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dit qu*il n*en «eiisUit qu'un seul exemplaire dans la bibliothèque d Olœus Magnus et qu'il périt en 1728 dans un incendie à Copenhague.
Le Breviarium romanum, Venise, 1492, in-8» sur vélin, inconnu à Van Praët, s'est payé jusqu'à kl 1. st. vente Libri, en 1859 (reiem- ' plaire avait une belle reliure ancienne).
Breviarium aberdonense^ Edinburg, 1509- 1510, 2 vol. in-8. On n'en connaît que quatre exemplaires tous incomplets. En 1852, il a été donné une très*belle réimpression en 2 vol. in-4.
Breviarium abingdonensej Abingdon, 1528, 2 vol. petit in-4. On ne connaît qu'un seul exemplaire ; encore ne renferme-t-il que la ParM œitivalis.
Breviarium armenicum^ Amst. 1562, in-8; $ine loco, 1705, iii-8.
Breviarium sanclœ Brigittœ^ Lubeck, 1492, in-8.
Breviarium ordinis Ctdestinorum^ Neapoli, 1488, in-8. Un exemplaire sur vélin fait partie de la bibliothèque de lord Spenser.Foy. Dm* tiiN BibL Spens,, t. VII, p. 44.
Breviarium cr acovten^e.Venetiis, 1 483, in-8.
Breviarium eboracense, 1493, in-8. On n'en connaît, à ce qu'il parait, qu'un seul exemplaire.
Breviarium diœceiis Herbifolensis^ 1479, in-fol. On connaît plusieurs exemplaires im-
I)nmés sur vélin ; et il est fait mention dans eSerapeum^ 1858, p. 377, d'une autre édition dont un amateur de Wurtzbourg possède la Pars hiemalis « également sur vélin.
Breviarium herefordiense^ 1505, in-16. On ne connaît que trois exemplaires de la Pars œstivaUs. Une description ae ce rare volume se trouve dans les Typographical Antiquities d'Ames« revues par Dibdin, 1821, t. III.
Breviarium illyricum (en dialecte croate), imprimé avec les caractères dits de Saint- Jérôme, Venise^ chez lesûlsde J.-F.Turresan, 1560, petit in-8, volume imprimé à deux colonnes, et que M. Renouard n'avait jamais vu, car, sur la foi d'autres bibliographes, il l'indique peu exactement dans ses Annales des Aide.
L'ouvrage est composé de 8 et 32 feuillets non chiffrés et de 50o feuillets numérotés ; il est décrit en détail au catalogue Klaproth {Paris, 1839, n* 116) où un exemplaire fut adjugé à 125 fr. Mais en Angleterre on avait poussé ce volume à des prix bien plus élevés; an exemplaire fut successivement adjugé 41 1. st. et 33 1. 12 aux ventes Heber et Butler (soit 1025 et 840 fr.).
Breviarium rothomagense, Rouen, 1491 « in-fol. 11 existe deux éditions sous cette date, l'une imprimée à Rouen, chez Martin Morin, l'autre a Paris, chez Pierre Levet (Voy. le Manuel du Bibliographe normand, de M. Frère, 1. 1, p. 149); elles sont toutes deux fort rares, et dans l'exemplaire de l'édition de Paris que possède la bibliothèque de la ville do Rouen, les deux premiers leuillets manquent. Ce même dépôt conserve un charmant
(57) Nous nous servons de la traduction de M. Coclierit, comme dans tout le reste de cet article aOtti utilisons sou travail. Cîtont le passage latin
exemplaire sur vélin orné de miniatures d'un autre Breviarium rothomagense, imprimé h Rouen, en 1492, in-8, très-épais.
Breviarium sarisburiense» Les éditions sont nombreuses, et plusieurs ont eu des exemplaires tirés sur vélin. La bibliothèque du Trinity Collège à Dublin possède l'édition de Paris, P. Levet, 1494, 2 vol. in-8. Un exemplaire de l'édition de Pari^, 1499, in-fol., s est adjugé à 46 1. st. à la vente Joster en 1845. Quant à l'édition donnée par Richard Pynson è Londres, en 1500, l'exemplaire Mac-Carthy , acheté 602 fr., est entré dans la bibliothèque de lord Spenser.
Breviarium segoviense, Hispali^ 1493, in-4. Extrêmement rare.
Breviarium feriale syriacum SS. Ephrem et Jacob, AoiiKF, 1787, in-&.
Nous laissons de côté les Bréviaires à 1 usage des ordres religieux, nous contentant d'observer qu'Haïn dans son Reperiùriwnie% éditions du xv' siècle* indique 170 de ces ouvrages imprimés avant 1500.
BURY (Richard de), évoque de Durfaam, grand-chancelier d'Angleterre, mort en 1345. —Nous ne devons pas dans un ouvrage cod* sacré aux livres passer sous silence ce prélat
Îui est auteur d'un ouvrage curieux intitulé: ^hilobiblon seu liber de amort librarum. L'édition originale, Cologne, in-8, 1473, est devenue fort rare, mais il existe quelques réimpressions, Spire, 1483; Paris, 1500 'deux éditions) ; Oiford , 1599. Goldast l'inséra en 1610 dans sa Philologicarum episiolarum ciÊ" turia, et JMader le comprit en 1703 dans on supplément qu'il joignit à son recueil De bi" bltolhecis atque arehivis.
M. H. Cocneris, attaché à la bibliothèque Mazarine, a publié, en 1856, chez un librure parisien rem'pli de zèle et d'intelligence (M. A. Aubry), une excellente traduction de cet ouvrage, auquel il a joint des notes intéressantes et une introduction de 47 pages remplie de recherches curieuses. Ce qui concerne la vie de l'auteur et les manuscrits qui nous ont conservé son travail est traité avec beaucoup de soin.
Le style de Richard de Bury se ressent des défauts habituels à son époque ; il est quelquefois brillant et énergique, mais il pèche par une recherche puérile de jeux d'esprit et d'artifices de paroles, par un luxe de citasions superflues et une enflure outrée. les bibliophiles pardonneront tout cela en raison de l'amour avec lequel le respectable prélat parle des livres.
« Ce sont des maîtres qui nous instniiseiit sans verges et sans férules, sans cris et sans colère, sans costume et sans argent. Si on les approche , on ne les trouve point endormis; si on les interroge, ils ne dissimulenk point leurs idées; si on se trompe, ils ne murmurent pas ; si on commet une bévtie, ils ne connaissent point la moquerie (57). » ^ Voici une maxime qui aura sans doutf l'approbation des libraires : a 11 faut, dans
qui accompagne celui que nous venons de dowKi en français.
I 0 iibri ftoH libérales et liberi, qui omiilpcIMP
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DE BIBLIOLOGIE.
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des livres, ne reculer devant aucun e quand Toccasion semble favorable , la sagesse, trésor inOni aux yeux de ie« leur donne de la valeur, et que kleur soit de celles qu'on ne peut exprileur est impossible de trouver leur prix ^cessif. »
ruons les titres de quelques-uns des chalu Philobiblion ; ils donneront une idée ite des Questions traitées dans ce livre : aérite cie la sagesse et de celui des lans lesquels elle réside..
c Comme quoi les livres doivent 6tre préférés aux richesses et aux plaisirs.
« Des biens dont les livres sont la source.
« Lamentation sur la destruction des livres causée par les guerres et par les incendies.
« De ceux qui doivent aimer principalement les livres.
« Des livres nouveaux qu'il faut écrire, et des livres anciens qu'il faut réparer.
t Des livres que 1 on doit toucher et arranger avec soin.
.IGRAPHIB. — Ce mot désignait, chez iens, l'occupation des scribes qui rédi- : sans abréviations ce qui avait d*até transcrit en notes, c'est-à-dire en lèce de chififres dans le genre des no- )niennes. Par là on écrivait beaucoup le et Ton pouvait suivre celui qui dic- Dntfaucon a donné, dans sa Palœograiv. 1, c. 8), le catalogue des anciens iphes connus.
soyen âge les couvents produisirent ule d'habiles calligraphes dont il est B véritables chefs-d'œuvre. On en trou- 3 nombreux spécimens dans le magniuvrage publié par M. Silvestre : Paléo» t universelle. Collection de fac-similé Ares de toiis les peuples et de tous les Paris, 1839-41, 4 vol. in-folio.
vr siècle, un Grec (58), Ange-Vergèce, i une habileté remarquable dans la ipUon des manuscrits ; il fut employé nçois I'^qui lui donna le titre d'fcrt- }yal; Baïf, de Thou et autres auteurs ps ont fait l'éloge de la forme élégante *iture de cet artiste. La bibliothèque Imen possède d'admirables échantillons, d'après les dessins de Vergèce que fuavésles beaux caractères grecs de Gara- (Fotr ce nom dans la Biographie uni- 3, tora. XVI.)
»Ius célèbre des calligraphes français iolas Jarry, né è Pans vers 1620 ; on l'époque de sa mort, mais on ne trouve ses productions ayant une date plus i que 1663. Louis XIV lui décerna le 'Ecrivain et noteur de la miuique du i Manuel du libraire indique vingt des ïtions de Jarry comme formant une ité curieuse. On peut ajouter quelques aux indications que fournit M. Brunet
I, et omnes manumiilîtîs vobis sedalo ser- 1 Vos eslis profundissimfle sophiae fodinsc : t sapiens fllium suum miuil, ut inde theeffodiaL Vos putei aquarum vivenlium, qiios kbraham primo fodit, Isaac eruderavit, e nituntur obslruere Philislini. Vos csiis tpic» gralis:»ini9e, plenae granis, soHs apomanibus confricaiidae. vos estis unis qoibos manna recondilur, aU(ue pétrie wtf imo potius favimellis, ubera uberriuia ité, pronptHaria semper plena. »
et signaler d'autres ouvrages dc^Jarr^. L'Office de la bienheureuse vierge Marie, 1655, Provenant de la bibliothèque du cardinal de rienne et payé 240 fr. en 1792, a été adjugé à 700 fr. à la vente De Bure.
La Guirlande de Julie, pour Mlle de Rambouillet. On sait que ce manuscrit célèbre, après avoir appartenu à BI. de Boze el au duc de La Vallière, fut acheté à la vente de cet amateur célèbre, par sa fille, la duchesse de Châtillon;il passa ensuite à la Qlle de cette dame, la duchesse d'Uzès.
Un autre manuscrit in-8, bien moins précieuxd'ailIeurs,aprèsavoir été adjugé 406, 622^ et 250 fr. dans des ventes anciennes, s'est payé 2905 fr. à la vente De Bure, n" 666.
Meures de Nostre-Dame, écrites en 1647, in-8, 120 feuillets. Ce manuscrit fut exécuté pour François de Beauvilliers, alors comte, plus tard duc de Saint-Aignan. Toutes les
Cages sont entourées d'un filet d'or. Sept elles miniatures, peintes par un artiste distingué, embellissent ce volume. Dans la première on voit un grand livre ouvert tenu de chaque c6té par un ange; la seconde montre le comte de Saint-Aignan en costume de général. Les cing autres miniatures représentent l'Annonciation, la Vierge et l'Enfant - Jésus, David, un Stabat Mater, et le Saint- Esprit entouré de flammes.
voici entre quelles mains a passé successivement ce livre précieux : en 1776, il fut acheté 515 livres à la vente du duc de Saint- Aignan; il s'éleva, en 1783, à 1601 livres à la vente du duc de La Vallière, et en 1791, à 73 liv. 10 sh. (1840 fr. environ) à celle du bibliophile Paris. Des libraires fort connus à Londres, MM. Payne et Foss, le cédèrent pour 2000 fr. à M. De Bure, et en 1853, à la vente de ce dernier, les enchères atteignirent 3999 francs.
a (58) Cet important ouvrage forme 51 livraisons, uDlices à 20 ir. chacune. Le texte a été rédigé oar [M. Champollion-Figeac et Aimé GhainpolUon uU. Voir la Revue de Bibliograjohie analytique, 1841, p. 570 ; la Revue de Paris, 1842, t. IV, p. 372, etc.. Un exemplaire, avec une belle reliure, s'est payé 1115 fr. à la vente des livres du roi Louis-Philippe. Les planches ont servi à une édition publiée à Londres en 1850 avec un texte dû au savant conservateur des monuments du Musée britannique» sir Frederick Madden, et qui forme 2 vol. îil^
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Passons aux productions de Jarry que le Manuel n'enregistre pas, et qui, ii faut en conTenir, ne sont peut-être pas toutes authentiques, car Je nom de ce célèbre calligraphe a parfois été «goûté à des productions restées anonymes.
A la vente Giraud, en 1855, nous avons vu figurer un volume in-16 signé Jarry Parisinus, 1662, et intitulé : Prières saintes et chrétiennes. Ce manuscrit, sur vélin très-fin, écrit en lettres romaines, se composait de 162 pages, dont chacune était encadrée de filets d'or. 11 était enrichi de grandes lettres en or et en couleur, et de plusieurs Beurons et autres ornements, au nombre desquels on remarçiue deux couronnes de roses peintes en miniature et d'une exquise délicatesse.
Commune «anctorum, Orationes B, Virginû, Officium defunctorum, in-fol. Manuscrit orné de trois miniatures d'un fini admirable. {C<U, des Manuscrits et imprimés sur véiin du cabinet de M. Chardin, 1811, n** 71.)
Rituttle pro episcopis, 1655, in-4, avec une très-belle miniature représentant le Sauveur du monde (même catalogue, n** 102).
Heures de Mme de Chamillart, in-8, miniature de la plus belle exécution (même catalogue, n» 140).
Les Sept psaumes pénitentiaux, in-12 (attribués à Jarry, catalogue Chardin, 1823, n" 123, quoique son nom ne s'y trouve pas).
Airs nouveaux de la Cour, in-S"*, 505 fr., vente De Bure en 1853, n" 671.
En 1783, ce même manuscrit avait à peine atteint 10 fr. dans une vente publiaue.
M. Weiss a consacré, dans la Bibliographie universelle, t. XXI, p. 412, un article à Jarry; les divers manuscrits mentionnés au Manuel du libraire y sont indiqués, ainsi qu'un Recueil de poésies de Tnstan l'Ennile que la bibliothèque du Roi acquit en 1739 par suite d'un échange fait avec I abbé Rothehn.
Parmi les contemporains de Jarry figure un calligraphe presque aussi habile que lui, Rousselet ; le catalogue Chardin, n° 141, indique de Fui un très-joli manuscrit, Oraciones para la Missa, in-8 (140 fr., vente Nodier en 1S44), et n° 130, des Priêrespour la messe.
Duval, élève de Jarry, écrivait, en 1666, pour la comtesse de Soissons, un Exercice spiri^ tuel du chrétien (cat. Chardin, n** 132), et Prevot traçait, à la même époque, d'admirables Prières de la messe (même catalogue, n*" 135).
C. Gilbert écrivait, en 1662, une Paraphrase du Miserere (if 21), mais nous doutons que ce soit le même personnage que P.-C. Gilbert, dont Chardin s'était procuré (n* 163) un charmant volume in-12, écrit en 1710 {Sollicita* lions pressantes pour faire rentrer une âme en elle-même). Un autre calligraphe non moins habile, S. Lecouteux, écrivait, en 1689, des Prières pour les jours de la semaine (cat. Chardin, 1823, n- 126).
En 1669, P. Moreau, maistre écrivain juré, à Paris, avait gravé, après le naturel de la plume, quelques volumes, parmi lesquels on distingue les Saintes prières de l'âme chrétienne.
Au xvnr siècle on rencontre Montchaussé,
dont Chardin possédait un cbanuant volume exécuté pour la marquise de Pompadour, et plus sérieux qu'on ne l'attendait peut-être (Prières de Quarante heures).
Claude Petré de Guiscard traçait en 1746, pour la duchesse d'Aumont, un superbe livre de prières. En 1748, Piache ex<^cutait des Exercices de piété pour le Dimanche (eat. Cliardin, 1823, n* 127).
Vers la fin du siècle dernier, et au commencement de celui-ci» un calligraphe habile, Fyot, se montra fort expérimenté dans l'art d'écrire sur vélin des copies fac-similé, imitant, avec une rare perfection, l'ioiprimé des vieux livres. Il exécuta ainsi un assez grand nombre de livrets, s'attachant, comme de juste, à reproduire des écrits devenus excessivement rares. L'art gu'il cultivait a disparu avec lui. Charles Nodier en a dit un mot en passant : a II est mort de faim sur une poignée de paille après avoir, suivant l'usage de tous les temps, contribué à la fortune des marchands de livres sans faire la sienne. • Plusieurs catalogues, riches en ouvrages curieux, offrent un certain nombre de copies de la main de Fyot. M. Nodier en avait deux dans son catalogue de 1827 (n. 257 et 3?0) ; la hibliothèoue dramatique de H. de Soleinne en possède au moins 40, parmi lesquels on rencontre des mystères dievenus introuvables (Voy, ]q Bulletin du bibliophile^ 8* série, 1847, p. 242). Les catalogues de Héon (1804) et de Chardin (1823), présentent également un certain nombre de ces copies.
