‹ Dictionnaire de bibliographie catholique, présentant l'indication et les titres complets de tous les ouvrages qui ont été publiés dans les trois langues grecque, latine et française, depuis la naissance du christianisme, en tous pays, mais principalement en France, pour et sur le catholicisme, avec les divers renseignements bibliographiques qui peuvent en donner l'idée la plus complèteChapitre 92 sur 137 · L:* Collection des documents inédils de de France · texte numérisé non relu

L:* Collection des documents inédils de de France

Les Coteries historiques du palais de 1

Les Ob*iivrei de LapUce.

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DE BIBLIOLOGIE.

IMP

VEtploratioH icientifique de VAlgèrtt.

Lie Cho\% de peininret de Pompex^ publie par M. Ilaoul Uoclietle« grand iii*rolio.

Le tourna/ de Cexpédiliou aux Portes de fer^ 1S44 ; ▼oluiiie orné tie gravures sur bois de rexécution la plus mfii:iri|iiable.

La Collection orientale (romprennnt le Blinga» «ain Purana^ irailiiil et pulilié par M. Eu^sènK Biirnonf, loin. I à III ; VlUstoire det Motigoit écrite en pertutn p»r Raschiil-EUIni, iradtiiltï et imidiétï p:ir M. E. Qualrcmèie; le Lirr£ des rois par Fcrdousi, public et tradiiii par M. J. Mohl, i. I, Il el III.

Nous :iTons déjà parlé de la soiiipiu<!U!ie édition de ï Imitation, exécméo eu 1855 pour liguier à FEiposi lion universelle des produits de Tindustrie.

Diverses publications entreprises par des ;ouTernemonts étrangers ont été exécutées rimprimerie Nationale. Nous pouvons mentionner lo Catalogue des livres chinois de la bibliotliêque de ^er/m, par Klaprolh; et ]eAamayan(i,poêmc sanscrit, publié aux frais (lu roi (ie Sardaigne. Signalons aussi des Bibles en turc, en syriaque, en karscliouny et divers ouvrages en arabe et en hindoustani [)Our le com[)le du Comité des traductions orientales établi h Londres.

Une somme do ilkO,000 l'r. est aiïectée an« nuelleroent à l'impression gratuite de divers ouvrages relatifs aux sciences et aux belleslettres. Un comité composé de membres de rinstitut est chargé d'examiner le mérite et Futilité des ouvrages pour lesquels on réclame cette faveur.

Un Album publié en 1830 donne un échantillon des richesses de Timprimerie dont nous parlons; on peut aussi consulter un Spécimen publié en iSh^ contenant la série générale des caractères tant français qu'étrangers.

L'ouvrage de M. Duprdt que nous avons cité renferme un certain nombre de pièces tiui jettent un grand jour sur l'histoire de J imprimerie Impériale ; on y trouve aussi la liste de cinqunnte-deux types étrangers ijue possède cet établissement et des spécimens de cinquante-cinq alphabets.

Les publications administratives , les budgets, les Tableaux du commerce mis au jour pnr l'administration des douanes, le Journal des Savants et bien d*autrcs impressions importantes s'etfectuent dans cet établissement-modèle qui réunit Télite des compositeurs et des correcteurs.

Le soir ces vastes ateliers au milieu desquels s'élève la statue do Gutenberg, où ^ont occupés près de trois cents ouvriers imprimeurs et qu'éclairent cent trente becs de gaz, présentent un asiiect des plus saisissants. Depuis 1833, une nibiiolhèque a élé annexée à l'imprimerie; les cent trente presses manuelles el les presses mécaniques impriment chaque année de 120 71 130,000 rames de papier; en décomposant ce chiffre eu volumes de 30 feuilles chacun, on trouvera que l'imprimerie Impériale publie 6666 volumes par jour ou deux millions de volumes par an.

En 1805 le pape Pie VII visita rétablissement dont nous |)arlons ; VOraison domtntro/e fut imprimée en 150 langues sous les

yeux de Sa Sainteté qui accepta la dédicace de ce beau volume.

§ XV. — Singularités et anecdotes typograpMques.

L'impression en caractères d*or remonte h une date fort ancienne. Un des premiers exemples qu'on en trouve se montre dans quelques exemplaires de VEuclide en latin publié à Venisci^a U82 par Ëbr.ird Ralholt, impressorem solertissimum; la dédicace y est imprimée en lettres d'or. Falkenstein signale comme le plus ancien volume imprimé en Allemagne où, se rencontre cette particularité une traduction de VExplicalion des Evanailes par Jean Brentzen, Francfort^ 1556, infolio; le premier mot du titre et de nombreuses initiales sont imprimés en or;,d'autres en argent; un Livre de Cantiques et de poésies en allemand {Dus aserle^ene und vollstdndige Gemngbuch^ Dresde 1731^, in-8), est imprimé en entier en or.

Un petit bijou typographique imprimé à Londres entièrement en or, mais d'un seul côté, sur papier vélin vernissé, c'est uno espèce d'aimnnach dont il a été publié deux volumes petit in-8, en 1829 et en 1830, sous le titre de Golden lyre (la Lyre d'or); on y trouve un choix de poésies en anglais, français, allemand et italien.

Un ouvrage imprimé à bord d'un navire est certainement quelque chose de rare; nous en connaissons un, imprimé en 1812 à bord du vaisseau anglais Caledonia; c'est le journal des événements survenus à bord d'un pirate russe en 1789, sur lequel se trouvait un marin anglais, William Davidson, auteur de cet opuscule, et ce récit contient des détails horribles. Walter Scott avait eu le projet d'écrire une pièce de vers dont le sujet aurait été pris dansce journal ; il y renonça, mais un aperçu des aveux de Davidson se trouve dans VEdinburg Annual Regifter de 1812 (Timperley, Encydopœdia. of Uterary anecdote^ p. Si'S).

Le capitaine Parry, lors de son premier voyage dans les mers polaires, forcé de [tasser riiiver sur les côtes de Tile Melville où la glace l'emprisonnait, fit im))rimer à bord de son navire, VHekla, un journal dont le premier n'est daté du 1*' novembre 1820, et le dernier du 20 mars 1821.

Une particularité assez singulière de l'édition donnée chez F. A. Didot en 1780, do Yllistory ofTom Jones (k vol. in-8), c'est qu on n'y trouve aucun mot coupe d'une ligne à 1 autre. Cette division des mots se faisant dans la langue anglaise d'une manière différente de la nôtre, réditour, Berquin (l'iimt des Enfants), pensa que le moyen le plus sûr pour ne ps se tromper dans les divisions, était de n en faire aucune.

Notons ce qu'à Tégard d'un écrivain fort en renom au xvii* siècle, Dalzac, a avancé un contemporain : « 11 eut une plaisante curiosité dans l'impression de ses discours; il n'y a pas une ligne qui ne soit tinie par un mot entier; il n'y a jamais de mot coupé par le milieu. » (Tallemant des Réaux, Historiettes, 18M, t. V, p. 129.)

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Le Manuel du libraire indique, l. III, p. 317, un Petit Carême de Massilion, 1818, in-i8, et l. V, p. 583, une Novella de Velado, 183iik, qui présentent la même particularité.

Dans le Manuel pratique et abrégé de la typographie (1825, in-12), par Brun, il n'y a pas un mot de coupé, attendu que Tauteur qui composait lui-même son ouvrage à la easse^ changeait les phrases selon le nesoin.

De nos jours on a voulu faire du nouveau avec du vieux, remettre en honneur de vieux caractères depuis longtemps tombés en désuétude. Il n'y avait rien à redire lorsque cette innovation s*appliquait è quelques réimpressions en caractères gothiques à Pimitation de ceux des textes originaux. Cest ainsi que M. Silvestre a donné sa Collection in 46 dont nous avons cléj?i parlé, quMI a réimprimé la Chronique de Turpin et diverses Moralités, mais on ne s*est pas arrêté à ces sages limites.

La manie de rarchaïsme typographique a

Krovoqué do judicieuses observations de r. Auguste Bernard dans le Bulletin du bibliophile belge, t. XIV, ». 2H. Ce savant aremarqué que les caractères imités de ceux du xyr siècle qu*a employés un habile im-

r)rimeur lyonnais, M^. Perrin, avaient été 'objet du Ci'iprice de la mode. On a ofTublé de ces vieux caractères des ouvrages tout récents ; on a mis à tort et à travers des v |)Our des u, en croyant revenir è la vieille orthographe; on a imprimé le mot oevvres tandis que nos ancêtres imprimaient œuvres tout comme nous.

Divers éditeurs en reprenant les vieilles formes des lettres, ont conservé l'usage du y, dur, et des accents; c'est une inconséquence d'autant plus forte que ces lettres et ces accents n existant pas dans les anciens caractères, il a fallu les fabriquer.

On ne saurait approuver une autre manie, celle défaire des illustrations h l'antique. DenombrcMix ouvrages ))ubliés de nos jours sont ornés de lettres capitales de forme ancienne; elles étaient jadis à Tunisson des caractères qui servaient h l'impression de vieux volumes; aujourd'hui ces prneuients font disparate avec des caractères modernes. Nous avions réuni un certain nombre d'anecdotes Relatives è Timprimerie et qui auraient pu former un Typographiana ; mais nous devons laisser de côté ces notes afm de donner des indications plus sérieuses et nous nous contenterons d'en signaler une seule : M. Lesur, connu par V Annuaire qui porte son nom, était sous le (iremier empire, historiographe du ministère des affaires étrangères ; il fut chargé de la rédaction de plusieurs ouvrages historien-politiques. En 1812, l'F.mpiTeur lui ayant commandé une Histoire des Kosaquesy voulut que cet ouvrage fût imprimé secrètement et tiré seulement h 30 exemplaires d*épreuves. M. Marcel, directeur de l'imprimerie Impériale, copia le manuscrit, numérota chaque ligne de chaque page, découpa chaque ligue, distribua aux coia|)Ositeurs un certain nombre de

lignes prises an hasard en donnant ordre de lui apporter la composition à mesure qu'il jr en aurait deiaite. Les ouvriers s*acquittèrent do leur besogne sans rien y comprendre; ils remirent successivement la compositioo au directeur qui, lorsque toutes les iigoei furent composées, prit lui-même le soindA mettre les iignes.en ordre et d'effectuer la mise en pages; il fit ensuite opérer le tir«g» et la brochure par des sourds-muets et porta l'édition à l'Empereur.

