‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. 3. Encycl. théol., tom.27 (volume 4)Chapitre 319 sur 457 · IMO · texte numérisé non relu

IMO

bravit : Societatem Jesu post 80 annorum exsilium iuregnum reduxit;sororesCharitatis,quat S. Vincrnlii n Fauta institutum proptentur ad metropolim (Pest) invexit; mittionet popularcs contlit uil,el ut inaliit diacetibus regni con stiluerentur procuravil; pro puelli* educandis inttilutum Domicfllarum Angticarum (Daines anglaises) in oppido Bala**a-Gynrmath erexit; ut jurentu» ab inquinamenti* sarruli prcesertrtur, contictum et palwstram liilcrarinm, [qua gymnasium v»ajus audit) in urbe Timatiensi (Timavie) postal; iodalilatet pias, imprimis archiconfralernitalem S. Cordii Maria? et societatem S. Infanliœ Jetu, illam quidem in pluribus lo:it, banc aalcm per totam, qua lait palet, archidiœcésim stubilivil, et quaqaavertus propagavit ; basiticam dénique Slrigoniensem, quant Turcarum barbara manus bisacularibus ruinis onsepelirerat, a pradec essor ibus suis, cardinale Alexandro Hudvay et Josepho Kopaisy archirpiscopis Strigoniensibus reconstrui captam, mayntficenttstime adificat, et ad contummationem perducil.

fleligioni promorendœ tilterario eliam incumbens labore, qua Itosnaticnsis episcopus Catechismum etementarem, Quinque-Ecclesiis cutem Vitam tancloruin et sermones sacrot patrio idiomate elucubravit, et ad tpiritum êacerdotalem forendum periodicum scriplum etetesiasticum typit edidit.

« Jean, cardinal Scitovszky de Nagikcr, prince du saint-empire romain, archevêque de Slrigonie, grand primat de Hongrie, légatné du Sainl-ôiége apostolique , conseiller m val intime, visiteur apostolique des ordres religieux, prélat et chevalier de la grAiide croii do l'ordre do Sninl-Etienne, docteur en philosophie et en théologie, est né ic 1" novembre 1783. Ordonné prêtre en 1809, il lut nommé profes.-eur do philosophie puis «Je théologie dans le séminaire de Rosnavio. Il remplit cette charge pendant plus de dix «n*, et avec une telle distinction, que, grâce à l'affection de son évêque el au renom dont il jouissait jusqu'à la cour, il fut, en 1824, iiummé chanoine, el deux ans après évêque He l'église caihéJraie do Rosnavie. Il confondit par ses vertus et par son zèle infatigable l'envie qu'avait excitée une élévation si précoce ; combattit les leuiativesdes hérétiques, nombreux dans ce diocèse; so montra toujours défenseur de la foi , soigneux à procurer l'instruction aux ignorants, attentif à veiller au nnùnticnde la discipline ecclésiastique et à l'éclat du culte divin. Les temples qu'il avait fait l'fllir et réparer è ses frais , les innombrables écoles rurales qu'il avait créées, les exercices littéraires qu'il avait fon<iés dans la ville de Rimaszniub.tlh pour accélérer le progrès des éludes, les reliques de saint Neiius, martyr, qu'il avait obtenues à Rome pour sa cathédrale, ont rendu son nom immortel dans les fastes de l'Eglise de Uosoavie.

« Il fut transféré en 1838 à l'évêrhé de Cinq-Eglises . qu'il gouverna jusqu'en 18»l>.

Toujours également zélé pour les devoirs de .«a charge, il éleva ici encore une fou lu d'églises et d'écoles, s'allaoha a former des ma lires pour les écoles rurales, f. nda el doln une caisse de retraites pour les instituteurs Agés ou inlirmes, ainsi que pour leurs veuves et leurs enfants; introduisit le premier en Hongrielcs exercices spirituels pour les ccclosiasliques, cl éleva, au prix de huit cent mille francs, dans la ville de Cinq Eglises, pour l'éducation des jeunes personnes, un magnifique monastère de sœurs do Noire-Dame (instituées par le R. P. Fourier), avec une église et des école*, tant publiques que privées. Faisant déjà partie du conseil intime do l'empereur et roi, il devint, en 1849, archevêque de Slrigonic el primat do. Hongrie . el s'opHiqua lo-jl entrer a guérir les plaies que la funeste révolution rie 18V8 ut la guerre civile avaient faites à 1 Eglise. Il réunit bientôt en concile les évêr|ues de Hongrie ; fit rentrer dans îe royaume la Compagnie de Jésus après une absence de 80 ans; établit a Pcsth les sœurs de Saint-Vincent de Paul ; organisa des missions populaires, et en fil organiser dans les autres diocèses; fonda, pour IVducet ion des jeunes filles, dans In tille de Rslassa-Gyarmath, un couvent de Dama anglaises ; établit dans la villo de Tyrnavie, pour préserver la jeunesse des souillures du siècle, une académie littéraire; fonda en plusieurs lieux des associations pieuses, notamment l'archiconfrérie- du Saint-Cœur de Marie; et répandit dans tout son diocèse l'Œuvre de la Sainte-Eufance. Enfin il bâtit avec magnificence et est en voie d'achever la cathédrale de Slrigouie qui, ruinée il y n deux siècles par les Turcs, avait été commencée par ses prédécesseur*, lecardinal Alexandre Rudnay, et Mgr Joseph Kopaisy.

