‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 75 sur 137 · FUS · texte numérisé non relu

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e loii^s détails. Nous D*avons point )ro(iuireicî.

emier ouvrage que Fust et Gulenprimèrenl ensemble « c'est la Bible [32^ et 317 feuillets) à deui colonnes, ^natures ni chiffres, à 42 lignes à la ?s lettres initiales sont peintes et dans nplaires sur peau-vélin, rehaussées papier est assez blanc et fort. On croit ^pression fut commencée en U52 (ou on quelciues auteurs); elle futtermi- Itô5-S6. On connaît de cette Bible que io^raphes, en France surtout, appeU Uble Maxarine^ sept exemplaires sur dix-sept sur papier.

cond ouvrage que produisit l'asso-

de Fust et de Gutenberg fut les

d* indulgence datées de 1454 et do

m en connaît plusieurs éditions dif-

s, ayant 30 et 31 lignes à ja page; il

»st conservé qu'une vingtaine d'exem-

Nous en reparlerons.

tard Fust se lia avec Pierre Schoeffer, ^rnsheim qui, en 1449, était callià Paris et qui , revenu h Mayenco SO ou 1451, devint collaborateur des rs imprimeurs, perfectionna la fonto aclères, et en dessina de nouveaux rrects, moins lourds que ceux dont on it usage. Fust le prit pour gendre et 1 Gutenberg. Les nouveaux associés *ent par l'impression du Psautier de 3 premier ouvrage où aient été indi- I lieu et la date de l'impression, ainsi nom de l'imprimeur; quatre caraclitférents furent employés pour ce IX volume. Plus lard parurent le sehauiier de 1459 et le Rationale din officiorum Durandi^ le premier voiù se montrent les types nouveaux rés par SchoefTer; ils offrent une laison du romain et du gothique. En s Conêtitutiones démentis Y furent au jour, et en 1462, la BiL)le latine de es à la page remarquable par sa belle ion.

Jt dans cette même année 1462 que

cefut, au mois d'octobre, prise par les

du duc Adolphe de Nassau qui la

au pillage; cette catastrophe inter-

les travaux typographiques..

'est qu'en 1465 que Fust et Schoeffer ml le cours de leurs (Publications; ils Qtinuàrent l'année suivante. A celle 3 Fust se rendit à Paris pour vendre Tes; on a prétendu, mais la chose i un conte dénué de fondement, qu'il t déjà été, et qu'ayant vendu comme crits des exemplaires de sa Bible de .1 avait été obligé de prendre la fuite, ir de 1466, on perd sa trace, mais des leuts authentiques attestent qu'il était u mois de mars 1469.

s avons déjà signalé les principaux ;es qu'on doit à ce typographe, indi- -en quelques autres :

e Silvii BuUa crueiata contra Turcos, s:iiis date, ui nom dHuiprimcur. (Opuscule de G

feiiillels, très-rare et qui sVfti adjugé en Angleterre à près de 950 francs ( vente Sykes). 11 n*y a aucune indication , mais les caractères sont à peu près ceux du Rationale de i4f»l).)

Augustinus (S.) De arte prœdicandt^ petit volume in-folio de i2 reuilleis

Un avertissement de 2 pages et derpie placé en tète du livre, constate que c'est Fust qui a fait cette impression. Le volume n'ad'ailleursni chiffres, ni réclames, ni signatures, et il est extrêmement rare; un exemtlairc fut payé 615 fr., à la vente du duc de a Vallière, mais, depuis, d'autres se sont adjugés è bien meilleur compte; un 105 fr.» vente Bearzi.

CiceroDis OffUia, 1463, peiii in-folio de 88 feuil* lois.

Première édition de cet ouvrage; elle est très-rare et d'un grand prix. Ou en connaît 24 ou 25 exemplaires sur vélin, et il n'v en a pas autant sur papier. Un des exemplaires sur vélin a été adjugé à 3,450 fr., en 1855, vente Giraud. On trouve dans la Bibliotheca Spenseriana^ n** 156, et dans Falkenstein, Histoire de l'imprimerie (en allemand ), p. 142, des fac-similé des caractères de cette édition.