Tel est le récit contenu dans une notice sur M. Marcel par M. Taillefer, mais un rédacteur de VAthenœum français (18SV5, p. W9] révoque avec raison 'en doute i*ex8ctttode de cette narralion.il n'admet pas an'onait pu ainsi composer un volume de 640 pages grand in-8 donnant près de 17000 lignes e( plus de 1200 notes avec renvoi (tage pour page ; tout ce qu'on peut admettre, c'est que M. Marcel distribua à chaque compositeur un alinéa en entier^ ce qui rendait facile la mise en page du texte.

§ X VI. — Ouvrages relatifs à rimprimerU.

Le nombre des ouvrages qui viendfaieot se placer dans cette catégorie est des plos considérabhs; une longue énumération se trouve à cet égard dans le Manuel de Bibliô" graphie universelle (c4>Ilection Roret), t. II, p. o et suiv.; nous n'avons point è la reivmduire, nous nous contenterons de donner quelques notions au sujet de divers ouvrages dignes d'attention sous ce rapport.

De iMnograpMœ Excellentia Carmen^ par C. L. TlntM>ust, imprimeur de TUniversiié de Paris, 1718, iii-8.

Ce petit poème n'est au fond qu^nn badinage ingénieux; les procédés techniques de Timprimerio y sont décrits en cent vingt vers hexamètres bien tournés. Il a été inséré à la fm du Cours élémentaire de bibliographie d'Achard, mais sans les notes qui accompagnent le texte original.

Mailtairc, Annales typographici^ H agœ-Comilum, 1719-i5, 3 loin, en 5 vol. in-i.

Cne édition nouvelle et refondue dn tome 1" a paru en 1732 h Amsterdam. Ln tome IV contenant Tiiulex, a vu le jour à Londres en 179hi, 2 parties, in-ik. 11 n'est pas facile de réunir les neuf parties qui cocoposent cet ouvrage, et comme dit le Manuel du libraire : « Quelque incomplet et lual ordonné qu'il soit, les Annales typographki de Panzer, qui s'arrêtent en 1536, ne peuvent le remplacer, parce qu'il renferme an grand nombre de dissertations et de notes curieuses dont le bibliographe de "Nuremberg n'a point fait usage, t*t ces notes forment seules plus de la moitié de l'ouvrage. » Maittaire a pris la peine d'insérer tout au long les souscriptions, préfaces, épltresdédicatoires d'un grand nombre d'éditions.

Il y a dans les Annales, des renseignements utilfis ; les notes renferment beaucoup de faits laborieusement réunis, mais il vfj a ni ordre, ni méthode. Rédigé avec plus de

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DE BIBUOLOGIE.

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récisiuii, ce grand travail aurait is utile. — La réimpression du liient pas le fac-siroile de l'Ëpi- Je la l>édicace de Lascaris, plade rëdition de VAnihologie de dissertation sur les anciennes Quinlilien.

'^origine de rimprimerie» par Prosper Uaye, 1740, io-4.

ir parlé des premiers ouvrages par Gutenberg et ses associés, li étaient gravés au moyen de r bois. Marchand raconte que enta les poinçons et les lettres I imprima d*abord une Bible, el i de Jean de Janua^ mais sans )m; on voulait faire un secret de louvelle. Après avoir raconté les À s'élevèrent entre Gutenberg, eder, Touvrage que nous anae la .liste des éditions qu'ils mi- ; il offre ensuite le tableau de mt dé la typographie dans cent l-dix villes de TKurope, pendant i dernières années du xv* siè- 3iiit une Notice chronologique les premières éditions connues Telles.

re de ces anciennes éditions sont i^tes et il s'y trouve des fautes ?• Dans la seconde partie de son iper Marchand a recueilli des pruntés à divers auteurs au su- Uion de Timprimerie (Trilhème, I, Ange Roccha , Henri SuU il reproduit également ce que Maittaire ont écrit h cet ^ard.

nis a publié è Vienne, 1789, en n Supplément contenant 6311 arpar Maittaire. Ces deux voluprimés sur très-mauvais papier.

typogruphica^ $lttdio J, Wolfii, liainvol. in-8.'

sez curieux, composé d'écrits il serait fort difiicile de réunir originales. Le tome I" contient ses différents, entre autres, le A. Bergelius, De chalcographiœ 1 Querimonia ariiê lypographicœ 3nne; les traités de Matthieu Justophe Besold, de Bernard Mal'inveution de l'imprimerie; le i deScriverius, Laurea Lauren^'

l renferme vingt-sept ouvrages de Tentzel, de Stohr, etc., sur la typographie, ou destinés à rt, à en décrire les procédés, its prolixes et d'une lecture fa- )ut plus bons aujourd'hui qu'à

'âge de Geoffroy Tory, inliiiilé : le 1526, est recherché, quoiqu'il soii bizarres. L*auieur faii descendre les iiahel litin du nom de la déesse 10, 3 tuMies ces lettres sont foruiées de Misuiie il fait entrer les lettres eu € le corps et avec le visage humain; s pUus pour rarcbîicciure ; il y fait

être consultés par quelques érudits fort patients ; les savants qui cherchent à s'éclairer sur les débuts de rimprimerie remontent aux sources, examinent les éditions primitives et délaissent avec raison des travaux oà H n'y a rien de fort utile. Soixante-* douze pages sont consacrées à une Bibli'O' iheca typographica, ou liste d'auteurs qui ont traité, soit s|)éciaiement, soit incidemment, de l'histoire de la typographie.

Manuel typographique^ par Fouruier le Jeune, Parti, 1764, i vol. ui-8.

L'auteur débute par indiquer les travaux déjà'consacré^ à ce sujet : ceux de Geoffroy Tory (15^) et des commissaires nommés en 1692 par l'Académie des sciences, pour entreprendre la description des arts et métiers. L'art typographique devait être décrit le premier, comme étant celui qui conserve tous les autres. Le travail de celte commission est très-imparfait; la taille des poinçons, la fonte des caractères, les moules el autres objets semblables forment la malien du I" volume. Le second volume offre dès échantillons de quatre-vingts caractères différents, depuis la partmnne jusqu'à la gro$$e nonpareille^ c'est-à-dire, depuis un caractère fort mince, jusqu'à des types très-gros. Viennent ensuite des échantillons de lettres de deux points, de vignettes, de carnctères particuliers (bâtarde, allemand, hébreux, grecs (neuf caractères différents, etc.}. Le volume se termine par une série d'alphabt'ts de langues anciennes et modernes. Quelaues-uns, tels que l'alphabet de la philosophie secrète (n** kk)^ les cinq alphabets égyptiens (n* k9 à 53), ne sont pas foi-t authentiques. Lesalphabetsd'Apollonius^n* 63) et de Virgile (n* 64), le Babylonien (n* 851, les alphabets d*Abraham, de MoTse et de Salomon (n* 97 à 99), sont de pure invention. Le sanscrit (n*ll^3) ressemble peu à celui qui est aujourd'hui adopté.

A la suite de ces cent-un alphabets, Fournier donne quehiues explications sur leur compte; il signale les tentatives qu'il Gt en 1737 pour donner aux caractères italiques une forme plus gracieuse que celle qu'ils avaient prise en France. Dans son Introduction, il dit à quelle source il a puisé : le Traité de$ langues, par Colletet, 1660, l'ouvrage de G. B. Palatino, Rome^ 15tô; et celui de G. F. Cresci, Essemplare di più sorti di lettere^ Venise, 1575, 1 Arte de escrivir^ par Fr. Lucas, Madrid^ 1580. Ces trois derniers livres offrent des caractères gravés sur bois. Dans le livre espagnol, la plupart des alphabets sont gravés en creux, ce qui fait que les lettres sont blanches sur un fond noir.

rencmitrer le flag<>olet de Virgile; il y adapte les noms tks Miises, des Arl^ libéraux, etc. ; il fait des moralités à cet égard'; enlin il donne ce qu*il appelle la due ei vraie proportion des lettres. Dans ce but, il pnrtage un carré en dix lignes perpendiculaires et transversales, qui forment cent carrés surchargés ée beaucoup de ronds faits au compas, le tout servant à donner la forme et la Agure des lettres.

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DICTIONNAIKE

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Fournicr donne ensuite des détails sur les principales fonderies existant en Europe; il parle de celles de Paris et surtout de celle de rimprimerie Royale; il signale ce qu*on trouve en Allemagne, en Prusse, en Hol* lande (où il y en a d*iroportantes), en Angleterre. Il n oublie pas les travaux de Baskerville: « ses caractères sont gravés avec beaucoup de hardiesse. Les italiques sont les meilleures qu'il y ait dans toutes les fonderies de TAngleterre, mais les romains sont un peu trop larges. »

En Italie, rien de satisfaisant, il y avait lencore quelques fonderies è Venise, mais elles étaient peu estimées. A Milan, une seule et mauvaise.

Origines typographies , à Gerardo Mecrman , Uitgœ Comitum^ i7b5, 2 vol. iii-i.

Ouvrage d'une belle exécution el savant; l*auteur, en bon Hollandais, soutient de son mieux les prétentions de Harlem. Pendant longtemps, en France» on n'a vu dans ce système des bibliographes bataves que des hypothèses hasardées et sans fondement, mais aujourd'hui, l'opinion tend à prendre une autre direction.

Pnnzer, Annales lypographicî^ 1793-1803, il vol. îii-4. (Ou y trouve la lisie raisonné^ de ions les ouvrages publiée en Europe de 1437 à 1530, iuclusivemeut.)