Disons maintenant quelques mots des ouvrages relatifs à la calligraphie. Quelques-uns d'entre eux sont indiaués dans la Table méthodique (n. 9043-9059) qui accompagne le Manuel du libraire ; nous ne la reproduirons pas, mais nous y ajouterons quelques indications :
En fait d'ouvrages français, H. J.-Ch. Brunet signale ceux de Le Moyne (Vinstruetion de bien et parfaitement escrire, Paris, 1556, dont il existe plusieurs éditions; une sans date, 50 fr., vente Nodier en 1844) : de Du Tronchet (Finances et trésor de la plume française, 1372) : de Beau-Chesne (le Trésor de f écriture, 1580) : de Legangneur (\a Calligraphie^ 1599; la Technographie de V écriture française, 1599}, le Paranymphe ou Modèles de diverses écritures gravés par F. Desmoulins, Lyon, 1625, in-fol. oblong ; les Principes sur Vart d'écrire, par d'Autrape, gravés par Oger, Paris, s. d. gratid in-fol., etc.
Si nous passons à des productions plus modernes, nous trouverons les Modèles Séeriîure de Saintome l'aîné, gravés par James, in-fol.; le Manuel d'Ecriture cursive, par Verdet, 1833 ; le Manuel de Calligraphie, qui fait partie de Y Encyclopédie-Roret.
Plusieurs ouvrages en flamand sur la même matière sont enregistrés au catalogue Van Hulthem, t. II, p. 140.
Le Manuel ne signale qu'une édition, Venise, 1554, de VOpere di frate Vespasianoml quale si insegna a scrivere varie sorti di fattere. Il en existe une antérieure, Venise, 1518;
CAR
DE BIBLIOLOGIE.
CAR
indiquée au Catalogue des livres d'art r. Goddé (Paris, 1852), n. 1581.
troisième édition, Venise, 1620, est e : // perfetto modo dlmparare a scritte le tettere cancellaresche.
ente (G. Ant.), Lavera arte dello e4> f serivere^ Venise, 1529, în-4. Six auitions sont indiquées au Manuel ; nous ns rencontré trois autres; 1524, in-4, 85 fr., vente C. R. en 1859, n. 420; djugée à 53 fr., vente Libri en 1857, .; 1536, payée 19 fr. 50, vente Lamm 1840, n. 227.
jno (G. B.), Libro nel quel s*ensegna ère ogni sorte di lettera ; le Manuel huit éditions différentes. Aioutons-en uvième, Roma^ ne la contrada del Pel- •, MDXJJV, in-4; elle est portée au ;ueM. (1851), n. 699. Un sonnet, gravé us, occupe quatre pages, r, Arte subtiiissifna por la quai se eneserevir perfectamente, Caragoça, 1550, Le Manuel signale d'autres éditions 2 et 1566. Nous en trouvons une datée > au catalogues. D. {Paris, Potier, 1852), nais peut-être y a-t-il dans l'indication iffre une erreur d*im pression. Trois is d'un livre de ce genre imprimées i m6me ville, et dans une pénode de ns, nous semblent une circonstance aisemblable.
ACTERES. — Notre travail étant consa- )a bibliologie et non à la pratique de po^aphique, nous n'avons pas à nous ^r ici, au point de vue industriel, des |ui servent à l'impression, et dont l'asent comprend les grandes et petites es, les lettres du bas de casse, les chif- » signes de ponctuation, etc. Les ouspéciaux sur l'imprimerie renferment get des détails étendus, et si l'on veut tenter d'une notice succincte, on peut îr à un article de M. L. Louvet dans le Maire de la conversation et de la lec-
s nous contenterons de signaler quelypes dignes de figurer dans l'histoire iprimerie.
bleaux caractères grecs gravés et fondus aude Garamond, d'après Tordre de As P', sont restés célèbres. Ils furent, ) nous l'avons déjà dit, exécutés d'après Mlëles fournis par un très-habile calli- », Ange Vergèce, et il y en a de trois On croit que, dès 1538, Conrad Neobar, leur patenté du roi pour fimprcssion ivrages grecs, commença à en faire le trait vif et net de ces tvpes, la graflicilité de l'écriture qu'ils reproduin'ont pas encore été surpassés, et les ^res romains de Garamond otTrent des \ distinctes, amies de l'œil, qui les plaeut-étre au-dessus de ce qu'on a fait
t à un habile emploi des types fondus ramond que la typographie eizevirienne le grande partie de sa réputation, mais» ae l'observeM. Renouard, dans aucune mprimerie,cc caractère de petit texte.
constamment employé et avant et après les Elzevier, n'a jamais donné aucun résultat qui puisse être comparé au Pline de 1635, au Virgile de 1636 et i Ylmitation, sans date. La jolie collection d'ouvrages divers imprimés par ordre du comte d'Artois, par F. A. Didot l'aîné (voy. l'article Collection), est aussi exécutée avec un petit texte de Garamond, inais quoique tout neuf et fort bien fondu, elle présente bien moins de perfection (|ue les meilleures productions des célèbres imprimeurs hollandais que nous venons de nommer.
Divers imprimeurs ont publié des recueils offrant les modèles de leurs caractères. Un des plus anciens ouvrages en ce genre est 17fidice de* caratteri esistenti nella stampa Vaticana e camerale. Roma, 1628.
Quelques amateurs recherchent encore un-^ livret qui offre V Epreuve du premier alpha* het droit et penché, ornée de cadres et de car-touches j gravé par ordre duRoipourVimpri* mené royale ; ce livret, tiré en 1740 et gravé par Louis Luce, artiste assez médiocre, offre le spécimen d'un caractère extrêipement menu qui n'a point été employé.
M. Renouard possédait {Catalogue d'un amateur, I, 309) deux volumes in-fol. contenant un grand nombre de divers échantillons des caractères de Firmin Didot, de Bodoni, de Baskerville, et de divers imprimeurs italiens et anglais qui se sont attacnés à imiter ces grands typographes. Il y avait joint des essais de Unger de Beriin qui a joui d'une grande réputation en Allemagne, quoiqu'il n ait pas fait mieux, pour les caractères latins, que les graveurs de Paris c^xïil imitait, et ses types Krecs, trop modernises, ont encouru les reprodies adressés avec raison à d'autre grec du même genre.
Nous devons ftire mention d'un caractère particulier dit de civilité^ parce que l'usage s'en est maintenu longtemps pour l'impression d'un livre sur la Civile honnesteté. Il fut de mode vers le milieu du xvi' siècle, car on se proposa d'imiter ainsi l'écriture du temps, et il a provoqué de la part d'un amateur instruit et zélé (M. Jérôme Pichon) une notice insérée dans les Mélanges de littérature et d'histoire de la Société des bibliophiles fratir çais, 1850, p. 330-337. L'invention .<emblu. devoir être attribuée à Timprimeur Grat^on qui obtint d'Henri II un nnvilége le 26 dé». cembrel557; cependant, clés 1558, R. Breton et Danfric impriment un brief discours, et' dans une dédicace en vers font honneur do cette mention à Lebrcton, secrétaire du carr dinal de Lorraine. Leur caractère est pluç gros et plus beau que celui de Gr/nnon qui cependant est fort bien exécuté. Quoique l'usage de ce caractère ait passé de Lyon et Paris à Anvers, le nombre des ouvrages qu'il servit à imprimer resta faible et alla toujours en diminuant jusqu'à ce qu'il demeura exclusivement consacre à un ouvrage d'éducation dit Cti7t7t7^ qui lui adonné son nom, mais le caractère est plus ancien que le livre; la première édition, de la Civile honnesteté n*est qui*, de 1560, et Touvrage connu ai\jourd'bui sous
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CAR
ce nom est de J.-B. de la Salle, fondateur des Frères des écoles chrétiennes; il n'a paru pour la première fois qu'en 1713, d'abord en lettres rondes, puis ensuite en lettres françaises.
Voici une liste d'ouvrages en civilité ï peu près complète :
Dialogues de la vie et de la mort, par Rhingier, Lyon, 1557.
Récréations de B. Desperriers, i 558 ik la vente Veinant, en 1860, un exemplaire de ce rare volume t>8t élevé au prix exorbitant de 1,000 fr.)
Galtlieri Alexandrccous, 1558.
L*Amie des Amies, par Bérengerde la Tour,
L*Amie rustique, 1558.
Discours de la Cour, par Danfric et Breton »
Oracles de Zoroastre, par Habert, 1538.
Epi tome des vies de 54 personnages (extraits de Plutarque), par Ph. des Avenelles, Paris, 1558.
Facéties et mots subtils, par Domenirhi, ital. et ir., le français seulement en lettres de civilité, i559, in-8. Lyon,
Le Jeu des escbccs, parYasquin Pfailleul. Paru,
Sommaires des singularités de Pline, par Pierre de Champy, 1559.
Union des sentences de philosophie. Park, 1559, in-8.
Préceptes nuptiaux de Plutarque, par Latapie d*AurUlae. Paris, 1559 in-8.
Sophonisbe deTrissin, trad. parMellinde Saint- Gelais. ParM»1559; autre édition, 1560.
Brief traité de Thumanilé, trsMl. par Dert. Paris, 1559. in-8.
Soulas, du cours naturel de Thomme, trad. par Derl. Pan*, 1559, in-8.
Somme et fin de toute la sainte escritorcv par Dert, in-8.
Dons de la langue française, par Abel Matthieu. Paris, 1559.
Second devis. Paris, 1560, in-8.
Deux dialogues de Tinvention poétique, par Daniel d*Auge. Paris, 1560.
La civile honnesteté pour les enfants. Paris, i560, in-8.
Recueil de la diversité des habits, par Descerpz, i462.
Cent cinquante oraisons, par A. Marbrut. Lyon, 1563. (On trouve au cat. Grozet, n* !208, une édit. de Pans, de Timprimerie de Ph. Danfric, 1618, in-8.)
Briefve instruction pour tons estalz, par Girard Corlieu. Paris, R. Breton, 1571. Une autre édit. 1558» tn-i (cat. Taylor, 1751).
La civilité puérile et thrésor de la *eunesse. Lyon, B. Rigaud, 1583, in-16.
Déclaration à Tusase du graphomctrei par Danfric. Paris, 1597, in-4.
Parmi les diverses imitations de caractères inspirés par la môme idée que ceux de civU lili, c'est-à-dire, l'imitation de l'écriture, nous nous contenterons de mentionner ceux qu'enseigna P. Horeau, nommé en 16&2 im-
f)rimeur du roi et qui fit graver en 1631 in-S autre édition, 1649, vendue 70 fr. belle reliure, chez Nodier), les Sainte$ prières de rame chrétienne escrites après le naturel de la plume. On connaît quelques autres volumes imprimés avec les mêmes types, notamment une imt7afton en français, 1643, ei Les saintes métamorphoses^ 1643, ouvrage un peu singulier qui commence par la vie de saint Longin.
CARICATURES. — La caricature, qui est une malice dessinée, une charge grotesque, était connue des anciens. Quelques peintures antiaues appartiennent à ce genre, ainsi que Vont oemontré divers arcnéologues et notamment de l'Aulnaye dans son curieui traité de La snltation théâtrale, 1789, in-8.
Les Italiens à la renaissance de l'art se plurent à faire des caricatures ; Léonard de Vinci dessina des tètes grotesques que de Caylus a
Îravées ; elles forment un volume publié en 730, in-4, réimprimé en 1767, et enrichi d'une lettre intéressante (de M. Mariette} sur Léonard de Vinci. Les 120 figures burlesques et énigmatioues qui forment les Songes drolatiques, publiés sous le nom de Rabelais et mis au jour pour la première fois à Paris, en 1565, sont ae véritables caricatures dont la clef n'a pas été trouvée et sans doutene le sera jamais (59), bien que dans l'édition dite Fariorum (Paris, 1823, 9 vol. in-8), MM. Esmangart et Eloi Joanneau aient consacré un volume entier à la reproduction et à l'interprétation de ces estampes où ils croient reconnaître François I", Henri II, et autres grands personnages de l'époque.
Les partisans de Luther et de Calvin mirent au jour dans la seconde moitié du xvi* siècle des recueils en vers ou en prose accompagnés de gravures sur bois dirigées contre la cour de Rome. Ce sont de véritables caricatures, et aujourd'hui elles sont appréciées à leur juste valeur au point de vue politique; mais leur rareté, leur singularité et le goût toujours croissant des amateurs pour les anciennes gravures sur bois leur procurent dans les ventes im rôle distingué. Nous signalerons en ce genre comme des curiosités bibliographiques :
V Antithesis Christi et Antichrisii (Genève 1557 et 1558, 1578); en français, 1561, 1578. 1583, 1600. Le texte latin est réimprimé dans les Lectiones de Wolf ICenturia xVl, p. 869). et on peut consulter à Végard de cet ouvrage les Observationes selectœ,llQQ, t. IV; ]esim«nitates litterariœ de Schelhorn, t. III, p. 151; la Bibliothèque curieuse de David Clément, t. VII, et VAnalecta biblion de H. du Roure, t. I, p. 434. On a attribué, mais sans preuves, à Lucas Cranach, les gravures d'un autre écrit semblable mais plus ancien et qui ne comprend que 28 pages : Antithesis f^urata
(59) Ce volume est très-rare; le Manuel en si- |[nale des adjudications à 77 et à 115 fr. Nous en avons noté d^autres à 130 et à 1 60 fr., et un bel c&empl. s'est même payé 411 fr., vente Nodier, en 1844.
On trouve an catalogue Barroud, 18:^1, n* iOOl, «u recueil de 150 dessins à la plume et ad bistre
qui paraît Toriginal de ces Songes.
Ajoutons que divers autres ouvrages da wi* et même du xvii* siècle sont ornés de figures sar bois qui Ront tout à fait dans le genre des S9m§st drolatiques : nous nous bornerons à mentiooaer rédition originale des M ami de Boni, l55S»at les Récréations françaises, Lyon, 1662.
CAR
DE RIDLI0L06IE.
CAR
ChriMii et AntiekrisU. Un exemplaire payé 201 fr. en 1817 à lavante C. R.
a remarqué depuis peu de temps seuit que VAntithesis n'avait guère fail que duire un petit volume in -4, avec texte and, intitulé : PassionaU Chrisli et /insti^ ex arca Noe. in-4 , 30 figures dont Dt copiées dans les imprassious de Ge-
Expotitio vera imaginum olim Norimf repertarum ex fundatissimo vtrœ ma- ^aiicinio deducia pet doctor. Theophra^ Paracelium, Anno 1570, petit in-8, 48 ets. C'est encore à ses gravures sur bois e livre doit le prix élevé qu'y mettent ns bibliophiles.
trouvera des échantillons curieux de la iture en France à toutes les époques dans publication intéressante qui n'a point rminée: le Musée de la caricature^ dont iru 78 livraisons in-4 (1834-38), repro- 235 estampes de diverses époques, dele moyen flge jusqu'à la chute du presmpire.
e des plus anciennes, datée de 1499, ine le Revers du jeu des SouysseSj faisait llusions malignes à la situation politi- ,e l'Europe; a Tépoque de la Ligue, des »hlets violents dirigés contre Henri 111 it accompagnés d*es(ampes qui repréiènt ce monarçiue faisant avec le dédes pactes horribles (60).
^ le milieu du xvm* siècle, un éditeur ien, J. Lagniet, publia un Recueil des Uustresproverbes^ in-4, où se trouvaient rand nombre de caricatures fort origi- . U est très-difficile de trouver cette col- >n complète, et elle a été parfois grossie èees qui n'en font pas nécessairement 3.Un exemplaire contenant 414 estampes, avoir été payé 122 et 400 fr., ventes Méon rirel-Vindé,*^a été adjugé à 1005 fr. en (il est décrit en détail au cataloKue ourdillon), novembre 1830, n* 53) ; re- 1 35 liv. st. à Londres, il est proposé au de 1400 fr. sur le catalogue des livres rtenant à M. L. T. (Potier, 1844, n** 115). nui les artistes qui ont le plus brillé le genre dont nous parlons, on ne sau-
I Parmi ces pamphlets devenus très-rares et es bibliophiles redierchent avec empresseon peut signaler la Vie et faits notables de ^dê Valois, i589 (payée 40 à 60 fr. dans quelrentes, réimprimée dans les Archives curieu' rUistoire de France^ t. XII); les Sorcelleries «ff de Valois f i589) ; le Départ du roy de re^ds Saint-^lloust^ avec une estampe satirique lentanl le convoi funèbre de Henri lll, burîment composé de courtisans à cheval, en I de moines (elle est gravée dans le Catalogue hibtiotkèque Leber, t. U, p. 205).
