‹ Dictionnaire d'orfèvrerie, de gravure et de ciselure chrétiennes. (3. Encycl. théol., tom.27) (volume 5)Chapitre 224 sur 281 · GIO · texte numérisé non relu

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qui est plus fine que la poudre ordinaire.

GIBOYEDR (corom.)- Celui qui rassen^bie une grande quantité de gibieri pour l'expédier aux marcbauds.

GlETER. Longue pelle creuse dont on fait usage en HolUnde pour arroser les toiles écrues qn*ona.mîses h blanchir sur le pré.

GIETTE ou PLOT. Angl. jack; allem./iîArtr. Pièce de l'ourdissoir du tisserand.

GIGOT (coutur.). Mancties de robe largt's dans le haut et soutenues^ soit par de légères baleines, soit par une espèce de ballon rempli de duvet.

GILET (taill.). Sorte de veste courte et sans manches qu'on porte sous la redingote ou l'habiL — Espèce de camisole de lame, de flanelle ou de coloni qui se met commu* némentsurla peau.

GILETIÈRE. Ouvrière qui fait les silets.

GILLE. Grand 6let du genre de j épervîer.

GIN (boiss.). Sorte d^eau*de-vie de grain, en usage en Angleterre.

GINGAS. Angl. iicking: allem. xwiltich.

Toile à matelas, qui est communément à carreaux bleus et blancs.

GINGEMBRE (comm.). De Gengi, ville de rindouslan dans les environs de laquelle on renconlra pour la première fois celte

Slanle. Le gingembre, dont le nom scienli* que est xingiber officinahf est le tvpe de la famille des zingibéracées» et se cultive, de-

£uis un demi-siècle, aux Antilles et à la uyane.C'esl de sa racine dont on fait usage, soit comme médicament, soit comme condiment, et celt« racine est caraclérisée par son odeur piquante et sa sav«ur brûlante et aromatique.

GINGIBRINE (comm.). Angl. itf.; allem.

ingtoerpulver. Poudre de gingembre.

GiNGKOATE (chim.). Sel provenant de la combinaison de l'acide gingkoïde avec une base.

GINGKOÏDE (Acide). Acide que renferme le gingko^ arbre de la famille des conifères qui croli à la Chine.

GIN SENG. Panax quinquefolium. Plante qui, dans l'Orient, rivalise de célébrité avec le thé, et à laquelle on attribue des propriétés fortifiantes merveilleuses. Elle appartient à la famille des araliacées^ et crott principalement dans la (lartie do la Tartarie qui appartient à la Chine. Le souverain de cet empire se réserve le monopole de sa récolte. Elle ne fut introduite en JEurope qu'en 1606; mais aujourd* hui elle se venu un peu partout. Seulement, comme il n'y aque la racine quisoitmise en vente, ce qui prête on ne peut mieux )k la fraude, sur cent marchands qui vous ôifrent du gin-seng, quatre-vingt-six au moins vous livrent de la racine d'angélique gu'ila n'ont pas la peine d'aller chercher si loin, ce qui ne les empêche pas de vous la faire payer très-cher, attendu, vous disent-ils, qu'on ne la cède qu'au poids de l'or en Chine.

GIORNATE (métrolog.). Mesure agraire usitée en Italie. La giornale du Pii^mont 4;orrespond à 38 ares C096.

GlPON(eorroy.). Gros pinceau formé d'étoffe commune, qui sert k appliquer la cire, rhuile, etc., sur les peaux.

GIEANDE. Du grec yvpl>c, cercle. En hydraulique, on nomme ainsi le faisceau de jets d'eau qui forme une gerbe. •— En pyrotechnie, c'esl l'ensemble des fusées volantes qui partent h la fois pour constituer ce qu^on appelle le boiêguet.

GIRANDOLE. Du grec yv^r cercle. Le joaillier donne ce nom k l'assemblage de diamants ou de toutes autres pierres précieuses que les femmes portent aux oreilles. — Chandelier à plusieurs branches.

GIRATOIRE. Se dit d'un mouvement de rotation et du point autour duquel ce mou« vement s'exécute,

GIRELLE (céram.). Haut de l'arbre de la roue du potier.

