martin V, l'envoya légat en France, pour tâcher de rétablir la paix dans cet Etat, déchiré par les discordes civiles et par la guerre étrangère ; mais le moment n'était pas encore venu pour qu'on y pût réussir. Le cardinal de Valence, à son retour, mourut à Saint-Donat, paroisse du diocèse •le Vienne, le 28 juin 1419. Ses restes, transportés è Lyon, furent inhumés dans l'église métropolitaine de Saint-Jean, où il avait fait diverses fondations.
SALUZZO. — Nous lisons dans F Ami de fa religion du 4 décembre 1816 :
• Le cardinal Ferdinand-Marie Saluzzo, qui vient de mourir, était né è Naples le 21 novembre 1744, de la famille des ducs de Conigliano. Il donna dès sa jeunesse des
IAIRE SAL 15M
marques de sagesse et do piété. Lorsqu'il eut terminé à Rome !•• cours de ses études, il ht admis dans le collège des protonolaires apostoliques, puis nommé vice- légat <1« Ferrare, et il fit même les fonctions de léjai en l'r.bsence du cardinal Borghèse, qui fut appelé au conclave après la mort de Ciment XIV. Etant retourné à Romo, Pie VI lui donna la place de ponent de la consulte, et en 1784, if l'envoya comme nonce en Pologtie, charge dont M. Saluzzo s'acquitta avec prudence et dextérité nu milieu des troubles de ce pays. Au retour, il fut fait président d'Urbin, et gouverna cette province avec beaucoup de droiture et d'équité. Le 23 février 1801, le Pape régnant le nomma cardinal du titre de Sainte-Marie id Popolo, qu'il quitta peu après pour cehri du Sainte-Anaslasie. Outre les congrégations de la Propagande, du Concile, des Rites et des Evêques et Réguliers, dont il était membre, il était depuis 1814 préfet de celle du Bon gouvernement. Ce cardinal s'était fait aimer par sa franchise, sa ca a deur et pur ses qualités sociales. Ses funérailles enrent lieu le 7 novembre, dans I église de Sainte- Marie in Sallicella. Le Saint-Père y assista avec le Sacré Collège. De la son corps lut transporté dans l'église de Sainle-Aiiaslasie. Il a prié le Souverain Pontife, par son testament, d'accepter un tableau de l'Assomption. »
SALVA. — Voy. Maetih.
SAL VA (Michel db h Espagnol, créé en 1404, par l'antipape Benoit XIII, diacrecardinal d u I i l re d e Sa i 11 1- Georges in Velabro, mourut en 1406.
SALVIATI (Jean), naquit h Florence, le 25 mars 1490, de Jacques Salviati , *l de Lucrèce Médicis, sœur du Pape Lèta X, qui le fit entrer dans le Sacré Collège le 1" juillet 1517. — Sous Clément VII, également son parent, il reçut la mission d'aller apaiser les désordres qui avaient éclaté a Parme et à Plaisance. Le même Pontife le chargea ensuite d'aller è Madrid afin de prier Charles V de retirer des Elols de l'Eglise les troupes impériales, et afin de travaillera la délivrance du roi François I". Moins de deux ans après, c'était Clément VU qui était prisonnier à son tour dans le château Saint- Ange. Le cardinal Salviali se rendit alors auprès de François I" qu'il trouva celte Ibis, non plus dans sa prison de Madrid, mais dans sa capitale, et qui témoigna autant d'intérêt que de reconnni»sane« jwur le Pontife. Après la mort du Paul III en 1549, l<* nobles qualités du cardinal Salviali l'Auraient porté sur le trône pontifical, si Charles V ne s'était opposé a son élection. Le cardinal avait conservé le goût de la (Mgnificence et dus arts, inhérent è sa famillo- Il s'était fait bâtir, sur les dessins du Bramante, un palais splendide;cc pelais éwt ouvert aux savants et aux artistes, qui 'r0fl* voient dans le inattro un prolecteur, un *m> généreux et bienfaisant. Il tenait de Fran-
Îois 1" les évêchés d'Oléron et de Sam»* 'apoul; il avait cu*eu Italie les érérMsde