I Les amateurs s*em pressèrent de bonne de rechercher les productions de Callot ; le monde connaît le passage des Caractères i Bruyère qui met en scène un curieux qui kvoir parfaitement complet rœuvre du maître. n*avon8 pat à nous occupiir ici des travaux i anîtte ; on trouvera à ce sujet d'amples dédans le Jlafi $1 de l'amateur d'estampes de . LeUuiCy et surtout dans les Recherches de
rait oublier le nom de Callot, ce eraveur célèbre et d'une admirable fécondité. Il faut ranger dans la classe des caricatures :
Les Balli di Sfessania (danses fesceniennes) ou Curucuca* 24 figures in-12;
Les Varie figure y Gobbi^ 1616, in-8, 21 pièces ;
Les Capitani di Baroni , diverses attitudes ds gueux ;
Les Trots Pantalons^ etc. (61).
Longtemps après la mort de ce grand artiste, on mit au jour à Amsterdam un volume curieux, in-4 : Il Callotto resuscitato , composé de deux parties de 24 planches. Des éditions plus récentes sont plus étendues. Ces planches sont gravées par Folkema.
D'autres artistes, Tempesta , Quadt , etc., avaient, au xvu' siècle, gravé des charges et des figures comiques.
La fin du xvu* otfre deux ouvrages fort difiiciles à trouver :
1" Les Héros de la Ligue. A Paris, chez Louis-le-Grand , 1691, in-4. Ce volume, imprimé en Hollande, oD!re les traits travestis aune façon grotesque, du roi, de Mme de Maintenon et de aivers personnages alors puissants. M. Léon de Laborde en parle dans sa savante Histoire de la gravure en manière noire. Ces estampes ont été reproduites dans les Mémoires (apocryphes) de M. de Maure^ pas, publiés en 1792, 4 vol. in-8, et dans le Musée de la caricature , 1834, livraison 33' et suiv. De beaux exemplaires de ce livre rare se sont payés 110,130 et 98 fr. aux ventes La Bédoyère, Saint-Morys et Renouard.
2" Recueil de pièces fiéroiques et historié
Îues pour servir d'ornement à Vhistoire de ,ouis JT/ F (Hollande), 1693, in-fol. Ce mince volume se compose de treize estampe^ satiriques; il est de la plus grande rareté ; les pièces qui le composent sont de diverses dates, de divers formats et de divers burins. On peut consulter d'ailleurs le Dictionnaire des Anonymes de Barbier, n' 15,512 et le Cataloguede ta bibliothèque Leb€r,X. HI, p. 212. Ces estampes se rapportent principalement au projet de descente en Angleterre en 1692, et au combat de la Hogue. Elles furent saisies (62) chez le baron de Puechemeck, et il lut enfermé à la Bastille où il mourut. L'exem-
M. Heaume sur la vie et les ouvrages de Callot (Mé^ moires de C Académie de Stan'ulas, Nancy;, 1856 et i857), ainsi que dans l'ouvrage de M. Noël {Collections lorraines, p. 642-674) : TAnglaîs Green, Description of the Works of Callot, i8i4, est superflcicl.
La Revue des Deiix-Mondea, 18i2, V Artiste (5» série, t. HI) ont apprécié le talent de Callot. L'œuvre de ce maître à la bibliothèque Impériale ne comprend pas moins de 2,498 pièces (originaux et copies). On peut dire nu'il n'y a rien de plus commun que les faux Callot, et rien de plus rare que les véritables. Il existe au Louvre un irés-précieux volume contenant 156 dessins de Callot et provenant de la collection Mariette.
(62) U était périlleux à Tépoque de Louis XIY de s'attaquer directement à ce monarque. On peut voir dans le Manuel du libraire.i. IV, p. 2t7, que des ouvriers imprimeurs accusés d'avoir travaillé h un libelle relatif au mariage secret du roi avec Mme de Maintenon (libelle orné d'une caricature qui parodiait insolemment la statue de la place da»
CAR
DICTIONNAIIIE
CAR
ifOV
I)laire Leber avait passé successivement dans es ventes Morel-vindé (pavé 100 francs) et N. (Noailles) à Londres, en 1835 (payé 5 1. st. 12 sh.).
Signalons encore YAlmanach royal cornmençant avec la guerre de 1701. Paris, de l'Imprimerie royale du jPea7-Louf 5 (Hollande, in-folio) : ce recueil contient des estampes satiriques accompagnées de vers hollandais et français contre Louis XIV et Philippe V ; il est rare. M. Leber (Catalogue^ t. III, p. 212) indique les sujets de quelques-unes de ces estampes qui parurent successivement dans une période de plusieurs années.
Le système de Law et les spéculations eitravagantes auxquelles il donna lieu provoquèrent la verve des graveurs hollandais; une publication colleclive, intitulée le Grand Théâtre de la Folie, vit le jour en 1720, in-fol.; elle comprend 75 pièces qui parurent en partie <^uccessivement, et dont il a été ensuite fait des recueils.
Les nombreuses caricatures mises au jour par les différents partis, à l'époque de la révolution, ne sauraient nousoccuper ici ; elles ont été l'objet d'un livre curieux, Y Histoire de$ caricatures de la révolte des Français^ (Paris), vers 1792, 2 vol. in-8, tig. au bistre. Cet ouvrage de Boyer de Nîmes n'a pas été achevé, et il est devenu bien rare. Le second volume est très-mince. Rédigée dans un sens opposé à la révolution, cette publication dut cesser, et il n*est pas douteux quQ des motifs de prudence, alors fort légitimes, n'aient fait détruire la plupart des exemplaires.
La révolution de 1830 donna en France l'essor à la caricature politique : le journal qui prit ce nom, et qui parut depuis le k novembre 1830 jusqu'au 25 avril 1835, renferme 524 planches parmi lesquelles il en est de très-curieuses; la malice et l'habileté du dessin y brillent avec éclat. De nos jours des artistes en renom : Traviez, Gavarni, Danton, Grandville, Chariet, Daumier, Bertall, Cham, ont fait de spirituelles caricatures et des charges élégantes.
Chez les Anglais, habitués à porter dans la satire politique une liberté presque sans frein, et doués d'un grand fonds d'Aumour, la caricature devait se développer d'une façon remarquable. Hogarth, mort en 1764, Téleva à une hauteur quellen'avaitpasatteinte jusqu'alors ; l'œuvre de cet artiste, composé de 50 planches environ, est extrêmement rechercné en
Victoires) furent pendus le 19 novembre i694 après avoir subi la question ; d'autres individus impliqués dans cette affaire furent envovés aux galèrev. — On a prétendu que Fauteur d un au'te libelle imprimé en Hollande en 1689 et dirigé surtout contre Tarchevèque de Reims, le Tell'f r, et contre Mme de Main tenon, avait été enfer i é dans une cage de fer au mont Saint-Michel , mais cette circonstance est demeurée fort obscure. Voy. le Catalogue Leber, n"" i,478, le Catalogue Pixerécourt, n^ i ,587 , et les Variétés historiques et littéraires publiées par M. Ed. Foumier, I. V,p. 209.
(63) I Les amateurs français ne peuvent pfétendre âi la possession des estampes originales d llogartb, fa*il faut laisser aux Anglais toujours prêts à les
Angleterre (63). Le Manuel du libraire indique neuf reproductions diverses de ces planches, et plus ou moins complètes; elles ont été
Subliées de 1768 h 1817, en divers formats, ous connaissons une autre édition, mise au jour en Mil, en 2 vol. in-i: Hogartk's soorks engraved by Cooke of Davenport^ wiih des» criptionsy 1827.
Une liste peu détaillée de l'œuvre dHogarth se trouve daus le Manuel de l'amaiew d'estampes, par Charles Blanc, t. H» p. 367- 369, et M. Francis Wey a consacré une notice à cet artiste, dans la Revue contemporaine, numéro du 31 mai 1853.
La caricature fut constamment, dans U Grande-Bretagne, un véritable journalisme
Bolitique en images, et un savant ingénieux, [. Thomas Wright, a pu trouver dans celles qui ont été publiées sous le règne des trois Georges, les matériaux d'une Histoire d! Angleterre sous les princes de la mai$on de Hanovre ( Londres , 1848 ). Cet ouvrage, peu connu en France, a fourni lesugetde deux articles de M. Lemoine (La Caricature en Angleterre au xvm' siicle\ insérés dans la Revue des Deux^Mondes (t. m de 1849).
Fort au-dessous de Hogarth, mais doué cependant d'un véritable mérite, ^e place Rowlandson, possédant une facilité infatigable ; on regarde en général comme ce qu'ifa fint de mieux, les Miseries ofhuman life, recueil de 50 estampes grotesques, qui accompagnent une des nombreuses éditions oun ouvrage enjoué, dont le succès a été erand en Angleterre, et dont il a paru, en 1809, une traduction française intitulée : les Petits malheurs de la vie humaine.
Parmi les ouvrages que Rowlandson a illustrés de ses dessins, on peut citer uoe édition du Vicar of Wakefield, 1823, les Sentimental Travels in France before the révolution, 1821; un volume intitulé iVap/ff oarl the Campagna Felice, 1815; et surtout le Tour ofDoctor Syntax in searchof the pieturesque, 1813, in-8, avec 30plancnes, facétie qui a obtenu une grande vogue.
Parmi les artistes anglais, qui ont brillé en ce genre, aucun n*a surpassé James Gil- Iray, né en 1757. Après une jeunesse asse? orageuse, il se livra à Tétude de l'art du graveur. Il acauit bientôt une habileté consommée dans It3 maniement du burin, et parmi ses productions qui furent alors fort goûtées, on distingua la Délivrance du pri-
couvrir d*or. Quand nne mesquine et chéiive estampe, grande comme un dessus de tabatière, est payée en vente publique 52 livres sterling (veaie Gulston en i786), et 40 liv. st. Ssch., ane antre dont le prix originaire était de 4 shellinn, tont bommc qui n*a pas à sa disposition les trâors des Nababs, ne pense plus à de telles curioailés. Hogarth eut, n est vrai, un très-grand mérite; ilhl peintre de mœurs : c*est là son véritable Uira de gloire. U saisit admirablement ce que la sodéié offre de ridicule et de vil, et dans ses compoairKns presque toujours exagérées k dessein, il fit enCrar îles conceptions énunenimcnt philosopliiqaot. i (Kenouard, Cat. d'un amatettr, I, 510.)
CAR
DE BIBLIOLOGIE.
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:er# de la Bastille ; Tippoo-Saeb remet- $€s file en otagee au général ComttalliM^ rtout un très-beau portrait de Pitt.
[tendant ce n'était pas du côté du por- )u des compositions sérieuses que devait riger le talent de Gillray ; : ce fut en exint avec malignité }cs événements potes qui s'accumulèrent à la fin du xvm* ^ ce fut en livrant au ridicule les nés et les choses, qu'il devint un mo-
cëlèbre. Il commença par se ranger 6té de l'opposition ; il se moqua du roi .'S princes. Georges lil poussait un peu l'économie et la simplicité; Gillray le isenta comme un avare employant toutes % de moyens pour entasser quelque it; on fut surtout frappé d'une estampe montra le monarque au moment de se er mal i l'aspect d'un portrait de Cromqu'il regarde à la lueur d'un bout de lelle.
prince de Galles, formant avRc son père »ntraste des plus complets, se livrait à lépenses extravagantes : Gillray le renta sous les haillons de TEnfant-Pro- , demandant l'aumône; la ressemblance palpable. Les courtisans, les ministres mvaient pas grâce devant ce redoutable lateur ; on prit le parti de le faire taire ichetant. Il était peu rangé dans sa con- ; il dépensait tout ce qu'il gagnait, et livrait à l'intempérance ; une pension ^e sur les fonds de la liste civile lui vrîr les yeux, et il prit alors pour but ss attaques les révolutionnaires et les ais, contre lesquels l'Angleterre soutei cette époque une guerre acharnée, is cette voie nouvelle, ouverte h son , Gillray montra une verve remarquat une imagination vigoureuse. La Conm trouva en lui un ennemi infatigable.
>lut i représenter les Sans-culottes sous aits de démons, se plaisant à se gor^er ng, et dévorant les corps de leurs vic- . Il dessina des scènes d'invasion où l'on létruire et fouler aux pieds tout ce c[ue eterre chérit et vénère ; l'église de Sainten flammes ; la Banque à moitié dé- ; le palais du Parlement saccagé; le
est Drisé, et à sa place s'élève une tine; des généraux, des prélats sont lis par terre, la gorge coupée; le roi, linistreSy les magistrats sont accrochés
lanternes» et les conquérants, se liau pillage, au meurtre, à tous les excès. »m prend sans peine quelle colère de les images soulevaient dans l'esprit du e.
\ autre estampe est dirigée contre un ai français, qui ne prit aucune part imes de 93, mais qui fut quelque temps, sasion de l'invasion projetée de l'Irlande, "eur de la Grande-Bretagne. Gillray se ï dessiner Y Apothéose de Hoche. Assis 1 arc-eU'Ciel, le général tient dans ses
une guillotine en guise de lyre ; au- \ de lui et gardées par des monstres
hideux, sont les tables du décalogue repu* blicain : « Tu assassineras, tu voleras,» et des milliers d'ôtres humains, décapités, sont à droite et à gauclie. Au-dessous on voit des campagnes abandonnées, des villes livrées à Tincendie, des scènes de carnage et de suicide; les ravages de la peste et de la famine ne sont pas oubliés.
On pourrait citer d'autres estampes de ce genre et mentionner celles que Gillray lança successivement contre le premier consul et contre le nouvel empereur des Français, mais nous ne devons pas prolonger davantage ces détails. Gillray cessa de travailler vers 1807; il avait éteint son intelligence dans les spiritueux, et dans ses dernières années, il ne fit que se survivre à lui-même.
A une époque plus rapprochée de nous, Bunbury, Cruilshank et bien d'autres, se sont fait une grande réputation par leur habileté % saisir les ridicules. Un artiste qui s'est caché sous les initiales H. B., a publié de 1828 à 1837 plus de 800 caricatures, en grande partie politiques, qui ont fort amusé le public britannique. (Voy.un article le concernant, dans le London and Westminster Review^ janvier 1838.)
Le Caricature Annual, publié de 1831 à 1837, renferme dans ses sept volumes plus de 1600 caricatures.
L'Espagne où le mouvement artistique n'est pas fort prononcé, a cependant produit un dessinateur satirique du premier ordre, François Goya. Né en 1746, mort en 1828, il fut un peintre très-distingué et un graveur des plus habiles; il publia ses Caprices (Caprichos), qui parurent en partie en 1796 et 1797 ; ils se composent de 80 planches, gravées au moyen d'une manière particulière à l'artiste; c'est un mélange d'eau-forle et d'aqua-tinta. On y voit des sujets de fantaisie, des iinages satiriques, des compositions fantastiques peuplées de figures nombreuses; il y a sans doute des allusions, mais on ne saurait toujours parvenir à les reconnaître. Ce qui est certain, c'est que Goya a dépensé dans ces compositions beaucoup de verve , d'esprit et de talent. « La plaisanterie de Goya fait trembler, et un de ses dessins en dit plus sur l'Espagne que toutes les relations des voyageurs. » {Revue encycl.^ tom. L, p. 329.)
Après les Caprices^ Goya grava la Tauromachia, série oe 33 estampes, représentant des épisodes de combats de taureaux. 'Tout y est sacrifié au tapage, à la furie de l'action, mais on y trouve des types d'une réalité parfaite, des groupes admirablement composés.
Une autre collection beaucoup moins connue, dont 80 planches au plus ont passé les Pyrénées, et dont on n'a peut-être tiré que quelques épreuves d'essai, repré.sente des combats, des scènes de la guerre de l'indépendance, toiyours vues par le côté épiso dicjue et de la façon la plus saisissante. Il existe à Madrid des cuivres de 80 de ces planches, dont il n'a été tiré, dit-on, qu'un seul exemplaire complet (64).