Malgré les immenses recherches contenues dans cet ouvrage, il ne remplace pas entièrement celui de Maiitaire, et il laisse beaucoup h désirer pour les éditions de 1500 è 1536, dont il ne signale pas la moitié. Quelques bibliographes ont essayé de corn-

Ïiéterces Annales ; c'est ainsi que J. Heller Bamberg, a inséré dans le Serapeum (18^5, p. 312-320, et 327-333), la description de quarante-huit ouvr|i)$es quePanzern'a point connus, ou qu'il a signalés d'une façon imparfaite, mais CCS rechenhes éparses auraient besoin d'être réunies et terminées dans une édition nouvelle des i4nna/e<; elle serait d'autant plus utile que le système de classement imaginé par Panzer, et les suppU^ments divers qu'il a joints à son œuvre, rendent souvent ies recherches très-pénibles et infructueuses (voir le Builetin du bibliophile^ 3* série, p. 609); les ouvrages anonymes sont fréquemment placés dans les tables d'une façon incommode; est-ce, par exemple,au mol antma,qu'on sera tenté d'aller chercher le Pèlerinage de Vdme?

Malgré leur mérite très-réel, les Annales de Panzer ne sont pas exemptes d'erreurs et d'omissions avant 1500. Nous nous contenterons de signaler un exemple relatif à chacune de ces circonstances :

Une édition des Dévotes louanges à la Vierge Marie par Martial d'Auvergne, Parts, Itôii^, avait été annoncée par erreur dans le catalogue La Vallière (n"* 2830), comme étant datée ue IhBd; celle faute (ut rectifiée dans Verrata, mais les gens, même les plus soigneux, ne lisent guère les errata^ et Pan^» zer, ignorant cette correction, a mentionné une édition de 1V89 qui n'existe pas. Un

autre bibliographe, Denis, avait eom même erreur.

Le Spéculum sacerdoium publié k 1 en ihSi, indiqué au Ifantie/ d'après M« tenbach, auteur d'une /lû/otre(en aile de la ville de Trêves^ ne figure poii Annales.

Parmi les ouvrages entrepris poa suite à celui de Panzer, il faut distin] travail de Joseph Molini de Florem dans le cours de sa longue carrière libraire et comme bibliothéc4iire, s'at prendre note de toutes les éditions au jour dans la période où s'était re Panzer, el qui ne sont point menti dans les Annales; il s'appliqua aussi riger, à rectifier ce qu'il y avait d'inexact ou d'incomplet dans les du laborieux Nuremtiergeois.

Les recherches de Molini sont co:

dans ses Opérette bibliografiche p. til-122 ; les ouvrages que Pam vait pas connus sont au nombre 75 environ sont antérieurs è Tan 15C mentionnerons quelques-unes de( duclions dont la rareté est extrême :

La TrabisondayUologMf 1483* lu-fol. l}| gcril.

CcFsar Thorlut Eicotanus itlHsiriuim D. Andreœ Mnthto JUtirckiont Beiontims^ Franceêco Donaccorti ; »an« date, iii-i.

C'est un recueil de poésies latine; liennes, resté inconnu h tous les graphes ; Tiraboschi lui-même, Tini historien de la littérature italieni vient (tom. VT, Mb. 9, m, \ il) qu' mais vu les poésies de Torti.

iVorW/a d^IpoUio Buondelmonti e U hardie Muiine, per Michahelem Vohnar^ i

Opuscule de 16 feuillets sans frontispice. On ne trouve nulle part Volmar parmi les typographes du jl}

Plinii tecundi liber IlluMlrium vîroritM, Jaoubiis Andréas, 1477, in -4.

1" édition datée, inconnue h tou bliographes. Klle n'a point échappé cherches de l'auteur du Manuel.

Inamoramenio di Paris e Vienna^ YeiH cliio Sessa ei Piero de Rovani, ib\9, io

Cette rédaction ita4ienne d*un r chevalerie a été souvent imftriméc cette édition ne figure point paro qu'enre^islre le Manuel.

Il:iin (Le), Reperîorinm bibliofjraphicvi omties ab arte inventa nxque ad unnnm exprès*!^ ordmé alphabeiico enutnerantur^ lise, 18i6-58, â lom. en 4 vol. in-8.

Le Manuel du libraire qualifie cet de répertoire utile; les descripli courtes, mélhodiques, presque touj* fisanies; le nombrt.> des articles d monte à 16299; on remaraue de nor omissions surtout dans le tome t\ étépubliéqu^aprèslamortde Tauteu avoir été entièrement achevé. Il est ter qu'Hain n'ait jamais cité ses s<

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DE BIBLI0L061E.

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)arfois il reste tout à fait însuflisant à rdà*un certain nombre d'éditions extréent rares et du plus çrand prix, tandis

abonde en détails inutiles sur une itude de livres sans valeur.

Serapeum mis au jour à Leipzig a pudivers travaux destinés à compléter rre d*Hain; c*est ainsi que dans le vo- : de 18^5, on trouve, page 350, la desion de quatre éditions et dans le volume )k9f p. 237, une noie de M. Vogel de de sur neuf éditions qu'on chercherait lin dans le Repertorium bibliographie

mme tous les ouvrages composés par un ne, celui d*Hain n*est pas exempt de ]ues erreurs. M. J.-Ch. Brunet signale Tcalalion parmi les éditions, du xv*sièu Livre de messire Cleriadus, roman de ilerie publié à Paris après i^Xk.

Typographie^ poôme par L. Pelletier, vey 1832, in-8. Cette épopée est divisée untre époques, et chacune d'elles est e d'un grand nombre de notes et d'oblions pratiques sur Timpriraerie qui té recueillies avec soin.

de» pratiques et lUtérairet sur la typographie^ rapelei, tome !«' (el unique), 1837, iii-8.

l ouvrage prolixe et dans lequel il y a Je méthode contient toutefois quelques Is intéressants; nous lui avons fait eurs emprunts; il se divise en cinq très, l*" De l'imprimerie de Paris; son ne, son accroissement; historique de rit, des mœurs et des usages des prei temps de l'imprimerie ; 2" des correc- ; ceux du xvi* siècle ; anciens règles concernant la correction; 3" de la ction; ses difficultés ; ce qu'il faut pen- Jes procédés infaillibles de correction 1 a quelquefois proposés; k* de la cor- )n des livres imprimés sur manuscrits jr copie imprimée d'auteurs vivants; la correction des livres imprimés sur ! imprimée d'auteurs morts.

i$toire (en allemand) de Cimprimerie^ de son 9 et de ses développements ^ par le docteur !8 Falkeuslein, Leipzig, 1840, in-4.

. ouvrage, que nous citons à plusieurs ses, fut composé à l'occasion de la fêle

)) Nous n'avons pas à nous occuper ici des eux ouvrages sortis de la plinne de M. Léon Borde qui , ainsi que Ta écrit M. Cousin, g tous les sujets où il s'engage reclierclie tant de patience les documents les plus ca« l les met en lumière avec tant d'art. > Nous Mrnerons à mppurier les litres de quelquesle ses publications justement admises dans illothéques de cliuix, et nous menlionncrons en temps quelques-uns des ariicles qui leur ont nsacrés duns des travaux pério<liqties sérieux. âge dans C Arabie pétrie^ 1830, in-folio, yoir Hothèqne universelle de Genève, tom. LVI, les u littéraires de Vienne, lom. LXVl, trois arli- ) M. Letronne dans le Journal des Savants^ i oetolire 18^, septembre 1856 ; le Quarterln », n» 117.

agc en Orient, 1838 clsuiv.,3 vol. iu-ful.

célébrée à Mayence en l'Itonneur de Gutenberg; rédigé avec quelque précipitaiiont il oÂTre cependant beaucoup de faits curieux. On y trouve un grand nombre de fac-similé, notamment des éditions xylographioties de In Biblia Paupernm^ de VArs mortenat, de la Bible de Fust et Schœlfer, de celle de h^ lignes et de celle de 36.

Les types grecs des Juntes, les caractères de Jenson , de Leeu , de Colard Mansion » d'Aide l'ancien, de Mentelin, de PQster, de Jean de Spire, de Veldener, de Vérard , d'Dlrich Zell, etc., sont également reproduits dans des imitations très-soignées.

Début de rimprimerie de Strasbourg , ou recherches sur les travaux myttérieux de Gutenberg dans cette ville et sur le procès qui lui fut intenté ^i 1459 à cette occasion, par M. Léon de La Borde , Paris^ Techener, 1840, gr. in-8 de 8G pages.

Un article de M. Guichard sur cet ouvrage a paru dans la Revue du xix* siècle^ n* au 28 juin 18il^0. — Le savant auquel on doit ce travail curieux et qui est bien connu par son zèle infatigable pour ce qui se rattache aux beaux-arts (160), avait le projet d'écrire une Histoire de ta découverte de Vimpression et de son application à la gravure, aux carac-^ tères mobiles et à la lithographie. Cette publication devait former huit volumes; il n'en a été publié qu'un seul, rempli de recherches curieuses et neuves : Histoire de la gravure en manière noire, 1839, gr. in-8.

De rOrigine et des Débuts de Pimprimerie en Europe, par M. Auguste Bernard, Paris^ 1855, 9 vol. in-8.

L'auteur de cet ouvrage a exercé la Ij^pographie, circonstance oui a été pour lui un grand avantaKO dans 1 accomplissement de la tâche qu'il a entreprise. 11 a pu ainsi combattre avec des armes plus puissantes les nombreuses hypothèses mises en avant par des écrivains, presque tous étrangers è la profession d'imprimeur età ses mille détails.

— La première partie concerne les premiers

Eroduits de l'imprimerie, les travaux de aurent Coster et de s^on école, ceux de Gutenberg , de Jean Fust, de Pierre Schœffer.

— La seconde partie roule sur les productions des principaux typographes du xv* siècle : il s'agit d'abord de ceux de l'Allemagne, puis de l'Italie, de la France, des Pays-Bas, etc.

Commentaire géographique sur PExode et les Nom" bres, Paris, 1841, in-fol. Fotrnn article de M. Quatrcmère dans les Annales de Philosophie chrétienne, 3* série, lom. VI.

