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torons quelques roihsei^nouienis. Le plus niKMQQ exeiiipU* parvenu jus(|u*à nous d'un livre umé de miniatures appartient malheureusement à une époque de décadence. C*est le Virgile du Vatican. On suppose qu^il fut exécuté vers la Qn du iv* ou au commencement du V' siècle.
Sous Charlemagne« Tart de reproduire les manuscrits et de les orner par la peinture fut Tobjet des encouragements de ce grand prince.
Des écoles de calligraphie furent établies h Aix-la-Chapelle, à Tours, h Metz, à Reims, peut-être à Paris. On conserve au Louvre, au Musée des Souverains, un Evan^éliaire exécuté par ordre de Charlemagne et donné par lui a Tabbaye de Saint-Firmin à Toulouse.
Au X* siècle, époque calamiteuse, Tart baisse de niveau, sauf quelques exceptions qui appartiennent plus spécialement à 1*1talie. Il renaît au xi* et tleurit spécialement en Sicile. Au xii' siècle, rornementation des manuscrits porte Tempreinle de la rénovation qui se n)anife>le partout. On a de cette époque une sorte d*en('ycio})é(lie, Vllortus deliciarum^ ornée avec un véritable talent par une femme, Tabbesse Ilerrade de Lamsberg.
Le roi de Hongrie, Mathias Corvin, tout en combattant les Turcs, >e préoccupait avec passiou des livres ornés de belles miniatures.
Le nom qu'il faut citer comme résumant dans son caractère le plus élevé et le plus )»ur Part fran^*ais du xv* siècle est celui de Jean Foucquet; longtemps oublié, cet artiste Cl enfin été remis en lumière, grâce aux travaux de MM. A. de Baslard, P. Paris, L. de La Borde et Valletde Viriville. Né vers 14.16 ou 1^20 è Tours, il fit un voyage en Italie, revint dans sa ville natale, s y maria; deux Je ses tils Timitèrent avec habileté. Louis XI fui donna le litre tï^enlumineur du Roy, 11 parait qu'il poursuivit sa carrière jusqu'à 1&85.
Un volume de la bibliothèque Impériale, les Antiquités judaïques , contient onze ligur«s dues au pinceau de Foucquet; le mu^ée de Munich 'Conserve des œuvres du môme maître; un savant, très-versé dans la connaissance du moyen âge, promet sur lui un écrit spécial. Cet artiste a toujours un goût bien rare à celte époque, il sait éclairer avec harmonie ses plans buccossifs et les pénétrer ue perspective aérienne.
Cn opuscule curieux publié en 1855 à Francfort donne de longs détails sur de charmantes miniaturesduesà un desamateursal-iemands les plus distingués, Jean Foucquet, et appartenant à M. lirentauo. Elles sonl au nombre de quarante et représentent des sujets empruntés au Nouveau Testament et aux légendes. Elles faisaient partie d'un livre *\ Heures exécuté pour Etienne Chevalier, homme politique et iinancierqui vivait à la tin du xv* siècle et qui fut, en son temps, un patron magnifique et éclairé des /iris. Il avait également lait décorer par Foucquet son Boccacc qui 'jsl aujourd'hui à
la bibliothèque de Maoich. Au comuieDet» ment du règne de Louis XIII, ces deux ma* nuscrits appartenaient à la famille dn premier propriétaire : i4s faisaient partie de li riche collection de Niculas Chevalier, premier président à la Cour des Aides , littéra* leur et bibliophile passionné, et dont les livres furent dispersés lorsque, vers IfilQ, la mort frappa ce magistrat.
Nous avons déià parlé d*un adminUe livre, les Heures d Anne de Bretagne^ déposé au Musée des souverains ; c'est un moQoment plein de grâce et d'élégance de firt français. Le nom des maîtres qui ont peiol les tigures de ce beau manuscrit esiincooDO, mais il y a lieu de penser que les délicieax ornements qui couvrent les marges sont dos au pinceau d'un artiste appelé Jean Po^e, qui vivait à Tours. Ces ornements secoioposent de fruits et de fleurs reproduits avec une variété pleine de charme et une coaleur pleine d*éclat.
Au xm* siècle, la grande é|K)que de l'art chrétien, c'est la Franco qui donne le ton |)ûur rornementation des livres, c'est elle qui assigne un nom à cet art, suivant le ténxiignage de Dante.
Mon 86 ta G derisî L'onor d'Agobbio e l'onor di* quell' arte, Qi* alluiniuare e chiamata iu Fariû.
Il y avait alors plusd'Italiens que de Français parmi les artistes enlumineurs de celle époque. Le Musée des Souverains iiosiètle un monument précieux du temps de saint Louis; ce sont les Heures du saint roi. Les . miniatures sont de la plus grande richei^e ' et iie la plus raie perfection.
Les majuscules ornées des plus anciens manuscrits offrent souvent un caracièrc tk violence et de férocité en rapport avec les mœurs du temps; des combats furieux d> nimaux réels ou fantastiques y sont très-fréquemmsnl représentés.
Au xni* siècle quelque chose de grave, de noble se fait sentir. On remarque plu^ de variété. L*élément végétal prend une place plus considérable. Les enroulements aj'jd* raissent; puis à un style sévère et maje>tueux succèdent le caprice, la fantaisie; lei pages s*encadrent de végétations toutFues, exubérantes, parmi lesquelles sautillentdes oiseaux, s'accrochent das écureuils ou i^riiupeut des singes.
Charles V, son frère le duc de Berry et Jeanne de Franoe protégèrent Tari; ils ainuiient les livres et se plaisaient à les Lire décorer.
Au XV* siècle les ducs de Bourgogne déployèrent un patronaiiçe puissant et généreux. Les maîtres les [)lus émincnts, le> Van- Eyck, les Uemling se livraient à rornemenlatioii diis manuscrits ; la bibliothèque Impériale possède un magniûque manuscrit de celle époque, le Bréviaire du duc de Bedfoni, régent de Frant-o, qui avait, en li^t épousé Anne, ^œur de Thilifipe le Bon.
De beaux manui>crits que possède la bibliothèque de Bourgogne à Bruxelles suai