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HAVAGE. De rallemand hauen^ couper.
Eolaille que Ton perce dans une couche d'arRile parallèle au soi d'une galerie de houiildroy lorsque celle couche inlerrompt des couches de houille.
HAVBAU ou HAVENET. Outil de saunier» qui sert h unir Taire.
HAVELEE. Se dit, en termes de saunier»
d'un sillon qui se trouve defns l'aire.
BAVENEAU. Filet de pèche, en forme de poche, qu'on tend sur deux perches qui se croisent, comme les branches d'une paire de ciseaux.
HAVENET. Sorte de filet aont on fait usage aux environs de Saint-Malo» pour prendre du poisson plat.
HAYET. Outil de fer, terminé en forme de crochet, dont se servent les ardoisiers.— Clou à crochet.
HAVEUR. Ouvrier mineur qui creuse les bavnges.
HAVRESAC. Sorte de sac i Tusage du aoidat et de l'ouvrier voyageur. Il est fait communément d'une peau dont le poil se met en dessus.
HA YVE (serrur.). Eminence du panneton.
HÉBÉCHET. Sorte de panier que font les indigènes des Antilles, avec l'écorce lisse d'une plante de la famille des amomées.
HEG (écon. rur.). Forte planche qu'on pose sur la vendange, avant de soumettre celle-ci h Taction du (dressoir.
HÉGHE. Sorte de ridelle qui garnit les calés d'une voilure.
HEEMER (métrolog.). De l'allemarid atmer» r^au de bois. Mesure de liquides usitée en Jkllemagne.
HELCYSTRE (inst. de cbir.). Grochet dont on fait usage pour tirer le fœtus hors du sein de la mère.
BÉLÉMINE. Voy. Irolinb.
HËLICE (mécan.). Du grec ikfi, circuit.
Angl. hélix: ailem. tchraubenlinie. Gourbe tracée sur la surface d'un cylindre ou d'un cône et qui monte en tournant autour de nette surface de manière à ce que son inclinaison par rapport à la base soit constante. Gette courbe est à double courbure, e'est-è'dire qu'elle ne se trouve pas contenue dans un plan ; on peut donc la considérer comme produite par l'application d'uae ligne droite qu'on aurait enroulée autour de la surface courbe sans faire varier •on inclinaison h l'horizon ; et en effet, lorsqu'on développe le cylindre ou le c6oe sur un plan, après avoir coupé sa surface par un plan passé sur son axe, la trace de J'bélice sur le plan de développement est une droite dont l'inilinaison sur la ligne de base est la même que celle de l'hélice. On appelle fMu de Vnélicep la distance entre deux de ses points situés sur une même arête du cylindre, et celte distance est constante. L'hélice est la courbe qile suivent les filets d'une vis et de son écrou, et ses applications ae reproduisent dans la vis UArchimède, la presse à vis, les tours
les machines h diviser, etr. — En «rchi- (ecture, on appelle eecalier d iW/ice, celui qui est composé de marches tourosot arec une même inclinaison autour d*un pilier cylindrique; on désigne encore par leiDot hélice une volute qui entre dans la compo. sillon du chapiteau corinlhien; et l'on nomme hélicei entrelacéee^ celles qui sool tortillées ensemble.
BÉLICE PROPULSIVE (mach. è vap).
Propulseur sous-marin destiné è renijtiacer les roues è aube dans les baleaut è vapeur, et dont la première idée, qui date de 1721, est due è deux Français, du Quel el Pan^ ton. L'hélice se place è l'arrière du bâiiménl, on la Qxe à i'étambot dans unedireo lion oblique» et elle est immergée d*une profondeur d'au moins 60 ceutimèlres.'Soo mouvement lui est imprimé par la machine è vapeur située au centre du navire, comme dans ceux è roue, et sa r«itaiion peut aller de 100 à 300 tours par minute. Par suite da ce mouvement rapide, les ailes de Thélice frappent Teau obliquement comme celles d'un moulin è vent,la refoulent violemmenl, et font ainsi avancer le navire avec uoe vitesse qui peut atteindre de 10 è 13 milles ï Tbeure. Depuis les essais de du Quel et Paneton, d'autres furent tentés sans amener de progrès; mais, en 1836, le capitaine suédois Ericsson, inventa enOn une hélice dont les résultats furent satisfaisants, Son système consiste en un cylindre en fer joint nu moyen de l'axe par trois segmeotit d'bé* licoïde qui servenl de propulseur par rinclinaison de leur plan , et qui se prolongent è Textérieur en forme d'ailes. Celte bélire est montée sur une douille dans laquelle passe Tarbre qui est horizontal. Les eip^ riences réalisées en 18S3 par le vaisseau i vapeur le Napoléon^ ont prouvé que la navigation à hélice pouvait se oombiDerirèsheureusement avec la navigation à roiles. Les hélices se font ordinairement enferel d*un seul Jet de fonte ; mais pour les Mments doublés en cuivre, il est indispensable qu'elles soient en bronze, attendu que tes hélices de fer s'oiydent rapidement daus le voisinage du cuivre.