Les ducs de Bourgogne, 1849, 3 vol. ln-8. Voir les articles de M. Douet d*Areq dans la Biblioihèque de l'Ecole des Chartes^ 5<>>série, 1. 1, p. !f33- 257; t. IV, p. 1^5147.

La Renaissance des Arts à la cour de France, 4 vol. iii-8. Voir un article de M. Vitel dans le Journal des Savants, mars 1851.

Athènes aux xv« xvi* xvii« siècles, Vuir les artl* cles tie M. Vitct dans le Journal des Savants, mai 1855; de M. £. Lcmatire dans la Revue d^ar* chitecture, lom. XIII ; de M. V. Fournel dans le Journal de rinstruction publique, n*" du 7 juillet 1855 : de M. Noël «les Vergers, dans VAthenœum^ u* du 27 octobre 1855.

953 IHP DICTIONNAIRE

Des fac-similé fort exacts reproduisent les caractères des plus célèbres monuments typographiques : le Spéculum humanœ Salvaiionts^ sans date , les Lettres d'indulgence de 1451^ et U55, la Bible de k2 lignes, Te Psauiierde 1457, \e. Rationale de Durand de H59, la Bihle de 1472, le Lactance de 1465, elc.

M. Bernard se montre favorable aux prétentions des HollancJais : voici comment, à Taide (\ts anciens textes et de Tétude des moniimenls, il retrace Hiistoire de Tinvention de rimprimerie :

Laurent Coslcr, ne à Harlem vers 1370, se consacra au commencement du xv* siècle à la profession d'imprimeur en xylographie. Après quelques années de pratique, il tut frappé clé rimperfectibn du procédé en usage; surtout en ce qui concernait l'impression des teïtes des livres, et il songea au moyen d'économiser les frais de gravure de ses caractères. Il grava un iour sur l>ois des lettres isolées avec lesquelles il put imprimer à la main quelques sentences morales. Ce premier résultat lui donna Tidée de remplacer ses planches flxes par des caractères mobiles en bois, mais il fut bientôt obligé de renoncer à ce moyen, n*ayant pu réussir è imprimer des pages entières de la sorte. Après de longs tâtonnements, il eut la pensée de fondre des caractères en métal dans le sable. Ce mode d'opérer ayant réussi à son gré, il sonfflàdi à tirer le papti le plus avantageux de son invention. Il n*iavait jusque-là imprimé qu'au frotton ; il imagina de lui substituer la presse déjà en usage dans plusieurs autres professions, mais pour cela il avait besoin d'une autre encre que la couleur à la détrempe, employée par lés imagiers ses confrères. 11 parvint avec beaucoup de peine à fabriquer un encre oléagineuse qui était mieux approj>rlée è son nouveau procédé d'impression. Co.ster fit usage de ses inventions dans le Sveculum qu'il imprimait alors h Taide de planches xylograpniques. 11 arrêta la gravure des textes au point otl elle en était, et il exécuta ces derniers en caractères mobiles; c'est ce qui explique la répartition singulière des pages en caractères fixes et en caractères mobiles dans l'édition qu'on peut regarder comme la première de cet ouvrage. Quand eut lieu cette opération? C'est ce qu'il est diflicile de dire d*une manière précise, mais comme Cosler a donné avant sa mort, arrivée vers 1440, au moins quatre éditions d\ï Spéculum y on peut facilement faire remonter la première à 1430, cliacune d'elles réclamant un certain intervalle pour son écoulement.

Dans les éditions suivantes, Coster remplaça complètement les textes xylographiques par des caractères typographiques , mais il continua toujours à imprimer les gravures à Taide du frotton^ n'osant pas sans doute les soumettre À relforlde la presse ni au lavage (jue l'emploi de l'encre oléagineuse aurait réclamé. De là la nécessité d'imprimer le livre en 6/anc, c'est-à-dire sur un seul cAté du papier.

Ce résultat obtenu, Coster se mit à impri-

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mer do petits livrets d'un usAge cojdqq^u^, particulièrement le Donald espêcJQ de grammaire latine dont les éniaats Taisaient dus les écoles une grande con.somiiniation. iOb peut lui attribuer aussi un opuscnle de 4 feuillets in-4, Catonis disticha, dont la bibliothèque de lord Spenser possède unexeoDplaire. [Yoy. Dibdin, t. IV, p. 474, et Falu5- STEiN, p. Ço.j 11 faut remarquer aussi qoe divers bibliographes regardent ce liTret comme d'une date bien moins ancienne.

Bain dans son Repertorium, TiUtribue i Jeao de Westphalie qui travaillait vers 1470. N'oublions pas le fameux Iforarium doôt iMM. Enschède, i mprimeurs à Uarleno, possèdent encore les huit seules pages existantes. Elles furent trouvées par leur a'ieui, au mi^ lieu du xvni* siècle, dans la coiivertured'nn livre de prières en hollandais provenant d'une ancienne famille du pays. C^est ooe espèce d'in-seize tiré sur vélin. Meermaoi donné dans ses Origines typogrûphicœ qd fac-similé assez exact de cette productioQ qu'il regarde comme le premier essai typographique do Coster.

M. A. Bernard est auteur de divers autres ouvrages sur certains points de rhistoire de rimprimerie; il a publié des recherches sur Geoffroy Tory (nous en reparlerons) et des particularités relatives aux Estienoe et à l'ancienne imprimerie Koyale; il a entrepris un Voyage typographico^'archioloffi' que en Bclgic|ue et en Allemau^ne au sujet duquel il a inséré quelques détails dans le Bulletin du bibliophile, tom. X et XU.

A Stuttgart, il a vu l'exempMire de la Bible de Mentelin,et il a obtenu un fac-similé de la souscription, beaucoup plus exact que celui qu*à publié Schoepflin.

A Darmstadt, il a eu sous les yeux le calendrier de 1460, que l'on croyait perdu, mais qui a été retrouvé.

M. Bernard a été moins heureux pour le Tractatus de celebratione missarum qui se trouvait autrefois dans la bibliothèque de Mayence.

11 espère le rencontrer un jour et avoirles moyens d'apprécier l'authenticité de la souscription manuscrite qui fait mention de Gutenberg, comme imprimeur de ce livre.

Histoire de ^imprimerie, par M. Paul Diipoo', 1851, 2 vol.

Cet ouvrage intéressant contient une foule de notions utiles ; on y voit l'œuvre d*un littérateur habile et iiistruil, ayant une longue pratique de l'art dont il retrace les annales et s'étant livré à de patientes reciienhes. Toutefois, selon la Bibliothèque de VEcole des Chartes (tom. 1*' de la 5* série, p. 291), ce n'est pas encore là une Histoire de l'imprimerie telle que la science a le droit de la réclamer; l'auteur s*est laissé aller à beaucoup de digressions étrangères au sujet qu*il traitait, et il a fait des excursions trop nombreuses sur le domaine de l'histoire littéraire laquelle doit rester tout à fait distincte de rimprimerie.

Signalons enQu uuo publication entreprise

DE BIBUOI.OGIE.

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ire de Cologne» M. Lciiipertz, il avec beaucoup de soin lés Tieux typographes, oui donne ts et des lac-simiie de leur écriivrage paratt en livraisons; la ise au jour en 1857 et oue nous es yeux,conlienl cinq planches ; 3hle le portrait du libraire de in Berckuiann, mort en 1572 et rère Arnold Myiius. Berckniann lusieurs imprimeurs de ce nom) se la maraue de la poule grasse //ma). Un lac-simile d*une lettre :con)pagne ces portraits, e planche donne les portraits Aide et des fac-similé de, leur

ne planche donne le fac«simile . P. Palm (Je Nuremberg fusillé r avoir mis en vente un écrit les Français: dans la quatrième rencontre une série de lettrines ions du XV* siècle, et dans la eux reliures gauffrées des xv* et

tions montrent quel intérêt ta de M. Lempertz présente aux toire de la typographie.

wprimeries en dherset tanguiê»

I ouvrage hébreu imprimé avec î h Tannée U75; ce n'est pas l'a avancé /t. Jacobi Ben Asur seu IV or dînes; Plebisariiy anno mais un autre ouvrage qui a été re mois plus tôt : R. Salomonts entarius in Penlateuckum iReuii mo ab Orbe cond. K. CCXXJkVf

gne le premier livre où se trouictères hébraïques est le Trac-

perfidos Judœos imprimé en ngen par Conrad Fyner, mais imparfaits; lédition (ionnée par

1512 des Septetn Psalmi pœnie des types bien supérieurs.

1508 que Gilles Gourmand mit remier ouvrage hébreu qui ait mce, une grammaire de cette

;es de J.-B. de Rosst fournisigine et les débuts de la typoaïque une masse fort étendue ements. Dans les Annales heaphici sœculi xv, 1795, avec 19, on trouve la descrij^uion de lonl 35 sans date, antérieures à 43, dont k9 sans date, publiées 540. Quatorze villes, dont dix t imprimé des livres hébreux e; 252 éditions signalées jus- »ar diirérents bibliographes sont et très-douteuses, et c*est là une a légèreté avec laquelle les ertanUenl en bibliogiaphie et de de porter une criiique sévère yaux de ce genre, nsarré quelques dissertations à spéciaux touchant J*ancienne

typogrà|iliie hébrajq:ie : De typographia Aebraica Ferrariensi^ 1780; De ignàtis non^ nuîliê ahtiquissimis hebraici texCus ediitoiiibus\ 178^; Annali hebreo-tipografici di Cremona, 1808 {kO éditions de 1^ à 1586 et deux sans date), etc.

En 1803, Rossi fit paraître le Catalogue en 3 vol. in-8 des manuscrits orientaux qu*il possédait (1571 dont 1379 en hébreu). En 1812 il publia une énumération succincte de ses imprimés et un Supplément relatif aux manuscrits dont le nombre ai*riva à 1624, dont 1470 en hébreu.

