INTRODUCTION
Seitntia tU arnica cnmibus.
(Platox.)
Mous n^avons pas à insister ici sur Vulilitéi d'ailfeurs Inconteslable, don Picdounain de technologie. Le dôTelopperoent que Tindustrie a reçu de nos jours, ses rapports mul* lipliés et immédiats avec toutes les sciences, font une obligation i Thomme d*ëlude, quelle qne soit la direction qu*il ^it imposée à ses veilles de connollre plus ou moins le vocabulaire industriel.
Mais souvent la iechnologitt confondue avec la terminologie^ a compris dans le cadra qu*el1e s^est tracé, outre les termes des arts et métiers , ceui des mathématiques, de rastrononnoi de Phistoire naturelle, de In médecine, de la marine, de laguerret etc.» etc., c*est-è-dire qu*elle s*est emparée, sans discernement, de la majeure partie de la nomenclature encyclopédiqut). Mieux définie à noire époque, on en a cofisljlué une sorte dd science à part, et Ton a restreint sa sphère, cpmme le prescrit au «urplus Tétymologie do son nom (tIx^, art, et Myt^x^ discours), au seul vocabulaire des usines, des manufactures et des métiers. Le mot technologie, pris en effet dans son acception la plus vraie et en même temps la plus étendue, signifie Pensemble des connaissances au moyen desquelles Thomme agit directement sur la matière, afin d'approprier celle-ci soit è ses besoins, soit aux jouissances que procure une heureuse et tttile application de Pintelligence. La technologie est donc la science des professions industrielles, Tétude des procédés employés dan« tous lesinétiers, Klle embrasse à la fois la description des instruments et des outils dont il est fait usage, la nomenclature des substances qu'on met en œuvre, celle des produits qu'on en retire , et enfin ie vocabulaire usité dans les ateliers et dans le commerce.
Mais depuis que les attributions et les limites do la technologie ont été ainsi déterminées, ceux qui ont formé des dictionnaires n'ont pas observé «ine méthode uniforme et absolue. Plusieurs n'ont fourni que d'arides nomenclatures. D'autres n'ont fait suivre la terminologie que de définitions vagues ou insuflisantes. Quelques-uns, au contraire, ont donné à leurs articles, estimables du reste à bien des titres, une étendue telle qu'ils ont beaucoup trop empiété sur le domaine des traités spéciaux consacrés h certaines sciences, à certains arts, à certaines industries; et, en procédant de cette manière, ils ne l'ont fait qu'au préjudice du vocabulaire technologique qui, chez eux, est alors demeuré très-Incomplet. S'il fallait que chaque article d'un dictionnaire de technologie offrit tout le développement qu'il est susceptible de recevoir dans un traité « profeao^ il oh résulterait uneceuvre immense qui, probablement, nesera'jamais accomplie. Le meilleur travail en ce genre ne peut donc être en définitive, dans les formes actuelles, qu'un prodrome, une clef qui met à même de pénétrer plus avant, lorsqu'on en a le désir on que les circonstances vous y obligent^
Dans le Dictionnaire que nous avons composé, chaque terme est accompagné (du moins autant qu'il nous a été possible de suivre cet ordro méthodique) : l*de l'étymologie; » des noms anglais et allemands; 3* de l'origine de la découverte ou de l'invention; •* d'une définition convenable et plus on moins développée suivant la nature du sujet ; 5* de l'exposé chronologique des perfectionnements.
Nous venons de dire que la technologie n'admet plus aujourd'hui ce qui, dans les diverses branches de nos connaissances, est évidemment étranger à sa spécialité; mais il est deux sciences que nous n'avons pas cru devoir en séparer, quoique d'ordinaire elles soient traitées tout k tait k part, et nous avons donné les termes de physique et de chimie, parce qu'il est è peu près aussi indispensable de savoir ces termes dans certainox industries, dans certaines professions, que les noms des appareils, des instruments e* des outils qui y sont employés. Enfin, nous avons agi de même pour ceux des termes de commerce, d'économie rurale et domestique, etc., qui, rarement recueillis dans les Dictionh. de Teobicoloaie. !• 1
Tl INTRODUCTION. îl
dictionnaires dont on fait habiluellemenl usage» nous ont para un supplément utile, recoromandable pour le nôtre.
Il va sans dire, après cela, que, tout en adoptant un classement h notre guise, nous n*aurions pu cependant amener notre trayaii à bonne On, si nous ne nous étions éclairé des recherches de nos devanciers, des enseignements puisés dans les ouvrages publiés sur la matière. Parmi ceux que nous avons eus sous les yeux, nous indiquerons particulièrement TEncyclopédie Diderot, et TEncyclopédie nouvelle ; les Annales des arts et manufactures d*0*Reilly ; les Dictionnaires de TAcadémie» de Boiste, de Cotte et de Charles Nodier; ceux de MM. Napoléon Landais, Bescherelle et Douillet; le Dictionnaire technologique publié de 1822 h 1835, par une société de savants; le Dictionnaire des ftia- Diiractures do M. Ch. Laboulaye, et celui de Tindustie manufacturière, commerciale et agricole ; les Manuels Roret ; le Dictionnaire encyclopédique usuel de M. Ch. Saint-Laurent ; les Articles de MM. Lenormand et Francœur; le Vocabulaire technologique de MM. Tolhausen et Gardissal ; le Dictionnaire des chemins de de fer M. Félix Tourneux ; le Matériel agricole de M. Auguste Jourdier; etc., etc. Enfin nos visites h l'exposition universelle de 1855 nous ont permis de signaler des machines, des appareils et des instruments dont les noms n'ont encore paru dans aucun vocabulaire.
Si Tun des mérites d*un dictionnaire est donc de renfermer un nombre eonsidéi:pbIo d'articles, nous pouvons revendiquer celui-là pour notre œuvre.
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