En 1466 Fust la réimprima avec quelques différences dans le texte. Les exemplaires sur vélin sont au nombre de plus de vingt; on en a payé un 1,010 t'r., è la vente De Bure, en 1853. Van Praët, dans son Catalogue de» livres sur vélin^ t. II, p. 51-56, a décrit en détail ces deux éditions ; elles se trouvent Tune et l'autre dans la collection Grenville.

Grammatlcœ methodus r/ii//imtca, opuscule de 1 1 feuilleis, sans date (1406).

Il est extrêmement rare. La bibliothèque Impériale en possède un exemplaire acquis }^ un prix très-élové, à la vente du cardinal de Brienne, en 1792. Un autre exemplaire, provenant de Francfort, fait partie de la Bibliotheca Spenseriana; il est décrit dans l'ouvrage de Dibdin, t. lY, p. 500. M. A. Bernard a donné un fac-similé des caractères de cette production curieuse (Origines de rimprimerie^ pi. ix, n* 14.)

Le secret dont les imagiers de l'Allemagne et de la Hollande couvraient leurs essais typographiques qui restent encore aujourd'nui à l'état de problèmes, le mystère non moins profond qui enveloppe les premiers travaux de Gutenberg à Strasbourg et à Mayence, la vente faite par Jean Fust au prix des manuscrits de la première Bible imprimée, ou, <omme on disait alors, yettée en moWe( voir sur cette expression une noie de M. Van Praët dans son second Catalogue des livres imprimés sur vélin ^ t. U, p. 7), les plaintes des acauéreurs qui se trouvèrent lésés, les colères des copistes et des enlumineurs dont le métier se trouva ruiné, lesbrouilleries, les(]uerelles, les procès qui divisèrent les premiers typographes, toutes ces circonstances ont concouru à répandre des contradictions, des nuages de toutes sortes sur les débuts de Timprimerie. Toutes CCS causes élevèrent contre Fu.st,plus habile

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h expIuUer en commerçant qu*à perfeclionner en artiste les découvertes de ses ingénieux associés, des accusations de fraude et même, suivant Tesprit du temps, des imputations de sorcellerie. On parla d*un pacte conclu avec le diable, et ces bruits allant en grossissant en Allemagne» conduisirent rimagination populaire h rattacher, dans le siècle suivant, au nom suspect de Fust. la légende prodigieuse et devenue célèbre d'un

1)ersonnage fantastique, le docteur Jean fustde wittemberg.

Nous n*avons pas è entrer ici dans de longs détails sur cette légende qu*un drame de Goethe a rendue célèhre; on avait depuis longtemps oublié VHistoire prodigieuse et lamentable de Jean Fusteavec son testament et sa mort épouvantable (traduction de Pallemand par V. Palma Caj^et), Paris, 1598 ou 1603, plusieurs fois réimprimée (les beaux exemplaires de ces anciennes éditions se sont plusieurs fois payés 25 à 50 fr.): lapremière édition allemande est de 1587; elle s*e$t montrée sous bien des formes différentes. On peut consulter les Etudes sur Goethe (le M. Harmier,et un article du même auteur dans la Revue de Paris^ mai 183(^, une notice dans la Revue des Deux-Mondes^ 15 février 1852, VAnalecta biblion de M. Du ^oure, t. Il, p. 97, etc. II existe en Alle-

magne surcequ*on peut appeler la Bil graphie de Fust des ouvrages spécît que nos limites nous permettent d*ai) moins d'analyser qu'ils n ont d'ailleurs qi intérêt circonscrit.