Le premier livre qui ait été imprimé en caractères grecs est la Grammatica Grœca de Lascaris , publiée h Milan en 1476, in-4. Ce volume décrit dans la Bibliotheca Spénseriana, t. III, p. 76, est d*une extrôipe rareté, il n'a d*ailleurs pas d'autre mérité que celui qu'il doit à celte circonstance. L'exempl. Askew payé 21 I. st. 10 sh. a passé au Musée britannique , fonds de Georges 111.

Plusieurs ouvrages avaient précédemment donné des passages en grec, mai^l d*uné façon peu correcte et dans plusieurs volumes de ces temps reculés , lés passages grecs sont laissés en blanc ; on les remplissait h la main.

De nombreux essais ont été tentés, depuis un siècle» |»our perfectionner les types grecs. M. Firmin Didot employa de nouveaux caractères |^»our imprimer un fragment de Tyrtée qu'il communiqua à Tlnstitut. Bitaubé et Camus furent chargés de l'examiner. Il ne fut pas fait de rapport, mais Camus prit de là occasion de rédiger un mémoire éien«iuqu*il intitula : Recherches sur la forme des lettres

Grecques dans f écriture et dans Vimprimerie. observations résultant de ces recherches. Il étudia la forme des lettres dans les beaux manuscrits de la bibliothèque Impériale et dans les éditions grecques de tous les âges et de tous les pays depuis la Grammaire de Lascaris impriméeàMilan en 1476, jusqu'aux volumes de Bodoni. Il signala la première tentative d'une réforme dans la gravure des caractères grecs tentés par Firndn Didot vers 1786 et d*après laquelle a été imprimé en 1790 le premier volume d'une édition de Démosthènes donnée par l'abbé Auger. ïjes tentatives de Goeschen à Leipzig; son Nouveau-Testament, texte grec revu par Griesbach, pouvaient aussi être indiqués.

Le premier ouvrage où se montrent des caractères arabes, est la Aelaliondu voyagede Breydenbach à la Terre Sainte. — {Sanctœ Peregrinationes in montem 5ion... Mayenne. 1486);— il sont gravés sur bois. Le premier livre entièrement imprimé en carac* tères arabes sortit en 151« de l'imprimerie orientale établi à Fano par Grégorio Giorgi de Venise. C'est le seul produit de cet Atelier qui avait été organisé aux frais du pa|)e Jules II. Ce livre dont le titre doit se rendre

Car Precaiio horarii (Livre de la prière des eures)est extrêmement rare. Un exemplaire se trouvait chez M. Silvestre de Sacy : il a

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été adjugé à 204 fr. (Kotr lo catalogue de cette belle bibliothèque. 1. 1, p. 290 et 1^11.)

Le second ouvrage où se trouve un texte anbe est le Psautier poly^^lolle de Justiniani, Gènes^ 1516, in-1^ : nous en parlons ailleurs.

La Typographia Medicea, établie à Rome par le cardinal Ferdinand de Médicis à la demande du pape Grégoire XIII (mort en 1585), rendit des services à Fimpression des livres arabes; des savants furent envoyés en Egypte et en Perse f'our chercher des manuscrits; des artistes habiles furent employés à fondre et è graver les caractères; Robert Granjon vint tout exprès de Paris, et Torientalisie J. B. Raimondi de Crémone prit la direction de cette imprimerie.

En 1587, le cardinal fut ra[)pelé à Florence pour suciîéder à son frère, le grandduc Frtinçois, et rétablissement qu*il avait créé fut délaissé; il devint la Typographia iinguarum externarum dirigée par Jacques Luna, et il en sortit en 1536 la Grammatica syriaca de Michel Amira, et le Liber mtnifiri Missœjuxta ritum Ecclesiœ nalionis Maronitarum. En 1610, le grand-duc Cômell, lils de Ferdinand, lit transporter à Florence le matériel de rétablissement, mais ce ne fut que sous Cômeill qu'il fut organisé sous la direction d*un maronite, Pierre Benoît, qui entra dans Tordre des Jésuites, et qui, «près avoir été professeur d hébreu à Pise, mourut en 17V2 à Rome (161).

Léopold confia en 1774 la gestion de cette imprimerie à César Malanima, mais elle ne produisit rien de remarquable.

L'imprimerie du collège des Jésuites à Rome avait de son côié des caractères arabes (très-imparfaits d'ailleurs) ; elle publia en 1566 un livre intitulé : Fiaei orlhodoxœ bre^ vis confessio, petit in-4, et un petit traité de controverse contre les Musulmans. Consulter sur ces deux opuscules très-diflîciles h rencontrer le catalogue Silvesire deSacy u'^kSl et 1262.

Le premier typogra[)he allemand qui ait imprimé un livre arabe est J. Christmann qui enl582 mit sous presse, h Neustadt, un Alphabelum arabicum.

Un Français qui fut ambassadeur à Constantinople, François Savary de Brives, fît graver et fondre à Rome des caractères arabas, et y établit une imprimerie d*où sortit en 1616 une traduction de la Doclrina christiana du cardinal Bellarmin. L'année suivante, il lit porter h Paris son matériel, et irpprima en arabe et en français le traité conclu en 1605 entre Uenri IV"* et le sultan Amurath.

Après sa mort survenue en 1628, Antoine Vitré acheta pour compte du gouvernement français ses manuscrits et ses caractèies.

En 1795 on s'en servit pour imprimer une traduction arabe faite par Torientalisle Ruf-

(161) On doit à ce savnni les ilcux premiers voliinieb (ie rédiiioii de sniiii tCplirem, Home, i7ii, 6 vol. in-IoL, aujourd'hui rares el fort rerlierdios. Un exempt, s'esl payé oOO fr. à la vcuie Silvcsue 4e Sacy.

fin de V Adresse de la Convention au peitpk Français du 18 vendémiaire an III.

Les premiers caractères chinois qu*oii ih vus en Europe furent ceux que le savint jésuite Atlianase Kircher fit graver aGo de les insérer daus la China iUustrata^ 1667, in-folio.

En France, le premier ouvrage de quelque étendue qui vit le jour en cette langue fut la Grammatica sinica d*£lienDe Fourmont, publiée en 1762, fruit de plus de vingt années d*un travail assidu. On j trouve à la suite le catalogue des livres chinois de la bibliothèque du Roi, qui avait déjà été inséré, mais sans caractères chinois, dans le tom. 1" du Calalogus manuseriptorum it ce riche dépôt.

Le fameux imprimeur de Leipzig» Breitkopf, dont nous avons eu roccasioii de pa^ • 1er, publia en 1789 un opuscule intitulé: Exemplum typographie sinicœ figuris cAfracterum et typis mohilibus composilum^ grand in-^. On y voit quinze caractères chinois, dont cinq ou six sont exacts, beaux et nets; Timperfection des autres tient moins aux défauts du procédé typographique de Breit* kopf qu'au peu de secours qu*il eut |K>ur la connaissance de récriture chinoise et dei licences qu*elle permet dans ia formatiun des canictères.

N'oublions pas la Clavis sinica^ or éléments of chinese grammar by J. Marshmann, 5erampore, 181^. Ce volume in-4 exécuté dans Timprimerie de la mission, contient des textes chinois imprimés avec des carac.lères métalliques mobiles, et ce procédé n'avait pas encore été porté à un semblable dei^ré de |)erfeclion. (On peut d'ailleurs consulter surcetle Claris un article de M. Abel Kémiisai dans \e Journal des Savant s f février 1817, reproduit dans les Mélanges asiatiques de cet orientaliste, tom. H.j

Nous avons enirefiris des recherches sor les premiers ouvrages où se montrent des caractères arméniens, coptes, sanscrits, etc. mais n'ayant pu les porter encore au degré de précision et d*élenduc que nous ambitionnons, nous nous abstiendrons d*en offrir ici les résultats.

§ XVllI. — Impression des caries et de la mitsique.

Nous avons déjà eu Toccasion de dire que le premier volume oïl se trouvent 6^s cartes gravées sur métal est l'édition latine de la Cosmographie de Ptolémée publiée à Rooie en H78 in-folio. Les cartes sont au nombre de 27; elles ont été gravées par un allemand, Arnold Buckinck au moyen de poinçons et à coups de marteau.

Cette édition précieuse se trouve diflici* lement avec toutes les cartes; un exemplaire a été payé 975 fr.à la vente Walckenaër (163).

Quatre ans après parut à Uim rédilion du

(tG3) On peut consutier au sMjel de ce volume la Bihholheca Spetiserinna de D:t).iiii, n» 901; un* Police tie Ueriiharit dans les Beytrâge du b^iisn d^Attlii), I. Y, p. 5ÏI, rfp'oduiie dans le Lexicvn biùliograijhicum it^iioiriuaiiii, t. III, p. 494; les Ori-

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DE BIBUOLOGIE.

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je publiée par Léonard Hol ;

32 cartes gravées sur bois.

se sont élevés sur la manière gravées les planches qui serimer les cartes du Ptolemée do ipf dit qu*on ne saurait juger it de cuivre ou d*'étain, mais iloire adressée au pape Sixte IV lent qu'elles étaient de cuivre :

.... mathematicit adhibitis viriSf n tabulis œneis imprimereniur^ nioque in hac cura cansumpto f

ditions de 1482 et de U86 qui les planches gravées sur ïx)\Sp \ mômes cartes. Camus pense imprimés en lettres majuscules ,et que ))Our ceux en lettres mi- }nt été imprimés par un autre fut, à ce qu*il parait, employé édition donnée à Venise en i)b Pontius de Leucho. Le grair le bois tous les traits g<^omais pour s'épargner la peine lettres, il lit, dans les parties levaient être placés, des trous îr des caractères mobiles. D*au- 3nt employé les mêmes procé-

édition de 1511, les cartes mées ainsi que le texte, en noir; les noms des lieux princarte étaient en couleur rouge ; que la feuille ait passé deux resse.