HÉLIOMAGNÉTOMÈTRE (phys.). Do grec q>cor, soleil, fL&yvvç, aimant, et /iiT^t ^^^' rcr. Instrument propre è mesurer exactement la déclinaison de raiguille 8imalllé>^ el à déterminer, par la présence du soleil une heure quelconque de la journée.
HÉLIOMETRE (astron.). Du grec dur.
soleil , et fMr/»cM, mesurer. Sorte de iuncue avec laquelle on mesure le diamètre ap(«rent du âoleil ou des planètes, ainsi que le) petites dislances apparentes qui sépareotle) corps célestes entre eux. Cet instrumeii consiste en deux objectifs, ou deux QC': liés d'objectif et un seul oculaire, ce qui a pour effet de donner deux lunettes tlaus un seul tuyau » et do doubler par c(m' quent les images. Lorsqu'on veut se <^^' vir de l'héliometre, on rapproche las ueui objectifs jusqu'è ce que les deux iiu^i^'^ qu ii$ donnent semblent su toucher, etaî^^'
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fcarlcmcnl des deux verres* évalué en cnndps , fait connaître le diamètre ou distance cherchée. Les uns altribnent nrention de cet instratnent à un Français^ mn\é Bnuguer, qui l'aurait fait connaîtra rs 1747, IcfS autres à l'Anglais Sarery. Les irfeclionneiDents qu'il a reçus sont dus incipalemenl aux Anglais Short et Dolrid. L'h(Miomètra reçoit aussi les noms aiiromitre et de micromètre objectif.
BÉLIOMETRIQUE (astron.). Qui a rap-
\T{ à rhéliomdtre,
HÉUOPLASTIB (grav. phoiog.}. Vu grec io(» soleil, et frXtt^vu, jo forme. Procédé I gravure et d'impression photographique» fenlé par M. Poitevin en 18S5. Il repose rce fait que la* gélatine sèche et împrèlée d'un chromate ou bichromate, puis omise k l'action de ki lumière» perd la opriété de se gonQ^r dans l'eau, tandis 16 la gélatine ainsi préparée, et non imessionoée, s'y gonQe d'environ six fois n volume. Pour la gravure, on applique me une couche de gélatine sur une surce plane, on la laisse sécher, et on la onge ensuite dans une dissolution de biirocoate ; on laisse sécher de nouveau, et I impressionne» soit à travers un cliché mlographique» soit è travers un dessin >si(ir, soit même au foyer de la chambre >ire. Après Timpreasion» qui doit varier livanl l'intensité de la lumière, on plonge ins l'eau la couche de gélatine ; alors tou* s les parties qui n'ont pas reçu l'action de lumière se gooilent et forment des reliefs» ndis que celles qui n'ont pas été impresoonées, ne prenant pas d'eau, restent en eux. On Iransfornie ensuite cette surface ) gélatine gravée en planches métalliques I Ta moulant, oo en plâtre avec lequel on client par les procédés connus des planles métalliques ; ou bien on la moule dU clément par la galvanoplastie» après l'a- Hr métallisée. Do oetto manière » les deshs négatifs au trait fournissent des plan-^ les méulliques en relief pouvant servir k mpression typographique» tandis que les ^9sins positifs oonoent des planches en eux pouvaht être imprimées en taille- >uce. Pour l'impression photographique ir.le papier» la pierre, les surfaces métal- )ue$» etc., 00 étend d'abord sur ces surfa- ^ des mélanges de sels k acide cart>ooique ^ec des matières gommeuses ou mucilagiiMJses ; puis» après dessiccation, on les imressionne k travers les négatifs des dessins reproduire ; et en appliquaut enfin Tencre ^asse au moyen d'un tampon ou d'un rouan, elle ne restera adhérente que sur les irlies qui auront subi l'action de la luière. On peut également appliquer» et en se ssant sur le même principe» des couleurs iielconques , soit en poudre, soit liquides.