Inoonna en France pendant longues années, I«e Dictionnaire de la Conversation (2« édition); la tt enin devenu rcbjei d'une Juste attention. Nouvelle Biographie Qénéraie de HH. Y^vi^vA^^^^^^
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Ce n'est que lors des événements de 1848, que i'Altemagne entra dans la v(»ie de la caricature. Jusqu'alors on ne connaissait guère qu'un petit nombre d'estampes satiriques, dirigées par Schadow contre l'empereur Napoléon, que les croquis du Suisse Distels. La liberté ^ui régna quelques années en Prusse fit surgir des caricatures politiques assez nombreuseSy mais elles étaient trop compliquées, ce qui les rendait inintelligibles pour le gros du public.
Nous terminerons ces détails trop étendus peut-être, en signalant deux ouvrages curieux et dignes de Ggurer dans le cabinet d'un amateur.
. Principes de caricatures, suivis d'un Essai sur la peinture comique, par Grose, traduit en français, avec des augmentations, par A. Renouard, Paris, 1802, in-8. Dans le Catalogue d'un amateur (1818, t. I, p. 324), M. Renouard raconte comment il employa quelques soirées de loisir, dans un séjour à Leipzig, à retoucher une mauvaise traduction de cet ouvrage anglais qui est assez intéressant; il tit imprimer son travail à 200 exemplaires, dont un sur peau vélin.
An historical sketch ofthe art of caricatu- ^i^9f by J. Peller Malcolm, Londres, 1813, in-4; volume accompagné de gravures curieuses.
Disons enGn, que dans le Recueil des publications de la société havraise d'études di* verses (1850), on trouve une notice de M. Borely, sur la charge et la caricature en France: quelques estampes satiriques du xviu* siècle y sont mentionnées.
CARTES A JOUER. —Les cartes appartiennent à certains égards h la bibliologie; celles qui remontent à une haute antiquité, sont vivement recherchées par les collectionneurs, et les livres qui roulent sur ce sujet ont un prix véritable.
Nous n'avons pas à nous occuper ici de l'origine des cartes et de leur histoire : de gros volumes ont été écrits à cet égard, nous y renvoyons, on pourra y recourir. Nous nous bornerons à dire que, d'après les recherches les plus exactes, il paratt que les cartes nous viennent do l'Asie, tout comme les échecs, et qu'elles ont été introduites en France par les Bohémiens. Depuis longtemps il y a des cartes en Chine et dans l'Inde, et pour jeter de la clarté sur les questions qui se rattachent à ce sujet, il est indispensable de ne
{)as se borner à feuilleter des livres (ce dont a plupart des auteurs qui se sont occupés des cartes se sont contentés ) , il faut avoir en mains les jeux servant depuis si longtemps à divertir les oisifs.
Une collection fort curieuse de cartes de divers pays et de diverses époques avait été
consacré des articles. En 1842, le Cabinet de Cama^ teur et de C antiquaire avait donné un catalogue raisonné de la majeure partie de son œuvre. En 4858, M. L. Matheron a publié un éléf^nt petit volume intitulé Goya {Paris^ Schulz et Thuillicr), <tont rimpression Tait honneur aux presses d'un typographe bordelai:», M. Gounouilhou. Les
rassemblée par M. Leber, et fait aujourd'hui partie de la bibliothèque publique de Rouen; elle est décrite en détail dans le Catalogue de cet amateur, tom. I, p. 237 et .suiv. Cette réunion de matériaux dérobés pièce h pièce à une foule d'époques et de lieux différents, est le produit de recherches as.sidues et minutieuses ; ces restes d'images grossières ou frivoles, mutilées par le temps, ont un véritable prix. Dans cette collection, on remarque une copie très-soignée des 17 cartes tarots, qu'on regarde comme ayant été peintes parGringonneur, pour le roi Charles VI, vers 1392; les originaux sont conservés au Cabinet des estampes à la bibliothèque Impériale. Ces cartes sont è l'aquarelle gouachée sur un fond d'or à cadre d'argent. On ne connaît pas de monument plus ancien de l'usage (Tes cartes en France, quoiqu'on ait des preuves écrites d'une ancienneté beaucoup plus reculée.
M. Leber tirant parti des matériaux qu'il avait rassemblés avec tant de zèle et de patience, s'en est servi pour composer sur les cartes des Etudes historiques qui ont été insérées dans le t. VI de la seconde série des Mémoires de la Société des Antiquaires (elles ont été aussi tirées à part), et dont la lecture est indispensable à quiconque veut avoir une idée exacte de cettequestion.il faut rapprocher ces Etudes des Observations de M. Duchesne, que nous signalerons dans un instant. C'est également H. Duchesne qui a donné des soins assidus à une belle publication exécutée par la Société des bibliophiles français : Jeux de cartes tarots et de cartes numérales duxiV au xvi* siècle, Paris, 1844, petit in -fol., 100 planches qui reproduisent de très- précieuses cartes conservées à la bibliothèque Impériale.
Nous allons mentionner les principaux ouvrages relatifs aux caries :
Recherches historiques sur les cartes à jouer (par Bullet), Lyon, 1757, in-8. Ouvrage qui n'est pas sans mérite, mais qui a été composé d'après les livres et non d*après les vieilles cartes qu'il aurait d'abord fallu examiner.
Eclaircissements sur Finvention des cartes à jouer, par l'abbé Rive, Paris, 1780, petit in-8, travail insignifiant. Le Journal dis Savants en a rendu compte, ao&t 1780.
Recherches sur les danses des morts et sur V origine des cartes à jouer, par Peignot, PArii, 1826, in-8. Ces recherches sont assez étendues, mais elles auraient pu être plus coophites, et elles auraient d& s'appuyer sur les monuments.
Rescarches in to the history of playiiy Cards, by S. Weller Singer, Londres^ 181§, in-4. Ouvrage d'une belle exécution, tiré k
ouvrages de Goya, très-recherchés aujourd'hui dei amaleurs, se payent cher; les Capriehos yaleot plus de 150 fr.; un exemplaire, tirage faible, s*eit pavé 160 fr., vente Alphonse David, en déceoibra 18^9, et la Tauromachia (55 pièces) 225 fr«, veBU F. Y. en mai 1859.
CAR
DE BIBLIOLOGIE.
CAR
plaires seulement, et conteDant des . d'un grand prix, quoiqu'il soit loin )uisé la matière. M. Depping lui a un curieux article dans la Revue dique, t. IV, p. 65-80.
\na Jtpeculationê on ihe origin and 'playing Cardj, by W. Chatto, Lon^ 8, in-8 ; très-beau volume exécuté oin et le 6ni qu'on remarque en ins les publications anglaises; nomgures parfaitement gravées offrant mile de vieilles cartes appartenant peuples ; lois et ordonnances rengard des jeux de cartes; extraits qui ont fulminé contre leurs abus, soyons pour plus amples détails à 3, qu'en 1849 nous avons consacrée iportanle publication, et qui parut Revue archéologique, "tes à jouer et la Cartomancie, par eau, jPam, 1854, in-12; volume né de gravures curieuses, insérées exte.
mes imprimer en province, il y a [temps, une trèsoCOurteA^oa'ce biblio- '. sur les cartes; c'était la traduction e nous offrait k cet égard un ouimand, vaste répertoire de l'érudiographique la plus élendue (Lehr^ • Literdrgeschichte der beriihmtesten sMittelalterSy von J.-G.-T. Graesse, ind Leipsig, Arnoldische Buchhandl, B. 11. s. 879-885) ; nous ajoutâmes indications nouvelles à cet aperçu, î on peut très-bien le regarder ledit, comme il a d'ailleurs le mé- ) fort court, nous ne craignons pas produire ici.
l'invention des cartes, le jeu de
plus répandu était celui des dés, e à une antiquité fort reculée ; les
entraîna attirèrent sur lui, è maintes, les anathèmes des Pères de il nous pourrions ici entasser des de saint Ambroise, de Clément d'A- ,de saint Ëphrem, de saint Isidore de t de bien d'autres, sans oublier ceron de saint Cyprien : De aleatoribus U, p. 1494).
islateurs ne négligèrent point d'esréprimer cet instinct qui porte à tenter l'avenir. (Voyez à cet égard . Novell. 123; V. J. Beselinus , De ris romani circa ludos approbando,
1722, in-4; Cujaccius, Paratitl. ad lit. 5 D. et 1. m, tit. 43; ejusdem, n libr. iv prior, cod, Justinianei,
688 ; Gothofredus, Comm. ad Cod.
, I. m, tit. 16, p. 352; Schilterus, IPandect., 1. xi, t. V, p. 140; J. Voem. ad Pandect.. 1. xi, tit. 5, t. I, Les canonistes et les conciles fui- .(Voy. Basilicon, 1. lx, tit. 8; Balsa- (lastarès apud Berevigii Synodicon, 672, t. I,p. 184; t. Il, p. 167, in-4.) lis prohiba, en 1254, les jeux de dés es ; Frédéric II en fit autant {Constil. m, tit. 57). Tout fut inutile; la soif 1 se moqua de toutes ces faibles
entraves, et l'on inventa sans cesse de nouvelles espèces de jeux, ainsi qu'on peut s'en assurer en consultant le 25' dialogue de Pétrarque, De remediis utriusq, fortunœ, et surtout M. Corderius, De corrupti sermon, emendatione^ c. 38 (Lugd. 1535, in-8). Chacun sait que dans Babelais (liv. i, chap. 22), Gargantua, sortant de table, après s'être lavé les mains de vin frais et s'être escuré les dens avesque un pied de porc, se met à jouer à près de deux cents jeux différents.
Dès le XV siècle, au milieu d'une foule d'in-folio de droit canon et de scolastique, on voit paraître quelques livres relatifs aux jeux, aux échecs surtout; nous pourrions mentionner ici l'ouvrage du carme portugais, J. Consobrinus, Tractatus de justitia com^ mutativa et arle campsonia seu cambits ae alearum ludo (Parisiis, per Guidonem Mercatorem, in campo Gailtardi, 1496, in-8) , et un poëme allemand, intitulé WUrfelspiel (Bamberg, 1483, in-4, 12 feuillets); il commence ainsi : (Ich hab verspielt was ich ban, darvmb mus ich nacket stan.)
Du reste, ces deux ouvrages seront certainement analysés en détail dans la Bibliographie échiquienne qu'a préparée M. Fr. Alliey (voy. \e Bulletin du bibliophile, 1838, p. 405, et la Littérature française contemporaine de M. Quérard, 1. 1, p. 17j; ajoutons seulement que l'on trouve une énumération bibliographique des livres et des auteurs qui ont écrit sur les échecs dans le Philidorian de Walker, 1838, in-8, et que l'on consultera avec fruit l'ouvrage de Blasmann, Geschichte desSchachspiels.
Au moyen flge, le jeu des échecs était en grande vogue. Petrus Alphonsus l'énumère parmi les sept probitates requises d'un chevalier; ce sont : equitare, natare^ sagittare^ cestibus certare, aucupare, scacchfs Indere^ versificare. [Voy. l'édition de la Disciplina c/ertca/w, donnée par Schraidt [Berlin, 1827), p. 44, 115, 116; voy. aussi Fréret, De Vorigine des échecs, dans les Mém. de l*Acad. des Inscript, t. V, p. 250-259, et le curieux et savant ouvrage de Bulsmann, Stadtwesen des Mittelalters, t. IV, 253-256.)
Quant aux cartes, il s'agit d'abord de savoir i quelle époque il en est fait mention pour la première fois; quelques écrivains ont écrit que c'était en 1240, se fondant sur le 38' canon du concile de Wigorn ivoy. Du Gange, Gloss. med. lat., t. II, p. 154) : Prohibemuê etiam clericis, ne tntersxnt ludis inhonestis, vel choreis, vel ludant ad aleas^ Vil taœillos ; nec sustineant ludos fieri de rege et regina, nec arietes levari, nec palœstras publicas fieri. On doit reconnaître que rien n'est moins décisif, moins explicite qu'une semblable explication.
On s'est également appuyé d'un passage assez équivoque de Pipozzo de Sanaro, qui écrivait en 1299, et dont l'ouvrage est cfemeuré manuscrit {voy, Tiraboschi, t. VI, p. n, p. 402. ou t. XVIU, p. 316 de l'édit. in-12). Zani observe avec raison UUater, per serv. alla sioria, etc., 1802, p. loO), que le silence de Pétrarquei au sujet des cartes, dans l'écrit
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neuvième heure du jour, etc. Une dame offrait à son esprit J'idée à' Eve, de Judith , de Dolila, de fa reine deSaba, de la sainte Vierge: un valet était pour lui le centenier de TEvaQgile; un rot, Adam, Salomon, ou tel autre monarque de l'histoire sainte ; les douze fl-
!;ures réunies lui représentaient les douze ontaines d*Elim, les douze pierres précieuses du rational du grand prôtre, les douze pains de proposition, les douze princes des douze tribus d'Israël, les douze pierres dont Elie fit un autel, les douze patriarches fils de Jacob, les douze bœufs qui soutenaient la mer d'airain que Salomon avait fait fondre, les douze apôtres, les douze articles du symbole, les douze fêtes qui se célèbrent d'une manière
Sarticulière dans l'Eglise en l'honneur de ésus-Christ. Mais quel secours la mémoire du pieux grenadier ne trouvait-elle pas dans la dénomination des cartes? Le carreau le faisait nenser à l'endroit où fut placée la croix ; le pique^ à la lance qui ouvrit le côté du Sauveur; le trèfle, i>àr ses trois feuilles réunies, h l'amour des trois femmes qui allèrent le matin avec des parfums au saint-sépulcre. Les 52 cartes lui indiquaient qu'il y a 52 semaines et, par conséquent, 52 dimanches dans l'année, et s'il comptait les points de toutes les cartes, il en trouvait 365, autant qu il ^ a de jours dans l'année solaire.
Mais notre grenadier ne se contente pas d'appliquer sa nmémonique à la religion, il l'applique encore à la mvthologie; un trois lui représente les trois fils de Saturne, Jupiter, Neptune et Plulon, les trois Furies, les ^rot5 Grâces, les (roû Hespérides, les trois filles de Minée, les trois cnevaux du char de Pluton. Un quatre, les quatre âges, les quatre chevaux du char du soleil , les quatre labyrinthes, celui d'Egypte, celui de Crète, celui d'Italie, celui de Lemnos. Un neuf, les neuf Muses et les neuf arpents qui couvraient le corps du géant Tithius. Les douze figures le font songer aux douze dieux et déesses du premier ordre, aux douze travaux d'Hercule, etc.
L'exposition de cette méthode, dont l'on ne trouve ici qu'un très-court échantillon, est suivie d'un demi-volume de notes oh il est question de omni re scibili et multis aliis.
Les écrivains du moyen âge aimaient fort h moraliser: nous ne remonterons pas jusqu'au moine Jacques de Cessoles dont le Solaeium ludi scaccnorum eut une vogue extraordinaire. Ba\n(Repert. bibl,,u'' 4891-4905], en indique quatre éditions latines, quatre allemandes, deux italiennes, deux anglaises, trois flamandes, toutes antérieures au xvi' siècle ; il se trouve à la bibliothèque du Roi un oxemplaire sur vélin de Tédition de Vérard, 1504, in-fol. , décrit dans le Catalogue de Van Praët, t. m, p. 35; l'édit. italienne de 1493 est décrite dans la Bibliotheca Spense^ riana, \\* 1009, qui donne le /ac-«>iiuedeneuf des figures; elle s'est payée 95 fr. 50 chez le comte Boutourlin , en 1839 (1" partie du cat. n* 487, ex. en mar. rouge); les figures sur bois qui la décorent ort été fort exactement reproduites dans une réimpression faite ea
1829 et dont il existe deux exemplaires sur vélin; ajoutons que M. Leber, que nous aimons à citer, a inséré sur J. de Cessoles une notice aussi curieuse qu'instructive au Bulletin du bibliophile (im, p. 527-634). Le Dominicain Ingold (voy. Quetif, t. II, p. 821) voulut aussi moraliser tous les jeux, y compris ceux de cartes (Yoy, Panzer, Deutsche annal, I, 65, Meister, Éeitr, Z. Deutseh. l, p. 160-164; Prosper Marchand, I, 330) : le prologue de son Guldin spil se trouve dans Haeberlin, total, bibl, ms. Raym. Kraftii, Ulm, 1739, in- 8, p. 42, et dans Sincerus, Thés. Bibi I, 122.
' CARTES GEOGRAPHIQUES. — Quelmies notions sur cet objet qui fait partie oe la science des livres, ne sont point déplacées dans notre Dictionnaire.