3an Schott donna à Strasbourg de Ptolemée avec des cartes *e desquelles il nn est où Ton Qt is planches pour imprimer les is couleurs. Les furéls éiaient 1 vert, les signes et les noms incipaux en rouge; ceux \ies uoins considérables en noir, a gravure en taille-douce fut en pratiipio pour Timpression géographie, sans qu*on renonsux planches en bois. Cest ce dé qui a servi pour Tédition de liée à Lyon en 1535 par Miit que le nom de l'éditeur re- X bibliophiles. Les lettres sont que ies trails géographiques:

s-mauvais.

ns son Traité de la gravure sur v. in-8}, signale une carte de »rmée de dix planches, gravée Michel Zimmermann en 1556,

qui, dans la Coitnographie vet, 1575, représentent les s du monde. Les noms des illes, etc., sont de diverses rfois en caractères très-menus, très-nets.

n inïprima h Paris diverses n Allas ecclésiastique f civil et

merle par M. Atig. Bernard, l. Il, ii.éiiioire de C:hiiiis {Mém^iret de V ) sur la gravure des caries de

militaire; elles étaient de'jpetit format et gra« vées grossièrement en bois, n'ayant que des ligneà pour contours, point de rivières, point de montagnes, ni de bois. Les noms y étaient formés par des caractères d'imprimerie insérés dans des trous pratiqués à cet effet.

Un libraire de Bâie, Guillaumel^aas, publia de 17T7 è 1793 quelques cartes exécutées avec des caractères mobiles et représentant la Sicile, les environs de Bflle, etc. Elles sont d'une eiécufion assez satisfaisante et très-supérieures à quelques essais du môme genre tentés à Troyes et à Strasbourg à la fin du siècle dernier et sur lesquels Camus donne des détails qu'il serait inutile de reproduire ici.

Vers 1780 un imprimeur intelligent, Breitkopf, usait d'un procédé semblable pour donner un plan des environs de Leipzig. £n 1829, Firmin Didot s'occupait de perfectionner ce système.

Consulter d'ailleurs indépendamment du Mémoire de Camus, les ouvra^^es allemands de Preusschen : Esquisse de Chtstoire de la typoméirie, Bâle,1778; de Breitkopf, Sur l'impression des cartes de géographie , LeipzigJ77<»; de RitschI d'Hartenbacn, Nouveau système de reproduire par f impression des cartes géographiques coloriées^ Leipzig, 18i0; de KatTelsperger, Essais des types géogra* phiaueSf Vienne, 1838, in-8.

L impression dos notes de musique eut d'abord lieu au moven de la gravure sur bois. C'est ainsi qu'elle se montre dans l'ouvrage d'Hugues de Heutiingen, Flores musice omnis cantus gregoriani^ publié en 1488, et dans les éditions du Lilium musice plane de Michel Keinspeck» mises au jour en li97, 1498 et 1500. D'autres notations toujours gravées sur bois se rencontrent dnns le Musices opusculum de Nicolas Bart, 1487,etdans l'ouvrage de F. Gafori, Musice utriusque cantus practica^ 1^96. L'emploi de caractères mobiles métalliques pour la notation fut mis en usage pour la première fois par Ottnviano de Petrucci, né en 1466 à Fos^oaibrone dans le duché d'Urbin, mort en 1539; dès 1498 il avait obtenu de la seigneurie de Venise un privilège pour faire durant dix ans usage du procédé qu il avait inventé ; et assisté de deux libraires, Amadeo Scoito et Nicolo da Rafaël, il établit un atelier pour l'impression de la musique; il en sortit jusqu'en 1511 un grand nombre de productions; la plus ancienne que l'on connaisse est un petit in-4 oblouK : Motetti XXXiH, imprimé à Venise en 1502. De 1513 à 1523 Petrucci travailla dans sa ville natale, à Fossombrone. Sa vie et ses productions ont été l'objet d'un mémoire spécial de A. Schmid : Ottaviano dei Petrucci ^ der erste Erfinder des Musiknotendrucks mit beweglichen Metalltypen^und seine Nachfolger imseehsxehn" tenJuhrhundert^ Wien, 1845, in-8.

Parmi les autres imprimeurs vénitiens

géographie et sur. celles des ancleones éditions de Pioléiiiëe.

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qai s adoonèrent à l'impression de la musique, ou cite François Marcoiint de Forli qoi se livra aussi à d'autres travauXi et Antoine Gardano qui était Français d*ongineet qui déploya de 1S37 i 1S68 une grande activité; ses fils Angeio et Alessandro lui succédèrent et restèrent associés jusqu'eu 1580; Angeio continua d'imprimer iusqu^en 1590; son frère, après a voir travaille seul à Venise pendant quatre ans se rendit è Kome en 158ilk.

En Allemagne, Ehrard Ogiin ou ORglin (Ocellus)fut le premier qui en 1507 publia, a Augsbourg, de la musique notée dans u» volume petit in-folio: Aielouoiœ sive Ilarmoniœ Utracentica super XXII gemra car* minum heroicorutn^eUgiacorum^ tyrieorum et ecclesiaslicorum hymnorum per Petruin 7Vttonium. En 1512 Pierre Scliœlfer le jeune, ayant hérité de rétablissement typographique de son père à Mayence, commença à .délivrer i une industrie semblable, et i! i*exerça succes>ivement à Worms, h Strasbourg et 5 Venise. D*autres iiuprimeurs germains du XVI* siècle se livrèrent h des travaux, analogues ; on cite parmi eux Jérôme Victor de ISIO i 1515, et Georges Rauli, mort en 1548.

En 1755 un typographe renommé, Breitkopf, à Leipzig, donna le premier spécimen de sa musique en (.aractères mobiles; ce fut un sonnet tiré d!un opéra d*une princesse de .Saxe. L^année suiv«inte, il imprima en entier Talettrù regina délie Amafôni^ grand opéra dû à la même princesse. Les deux presses de ce genre que Breitkopf établit étaient continuellement en activité, et il a imprimé plus d'une centaine de grandes compositions (163).

En France, le graveur Pierre Hautin parait avoir été le premier qui ait fondu et employé des caractères \ipur l'impression de la musique. Il se mit à Vœuvre en 1525 et travailla jusqu'en 15G7 , date d'une édition des Psaumes^ le dernier livre où se trouve son nom. {Voir Fournier, Traité historique et critique sur Vorigine et le progrès des caractères en fonte pour l'impression de la musique^ Berne, 1765, in-4j. il vendit les caractères (ju'il avait gravés, et Pierre Attaignant en tii usage de 1534 à 1547 pour publier divers recueils de chansons.

On trouve aussi au xvi' siècle Guillaume Le Bé, Robert Ballard (qualifié en 1552 de seul imprimeur de la musique de la chambre^ chapelle et maitre des menus^plaisirs du roi de France)^ INicolas Durhemin, Jacques de Sanlecqùe, Jacques Moderne h Lyon, itobert Granjon, etc.

Dans les Pays-Bas on rencontre Hubert WaelranUt et Jean Laet qui en 1565 établirent à Anvers une imprimerie de musique,

Tylman Susato qui fit ui^age de can achetés h Hautin « et le fameux Chri Plantin qui vers 1580 ipo prima un tsseï nombre de livres de musique. Un lot bitant d'Anvers, Pierre.%Phalesias, mer 1574, se livra av^c activité kce^ei travaux, et ses fils Corneille et Piern gèrent son iumrimerie après lui.

lUcliard Graflon fut le premier.ty}io§ anglais qui, vers 1550, imprima de£ sique asoc des caractères mobiles; ei vinrent John Day et Thomas Vautrolli dernier. Français d*origioe.

Le seul imprimeur espagnol qu'oqi citer en ce genre est Diego Feniand Coniova à.Valladolid (1547-1562).

On s'eçt servi de types mobiles pooi pression des figures géométriques qi compagnon t l'édition d Euclide ûubliéf ceuce en 1491 ; les arcs de cercle, les droites, les angles ont été reprodail des caractères qui servaient ensuite ai mer d'autres figures, mais ce procÀ bientôt abandonné. On reconnut qu'i plus expéditif de graver les fii^uresd< métrie, soit en bois, soit en tadle-doo

L'impression botaniq.n'là a égnleme l'objet des efforts de plus d'un typog Dès 1727, Funice à Erfurth avait ioTei procédé par lequel il obtenait des épi noires de plantes, qu'il appliquait sur pier. Kirnnals ea Angleterre en l"^!

a Augsbourg en 1734 se livrèrent auxi recherches ; Breitkopf dont l'esprit cbei ne se reposait jamais ,.s'etForçad*atleii but, c'ost-à-dire d'obtenir des épreu couleur, mais il ne réussit (»as. willi vage fut plus heureux, et son livre p Londres en 1822 ( Hints on decoratiti ting) renferme des spécimens f >rt biei sis. Ratfeisperger à Vienne .fit & progrès nouveaux à celte branche d Teubner à Leipzig y obtint au^si des et Falkensteinain>éré dans son //tu rimprimerie , p. 380, une ro^c tirée teintes ditférentes.

Ce qui concerne l'impression des d'anatomie e^^t exposé dans l'ouvragf vant docteur L. Chouidnl, médecin d Saxe, consacré à l'histoire et à la bi phie des planches anatomiques da rapport avec cette science et avec graphiques. — Ce volume in-4 orni gravures sur bois et de 3 planches 1 phiées en couleur a pour point de dé travaux des créateurs de Tanaiomie • tive, Béranger de Carpi (1521) ei (1543); il arrive ainsi jusqu'aux œu {)lus récentes de Técule moderne. P artistes qui ont prèle le concours crayon ou de leur burin aux pubi dont cette branche importante des c

(laS) On lit dnns In Biographie vmverselle: c Les essais faits par Rossari à Bnixellt;s . par Ensclicde et Fleisclimann ^ Harlem, par Fournier le Jeune à Paris, pnr le Suédois Fougiit à Londres, n*oiil sbouli qu'à déuionirer la supériorilé ttii procédé de Breitkopf. Gando en ce geure a donné à Paris quel-

ques morceaux comparables à la belle griivée, mais ils soûl ran^s et peu connus, eul do(( démêlés asi»ez vifs avec Fournie auaqué à la (In du tome 11 de son Manua phiquet 1760. i

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DE BIBLIOLOGIE.