FYNER (Conrad ).— Ina primeur allem le premier et le seul typographe qui, XV' siècle, ait travaillé dans la petite' d'ËssIingen. En 1473, il y imprimi ouvrage de Gerson : Colleciorium s\ Magnificat^ et l'année suivante, le Como taire de saint Thomas d*Aquin sur Job. < h lui que revient le mérite d*avoir le pre fait usage de caractères hébreux; ils très-sros et bien taillés, et ils ont été ployes dans Touvrage du Dominicain Pi Schwarz IPetrus Niger) : TracHUus cfl perfidos JudœoSf 1475, iD-foiio. Fyner d'ailleurs borné h insérer quelques i laissant à l'Ilalie la gloire dMmprimf premier ouvrage qui ait été publié en lai hébraïque, Salomo Jarchi, Commentant Pentateuchum ^ Reg. Calabr.^ dieXO 5235 (1475). Observons aussi qu'un lu me rois au jour par le typographe mand dont nous parlons {CoUectoriuM Gersonis super Magnificat) est le se ouvrage où des notes de musique aien imprimées; le Psautier de 1467 est le xnier.

GAHBA (Barthélémy). — Savant et laborieux bibliographe italien, né h Bassano, en 1776, mort en 1840, è Venise où sa vin sYtait écoulée. 11 rendit un grand service à la science des livres et è la litiératur'e italienne en rédigeant une Bibliographie Irè^exacte des grands écrivains qui ont écrit dans cette langue et que la voix de la po;stérité a placés au rang des classiques. Il existe iin grand nombre d'ouvrages fort étendus au sujet des auteurs grecs et latins, mais fien ne serait plus utile pour chaque nation que de'posséder un inventaire exact et raisonné ac3 éditions des auteurs dont elle s'honore. C'était ce travail que réclamait Ch. Nodier, mais qui nous manque encorej; pous n'avons que quelques portions séparées de cet inventaire. [Voir les Recherches de M. Payen sur les écrits dç Montaigne^ imprimées en 1836, tirées à petit nombre, ot relies de M. Berriat Saint-Prix qui ocrupent le tome 1" de l'édition de Boileau publiée en 1834, 4vol. in-8.)

L'ouvrage de Gamba a pour titre : Série dei testi di lingua e di altre opère importanli nellailaliana Uiteratura scriite dal secolo xiv o/ XIX, quarta edizione, Venezia, lS39,in-4.

Cette édition est beaucoup plus ample que les précédentes : la tiremière, mise au jour en 1805, n'était qu'une esquisse; celle de 1812 avait déjà de l'imnortance; toutes deux furent effacées par celle de 1828 qui le fut à son tour.

L'ouvrage est divisé en deux parties : la première décrit les éditions anciennes v\

modernes des auteurs italiens meotioi comme autorités, comme testi di lingua^ le Dictionnaire des Académiciens delta i sca ; la seconde partie est relative auxé d'un grand nombre de bons auteurs qai Académiciens en question n'ont point * (\in grand nombre d'entre eux ne se fait connaître qu'après l'apparition du IM tiarîo), mais qui n'en jouissent pas m d*une juste estime.

L'ordre alphabétique est suivi dan première partie. La seconde est divisé quatre sections où règne le même on ces sections embrassent le xiv*el le xv* cle; le xvi*, le xvu* et le xviii*.

Un assez çrand nombre d'ouvrages rel à la théologie sont signalés dans T'œuvi Gamba; nous traduirons ce qui codo deux d*entre eux : ce sera le mei!

moyen de donner une juste idée de < Ribliografia.

Agostino (S), la Citta di Dio, xv* si sans date ; petit in-fol. très-rare. — exemplaires en grand papier se trou dans la bibliothèque Po^giali, dans cell marquis Giantilinpi à Vérone et dans de Saint-Marc. L ouvrage est impriméi( colonnes, en caractères ronds; 47 ligne pase entière. Les signatures sont aa de la seconde colonne de a à! x en le tninuscules, puis de A è H en majusci chaque signature est de 5 feuillets 10 pages, excepté la dernière qui coiDB 12 pa^o<!, y compris la dernière laqQeîl

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