Agrippa, le gendre d'Auguste, araît entrepris de faire peindre, dans un portique bâti sur le Champ de Mars, une représentation du monde alors connu. Il mourut sans avoir accompli son projet, mais Auguste se chargea de compléter cette œuvre d'où procèdent les documents géographiques que les anciens nous ont transmis. De telles cartes exigeaient un développement considérable; le portique
Eouvait l'odrir, mais il ne fallait pas songer obtenir des cahiers d'une aussi grande dimension ; on fit donc des réductions, et il nous en est heureusement parvenu une des plus intéressantes.
La table dite de Peutinger dont on ne connaît qu'une seule copie conservée à la bibliothèque de Vienne, a 33 centimètres de hauteur sur huit mètres environ de longueur. Elle se composait d'une série de douze; la première, qui comprenait une partie de la Gaule, la plus grande partie de la Bretagne, la Mauritanie et l'Espagne, a été détruite et manque malheureusement. Il s'est conservé du surplus une copie qui , d'après plusieurs indications, paraît avoir été faite eu 1265, par un moine de Colmar.
Cette carte est tracée d'après l'étrange système adopté par les Romains. Pour avoir des cartes portatives à Tusage des généraux d'armée , on allongeait le tracé en le déprin)ant, en sorte que la mer perdait beaucoup de son étendue et que la configuration des terres était sensiblement changée. Pour remédiera cet inconvénient, on traçait sur la carte des lignes indiquant la route qu'il fallait suivre pour se rendre d*une localité à une autre, et le nombre de milles qui les séparaient. On avait ainsi des routières et non de véritables cartes. Dans la carte qui nous occupe, les régions perdent leurs relations de latitude; les fleuves ne coulent plus que de Test k l'ouest; le Rhin et la Meuse deviennent k peu près parallèles à la Loire et à la Garonne: uiais dans cettedéformation, deslignes trâeées entre les localités, indiquant les routes, y sont accompagnées de chiffres qui marquent les distances. La date à laquelle remonte la cartô originale a été fixée, par les érudits les plus dignes de foi, aux règnes d Alexandre Sévère et d'Aurélien (222-270V
Dès l'an 1591, Marc Velser publia à Vemia
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• DE BIBLIOLOGIE.
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les fragments de cette carte ; elle fut le pour la première fois en entier par de Scheyb, à Vienne , en 1743 ; depuis . eu deux autres éditions, ^si, 1809 ; g^ 1824» Tune et l'autre avec de bonnes critiques. Une réduction se trouve dans nre de$ chemins de r Empire romain^ iergier. Voir aussi un mémoire de acbe dans les Mémoires de V Institut ces morales et politiques), t. V; les Andes Voyages^ t. I; Scboeil, Histoire de éraiure romaine, t. III, p. 251, etc.
cartes manuscrites du moyen âge ont i quelque temps été roL)jet de travaux sportants. Tout ce que possèdent en ce les grands dépôts de l'Europe a été rché, discuté, examiné, et en partie pu- >n trouve dans le Bulletin (en allemand) Société impériale de géographie de ;0 (1" cahier de 1859) une notice de kovitch sur divers travaux de Fra Mauro, s célèbre des cosmographes du xv* siè- 6). L'auteur mit à proût un séjour qu'il Venise pour y rechercher dans les thèques des couvents ainsi qu'aux ar^ 9 centrales les manuscrits et les cartes î rapportent à la géographie du moyen La bibliothèque de Saint-Marc possède seule plus de vingt cartes ou portuinanuscrits des xiv*, xv et xvr siècles. dans le Museo Correr que se trouve un Jus anciens portulans connus, celui de Visconte, daté de 1318. Le savant tra- ]uoique un peu diffus] de M. le vicomte Qtarem {^ssai sur l* histoire de la cosmoue et de la cartographie au moyen âge, , 1848-52, 3 vol. iu-8), offre à cet égard nasse très-considérable de renseigne-
fait grand cas de l'Atlas de 35 cartes lia oblongy publié à Bruxelles en 1849, i accompagne la Géographie du moyen e H. Leiewel.
IX publications importantes ont été cônes aux anciennes cartes antérieures à 500 ; c'est d'abord l'ouvrage de M. Jo- : Monuments de la géographie, grand io, où sont reproduites en fac-simile ^aphiés les cartes les plus anciennes is plus remarquables quon ait pu ivrir. Le mérite do l'exécution et l'exi intérêt scientiûque placent cette belle cation à un rang fort élevé (67). C'est te l'Atlas qui accomi>agne le savant f de M. le vicomte de Santarem (mort <56), que nous venons d'indiquer. Cet , resté inachevé , reproduit une carte 1* siècle, une du viir, une du ix'.
Il X*, six du XI*, huit du xn*, quinze du onze du xiv', onze du xv*.
de Santarem commença par publier, à
Des travaux ianporUDls ont été consacrés à «lograpbe. Placido Zurla a publié à Venise en ua in-folio ialilulé : // mapfamondo di Fra \ dêseritto ed illuslrato. Un article de M- Walcr dans la Biographie Universelle niérllo
lu.
I La septième livraison publiée en 1857, qne
vonssous les yeus, contient une carte du globe
DiCTIONN. DE BiDUOLOGIS.
l'appui de sa thèse nationale sur la priorité des découvertes des Portugais en Afrique, une série de documents partiels empruntés à toutes les cartes, à tous les portulans connus du XV et du xvr siècle. Comprenant bientôt que ces copies partielles ne répondaient pas aux besoins d'une étude sérieuse, il conçut le plan, qu'il réalisa en partie, d'une publication plus large composée des monuments mêmes dans leur intégrité ; sa mort a interrompu ce grand travail qui n'en est pas moins une de ces publications qui font époque dans la science, par la masse de faits nouveaux qu'elles y apportent.
L'ardeur avec laquelle on étudie les progrès de la géographie donne une grande valeur aux cartes manuscrites du moyen âge. M. Walckenaër possédait en ce genre un objet très -précieux, une carte rédigée en 1500 par Juan délia Cosa, pilote oui avait accompagné Christophe Colomb clans son second voyage (1493). Cette carte fut adjugée au prix élevé de 4020 fr. Elle a été, nous le croyons, acquise pour l'Espagne, et elle est d'autant plus importante que les plus anciennes cartes de l'Amériaue non insérées dans les éditions de Ptolomee ou dans les cosmographies du xvi* siècle que l'on ait connues jusqu'ici, sont celles de 1527 et 1529 de la bibliothèque de Weimar.
Un portulan vénitien du xvi* siècle, manuscrit sur vélin, composé de 6 feuilles, daté de 1384, s'est payé 400 fr. à la même vente. La bibliothèque Impériale possède un atlas en langue catalane de l'an 1374, auquel M. Buchon a consacré de longues recherches. (Voy. la Notice et extraits des manuscrits de la bibliothèque du Roi, t. XllI.)
Un atlas remarquable composé de cartes jusqu'alors inédites accompagne l'ouvrage de M. Fr. Kunstmann, publié a Munich, en 1859, in-4 {Die Entdeckung Amerikas... la Découverte de l'Amérique : Exposé historique d'après les sources les pius anciennes). Ces cartes sont ou nombre de treize ; les originaux se conservent dans les bibliothèques de Munich. Le n* 1 est une carte exécutée vers l'an 1501 par Pedro Reinel, habile pilote portugais. Le n** 2, oui date de 1502 ou 1503, représente, suivant l'opinion d'alors, l'Amérique comme une réunion d'iles plus ou moins grandes; le Canada et le Brésil figurent parmi ces îles.
Dans le n''4 on voit la péninsule de Yucatan qui ne fut reconnue qu en 1517 ; le n*" 5 est extrait d'un atlas en sept feuilles, dessiné en 1519 par Visconte de Maïollo; les cartes 6 et 7, bien plus récentes, sont extraites d*un atlas
3ui appartient à l'université de Munich et ont l'exécution doit se rapporter entre les années 1540-1550. La côte américaine est
par Hohaned-Ebn-Ali-EbnAhmed, de Fan 1009 de rbégire, la Mappemonde de Sébastien Cabot, et une carte militaire du moyen âge représentant te tbéàtre de la g^ierre à Tépoque des conque: es des Vénitiens eu terre-fenne ; enfin des cartes du xvi* siècle figurées sur une cassette de la collection Tri- Yulci.
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couverte d'une nomenelalure Irès-richc. Les cartes8àl2 sont tirées d'un magnifique atlas poi-tugais, dessiné par Vaz Dourado, et qui porte la date de 1571. L'original se conserve aux archives de Lisbonne ; l'exemplaire de la bibliothèque royale de Munich en est une très-belle copie exécutée en 1580. Ces cinq cartes complètent le pourtour entier du nouveau continent. Le dM3 est copié d'une carte anslaise manuscrite, dessinée à la date de 1592. Le nom d'Amérique se montre pour la
Jremière fois sur l'atlas de Vaz Dourado. Les spagnols n'employaient pas encore cette dénomination qui, en Allemagne, fut appliquée de très-bonne heure aux deux continents ; on le trouve pour la première fois sur une carte qui est jointe quelc|uefois à un volume d'une extrême rareté , imprimé à Cracovie en 1512 : Introductio in Ptolemœi Cosmographiam.(Voy. pour plus amples détails la Revtie germanique, octobre 185d,p. 204-206.)
L'ouvrage le plus ancien où se trouvent des cartes de géographie gravées sur métal, est l'édition latine de Ptolémée imprimée à Rome en 1478 in-folio. Ce volume très-rare et précieux (un exemplaire a été payé 975 francs à la vente de Waclkenaër) renferme 27 cartes ( une carte Générale, 10 pour l'Europe, 4 pour l'Afrique, 12 pour l'Asie ) . Elles sont fort bien exécutées, et les lettres sont frappées sur des poinçons et à coups de marteau. Nous aurons d*ailleurs l'occasion de reparler de ce volume, à l'égard duquel on peut consulter ï Origine de l'imprimerie par M. Aug. Bernard, t. II, p. 155.
La CeograpAta diFrancescoBerlinghieri, in ierza rima, m-folio imprimé à Florence, est également un livre d'un grand prix. Il contient 31 cartes gravées sur métal, d'une manière informe, mais qui sont importantes pour l'étude de la cosmosgraphie à cette épooue. On trouvera des détails sur ce volume dans le catalogue La Vallière (t. U, p. 514) et le catalogue Libri (p. 157 ). Les cartes géographiques, fort curieuses et fort développées, contiennent les degrés de longitude et de latitude marqués, comme dans les cartes actuelles , par des lignes qui se coupent. Dibdin a décrit cet ouvrage dans ]àBibliotheca Spenseriana, et il a donné un fac-similé de la carte relative à Tile de Corse.
Le premier ouvrage français (]ui contient des cartes gravées en bois est le livre intitulé: Des saintes vérégrinations de Jérusalem, Lyon , 1488, in-fol. C'est une traduction libre delà relation latine du voj^age de B. de Breydenbach dans la terre sainte (68).
N'oublions pas l'/^o/artode Bartholomeo de
(68) La première édition de ces Peregrinationes vil le jour à Mayence en i486. Le Manuel du /rbraire renferme des détails étendus. Voir aussi la Bibliotheca Spenseriana, t. III, p. 206-228; le Journal of the geographical Society of London, 1839, I. IX; \e Bulletin du bibliophile, 1846, p. 517, etc. M. Léon de la Borde (Revue française, l. XI, pag. 192) faii reloge des dessins contenus dans ce Voyage. Les trois premières éditions et la très-rare traduction espagnole (Çaragoça,H9S) sonl décrites fort longuement dans le Serapeum, !• 111(1842), pag.
U Sonnetti (Zamberto) : il existe deux éditions de cet ouvrage ; la première, sans lieu ni date, a paru à Venise vers 1480. C'est un recueil de sonnets en vénitien* destinés à décrire les lies de l'Archipel ; il est accompagné de 46 cartes gravées sur bois ; l'auteur affirme les avoir lui-même dessinées sur les lieux : chacune est inscrite dans un cercle représentant les vents. Ce volume rare et recherché s'est payé de 50 à 80 fr. dans quelques ventes faites à Paris.
Si nous passons à des époques plus rapprochées, nous rencontrons les vieux atlas d*Ortelius, de Blaeu, de Hercalor ; ils sont aujourd'hui parfaitement inutiles ; ils ne servent Qu'à constater les progrès de la géographie (d9) .Les cartes de Robert de Vaugondy qui jouirent d*une assez grande réputation dans le cours du siècle dermer sont également délaissées.
On recherche encore le Tableau de$ friUes de France par Duchemin, carte curieuse ea ce que les plans de toutes les villes j soDt tracés d'après leur grandeur relative.
V Atlas historicus, de Hase, 1746, in-4 oblong 28, certes, est le premier essai qui ait été fait d'une suite de cartes représentant l'état du monde aux diverses époc[ues de l'histoire.
L'Atlas abrégé de géographie et d'histoire wmverselle, par Blumentnal, Paris^ 1840, in-fol , est resté inachevé , à ce que npus croyons; V Atlas portatif do Spruner , 1837 et années suivantes, publié à Gotha, dans l'institut géographique de Perthes qui a rendu tant de services à la science, est bien plus complet. On est bien aise de posséder les Ctvtfofff orbis terrarum, de Georges Braun, Coloniœ, 1612,4 vol. in-fol., à cause du grand nombre de plans et de vues qu'on y trouve. Une Collection e/ plans of the capitale and cities of Europe, par J. Andrews, Londres, 1771, 2 vol. in*4, est rare en France.
V Atlas ecclésiastique contenant tous les étf chés des quatre parties du monde, par Brion, Paris, 1766,in-4, mérite encore d'ôtre consulté, et un travail analogue ne serait pas sans utilité.
Parmi les travaux spécialement consacrèsk la géographie ancienne , il faut citer VOrbis terrarum veteribus cognitus, de C.T. Reicbardt, Nuremberg, 1830; rclr6t> romantif deM. Lipie (9 feuilles) ; la Grœcia et ïltalia aniiqua de Cramer; Y Atlas de la Grèce ancienne et de ses co(ont>«,parKieppert,£er/m, 1841-46, in fid. oblonç.; les caries de la Gaule, dressées par H. Walckenaër; celles de la Palestine par Asberton (Londres, 1820), et deBn]yn(Afii«/erdam, 1844).
56-84. Un bel exempt, du volume français de 1188, 60! fr., à la vente du prince d*£ssling.
(69) L'imaginaiion joue souveni un grand fdk chez ces vieux cartographes. Dans un atlas de Mercator, rOcéan est représenté comme se jetanl Btf quatre bouches différentes dans le golfe polalie septentrional, afin d'être englouti dans les enlfatt* les de la terre ; le pèle lui-même se moDlre toM la figure d'un rocher noir d'une hauteur prodigieuse.
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nalons encore VAtlante geographico egno di Napoli de Rizzi-2annoni« 31 feuilles ; la belle carte du Wurtempubliée à Tubingue chez Cotta en fa carte de la Morée, rédigée par les irs d'état-in«gor [Paris^ 1832) ; la carte Turquie d'Europe et d'Asie, publiée à "es par Arrowsmith sous un titre au itànmlier {Carie des environs de Cons^ lople) ; VAilas de VOcian pacifique^ par nstern, Saini-Pétersbaurg^ 1824, in-ioL
sarte de France, parCassini (183 feuilles), ard de laquelle on peut consulter le Ma* dm libraire, et qui était fort recherchée lois, a beaucoup perdu de son prixde- I publication ae la belle Carte topo* ique de France^ exécutée par le corps •major et aravée au dépôt de la guerre. 3S 259 feuilles dont elle doit se comporës de 200 sont achevées. (Yoy. un arti- I M. Guérard dans leBulletin de la Société ^iêtoire de France, 1. 1, p. 54; le rapport Puissant dans le Mémorial du dépôt de trre^ t. VI; la Revue contemporaine, n* décembre 1856, p. 169-181, etc.)
carte topographioue des environs de illeSt dite Carte des chasses, terminée )7, est d'une exécution admirable, et elle Ktemps été regardée comme ce qu'il ^ le plus par&it en ce genre. Elle coûtait 600 fir, mais aijyourdliui elle est bien i chère ; nous l'avons vu adjuger de 50 fr.
nombre des principaux recueils de touchant les pays étrangers, il est à a de citer :
u de Bspana y sus pnseeiones de ultra* par Coello, grand in-folio, Madrid^ 1849-
U de Hongrie, par le baron Lipszki,
uilles, Pestk, 1806; seconde édition,
le, 1833 , une des meilleures productions
mes en ce genre; l'exécution en est
iflque (70).
ie de Norwége, par Pontoppidon, 1795,
are.
u von Àsia, de Burghaus, 1835, in-fol.
le in-4.