HÉLIOGRAPHE TÉLÉGRAPHIQUE. Apareil de télégraphie solaire inventé en 1855 ar M^ Leseurre » employé dans le service Hégraohique do l'Algérie» et destiné k douer ou à recevoir des signaux è une distance
qui peuc a.lerjusqu'kSO kilomètres ; k st>rvir k des travaux de grande triangulation ; k des observations astronomiques, etc. L'appareil peut même fonctionner lorsque le soleil est en partie voilé. L'héliograpfte repose sur les lois de la réflexion des rayons solai* res par un miroir plan , réflexion d'où résulte que le faisceau réfléchi forme un côno d'environ 32^ d'ouverture, ce qui est le diamètre apparent du soleil \ et que tout point de ce c6ne reçoit une lumière égale k celle
? n'enverrait une portion du disque solaire quivalenie au miroir et mise k sa place» en faisant abstraction toutefois de la perte due k la réflexion. C'est en s'appuyant sur ces
Erincipes que M. Leseurre a pu se procurer la fois, 1' rintensiié de In lumière perçue k une distance donnée ; S* le champ dont on peut disposer pour la direction du miroir. Son appareil» qui est très-portatif» repose sur un trépied, et se démonte et se remonte rapidement, il se compose principalement de deux miroirs et d'une lunette astronomique. L'un des miroirs doit se trouver constamment en regard du soleil , le second est destiné k envoyer dans la direction de la lu* nette» les rayons réfléchis par le premier. A cet effet» le grand miroir est monté sur un axe k peu près parallèle k la ligne des pèles delà torre et fait de plus, avec cet axe, un angle égal k la demi -distance polaire pour le jour où a lieu l'observation. Cette position est obtenue au moyen d'une vis k laquelle on ne touche phis qu'autant que la déclinaison du soleil a varié d'une manière sensible ;: et de la sorte» attendu que le soleil se meut <lans un plan normale Taxe des pAles, son ima^ sera , k toute heure de la fournée, réfléchie dans ce premier miroir. Si après cela le second miroir peut osciller autour de son grand axe» et si la lunette astronomique qui en est solidaire est dirigée sur le point avec lequel on vent correspondre, il est évident que l'on trouvera aisément, pour ce miroir» une position telle que le faisceau de lumière réfléchie soit envoyé sur ce point. Pour cela, d'ailleurs, la lunette astronomique porte avec elle une petite lunette d'épreuve, montée k la manière des chercheurs ordinaires. Les deux aies optiques son! parallèles» seulement les deux lunettes regardenl en sens inverse. Sn visant alors le point avec la grande lanette», l'orientation de la petite se trouve nécessairement effectuée; et dès qae Técran, placé devant cette dernière vient k recevoir le fiisceau» il s^ensuii aussi que la point avec lequel on veiU correspondre le recevra également.
Rien de plus simple après cela que lejeu des roiroirsc Le plus grand se trouve soumis k une amplituda d'oscillation trèsbible » mais sulQsante pour faire passer chaque fois le faisceau devant l'écran, et ce mouvement est imprimé k la main et par une légère pression. Dès qae ceUe pression cesse» un petit ressort d acier permet au miroir de reprendre aussitôt sa position » d'où il résulte que la station atec laquoli»
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ou correspond peul recevoir et donner tour h tour des éclats brefs oa très-prolongés ; et c*e:$t ainsi que le vocabulaire mor^, qui jte compose de points et de lignes, a pu éire appliqué à la nouvelle installation, les points représentant les éclats brefs » les ligaes les éclats prolongés. Un avantage aussi important que remarquable de l'béliograpbe Leseurre, est de permettre à deui personnes placées en regard Tune de Tautre, mais ignorant leurs positions respectives, de se reconnaître et d'entrer eu correspondance régulière. Pour cela, on rend horizontal Taxe de rotation du miroir tournant et on place ce miroir de façon à réfléchir, parallèlement à son aie, la lumière solaire. Cette lumière réfléchie tombe alors sur le deuxième miroir qui est rendu vertical et peut tourner autour d'un axe vertical, ce qui le met h même de renvoyer successivement vers tous les points de /horizon, la lumière émise par le premier miroir. La zone horizontale qu'éclaire chaque demi-rotation du miroir vertical présente un demi-degré de hauteur. Tous ces mouvements sont indiqués par l'écran de la lunette qui accuse a chaque instant la direction du faisceau émergenr^et dispense de toute précision. L'observateur que l'on cherche reçoit donc quelques-uns des éclairs, reconnaît le point d où ils partent, s'oriente sur lui, lui renvoie un feu permanent sur lequel on peut s'orienter h son tour, et la correspondance s'engage ainsi régulièrement. Yojf. HâLioTaoPB.