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mes s^esl successivement enri- »uve des noms bien célèbres, nard de Vinci, Raphaël» MicheliSv Rembrandt, etc.

IIKS PARTICULIERES. — Dis ont eu, à différentes époques, de créer dans leurs demeures ries particulières dont ilssesermettre au jour le plus souvent > ouvrages. Les produits de ces i habituellement a petit nombre irtain rôle dans la science des ignot avait entrepris, sur cette essantedela bibliographie, des u*il n'a pas eu le temps de puont il a lait paraître en 18&6 un Dans cet opuscule de 16 pages»

once qu*il traitera de quatreimprimeries particulières. Il r la Belgique celle d'Hubert jlie à Brugesen 1561, etcelle du s;ne à Belœii vers 1580. Le Bulïophiie belge ( t. 111, p. 333 ) fait e rimprimerie de GoHzius ne avoir été particulière, et que courrait ajouter à sa liste l'imi Bollandistes à Tabbaye de Gem- »rimerie de Tabbaye de Bonneaquelle servit à Tabbé Mayhe à { 170&, l'histoire de cette maison, abbé Nélis à Louvain.

itionnerons quelques-uns des *tis d'imprimeries particulières s garderons bien d'épuiser ce

s $ng€$ et royales œconomies (CEtat,

Mémoires de Sully ; il les fil im- 138 dans son ch&teau par un imigersen 2 vol.in-fol.avecl'inditelredam et sans date. Cette édi- 3, sur le frontispice de laquel le on ) de la maison de Sully (trois VJ, t, offre de l'intérêt, parce que I tout à fait modifié dans les réel surtout dans celles données 3 Lécluse {Londres, 17tô, 3 vol.

à ce suiet des détails étendus etin de la société de rhistoire de î, n*" 5, p. 87. ) Remplis de renprécieui au point de vue hisuiémoires n'ont aucune valeur ^oy. la Notice de M. Bazin insénouveile Collection de mémoires i de France, 2* série, tom. Il, et lans ses Etudes, 18^5, in-8; le e RevietD, t. VI, p. 30^1^; les Caudt deM. Sainte-Beuve, t. Vlil, p.

:c.} L'édition originale n'a quel- 3 lorsqu'elle se présente en trèsplaires; vendus reliés en nAiroraylor,80fr.A.Bertin.

la maxime doiii Louis XV, profonde- »é, malgré sou insouciance apparente, ril prévoyait pour la monarchie, apie :

( rois ont une fois rompu la barrière i et de rtionneur, ils ne peuvent plus iflanca qui leu- est si nécessaire , ni

TIONN. DB BlBLIOLOGIB.

Le Mercure de GaiUon, ou Recueil de piècei curieuses tant hiérarchiques que politiques, Gaillon, i^o rimprimerie du cbAleau arcbiéplscopal, lG43-4ft, in-4.

C'est un recueil de 2^ pièces relatives pour la plupart à l'histoire du diocèse de Rouen et au riche domaine de Gaillon.

Elles furent imprimées séparément par les soins de rarcnevèque de Rouen, François de Harlay, et réunies avec un titre et une table qui porte : /tn du tom. /", mais le tome second n'a Jamais parn. Deux de ces pièces sont reproduites dans le tom. XX de la Collection de dissertations sur l'histoire de France^ publiée par M. Leber.

Cours des principaux fleuves ei rivières de VEu' rope, de rimprimerie du cabinet de S. M., 4718, in-L

Ce petit ouvrage fut, à ce que dit le titre, composé et imprimé par Louis XV, alors très-jeune. II doit tout son mérite à cette circonstance, et à un joli portrait gravé par Audran.

Maximes morales et poliliques tirées de Télémaque, imprimées par Louis^Àugutle, Dauphin , Versailles, de rimprimerie de Mgr le Dauphin, dirigée p:ir A. U. Loiiin , 1766, petit in-8, livret de 36 pages.

De beaux exemplaires se sont vendus (e 20 à 30 fr. Un avec la signature de Louis XVI a été adjugé en iS&k h %k fr.; un autre, auquel on avait joint une lettre autographe du même prince, 89 fr. en 1850. M. Nodier a, dans les Mélanges extraits d'une petite &thliothèque, p. 97, parlé de ce voluuie , et signalé, d'après deux notes manuscrites tracées sur deux exemplaires, une allusion faiir» par Louis XV, lorsque son petit-fils lui présenta ce livret, à une révolution prochaine. On sait h quel point cette urévision s'est accomplie (IM).

itodogune, trngédie de Corneille , au Nord, 1760, ni-i.

Ce volume fut imprimé à Versailles dans les appartements de Madame de Pompadour^ qui étaient situés au nord du château, et sous les yeux de cette femme trop célèbre ; ce fut nlle aussi qui grava à l'eau-forte l'estampe qui est en tête de ce livre.

L'Histoire univeruUe de d^Aubigné, 3 vol. in-fol.

Cette histoire, imprimée en 1616, dans le chftteau de Maile, appartenant à ce compagnon d'Henri IV, dut aux traits satiriques dont elle est parsemée une prompte saisie et une condamnation au feu. C'est un livre confus, mais rempli de détails qui ont du prix pour l'histoire. 11 n'est pas bien rare (150 fr. relié en maroquin, A. Berlin), et il a été plusieurs fois réimprimé.

Le cardinal du Perron fit imprimer quelques-uns de ses ouvrages à sa maison de cam()agne de Bagnolet.

On a dit et répété que le cardinal de

r;imener aux principes de vertu et de Justice les liommes à qui ils ont appris à les mépriser; ils deviennent des tyrans , leurs sujets des rebelles, et it n'y a plus qu*uue révolution soudaine qui puisse r?mener leur puissance ainsi débordée dans son coura naturel. »

LMP

DfP

Ricliclieii avait établi dans le château qui portait ce nom une im))riinerie particulière : c'est une erreur; quelques volumes bien connus des bibliographes paraissent en effet avoir été imprimés au château de Richeiieuy mais le plus ancien de tous est daté de 1653, et le cardinal était mort en 16i^2. L'imprimerie en question fut organisée par le frère atné du ministre qui lui survécut. Les volumes sortis de cette typographie se reconnaissent à un caractère très-menu, très-net, et très-joli, qui paraît avoir été fondu à Sedan; ils appartiennent à la théologie; on distingue parmi eux, la Bible et VJmitation (en latin), 1656; la Pugna spiritualis de Lorichius, 1657, 1659 et 1662; le Combat spirituel mis en vers français, 165^»; les Morales (TEpictète, de Socrate^ de Plutarque et de Sénequef 1653 : plus tard, après un long intervalle, on vit paraître quelques livrets qui semblent les produits de la même officine : Prières chré^ tiennes t 1679; Maximes tirées de llmitor Iton, 1679; La Vie de l'esprit^ ou Explication allégorique delaGenèse^ ^)Oëme, 1680, etc.

On peut consulter au sujet de ces divers volumes les Mélanges tirés d'une petite &tbliothèquCf par Ch. Nodier, p. 173-177.

Après la mort du frère du célèbre cardinal, les caractères qui ont beaucoup d'analogie avec ceux employés dans des éditions elzeviriennes, devinrent, on ne sait comment, la propriété d*un imprimeur anonyme qui adopta en 1679 la sphère (marque liabituelle en Hollande) pour réimprimer divers ouvrages de J. Desmarets.

En 1680, les Chartreux de Paris furent dotés par leur général, dom Masson, d*une imprimerie particulière d*où sortirent des éditions nouvelles des statuts de TOrdre et d*ouvrages liturgiques. Ces impressions étaient signalées comme faites à la Correrie {Correriœ}^ nom d*an bâtiment dépendant du monastère.

Une petite imprimerie avait été organisée à Versailles, pour l'usage de la cour; i! en sortit quelques ouvrages, tirés à fort petit nombre, notamment, en Vî^, les Elévations de cœur à Jésus-Christ^ composées par la Dauphine, mère de Louis XVI, et, en 1760, les Prières à l'usage des enfants de France^ rédigées par le duc de Bourgogne.

La ville de Douai eut, dans le siècle dernier (1777), une petite imprimerie privée; il en sortit un Calendrier perpéiuel à Vusage des habitants de la ville de Ikiuay^ petit in-8 de 36 feuillets, exécuté au rouleau avec les caractères appartenant à M. de Dion^ chanoine à la collégiale de Saiiit-Amé. Cet ouvrage est tellement rare qu*il n'en est question ni dans la première ni dans la seconde édition de la Bibliographie Douais sienne de M. Duthillœul, mais il est décrit dans le Bulletin du bibliophile belge, t. Vl^ p. 599.

DhcouTs sur la vie et ia m^rt de M. d^Aguestean^ eonteiUer d'Eiat, par M. d'Aguesseaii, conseiller de franco, son (ils. luipriiiié au château de Fresucs, eu 17i0, in-8.

Cet opuscule a été composé tji)Ographiquement par M. et Madame de Saron «iaos leur hdtel en 1778; il n*a été imprimé qv 60 exempt, distribués en présent.

Psalmi hebraUi mendis qwutmplmrimis ezmti. Liigd. BâUv. 1748, iii-i8. (froprinié par le fte Houbiganl à Avrillv, où il arrail une petite apimerie pariiculiére.)

Mémoires de Gaspard et de GuiUasmt é$ Saé de TavanneSt în-fol. (Imprimés ¥ert I65S, dÉn m inipriuierie parUculiere éublie par le viepoliè Lugny dans son cbàieau auprès a*AaioD«)

Les traits hardis relatifs) à l'histoire di rè^ne d*Henri 111^ qui se trouveot dans m Mémoires empêchèrent qu*il ne fûtdoni de privilège a Téditeur , et la pablicalkM resta en xjuelque sorte clandestine. Da wk Touvrage est réimprimé dans les dinm collections de Mémoires sur rkisurinit France.

Recueil de diférentes choses (oa Mémtkmk marquis de Lussay), S vol. iii-4.