Voulant encore servir Ib religion par ses écrits , il a publié , étant évêque de Rosnavio, un catéchisme élémentaire, cl, étant évêque de Cinq-Eglises, une Vie des sain t, des seraions en langue vulgaire , et une feuille périodique desl née au clergé.

SCLAFENATI (Jbas-Jacquks), Milanais, évêque de Parme, créé en 1483 par le Pape Sixte IV, prêtre-cardinal du titre de Saint- Etienne tn Caelio monte, mourut en 1497.

SCOTI ( Jean-Berxardi* ) , de Sabine»

clerc régulier de l'Ordre des Théalitis , archevêque de Trani , créé , en 1555, par le Pape Paul IV, prêtre-cardinal du litre do Saint-Matthieu, puis évô-pie de Plaisance, inquisiteur de la foi, mourut en 1568.

SCOTTI (Rcrjardi»), naquit a Milan le 6 octobre 1056. — Auditeur de Rote à Rome pour la nation milanaise, il fut, en 1711, déclaré gouverneur de la capitale du monde chrétien et de son district, el reçut le bâton du commandement. Investi en même temps de la charge du vice-camerlingue, il fut quatre ans après proclamé cardinal par le Pape Clément XI. Il continua n'exercer le gouvernement de Rome jusqu'à ce qu'il fut nommé a1a charge «le préfet de la signature de grâce, dont il no fut pourvu en tilre

1511 SKC DICTIONNAMIE SEG tS|]

qu'après avoir reçu l'ordre de prêtrise, qnrlque prééminence , état et condition qu'il,

Depuis, membre de diverse» congrégations, soient, suivant ls parti de rhérétique, lui adkj.

rovêlu de nouvelles charges, il mourut a rant , ou lui prêtant secourt tn qutlqui m+

Rome le 16 novembre 1726, à son retour nirreque et soit. Les éials s'étant assemblés,

d'un voyage qu'il venait de faire au sanr- le 26 janvier 1593, malgré les prolrstalioi:s

luaire de Loretta. Il était dans la s liante du roi Henri IV, h» cardinal de Plai«nce *j

el onzième année .de son Age. Son corps, trouva le lendemain , et prétendit qu'avsoi

tr»ns|>orlé. le 18 au soir, de son palais en toutes choses on devait exigor >le tous un

l'église de S rM •: i-(> et de Saint Charles serment solennel de ne se réconcilier jamais

de la nation milanaise , dont il était protec- avec Uenri de Bourbon, de ne le jamais

teur, y fut inhumé le 19, après la célébra- reconnaîtra comme roi, quand mtm il obj»

lion des obsèques. Le cardinal Scolti laissa ferait ses erreurs, et se ferait Cathflliqut;

{iar son testament des labhaux et des bijoux mais cette proposition fut re[»nus>ér, et elle plusieurs cardinaux, el disposa de tous ses tomba entièrement. Ce qui rendait le rirabiens en œuvres pieuses, a l'exception de pal si zélé pour les Espagnols, c'est qu'il ses biens patrimoniaux dont il institua héri- espérait en être payé par la tiare , en cas de tinrleconde Srotti, son frère. av*»c subsliiu- réussite.