GIROFLE ou GÉROFLE (comm.). Ci donne le nom de cloutde girofle aux fleurs non épanouies du idroflier. caryopkyUus aromaiieuij arbre de Ta famille des myrracées qui crott particulièrement aux V.«s Holuques; mais que l'on cultive aux tu^ Maurice et Bourbon, à la Guyaniie, aux Antilles, etc. Les clous de girofle, I un des produits les plus répandus dans le commerce de l'épicerie, servent non-seulement d'assaisonnement pour les mets et de parfum dans certaines préparations; mais on les emploie encore comme médicament h cause de leur propriété stimulante. Leur huile essentielle est recommandée contre le mal de i dents; et ils entrent enfln dans la composition de l'élixir de Garus, du baume de Fioraventi, du vinaigre des auatre-vôlenrs, etc. Dans le commerce, on distingue deux espèces de girofle i l'un connu sous le nom de girofle angtais^ est celui que la com|>a-

f;nie des Indes apporte des lies Ifoluque^; *autre est le girofle de Cayenne. Le premier est gros, bien nourri, d'une teinte assex claire, d'une saveur acre et brûlante.el laissant une trace huileuse lorsqu'on le comprime fortement. Le second, plus grêle «et plus sec, est d^uue couleur noirêtreet d'une saveur beaucoup moins prononcée* On veod aussi des girofles qu'on appelle aniofles. cloue mairicee ou mirée de girofle^ qui sout le fruit même du giroflier. Leur forme est ovoïde; ils se composent d'une pulpe sèche et d'un noyau dur marqué d'une rainure longitudinale; et leurs propriétés, quoique à un moindre degré, sont celles des Qeurs. Enfln, on a encore introduit dans le cornmerce, un autre produit du giroflier qu*oii désigne sous le nom de grig^ee de girofle: eu sont les pédoncules brisés de la plante. Il» se présentent sous la forme de peliies branches menues et grfsAtres, d'un goûl et d'une odeiir assez marqués, et les distillateurs les substituent aux clous.

GlRO-GEU)(monn.). Monnaie de compte d'Augsbourg. 11 vaut 3 francs SO ceiitimes.

GIRON (architect.)* Partie d'une roarchi sur laquelle ou oosc le pied. Pour être cuti^*

GLA

DE TECHNOLOGIE

GLA

'oJe, la marche doit avoir kO centimètres e giron.

GIRONNER (orTéTr.). Donner* de la roneur k un ouvrage.

GITAGE (fabr. de drap.)- Dernière opéraon que Ton fait, au chardon, pour démêler !S poils du drap.

GITE. Angl. bed^ione: allem. grund$iein.

elle des deux meules d*un moulin qui est Dinobile. — Partie immobile d*un soufflet e forge, munie d'un clapet en bois et garni Bcuir et de laine.

GITE. Nom sous lequel on désigne, dans 5 départements du nord , les solives d'un lancher.

GIVRÉE. Couche de verre blanc pilé.

GIVREUX (laçid.). Se ditd*un diamant on e toute autre pierre précieuse où se trouve ne gerçure.

GLACE. Du latin glaciet. Lame de verre, [baisse, propre à refléchir la lumière ou à )rvir de vitrage. L'intention des glaces 1(6 du moyen Age, et Ton croit que les prelières manufactures de ce produit furent lablies à Venise en 1300. On opérait alors i fabrication au moyen du soufflage. Ce pro- Mé fut introduit en France en 1665 par olbert qui fonda une manufacture à Touritille, près Cherbourg» établissement qui ïntinaa i prospérer! usqu'en 1808. époque laquelle il fut transféré à Paris. En 1688, ibrabam Thévart imagina de couler les laces, et sa fabrique construite d*abord à aris, dans la me de Reuilly, fut transfrée, en 1691, àSaint-Gobin, près La Fère, ù elle existe encore. Il y a donc deui pr onés pour la fabrication des glaces : le ^uffiage et le coulage. Le premier se praque par les mêmes manipulations que le 9rreà vitres; le second consiste à étendre plus régulièrement possible sur des tables 1 cuivre ou en fonte» d'une surface paritement unie, le verre en fusion ; puis à isseraurla pAte encore brûlante un rouleau I cuivre» d'une grande pesanteurtqui aplal et é{^alise la matière. La glace qui est abord ainsi formée» n'a pas encore une riidité suffisante; |)0ur l'acquérir il faut i*elle)ies6 refroidisse que par degrés; et Mir arriver è ce résultat» on la place dans n^ four duoSé au rouge » dit carquaiie^ 1*00 clôt herméli<|aement. Cette opération» u'oQ appelle recttùfottt s*eierce sur un ceriD nombre de glaces à la fois. Après le 'ufllage ou le coulage, on passe au politgt^ que Ton commence en frottant deux ace? Tune eontre l'autre, ce qui les dé* ^>ssit; et ensuite on les frotte sur du feutre i^uit de colcothar ou rouge d'Angleterre, >[oit emploie de plus en plus fiu. Lorst'eiles sont destinées à faire des miroirs, ! les étame au moyen d'un amalgame d'é-