HÉLIOSCOPE (astron.). Du grec Attr, soleil, et nottéùt^ je regarde. Lunette qu'on em ploie pour observer le soleil, et qui s trouve garnie à cet effet d'un verre enfumé bu coloré en noir, en .bleu ou en vert, afin d'affaiblir la viv^icilé de la lumière. — On donne aussi ce nom à des instruments dont on fait usage pour diriger l'image du soleil dans une chambre obscure, où elle est reçue sur un papier ou un verre grossissant, moyen qui permet d'étudier les taches du Àoteil et les marches des éclipses.
HÉUOSCOPIQUE. Qui est relatif à i'bélioscope.
BÉUOSTÂT (phys. aslron.). Du grec Awc, soleil, et ciî»», s'arrêter. Instrument imaginé par S'gravesande et réglé par un mouvement d'horlogerie. Il est destiné à projeter invariablement l'image du soleil sur un point. Fahrenheit en a construit un aussi, plus simple que celui de Gombey, pour fixer è volonté le rayon solaire dans telle direction ^uaTon choisit ; enfin, M. Sil« bermann a fait de son côté un héiiostat qui peut être disposé en tout lieu, sans au* cun calcul préalable.
HÉLIOTROPE fphys.). Du grec ^lor, soleil, et T/>«rw, je tourna. Instrument qui renvoie le rayon solaire à un observateur éloigné, et peut ainsi remplacer les signaux ordinaires dans les grandes opérations géo* désiques. — Instrument analogue à la œaohiiàc parallactique, et qu'on peul aisément
tourner vers le soleil |}Oar obnn.f .
astre
HÉLIOTTPI^. Du grée Cbr, »ir Tviroc , empreinte. Procédé aa o^f-t quel on reproduit des dessios or;- "sans recourir à aucune espèce d*oti d'intermédiaire* Sur une pliqQ« i' y revêtue d'un enduit particulier, fiexécute son dessin avec une pobte^i ou tout autre instrument aigu, mè:*rigueur avec un crayon dur. Ls bv préparation de ces plaaues et U gnri« cilité d'exécution qu'elles présntK.
mettent au dessinateur de se livrera • les fantaisies, h tous les écarts d<* y: i gination. Il peut parcourir toourr-.
des tons, depuis les ombres les plos v jusqu'aux noirs les plus vigooreax: * .
plus il obtient en même lempStà r«'t .
reproduction inaltérable et scrupoini' exacte de son œuvre , sans iolem» :
d'aucune espèce : la lumière se ebirsp;
f)érer pour lui ; il est peintre ei gnr-: a fois.
HELLER (monn.). Monnaie de eair* a cours en Allemagne, et dont U jù:
liriable suivant la contrée.
HÉMÂTIN ou HÉMATINB (dii» .
grec a!fi«, sang, Angt. Acmafta; «l.^ > matin. Principe colorant du bois 'f.
pêche. Il se présente en cristaux n;.d'un blanc rosé et entièrement ic»i-t les acides le jaunissent et lui dosbcr . belle teinte rose lorsqu'ils sont eotr landis que les alcalis et tous les ev métalliques susceptibles de forafr :a' lui font prendre une teinte pourpre «• lette. Lhématine est aussi 8p|>e!t?ektéine et hématoxygiline»
HÉMATITE. Du grec «iturinc, ( alfic, sang. Angl. btoodihni: >• rothtrhUmaiit. Variété de ferolig:»!' appelle aussi san^Mt'iia et puntàtfr C'est un tritoxyde ou oxyde rooje c minerai très^riche et qui doone ler lente fonte, mais qui se rencmiire n^-en France. L'hématite serti faire (««s:
nissoirs, des crayons, de la terre : -' du rouge de Prusse, etc.
HÉMATOSINE (cbim.); Do grfc ù sanç. Angt. kéauttoiim; âllem, ite*-* Matière colorante produite |xr ii ^ sition du sang. On Tobtieut eo défi'le sang de sa fibrine au moyeu de Iv avec lesquelles on le bal ; oo e(M«J* bumino avec l'acide suifurique ; oj ^ le précipité entre deux linxes afio ds =*' lever un excès d'acide sulforiqueel :>• puis on le traite par l'alcool qui di»principe colorant ; et après avoir «^ ' la dissolution, on traite le résida;-^' ' iher. La matière ainsi produite coot»^ core 8 (K>ur 100 de fer dont M. 0)*^ est parvenu à la débarrasser ; et m ^^ est alors C**H««N"0«.
HEMATOXYUNE. Foy. HiaiW
HEMICYCLE (archit.). Du ptc ^ demi, et kvkXoc, oercle. Liea IMee mi«cercie ou en amphithéâtre, |«tf <*"'