9$ qf ihe Bengalt and Bekar by Ch.
I publication récente, VAnnuaire encu* E&ue mis au jour par les directeurs de fclopédie du xix' siècle, nous fournit I recueils de cartes les plus récents et e d'exécution des détails que nous ana-
Lors de la campagne aasiro-ras^e de 1848-49 frie, presque tous les exemplaires de ceiie Sreot tcbeléi par des offlcters roMet, de Bielle a presque dispara da eemmeree, et ppbirei qa^on découvre encore se payent er. U a élé poUîé à Ofen en 1808 pour ac- IMT la carte en question un Repertorium 4riir ou indiéiteur de tnus l(*s li^-ux quVIle , en n parties ln-4* de 766 et 164 pa-
^ TéRard des cartes de Tlnde supérieure et
San delà,Toir ce que dit M. Barthélémy aire. Journal des SasanU, 1859, p. 49. Cet
lyserons rapidement . De grands travaux topographiques s'exécutent dans diverses parties de l'Europe, en Allemagne surtout; la grande carte de la Bavière en 112 feuilles n'est pas encore terminée ; celles de la Hesse et de la Saxe le sont à peu près. Celles du Wurtemberg et du grand-duché de Bade sont achevées. En Prusse les travaux de l'état muor avancent beaucoup, et ce qui concerne les provinces occidentales (Rhin et Westphalie) est achevé. Une grande partie de la belle carte du royaume de Sardaigne, en 91 feuilles, a été livrée à la publicité. La Belgique possède la grande carte de Van derMaelen en 250 feuilles, oeuvre colossale qui semblait ne pouvoir être accomplie que par un gouvernement, et qu'un simple particulier a achevée. La Hollande avance l'admirable collection topographique, en 62 feuilles, qu'elle a entreprise.
On verra bientôt la fln de la belle carte de la Suisse exécutée sous la direction du général DufTour ; le canton de Genève, publié sur une plus grande échelle que les autres, est un dessin topographique du plus grand mérite.
Quant aux Iles britanniques, VOrdnance map commencée parr£tatenl805,à l'échelle d'un pouce anglais pour un mille lésai, et non achevée depuis près d'un demi-siècle, les représentera dans le plus grand détail. On a terminé les feuilles qui concernent l'Irlande • elles sont au nombre de 1907 ; mais il reste encore ouelque chose à faire pour l'Angleterre et l'Ecosse publiées d'ailleurs sur une échelle moins considérable.
L'état major du Danemark travaille à une carte qui sera bien supérieure à tout ce qu'on possède en ce genre, mais qui ne compte encore qu'un petit nombre de feuilles. Une carte nouvelle se prépare en Suède afin de remplacer celle allermelin devenue trop ancienne. La Norvège en aura une plus détaillée que celle de Munich, oui n'est cependant pas mauvaise ; il y a d'ailleurs beaucoup à faire pour arriver à une connaissance exacte de la péninsule Scandinave ; nombre de cartes , même estimables , sont fautives pour les positions et les détails.
^ La carte très-défectueuse de Thomas Lopez n'a pas encore été remplacée en Espagne, mais en 1856 l'état-m^jor a commencé les travaux de triangulation d'une grande carte générale, et don Francisco Coello, qui a déjà donné quelques bonnes cartes des provinces, continue avec zèle cette entreprise trèslouable.
érudit cite les travaux de Klaprotb, Kieppert, Wulster, Wood, et les caries publiées du gr^ind atlat de rinde. M. Stanihbt Julien s*est procuré une carte japonaise fort curieuse, lëdigée en 1710 d*après des ouvrages chinois. L*origiiiai a été offert à la bîhliotbèf|ue Impériale d«* Paris avec une ooUeetion de livres japonais par M. de Slurler. Elle a un mèire 16 sur 1 m. 42. Elle a été réduite à moitié par M. BIneteau. Klaprotb •'n avait eu connaissance par la réduction que donne PEncyclopédie japonaise, et il en avait liréia lithographie (ébauche trop informe) qu*il a jointe au Foe Koue ki.
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DICTlOxNNAlRE
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La société géographique de Russie a donné quelques bonnes caries détaillées, entre autres celles du gouvernement de Twer, et elle a arrêté, en 1857, l'exécution d'une carie lopographique de tout le territoire de la Russie d'Europe et du Caucase, à Téchelle de un sixcent-millième.
Il reste beaucoup h faire pour la Turquie, c*est de tous les pays d'Europe celui dont la topographie est le moins connue ; les Autrichiens ont levé une carte de la Valachie, et les Serbes travaillent à dresser celle de leur principauté.
Nous citerons TAtlas dçs hauteurs de l'Europe centrale, par Pape, excellent travail; une carte remarquable de la Sicile, par M. Âmari (les noms arabes sont à côté des noms italiens); la carte delà Terre-Sainte en 9 feuilles et le plan de Jérusalem, par M. Vande Velde; la suite de l'Atlas général des Indes néerlandaises, entrepris par le savant Melville de Cambec qu'a frappé une mort prématurée; de grandes cartes de l'Amérique, publiées par Te docteur Kieper (lequel publie en môme temps un atlas de toutes les parties du monde , ouvrage du plus grand mérite).
M. Schude publie, en Allemagne , un bel allas illustré en 25 cartes. Ceux de Norton Shaw et de Keilh Jobnston en Allemagne sont remarquables.
En France M. Dufour continue à faire paraître sou grand Atlas chez MM. Paulin et Chevalier.
En fait de cartes relatives à une spécialité, nous mentionnerons les travaux de Berghaus (Physikalischer Schul-Atlas, Gotha, 1850, 28 cartes in-4), et de Keith Johnston. {Physical ichool Atlas, Londres, 1852, 18 cartes in-4.)
Rien de pareil n'existe en France où nous n'avons que des cartes physiques éparses.
Les pnncipaux ouvrages qu'on peut consulter pour la connaissance des cartes sont V la Méthode pour étudier la géographie, par Lenglet-Dufresnoy, bien arriérée aujourd'hui (la dernière édition, Parié, 1772 , 10 vol. in-12); 2* le Catalogue des cartes géographie' aues appartenant au prince Labanoff, Paris, 1823, in-8 (2269 numéros, 479 articles manuscrits; la jftet7ue encyclopédique a consacré un court article à cette publication que le prince annonçait comme un travail préparatoire de celui quïl comptait publier dans deux ans et qu'il désirait rendre assez exact et assez complet pour qu'il pût en quelque sorte servir oe répertoire général de cartes) ; 3* le Repertorium der land und see charten de Woltersdorf, 1818: le premier volume, seul publié» concerne la géographie ancienne; 4* le Répertoire de cartes publié par l'institui royal des inaénieurs néerlandais^ in-8. Nous avons sous les yeux six livraisons de cet ouvrage dont )a publication a commencé à La Haye en 18^6 : une préface fait connaître dans quel but a été entrepris ce travail. Les catalogues qui existent aiyourd'bui ne fournissent aucune donnée pour juger de la valeur descaries, soit dans leur utilité générale, soit dans un but particulier; le [)lus souvent
on n'y trouve môme pas l'échelle sur laquelle elles sont établies.
Plusieurs essais tentés en Allemagne pour remplir cette lacune, ont été abandonnés. VIndicateur critiqae de la cartographie,
iKritischer Wegweiser im Gebiete aer land- 'artenkunde) de Simon Schropp de Berlin, s'est interrompu en 1835, au 7' volume; V Amateur de cartes (der Kartenfreund) du colonel prussien von Dosfeld, a été arrêté par suite de la mort de son auteur, après que
Plusieurs livraisons avaient vu le jour, de 840 à 1842; un aperçu critique {Beurtheilende Uebersicht...), publié à Berlin, en 1849, par l'état-major prussien semble s*ètre arrôté à la première partie qui comprend l'Europe centrale; il ne s'occupe d'ailleurs que des cartes qui offrent de l importance au point de vue militaire.
La plupart des cartes indiquées dans le Répertoire dont nous parlons, sont d'une date plus fraîche que 1800; il n'est parlé des anciennes cartes que dans le cas fort rare où leur valeur , comme document historique, justifie une mention spéciale.
La première partie du Répertoire est relative aux cartes ou plans qui concernent la monarchie autrichienne et comprend 462 numéroi^; la seconde partie est consacrée à la France; elle indique 470 atlas, cartes ou plans.
Un répertoire utile, quoique bien loin d'être complet, se trouve dans le Catalogue of maps, prints (catalogue des cartes, estampes , gro' vures^ dessins, etc., formant la eoUeetion géoqraphique et topographique atiaehée à la bibliothèque du rot Georaes III et offerte au musée britannique par îe roi Georges /F), Londres, 1829, 2 vol. in-8, 732 et 535 pages,
Î)lus un index de clxxxiv pages, indiquant e contenu des 124 volumes dans lesquels la collection est répartie. Il n'y a d'ailleurs aucune préface. Le catalogue suit l'ordre alphabétique des noms de pavs ou de localutés (Augsbourg, Abbeville,Abbotsburg, etc.« jusqu'à Zwol et Zipe) ; nous y avons remarqué trois cartes du paradis terrestre.
La table métnodique qui forme le cinquième volume du Manuel du libraire et le Catalogue des bibliothèques de la marine (1840, t. m, p. 145-180), contiennent l'indication d'un grand nombre d'atlas et de cartes. Les publications nouvelles en ce genre sont enregistrées chaque mois dans les Annales des voyages.
L'inventaire le plus complet et le plus précieux qu'on pourrait sans doute offrir en fait de cartographie, serait celui qui résulterait de la publication de ce que possède la collection géographiaue qui fait partie de la bibliothèaue Impériale, et dont la formation, qui ne dépasse pas une vingtaine d'années, est due au zèle de M. Jomard. Cette collection fort précieuse et qui s'enrichit sansceM se partage en six divisions : l*" géogrtpbie matnémaiique (et cosmographie» comme introduction) ; 2'* chorographie et hydrographie; 3" géographie physique; 4* géographie politique; 5" géographie his»torique. une sixième classe comprend les cartes rares et
CAR
DE BIBLIOLOGIE.
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suses, les cartes-reliefs, les collections
rses , les dictionnaires géographiques,
ecueils périodiques consacrés aux voya-
à la géographie et qui sont enrichis de
I Bulletin du bibliophile a publié, à une (ue assez éloignée (1843 et 1844), des ses de M. Jomard sur Taccroissement de ibinet, sur les acquisitions qu'il faisait, larquis de Fortia d*Urban avait formé importante collection géographique comlant environ 1800 cartes : la mbliothëque loi Qt racquisition de cet atlas universel prenant 21 vol.in-fol. Elle acheta égaletune grande parliede la collection Barbie k)cagele père, formant environ 1416 ar-
8 et comprenant 2500 pièces dont 500 uscrits. On y remarquait des cartes matrites de d*Anville et plusieurs pièces préses, entre autres le nivellement fait par e de Vauban sur la rive de TEscaut.
)U8 n^avons pu nous procurer de renseinents nouveaux du même genre sur les ;rèsdu cabinet en question. Avant d'avoir Salîser cette idée, M. Jomard en avait, dès , exposé les avantages dans des Consi* iions sur une collection spéciale consa^ aux cartes et aux diverses branches de la raphie. Le ministère des relations étrans possède depuis 1782 l'immense collecde cartes formée par le célèbre géograd'Anville ; elle est très-riche, car elle ne prend pas moins de 10,970 feuilles fort 8788 articles divers.
rant de terminer cet article, nous dirons ques mots d'anciens plans relatifs à la de Paris et gui sont devenus depuis queltemps l'objet de recherches fort actives. 1 ce genre figure en première liçne le . grave vers 1560 et attribué à And rouet lerceau. On a dit qu'il n'en existait que i exemplaires: celui provenant de la bithèque Saint-Victor, aujourd'hui à la bithèque de l'Arsenal et longtemps regardé me unique; le second, en meilleur état, >n, est celui que la bibliothèque de la ville ^aris a payé 2,468 fr.
3 plan de Gomboust, gravé vers 1650, est -()récieux. H n'en (existe, à ce qu'on croit, cinq exempl. , trois à la bibliothèque Riieu; un, au dépôt de la guerre; un, vendu fr., vente Gilbert en 1858. Il a été reprola même année par les soins de la Société Inbliophiles et accompagné d'une notice I. Le Roux de Lincy qui a été réimprimée, s le Bulletin du bibliophile (14* série, ier 1859, p. 3 et suiv.). Elle réunit tout ce »n connaît sur les travaux de Gomboust, t la vie est restée ignorée, et elle décrit i grand succès ce plan si utile pour l'his-
9 du vieux Paris. M. Léon de La Borde eut premier l'idée de donner cette reproduc- , et il en dirigea les détails pendant piurs années.
esplans de Parisdressés par Mérian (161 5), Boisseau, par louvin de Rochefort, sont s et recherchés. Un archéologue qui s'est jcoup occupé de l'histoire du vieux r<ms, Sonnardot, a publié sur ces divers ^laiis
un travail spécial et intéressant (1852, in-4) I
Ajoutons enfin qu'il existe quelques volumes anciens qui doivent leur prix aux cartes qu'ils doivent contenir et qui manquent presque toujours. C'est ainsi qu'il est trèsrare de trouver avec les deux cartes la rehition anglaise du voyage de Martin Frobisher dans les mers polaires, Londres, 1578. On dit qu'il n'y a de connu que deux exemplaires où elles soient réunies.! Voir Bibliotheca Gren^ villianaj p. 259.) Un aulre recueil de voyages dans ces conirées où depuis trois siècles les navigateurs britanniques s'efforcent en vain de découvrir un passage vers rAmérique, le Norlh'West Fox, (Londres, 1635, in-4), est également très-rare avec la carie.
CATALOGUES. — C'est dans les catalogues de livres que le bibliographe trouve les ressources les plus importantes et les matériaux qu'il met en œuvre, avec circonspection toutefois, car rien ne supplée à l'avantage d'avoir, autant que possible, sous les yeux les ouvrages dont on parle. Après tout, comme il n'est donné a personne de tout voir, des inventaires bien faits et surtout lors» qu'ils sont accompagnés de notes, sont trèsutiles, pourvu que Tes notes soient exactes, et ne soient pas, ainsi qu'il arrive trop souvent , dictées par un but de spéculation.
Nous croyons que des détails de quelque étendue et réunis pour la première fois sur les principaux catalogues, ne seront pas déplacés.
Pour nous reconnaître dans le nombre assez considérable de catalogues que nous passons en revue, nous les partageons en plusieurs classes qui forment elles-mêmes plusieurs sous-divisions.
1"* Catalogues de bibliothèques destinées à. la vente. Français. — Etrangers.
2* Catalogues de bibliothèques particulières qui ne sont pas mises en vente publiaue ; même subdivision ainsi que dans les aeux classes suivantes.
3** Catalogues de bibliothèques publiques.
4'' Catalogues officinaux*
Il va sans dire que nous nous bornons kun petit nombre d'indications, car l'abondance des matières est telle qu'il faut beaucouplaisser de côté. En fait de ventes ayant eu^ lieu à Paris seulement» nous connaissons plus de 2000 catalogues, et le nombre en augmente sans cesse.
Nous avons habituellement, pour les articles importants que nous signalons, indiqué les prix auxquels ils ont été adjugés. C'est 1^ un renseignement utile, et toutefois bien pou de personnes le possèdent, c^r il est rare qu'un catalogue survive à la vente dans laquelle il a été publié, et il n'y a gue de rares bibliophiles oui faisant collection de catalogues, s'attacnent à les posséder avec les prix.
Quelques rapprochements, quelques indicationsbibliograj)ln(iucs (nous en avons d'ailleursété très-sobre) se trouveront dans notre travail ; le long et |)énil)le dépouilloment auqui^i nous nous sonuucs livré , ne sera pas, nous-
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Tespérons, dépourvu dlntérôt (luur les amateurs de livres.