iO; ^ ^^t' BtAMAGB DBS GLACBS.

L'emballage des glaces, étamées ou non, mr les expédier à leur deslinatiou, est le chose importante. Elles sont mises à al, au nombre de quatre, cinq ou six» plus i moins» du même calibre» dans des caisses '' btns de sapin un peu fort. On commence

par établir dans le fond une couche bion égale d'étoupe, sur laquelle on pose la première glace, renversée, c'est-à-dire la face non étamée contre les étoupes ; par-dessus rétamage on étend une pièce de grosse flanelle» qu*on recouvre d'une couche assez mince, mais bien égale» d'étoune» qui reçoit h son tour une seconde glace égale à la première, et ainsi de suite jusqu'à la dernière. Cet arrangement fait, et avant de clouer le couvercle» l'eniballeur bourre les cAtés autant aue possible, avec des étoupes. On rechercne dans les glaces un verre incolore et bien transparent» de l'épaisseur et un élamage sans défauts. On ne fait pas attention, dans cette manière d'apprécier» que Tépaisseur ût la transparence s'excluent réciproquement. Telle glace en effet oui» étant regardée seule» parait incolore, devient d'un aspect verdfltre, lorsqu'on la joint à une ou plusieurs autres. Aussi réfléchissent-élles toniours deux images: l'une très-faible par la face antérieure» et l'autre par la face eta-* mée qui» en interceptant les rayons» les ren« voie à travers la glace» mais sensiblement affaiblis. On n'obtient d'images parfaites qu'au moyen des glaces métalliques, ou sur la surface du mercure. Beaucoup de personnes ignorent qu'à défaut de glaces elles se trouvent presque toujours à même d'improviser un miroir de toilette. Pour cela , il suflit d'appliquer derrière une vitre ou un morceau de verre , une feuille de papier noir , ou un corps noir quelconque. En France les fabriques de glaces les plus importantes sont celles de Saint* Gobin, deCirey, de Saint-Quirin» de Montlucon, d'Aniche et de Paris ; en Belgiqne« on cite celle d'Oignies; et eu Angleterre, celle de Blackwall, près Londres. — Dans la joaillerie, on nomme glace^ une tache de diamant qui en diminue considérablement la valeur.

GLACER. Revêtir un corps d'un enduit luisant. — Couvrir certains fruits conGts d'une couche de sucre. — En termes de couturières, c'est cacher adroitement des coutures. — En peinture, c'est appliquer unn couche légère et transparente, sur une autre couche déjà sèche.

GLACEflR fmanuf.). Ouvrier qui glace des étoITes après les avoir dégraissées.

GLACEUX (joailIer.).Angl. having flaw$:

allem. unrein. Se dit des diamants et autres

Sierres précieuses qui ont des glacet^ c'est* -dire qui ne sont pas parfaitement saines. GLACIER. Fabricant de glaces de verre.

GLACIS. Couleurs légères et transparentes nppliauées sur des couches d^^jè sèches. — Traînées de clinquant qui couvrent certains ouvrages de passementerie. -^ Evasemenf, en forme d'entonnoir, qui augmente la ca-

Eacité d'une chaudière deraflinerie. —Pian orizontal en maçonnerie sur lequel on ex* pose des pains de sucre au solelL — Rang de points au moyen duquel le tailleur tient la doublure assujettie à I étoffe. — En architecture» on nomme glacit de corniche^ la pe^te qu'on donne à la surface supérieure d*uue

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