lion, en faveur du grand hôpital de Milan, Voulant donc mettre l'infante d'Espagne dans le cas oà son frère mourrait sans sur le trône de France, -il (il faire des pnèenfants. Il disposa de sa bibliothèque en res publiques et des processions so'enntlles, faveur du publie, en laissant l'usage au «fin qu'il plût à Dieu d'inspirer aus étals les Milanais Cavnlchino, votant de la signature moyens propres h amener une légitime élecde justice, sa vie durant , el, après sa mort, lion pour le bien de la chrétienté. Il con»oa l'auditeur de Rote de la nation milanaise à quaensuitedans son palais une ass^mbléede .perpétuité. ceux qui étaient l'âme de la Ligne. lh le «lue SEGA (Pdiuppe), B'donais el évèquc do de Feria, ambassadeur d'Espagne, osa po Plaisance, créé cardinal en 1591, était nonce poser l'élection de l'infante; mais Rose, en Franco pendant les derniers temps de la évôque de Sentis, quoique ardent ligueur, Ligue. — Un bref qu'il reçut de la cour de a'élevasi fortement contre celle proposition .Rome lui mandait que, pour extirper du que le légat el les ministres d'Espagne »n rtnauine l'hérésie, il fallait élire un roi lurent déconcertés. Cependant Henri IV, catholique. En rendant public ce bref, la s'étont déterminé à se faire instruire de la nonne y joignit une lettre où il exaltait les religion catholique, écrivitde Ma nies a René «oins du Saint-Siège pour le royaume et Benoit, curé ge Saint -Eustache, de l'aller l'Eglise, et exhortait à seconder ses vues, allendre à Saint-Denis, pour qu'ils confé- Le 18 novembre 1592, le parlement, établi rassent ensemble. Le légal, Tayaut appris, nChélous, donna un arrêt contre le bref du n'oublia rien pour détourner le curé de tt Pape, et ordonna que Philippe Séga , rardi- rendre aus ordres du n>i ; mais Rfné Binai de Plaisance, tût assigné. La cour de noti, sous s'arrêter aux défenses du car- Rome, jugeant qu'il était besoin de pru- dinal.se rendit le 14 juillet a Saint-Denis dence et de ménagements , envoya à son «vec deux autres curés. Le cardinal déféra nonco le proloiotnire apostolique Jérôme ces curés h la Sorbonne, et exiges que les Agucchio, pour lui faire connaître ses inlen- docteurs les déclarassent excommunies el lions. Les instructions, dont était chargé retranchés de l'Eglise. N'ayant pu obtenir cel envoyé, portoient ordre au légat, «de se ce qu'il demandait, il publia lui-même une conduire avec adresse et prudence, pour ne déclaration par laquelle il détendait a tous point effaroucher les esju iis; d'empêcher que les ecclésiastiques d'aller à Saint-Denis, rien se fil avec violence dans l'assemblée sous peine d'excommunication, et eusuiie des états ; de laisser liberté entière dans les il feignit de vouloir sortir du ro/aume, rt suffrages;... de ne point se montrer trop se retirer à Rome. Le jour de l'abjuration scrupuleux , mais de céder au temps et aux de Henri IV ayant été fixé au 35juillet, le circonstances dans ce qui pourrait se taire légat fit publier dès le 24 une déclaration, équilablcmenl ; d'assurer d'abord la religion portant que Henri de Rourbon.se disant roi el d'en préférer les intérêts a toute autre de France et de Navarre, avant été déclaré considération qui ne tendrait pas a son par Sixte V, hérétique, relaps, impénitent, maintien et a son avancement. » Cessagus chef el fauteur des hérétiques, ne pouvait instructions fuient mal suivies par le légat, être absous que par lu Pape, et que tout M Le cardinal, vendu aus Espagnols, employa que feraient les prélats serait nul. JW» trus ses soins à seconder leur» entreprises, Boucher, curé de Saiul-B^noll, prononça i et bien loin d'apaiser les désordres et de Sainl-Merri neuf sermons qu'il publia travailler a ramener la paii, il (U précisé* dédia au légat sous ce tire: Sermons suris menl le contraire. Les états ayant été cou- simulée conversion et la nuHué de CoIftoUvoqués |>ar le duc de Mayenne, il parut une tion de Henri de Bourbon, prince de Béor*, lettre du eordiual Séga, dans laquelle il à Saint-Oenis te 25 juillet 1593. Peu après le invitait les Catholiques a se rendre aux étals cardinal fit accepter aux ligueurs le concile pour y élire un roi qui fût Catholique et de de Trente; mais Clément VIII (il pe'juVot nom et d'effet, el qui pût maintenir, par sa de celte acceptation irrégulière. Le roi.neo puissance, la religion et l'Em'. Le litre de d«is Paris avec de grandes marques dejoie, .cet écrit était : A tous les Catholiques, o> le & mars 159,, envoya au légat Oups-rou.

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