Un deâ bibliophiles les plus judicieux de notre époque, M. de Sacy, l'a dit avec raison: 9 Bien des catalogues se recommandent à /attention de tous les gens de goût par la beauté et la rareté des livres qui Tes composent ; ils intéressent tous les bibliophiles, depuis ceux qui n*ont des livres que pour en parer les rayons d'un cabinet jusqu'à ceux qui ressentent un plaisir délicat, une volupté secrète à lire un ouvrage excellent dans un exemplaire d*une condition parfaite. »
Depuis quelques années, les catalogues se rédigent avec plus d'étendue qu'autrefois ; on y ajoute des notes bibliographiques qui renferment souvent des particularités peu connues; on décrit avec som les éditions rares; on examine attentivement les livres qu'on enregistre. Les catalogues mis au jour pqr MM. Techener, Potier et autres libraires instruits de Paris, fourniront la preuve du changement qui s'est opéré à cet égard dans les méthodes que suivaient autrefois M. De Bure, M. Merlin, etc.
LorsQue les notes des catalogues exaltent la rareté ou le mérite extraordinaire d'un livre, il faut parfois ne point y ajouter une foi entière. U y a des exemples d'éditions indiquées comme inconnues, et qui étaient déjà signalées par des bibliographes; il arrive aussi de temps en temps que les désignations de beaux exemplairei ne se trouvent pas rigoureusement exactes. M. Renouard en indique un exemple : un livre ancien porté au catalogue la Serna Santander comme très-bel exempl. se trouva taché»
rapiécé, trop ro^é. Cet amateur distingué a pu dire avec raison : « Ce que le rédacteur d'un catalogue de livres à vendre ajoute à l'indication des titres, pour. faire ressortir le mérite des ouvrages ou celui des éditions, n'est pas toujours favorablement accueilli par l'acheteur éventuel ; il semble que chacune de ces notes soit une attaque dirigée contre la bourse du bibliophile. Chacun voudrait savoir que tel objet est à vendre, mais à condition, pour ainsi dire, que tout autre le sût le moins possible. C'est ce qui fait qu*ordinaireroent les connaisseurs ne manquent point d'une certaine indulgence pour les mauvais catalogues de bons livres, dans lesquels les titres, les dates, les noms sont estropiés et à peine reconnaissables. »
Nous aurions bien à dire quelques mots des méprises de certains faiseurs de catalof^es qui rangent précipitamment, sur la foi d'un titre mal compris, des livres, dans une classe à laquelle ils sont étrangers, mais ces détails nous mèneraient trop loin, et nous gardons le silence sur des attributions fausses, sur des méprises de divers genres que
nous offrent, en assez grand nombre, les catalogues fort nombreux qui ont passé sous nos regards.
Il va sans dire que les prix d'adjudication oue nous indiquons et qui sont en général élevés, ne s'appli(]uent qu'à des exemplaires de choix, très-bien conservés, reliés avec luxe et pres(^ue toiyours en maroquin. D'ailleurs ces pnx ne peuvent établir une règle bien fixe; laissons encore parier M. Renouaitl: « Rien de plus bizarre que la variation des prix dans les ventes de livres rares, et cela doit être, car ce^ prix sont assez ordinairement le résultat de la fantaisie et du caprice. En 1804, dans une vente que je dirigeais, un exemplaire de la traduction de Dante par Rivarol (1785, 2 vol. in-8) assez médiocrement relié en maroquin fut payé 103 fr., et quinze jours après, dans la même salle, un autre exempl. très-beau, nonro|né,me ftit adjugé à 11 fr. En juin 1815, un Quinim Curiiui de Vindelin de Spire fut donné pour 4 guinées à la belle vente des doubles du duc de Devonshire, et huit jours après, dans la même salle, avec les mêmes acheteurs, uq exempl. rogné, fatigué, moins que médiocre, fut payé 20 guinées. »
Parfois on a vu des livres se payer trèscher parce que deux amateurs avaient donné des commissions sins fixer de limites. A ce propos, le Manuel du libraire indique, d'après un opuscule de Mercier de Saint-Léger, une anecdote curieuse relative à un ancien
Foëme italien très-rare, le Dita m%mdi de B. azio Degli IJberti : il y en avait à la vente Floncel en 1776 un bel exemplaire. Un amateur anglais ayant donné une commission sans fixer de prix, le livre fût porté jusqal MO francs (il faut lire 800), et l'amateur flché de l'avoir pavé si cher, le ieta au feu dans un moment dfe dépit, dès qu il lui fût parvenu. « Fort heureusement, » ^oute H. Brunet,. « les bibliomanes ne se dépitent pas ai:goard'hui pour si peu de chose, car au pnx où sont portés maintenant les livres rares, on pourrait craindre que des bibliothèques entières n'éprouvassent le sort du Diia mtHidt(72).i>
On trouve dans divers ouvrages de^ listes des principaux catalogues, mais elles se bornent à des intitulés et sont en général incomplètes et arriérées. Ce n'est pas sans
auelque surprise mie nous voyons dans l'éition donnée en 1857 du Dicltannaire de la conversation et de la lecture (article Cololofiie, t. IV, p. 640), rénumération de ce genre re-
Croduite d'après la première édition* s'arrêter 1827 et ne se compléter queparsefil ou huit indications qui sont loin d'être satislkisanles, (Ajoutons que plusieurs noms sont inexactement indi(t[ués : Roveri pour Rover, Firmin^ pour Firmian, etc.)
(72) Observons en passant que cette épopée «*st lin voyage à travers les mondes, une espèce dVncyclopédie dont Fauieur s*appuie sur Pline et So- Ini, autorités alors vénérées. L*édilion de f 474 est du reste dins la Bibliotheca Spefueriana {Ca$$ano hbrary, ir 228); elle offre un texte presque inintel-
ligible qui n'a guère été amélioré dans le» réimpressions, pas. même dans celle de Milan^JML Quelques morceaux en provençal et en grec Moderne se rencontrent dans cette longue compoattMM bans intérêt. (Voy. le Catalogue Libri, n* 1617.}
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DE BIBLIOLDGIE.
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Répertoire bibliographique île Peignol, é en 1806, signale avec de rares et brèindications une centaine de catalogues fort arriérés.
UBSSEAU, Gogué, 1785. — Le propriétaire îtte bibliothèque était le second fils du re chancelier; il avait conserve intacte, it accru la belle collection formée par »ère ; le catalogue comprend 5583 nu- 8. La théologie, le droit, l'histoire de ;e domineni dans cette vaste réunion rages imporiants ; les classiques grecs insy tiennent uneplace honorable. Parmi Ide, on remarque le Thésaurus cornuco- 6 U96, le Platon et le Pindare de 1513, phode de 1502, le Decameron de 1522, ïemistius de 1534, grand papier, qui se 245 livres et que possède aujourd'hui le e britannique. L Anthologie, édition de Dcc, 1483, sur vélin, fut achetée 1001 liv. e comte de Rewicsky, et cet eiemplaire a I chez lord Spenser par suite de racqui- I faite par ce bibliophile célèbre de la 3tion entière du comte. Le Cicéron de ret, 9 vol. grand papier, fut payé 1017 \; depuis, il a augmenté de valeur.
us pourrions citer plusieurs manuscrits élin, ornés de miniatures. Un superbe ae contenant divers écrits de Tite-Live, icéron, de Sénèque, fut acheté au prix SCO livres pour la l)ibliothèque du Roi. la classe des voyages on distingue les stioos de Ramusio et de Purchas, et dans oire étrangère, VAtlantica de Rudbeck une copie manuscrite du 4' volume.
libraire anglais Payne, et le marquis de les dont les livres forment, comme nous 18 dil, la bibliothèque de la ville d'Aix, t des achats considérables à cette
ut Martin. — Cet homme de lettres eut bibliothèques livrées aux enchères : la ière en 1825 avait été achetée en bloc [. Renoua rd qui la mit en vente publiiprès avoir gardé quelques articles pré- : (73). Le catalogue comprend 2716 nu- 8 et 425 pour le supplément. 11 y avait "and nombre d'éditions eizéviriennes et loix précieux d'ouvrages intéressants en genre. Les reliures étaient fort soignées» |ues-ttnes somptueuses, rmi les articles dignes d*6tre signalés, sut mentionner :
miracle de monseigneur Sainte Nicolas f juif mi presia cent escus à una chres- Paris, J.Trepperel, in-4% 600 fr. (c'est un ïher|pourun livret de 18 feuillets, mais reté est excessive.) 'tivr^f de Pascal, Pam, 1819, 5 vol. in-8
Nolanuiieiit les Grandes chrênitfues de Car- 1, tenl exempl. connu d*un livret curieux; snte delf.Renonard, en 1854, ee livret s'é-
0 prix énorme de i825 fr.
1 Voloiiie Irés-rare et très-curieux. 11 est en lis quoiqoe le titre Boil lalinlt 11 se compose ts snpiKMés imaginés par Fauteur, aftii de r an prince, sous cette forme singulière, des i d*é(M>noroie, de iusiice cl d^admîiiislralion Hivaient sembler alors d^étranges nouveautés.
mar. avec une lettre autographe de Pascal, 350 fr.
La seconde vente de M. Aimé Martin fut faite par les soins de M.Techcner, 1847, 1186 numéros ; cette bibliothèque était riche en anciennes éditions d'ouvrages appartenant h la littérature française ; on y clistinguait surtout une réunion fort curieuse de livres ayant apf^artenu h des personnages qui les avaient signés et annotés. Boileau, Bossuet, Erasme, La Fontaine, madame deMainlenon, Mirabeau, Montesquieu, Montaigne, Racine, Ronsard, Vauvenargucset bien d'autres écrivains estimables, mais d'un rang secondaire, étaient aussi représentés dans cette collection. Plusieurs de ces volumes se sont payés fort cher. Un exemplaire àJEsther avec envoi de Racine à madame de Maintenon s'est élevé à 300 fr. Un ouvrage sans valeur intrinsèque, V Histoire des roys et princes de Poloigne, par Herburt de Fulstin, Paris , 1573, in-4 , est monté à 211 fr. parce qu'il avait sur le titre la signature de Montaigne et trois lignes do la main de ce philosophe célèbre. Un Démosthinesy Pans, 1570, in-fol. avec la signature et des notes autographes de Racine, fut payé 230 fr. ; un exemplaire des Satires de Régnier, 1642, avec la signature et quelques corrections également de la main de Racine» s'éleva à 320 francs. Un amateur poussa jusqu'à 900 francs un Cicéron, Bâle, 1518, infol., volume sans valeur intrinsèque, mais exemplaire ayant la signature et des notes manuscntes duTasse. (On y avait ajouté une lettre autographe de trois pages de ce grand poète.)
Parmi les volumes appartenant à la classe de la théologie qui taisaient partie de la vente dont nous parlons et qui furent do la part des bibliophiles l'objet d'une lutte soutenue , nous signalerons les Figures du Vieil Testament et du Nouvel ^ Paris, A. Vérard (vers 1503) 450 (r.; ]e SpectJum Passionis par Udalric Pinder, Nuremberg, 1507,. in-folio, 200 fr. (volume recherché à cc.use des 77 figures sur bois qui le décorent et qui sont gravées par Hans Schaeufeleih) ; l'/mttatioj édition elzévirienne, sans date, 120 fr. ; VArt de bien vivre, imprimé par Vérard en 1492, très-bel eiempl. contenant les deux autres parties : VArt de bien mourir et le Traité ae advenement de Ante-Christ, 900 fr..
En fait d'ouvrages de divers genres, nousavons remarçiuéune collection curieuse d'anciennes éditions des Maximes de la Roche«^ foucauld (n** 170-184), un bel exemplaire du singulier volume, de Raoul Spifame : Dicœar-chiœHenrici régis christianissimi Progymna-* sta, sans lieu ni date, petit in-8 (74); I7n«fitution d'une fille de noble maison^ traduit de
Dans ses arrêts prophéiiques, Spifame s^est montré supérieur à son sièdc, et il a rêvé en i55G des établissements utiles qui ont été réalisés bien plus lard. Consulter te Dictionnaire historique de Prosper Marchand ; Barbier, Dict, des Anonumes, n*" z0,200 ; un mémoire de Secousse d:ins le recueiL de FAcadéniie des inscriptions, t. XXlll, p. 271 ; Leber : De la liberté de la Presse depuis Françoisl", p. 51, et Catalogue, n" 5916; Diipin, Notices sur les libres de droit ;. la noie du Cataloyuc Monnierquc,
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DICirONNAlRE
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langue toscane» i4«fer5, 1555, in-8,excui|)lairo sur papier bleu (circonstance alors fort rare ) 125 fr.; La Manière d'amollir les o<,par Papin, Amsterdam, 1688 : l'emploi de la vapeur est indiqué dans la description de la machine dont l'auteur recommande l'usage (75) ; Jnsignia sacrœ Cœsareœ majestatis principum,., Francofurti, 1579, in-4, 172 fr. (volume très-rare, avec 245 figures en bois); Trecté de laorammère françoize , par Meignit, 1550, in-4, avec Quatre autres opuscules du même auteur , 251 fr. (volume payé 150 fr. vente Nodier en 1844); Mortilogus Conradi Reitterii, Au^sbourg, 1508 , in-4 (recueil très-rare de vers latins), 135 fr.; le Roman delà Rose, Varis, 1529, in-8, 157 fr.; le lloman des trois pèlerinages, par Guilleville, Paris (vers 1500) in-^, 201 fr. ; les Lunettes des princes, par Meschinot, Paris, 1522, in-8, 131 fr. ; les OEuvres de A\a\n Chartier, 1529, in-8 (trèsbelle reliure deThouvenin avant figuré iVexposition de 1823), 556 fr. (Cet exempl. avait successivement nasse dans les ventes Chateaugiron, Pixérccourt et Cailhava, et sa valeur n'a cessé de s'accroître, 81, 120 et 450 fr.)
Nous mentionnerons encore , dans l'ancienne poésie française , le Chasteau de Labour, par P. Gringore, sans date, in-4 , 205 fr. ; le Débat de la damoiselle et de la bourgeoise, Paris, \ers 1490, in-4, 181 fr. ; les Œuvres de Louise Labé, Rouen, 1556, in-16, 215 fr. ; et surtout les Rimes de Pernette du Guillet, lyonnaise, Lyon, 1545, petit in-8, exempl. broché et non rogné d'une édition dont on ne connaît que deux autres exemplaires ; celui-ci fut adjugé à 1005 fr.
Le théâtre nous offre une édition in-16 , sans lieu ni date, de Maislre Pierre Pathelin, 140 fr. (6 fr. vente La Vallière, seule adjutScation indiquée au Manuel du libraire) ; les Tragédies saintes de L. Dosmazures, 1566, in-8, 100 fr. ; les Comédies de P. Larivey, 1611 , 2 vol. in-12, 205 fr. ; le Théâtre de Pierre et Thomas Corneille, 1747, 11 vol. maroquin jaune, 176 fr. (exemplaire payé 48 fr. vente Chateaugiron , et 121 fr. Soleinne).
M. Aimé Martin était grand amateur des romans de chevalerie; il possédait en ce genre la Chronique de Turpin, Paris, 1527, in-4, 139 fr,; VHistoire du sainct Greaal, Varis^ 1523, in-fol. 435 fr. ; Percera/ /e Gallois, 1530, in-fol. 350 fr.; Meliadus de Leonnoys, 1532, in-fol. 201 fr. ; Baudoyn, comte de Flandres, 1509, in-fol. 241 fr.; Guillaume de Palerme, Paris, sans date, in-4, 240 fr.; Florent et Lyon, Paris, sans date, 1 40 fr. ; La belle Helaine de Coj^stantinople, Paris, sans date, in-4, 146 fr. ; Theseus de Coulonaue, Paris, sans date, in-4, 152 fr.) et bien d autres que nous laissons de côté.
L'édition originale de lélémaque, 1699»
n* 201, elc. En 1775, un économiste peu connu, Aufray, a fait Un choix des arrèls les plus snges de Spifame. et les a publiés sous le titre de : Vues a un politique du xvi* siècle sur la législution de sou temps,
(75) Il y a une édition antérieure, Paris, 1682. Deux autres ouvrages de Papin : Recueil de diverses pièces touchant quelques nouvelles machines, Cassel,
cinq parties, petit in-12, 154 fr. et l'édition originale des Histoires ou contes du temps po5«^, de Perrault, Paris, 1697, un des volumes les plus difficiles à trouver dans la coUeetion des anciens classiques, 176 fr.
La classe de l'histoire , moins riche que celle des belles-lettres, renferme bien des ouvrages précieux ; nous nous bornerons à mentionner le Nouveau nMnde et navifjotions f aides par Emeric de Vespuce , Pans, sans date, in-4, 200 fr. ; Josephe, trad. d'Arnauld d'Andilly, Bruxelles, 1701-1703, b vol. in-12, très-bel exemplaire, 161 fr. ; les Croniques de Saint-Denis, 1514, 3 vol. in-fol. 297 fr. ; Œuvres de Plutarque, traduites par Amyot, 1567-74, 14 vol. in-8, maroquin rouge, 380 francs.
Un grand nombre de notes répandues dans le cours de ce catalogue fournissent des renseignements bibliographiques.( roy.les numéros 700, 837, 910, etc.) On trouve aux numéros 203 et 713 des extraits d'ouvrages manuscrits de Camille Desmoulins et de Marat. On juge par là combien ce catalogue, s'éloignant de ceux qui n' ofiFrent qu'une sèche cl stérile nomenclature, mérite d'être conservé.
Andry, De Bure, 1830.— 3070 articles relatifs surtout à l'histoire naturelle et à la médecine. On y distinguait une réunion en 65 volumes in-8 et in-12 d'écrits sur les eaui minérales. La vente produisit 35,687 fr-
Anisson Duperron, De Bure, 1795. — Ces livres ont été vendus du temps des assignats. Il y a des exemplaires où l'on a évalué en argent les prix en assignats. Les acyudications sont curieuses par leur énormilé fictive. Le Rationale de Durand, 1459, 110,200 livres; le Buffon, 38 vol. in-4, 300,000 livres; Lavater, 3 vol. in-4,55,000; Térence, 1717. 45,500; Bacine, 1768, 65,500; César, Elzévir, 1635, 21,000; Bayle, 1720, 5 vol. in-folio, 81,000. Le Manuel du libraire aux articles idugiMlimu, Monteferrieu, Tourne fort, indique des exemples du même genre.
Anquetil du Perron, Paris, an XIII. — Ce catalogue est curieux, surtout pour les livres en langues étrangères. Les ouvrages, Quoique peu soignés quant à la reliure, ont été vendus à des prix élevés.
Argenteuil (d), Mauger, 1795. — Beaux livres, dont un bon nombre à la reliure de J. A. de Thou. Les prix en assignats.
AuDoiN (Victor), Merlin, 184â; 2250 numéros. — Cette bibliothèque, formée par un membre de l'Institut, professeur d'entomologie au Muséum d'histoire naturelle, o£Fre la spécialité qui se rattachait aux études de son propriétaire; l'histoire naturelle la composait presque exclusivement, et l'entoroologie peuvait revendiquer près des trois quarts des ouvrages. Les autres branches des sciences
1695, et Manière pour leter l'eau par ta fKC« eu feu, Cassel, 1707, sonl des livres extrèmenent rafei et fort recherchés aujourd'hui. On peul cossulttr ce qu*oni écril à ce sujet M. Ara^o et les «aires savants qui se sont occupés de 1 histoire des éécouvertes des propriétés de la vapeur. M. Bucovi a publié à Blob eu 1856 une notice sur Papin.
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DE BIBLIOLOGIE.
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littérature étaient absoiiiment nulles. Ce end ce catalogue très-digne d'être con- , c'est qu'il a été rédigé avec beaucoup in ; une fouie de mémoires, de brochuilTiciles à se procurer, sont mentionnés ement, et le nombre des pa^es, celui lanches est l'objet d'une indication utile. QUis, Garnot, 1845,2337 numéros.— Dimvrages peu communs et assez curieux; lanuscfits offrant quel(|ue intéi^t. Con- I médiocre; prix peu élevés.
G.) Potier, 1849, 1278 numéros. — Cata-
coroprenant un assez grand nombre de
rares et d'une belle condition. On peut 1er le Spéculum passionis, Nuremberg, , avec 77 figures sur bois; de beaux pi. de YOvide d'Aide, 1503, 3 volumes,
la Navis de Brant, 1506; le très rare n de Parti et Vienne (1506, in-4), etc. oire naturelle, les beaux-arls étaient sentes dans cette curieuse collection par uvrages précieux. Un certain nombre de
provenaient des ventes Nodier et Libri.
remarque encore trois volumes fort
ito grottesken Buch... Nouveau livre de «îques inventés et exécutés par Chrisloaronîtzer, orfèvre de Nuremberg, 1610, kbIoDg, 52 planches de compositions tresses et très-étranges.
Cornaxani^ De proverhiontm origine, , 1503, in-4. Edition très-rare ; rédaction rs latinit d'un ouvrage que l'auteur pu- »nsuite en prose italienne, circonstance Hère et dont il n'existe sans doute que Texeroples.
grande et merveilletise prophétie an^ Bcomposée par trente-trois docteurs, avec ploration pour la mort du roy Henry leterre^ Paris, 1517, in*4, 4 feuillets; iule de toute rareté et que les bibliogran'ont pas connu.
B.] BAn.LOT, 1837, Techener, 909 nuj. — Collection spéciale d'écrits relatifs Svolution française. Elle fut formée par me homme qui périt à l'âge de vingt-six lans une de ces émeutes qui ont trop ni ensanglanté le pavé de Paris. Les bro* s, les journaux, les caricatures qui, dues grandes crises politiques, inondèrent les et les carrefours de Paris, quelques aux devenus bien rares figuraient dans bibliothèque ; nous indiquerons le Bulle" ; tribunal r^i7o/u^tonnatre,1792-94, 4 vol. 81 fr.; le Journal de la Montagne ^i vol.
386 fr.; le Journal des Jacobins, 3 vol, 140 fr. La collection de caricatures était rtanfe et curieuse.
LBiBR, Barrois, 1828, 2210 et 60 numé- - Durant sa longue carrière, l'auteur du mnaire des Anonymes avait trouvé de sntes occasions de se procurer des livres IX et peu communs, relatifs surtout à la
Îraphie et à l'histoire littéraire, objet (le seà études. Son catalogue offre bien des livres curieux, des manuscrits, )lumes annotés. Nous signalerons seuleles n*"551 (Maximes et réflexions sur la die, par Bossuet, avec des additions au-
tographes) , 607 {Grandes et incomparables aventures de milord Pitt et de flerr Rodomont Mic-Mack, histoire admirable traduite de Tangiais et du napolitain, an VII, 2 vol.-in-12, ouvrage satirique composé par Locré, et dont on affirme qu'il ne fut tiré qu'un seul exemplaire), 36, supplément, VArt de vérifier les dates, 3 vol. in-iol., exempl. chargé de notes et d'additions.
Parmi les manuscrits, VHistoire littéraire de Port-Royal, par Adry, et le Catalogue raisonné des livres de Vàbbé Goujet, écrit par Ini-môme, 6 vol. in-fol. : une notice de Barbier, publiée en 1803, a fait connaître le mérite de ce travail gui fut adjugé à 706 fr. La vente produisit une somme totale de 22.286 francs.
Barthélémy, an IX, in-8.— La bibliothèque de l'auteur du Voyage d'Anacharsis était assez précieuse; un assez grand nombre de volumes portaient des notes de sa main. Les classiques et l'archéologie dominaient. Voici les prix d'adjudication de quelques articles :
Tacitus, 1771, 4 v. très-j^r. pap., 551, i fr. Salliistius, 1772, in-fol., 210.
Xennphon, 1625, 2 v. iii-fol. gr. pap., 255. Diodorus, 1746. 2 v. in-fol. gr. pap., 219. Thucydides, 1731, 2 v. in-fol. gr. pap., 370. Reinecclus historiens. 3 v. in-fol., loi. Slrabo, 1707, 2 v. in-fol., 109.
Lucianns, 1745. gr. pap. 4 v. in-4, 175. Tereniins, 1717, gr. pap. 3 v. in-i2, 126.
Babrau, Decourtière, 1841, 2184 numéros, — Des ouvrages importants, tels que la Biblia hebraica d'Houbigant, VAlcoran publié pnr Maracci, les œuvres de Cuias, le Lexicon de GoUus, \ Armoriai général de d'Hozier, le Thésaurus antiquitatum de Grœvius, 33 vol. in-fol., grand papier. Citons aussi des traités divers sur la musique, un grand nombre d'ouvrages en patois ; des voyages anciens et modernes; une quantité considérable de livres sur l'histoire générale et particulière de la France, surtout pendant la Révolution.
Babhois, 1836, Tilliard, 1392 numéros. — M. Barrois, ancien député, s'est fait connaître par divers ouvrages, tels que la Bibliothèque protypographique, ou librairies des fils du roi Jean, 1830, in-4; les Eléments carlovingiens linguistiques et littéraires, 1840 ; la Dactylologie et langage primitif restitués , 1850 ; la Lecture littérale des hiéroglyphes et des cunéiformes, 1853. Les idées émises dans ces écrits n'ont pas eu toujours l'approbation des érudits les plus compétents. Le goût de M. Barrois pour l'ancienne littérature française l'amena aussi à donner des éditions de deux romans de chevalerie en vers : le Tris -chevaler eux comte d Artois, 1837, et Ogier de Danemarche, 1842. La bibliothèque de cet ami de l'étude renfermait d'importants ouvrages, tels que la Polyglotte de Walton ; la première édition, très-rare, du Spéculum vitœ humanœ de Rodrigue de Zamora, Rome, 1468, in-fol. (vendu 260 fr.) ; les 18 livraisons publiées du grand ouvrage de M. A. de Bastard, sur la Peinture des manuscrits (2300 fr.) ; VHistoria sancti Johannis, édition xylographique (2960 fr.); VEspinetle du jeune prince (pocme par Simon
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Bourgoinc), 1514. in-fol. 171 fr.; VOrlando
('urioso, Fèrrare, 1532, in-4, édition très-rare; a derDière qui ait été faite sous les yeui de l'auteur : elle diffère beaucoup des précédentes (900 fr.; le Manuel du Libraire ne signale aucune vente); VHypnerotomachia Poliphili, Aide, 1499, in-fol., 255 fr.; Gasparini Pergamensis Epistolœ^ Paris, 1470, in-4, première production de la typographie parisienne 400 fr.; Strabon, 1796, 6 vol. in-8, les quatre premiers volumes remplis de notes de fa main du savant La Porte du Theil ; le Recueil de$ hiitoriens de$ Gaules^ 1738-1833, 19 vol. in-fol., 1460 fr.
Quelques manuscrits orientaux ou antérieurs au XV* siècle faisaient également partie de cette bibliotlièque.
Barrouo, De Bure, 1821, 1759 numéros. — Bibliothèque formée d'ouvrages précieux; on y remarque la Bible latine de Didot, 1785, z vol. in-4, sur peau vélin; un grand nombre de livres d'Heures manuscrites sur vélin, avec miniatures; la collection des Moralistes^ 14 vol. in-18 sur vélin; un recueil de 152 dessins exécutés par de Sève, sous la direction de Buffon, et destinés à YHisloire naturelle (une partie de ces dessins n'ont jamais été gravés, et le recueil fut payé 4700 fr. en 1791, a la vente de Mirabeau) ; VHistoria conchyliorum de Lister, exempl. en grand papier, très-rare (ce volume fut adjugé au prix trèsélevé de 4000 fr.}; Racine, imprimé par Didot, 1784, 4 vol. in-8 sur peau vélin; le Voyage de Swinburne dans les Deux Siciles, S vol. in-8 avec 60 dessins originaux ; le Discours de Bossuet sur VHistoire universelle, 1784, 4 vol. in-8 sur vélin; le Recueil des^ peintures antiques, par de Caylus et Rive, 3 vol. in-fol., exemplaire sur vélin; losJlf^moires de l Académie des Sciences, 150 vol. in-4, exemplaire avec la signature de Buffon et beaucoup de notes de sa main, principalement dans les trente premiers volumes.
Bast, Schoel, 1811, 703 numéros.— La plupart sont des livres grecs. Bast était un helléniste instruit et laborieux; on remarque, parmi ses divers écrits, sa Lettre à M. Roissonade sur Antonius Liberalis, Parthenius et Aristénite, Vàvis, 1805. Un assez grand nombre des exemplaires des auteurs grecs qu'il possédait avaient leurs marges couvertes de corrections et de notes; à la suite du catalogue des imprimés étaient 6^ numéros de manuscrits contenant des collauons de divers auteurs grecs (Lucien, Apollonius Dyscolus, différents grammairiensouIexicoçraphes,etc.) d'après les manuscrits de la bibliothèque Impénale de Paris, ou bien des copies de quelques ouvrages inédits conservés dans ces mêmes manuscrits. On trouve aussi des matériaux réunie pour une nouvelle édition des œuvres d'Aristenète et des travaux philologiques non achevés. Ces manuscnts furent achetés en bloc pour la bibliothèque Bodleyenne à Oxford.
Baudelocque, 1850. —Belle collection où l'on voyait figurer un grand nombre d'exemplaires provenant des ventes Nodier, Pixérécourl, etc.
Le Rulletin du bibliophUe a indiqué (9* sé^ rie, p. 573) les prix auxquels s'étaient adjugés divers ouvrages intéressants, et les amateurs qui en étaient devenus propriétaires.
La Sagesse, par Charron, édil. elzévirienne sana d:«te,104fr.
La Marguerite des marguerites. 1547, iii-8640rr.
L'Imagination poétique, 1549, livre rare, exeni|il. Nodier, i71 fr.
Le Girouflier des daines, 120 fr.
Le Repos du plus grand travail^ 90 fr.
La Colombière, par Hegemon, 00 fr.
Le Mystère de la Sainte Incarnation^ 370 fr.
Les Triomphes de Pétrarque, Jolie édition de Denys Janiiot, 116 fr.
Recueil des Histoires de Troyes , Lyon 1544 * 460 fr.
Mystère de la Passion, 400 fr.
L" Homme pécheur par personnaiges, 400 fr.
Vie et histoire de madame sainte Barbe, Paris» J. Trepperel, 480 fr. (Acquis par la bibliothèque Impériale.)
Florent et Lyon, s. d., roman de cheralerie fort rare, 220 fr.
Contes de Perrault, exempl. en papier de Uollande, 295 fr. (Gel exempl. avait été payé QOfr.par Nodier.)
Le Cymbalum mundi de Despériers, exempl. unique sur vélin, 415 fr.
Bbarzi (I.-B. de) , protonotaire apostolique, Tross, 1855 ; 4487 numéros.— Réunion coDsidérable d'ouvrages d'étude et délivres rares; on y remarque une série presque complète d'éditions aldines, une collection précieuse d'incunables, parmi lesguels figurent en grande partie les livres imprimés à Milan. On peut si-
Snaler aussi un grand nombre d'éditions rares e Dante, de Pétrarcjue, deBoccace ; beaucoup d'ouvrages sur l'origine de Timprimerie et sur la bibliographie. Ce catalo^e ne contient pas, d'ailleurs, tousies livres qui composaient cette riche collection, mais il est préférable, quant à l'arrangement méthodique, au catalogue original publié en allemand à Vienne en 1854 (petit in-8, 368 pages), et dans lequel les livres sont rangés d'après leur formai.
700 numéros forment la part de la théologie; voici la note de quelques-uns des principaux articles :
Biblia, Gr^ere, Venise, Aide, 1518, in-folio, 2lt fr.
Biblia, Latine, Venise, Fr. de Hailbrun et Nie de Frankfordia, 1475, exempl. sur peaa de vélin, 1400fr.
Biblia sacraVulgatœ editionis, Rom», 1590, in-folio mar.,420 fr.
Biblia sacra Vulgatœ editionis, Rom», 1592, iafolioroar., 475 fr.
Bibel (Bible en allemand), Nuremberg, 1483, in-folio, édition rare avec 110 gravures en bois, 151 fr.
Bible en bohémien, Prague, 1488, in-folio, très^ rare, 295 fr.
Psalterium, Milan, 1481, in-folio, 156 fr.
Id., Milan, i486, in-folio, 105.
Sancti Thomœ Secunda Secundm , Mayence, P. Schoyffer, 1467, in-fol. mar, 160 fr.
Itinerarium seu peregrinatio beatœ Virginie eS M Genitricis Mariœ, s. I. ni d. in-4, volume très-rare de 56 fis, imprime vers 1490 par Jean Regi^r à [;/m, avec dos gravures en bois au simple trait, 151 fr.
Index librorum prohibriOruin cum rcffuUs confcdts
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DE BIBLIOLOGIE.
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îre$ a TrCdentinm $ynododelectos^ Romœ, Paul
s, 1564, io-4» Tolniiie très-rare et manquant
llections aldiues les plus riches, 40 fr.
I eampHatio DecrelaUum Gregorii panœ^
%, 1472, in-foHo, sur yélin, 1550 fr.
lolflîs 0Mra, Aide, U95-U98, 5 vol. in-fol.,
(ropl. 700 fr,
fattœ de Deo libri IV, Venetiis, 1559, in-folio