Ouvrage dont TimpressioD fut lermioée vers 1738, et qui n a été tiré qu*à çeU nombre. Un exemplaire avec des addilioes manuscrites, 128 fr. vente Aimé-llartiii.Oi

f^eut consulter sur Tauteur de ce BecwA es Causeries du lundi de M. Sainte-Beufc, tora. IX, p. 128-162, et une notice (te M. Paulin Paris, insérée dans le Mmlm et reproduite dan<i \^. Bulletin du bihlie^, avril 1848. Ces Mémoires ont été té\m\mÊk en 1756. ijoy. VAnnée littéraire^ 11S7, tom. !•'.)

Opuscules de Franklin» tirés à 15 ou iO dans une peiite imprimerie qu*n avait à Pa«|.

On y trouve un dialogue entre la gooUe et fauteur, et quelques autres frapnems insérés dans fédition donnée |)ar ReDoaard des écrits de Franklin, 1795, in-6. Cestde la même imprimerie que sortit un lim( par B. D. B. (Barbou du Bourg), Petit Coés ée la raison humaine f 1782, in-â&.

G, Sionitœ Grammatica arabico^Maromiet i6IC

iii-fol.

Ce volume et quelques autres sont sortis d*une imprimerie particulière qu'avait étiblie,en 1^15,Savai:j de Brives, amhassadMir de France en Turquie. Il fit graver à Coos* tantinople des poin£ons arabes, turcs, sy riaques, etc., et il recruta quelques ouvriers au fait de la composition des textes orieiH taux. Il publia à Rome deux onvra^es anbes et transporta ensuite son éiabiissemeut à Paris.

Mémoires da duc de ChoiseuUStmiHviUe»

Recueil de fragments (au nombre de sept; le Manuel du libraire^ t. 1, p. 651« en lUinoe les tiires^ composés par ce ministre célèbre et qu il tii imprimer en 1778, à Cliaoieloo|(. 11 n'en fut tiré que très-peu d'exemplaires.

Lettres à mon ptt ; à Genève ; de uienisÊpnmi' rie, 4759, -pelil 4ii-8.

On dit que ce villumc n*a été tiréqv*^ 25 exemplaires. 11 est de Madame d'BpiW- Un autre ouvraoe de cette dame : Mfi moments heureux (c'est un recueil de lettres et de poriraits)«a eu deux édUioiif,11%

IMP

DE BIBLI0L061E

IMP

59, qui portent Tune et l'autre sur les î les mots : de mon imprimerie.

lité de la reliure de$ Imee^ par G. de Gauffe* (vers 1763), iii-8.

t ouvrage n*a d'antre mérite que celui i rareté ; l'auteur n'en fit tirer qu'un petit nombre d'eiemplaires à une imerie qu'il avait établie dans sa maison iropagne. 11 a un article dans la Biogron Universelle^ tom. LXV [voy. aussi les ives du Ahône, t. Vlll, p. 113), et odier a parlé de ce traité dans ses Mé^ « extraits d'une petite blibliotkique^ ^09. Gauffecourl ne se bornait pas eurs à imprimer de ses propres mains; iait aussi» et;M. Nodier^qui a possédé un ne offrant cette particularité, fait reuer qiue, sans être mauvaise, cette re* trahit le travail de l'amateur par suite ifaut d'assurance avec lequel les filets poussés, de l'inexpérience qu'annonce ^position du titre, et surtout à cause énagement apporté à la conservation larges.

fut dans l'imprimerie de Ganffecourt jrentréimpriméesenl7tôlesJ)^/IeâPtofM Wesque de Pouilly sur les sentiments blés; elles avaient déjà vu le jour rse.'HL.^édition que nous signalons est are; elle fut tirée à petit nombre, et eut conjecturer que le typographe mr les supprima ou détruisit en partie, ise de la faute qu'il avait commise en t dans un très-court Avant-propos que t son premier (sic) essai dans ce genre isemeut.

Ure de J. Castaingy imprimé par lui-même, i, 3 vol. in-iS.

; pièces n'ont aucun mérite, mais Taulit n'en avoir imprimé <jue 30 exemis. Les titres sont indiaués dans le ygue de la bibliothèque dramatique de 9 Soleinne^ n* ^Sdk ; un exempl. s'est yi fr; L'auteur qui était en même temps 3siteur, pressier et prote, manquait len des choses dans son imprimerie ulière et se servait d'une petite presse filet avec laquelle il n'a obtenu qu'un très-défectueux.

être de VErmitage^ s. 1. ni d., 3 vol. ln-8.

recueil imprimé à Saint-Pétersbourg, 'dre de Catherine 11, et dans une imrie particulière, contient des Comédies ; Proverbes.

et aventura jdt Robimon Crutoé, en anfllals, • ne version française inierlinéMire, à fiatitpar G. K. F. M-L. (Madame de Monlmorency- .1797,2vol. gr. ln-8.

S édition tirée à petit nombre n'a pas ise dans le commerce. Il en a été de d'une Vie de Swift, 1800, de Méditapour la Semaine sainte, 1801, et de lies autres ouvrages sortis de la presse ulière de Dampii rre et mentionnés au fl du libraire, t. IV, p. 38.

grince de Ligne , miliiaîre spirituel et in lécond, mort en 1815, avait besoin r louijMCi «eus sâ main une impri-

merie à lui afin de mettre au jour les nombreux ouvrages qu'il composait avec précipitation. 11 eut un atelier typographique dans son château de Belœil, et quelques bibliographes se sont attachés à réunir les titres des livres qu'il y fit exécuter. On' en a compté jusQu'à onze. {Voy. \é Bulletin du 5tbliophile belge f 1. 1, p. 117.)

Ce prince posséda aussi une imprimerie dans son hôtel de Bruxelles, et lorsqu'il se fut retiré près de Vienne, dans une maison de campagne qu'il appela Jfon rffuac, il y fit imprimer, en majeure partie de 1795 à 1811, ses Mémoires militaires, littéraires et sentimentaires, qui ne forment pas moins de ik volumes in-8.

Signalons aussi le Voyage de Newport à Philadelphie, par le chevalier de Cbastelluz, de Fimprimerte royale de C Escadre, 1781, vol. in-4 de 188 pages dont il ne lut tiré que 24 exemplaires.

Les imprimeries particulières ont été assez nombreuses en Anjgleterre; c'est le résultat de l'esprit d'initiative individuelle qui caractérise la race anglo-saxonne et du grand nombre de bibliophiles opulents que celte contrée renferme. Nous ne reproduisons |>oint h cet éaard les détails contenus dans l'ouvrage de J. Martin sur les livres non destinés au commerce {Books privately primed).

Parmi le très -petit nombre d'ouvrages français qui appartiennent h cette catégorie , nous mentionnerons VEssaisur Fart desjardins tnodemes, traduit en français par le duc deNivemois, 1785, in-4. — Cet ouvrage a

étéimpriméàStrawberry-Hill,chAteauqu'habitait à quelque distance de Londres un g[rand seigneur anglais, littérateur et collectionneur zélé et un peu excentrique, le comte d'Orford, Horace Walpole. Il y avait établi une imprimerie particulière où, de 1758 à 1785, il s'amusa à faire mettre sous presse un assez grand nombre d'ouvrages, la plupart de sa composition: un d'eux. Anecdotes of painting , 1762-1771 , ne remplit pas moins de 5 vol. in-ik. On en trouve des extraits assez mal faits dans les Beaux arts en Angleterre, traduits de l'anglais de Dallaway, 1807, in-8. On recherche avec empressement en Angleterre les volumes exécutés à Strawberry-Hill, et ils ont été l'objet de divers travaux bibliographiqueâ indiqués au Manuel du libraire, article Walpole.

L'imprimerie établie à LeePriory, près de Canterbury, par sir Samuel Kgerton Brydges, fonctionna de 1813 à 1898; on trouve à son égard des détails dans l'ouvrage de Martin aue nous venons de citer ; elle mit au jour d'assez nombreuses reproductions d'ouvrages d'anciens poètes anglais. Ajoutons que sir Egerton Brydges, mort en 1837, près de Genève, publia d*importants ouvrages relatifs à l'histoire littéraire et à la bibliographie (Cenaura/tVreraria, 1805 09, 10 vol. ; —Restituta, 18 U, 4 vol. in 8 (seconde édition, 1810); -- British Bibliographer, 1810-U, k vol. in-8); --Les LelUrs from the continent^ 1821-22, 2 vol. in-8, ei-

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les Excerpta Tudoriana^ 1814-1818, 2 vol. in-89 sortent aussi de J'alelier établi à Lee Priory,

Excentrique dans ses habitudes , Brydges renonça, dans les dernières années de sa vie, à Tusage du rasoir; c*était alors une .singularité.

La reine Charlotte, épouse de Georges III, nt établir, pour s*amuser, une petite imprimerie à Frogmore-lodge près de Windsor.

Les productions de cet atelier furent fort peu nombreuses. Elles se bornent à deux volumes, Tun in-12, Tautre in-lik de poésies, la plupart traduites de rallemand (tirés à 30 exemplaires).

Un personnage qui, au commencement du règne de Georges 111, joua en Angleterre un rôle considérable, John Wilkes {voy, la Revuebritannique^ janvier 1840), avait établi dans son domicile, à >Yesiminsler, une > presse particulière d'où sortirent quelques volumes, entre autres, les Recherches sur Vorigine du de$potisme\or tentai ^fi\\nh\iée% à Boulanger.

N'oublions pas les Chronicles of England^ translaledby Th.Johnes.At the Ilafod press^ 1803-1810, 5 vol. in-4. C'est une traduction de Froissard faite par un Anglais riche et instruit, M. Th. Johnes, et qu'il fil imprimer avec soin et avec luxe dans r»telier typographique installé dans son domaine d*Hafod, au pays de Galles. En 1809, il donna aussi une traduction de Monstrelet, en k vol. in-&. M. Th. £. Smith publia en 1810 un beau volume in-folio, orné de gravures et intitulé : A Tour lo Hafod. Dibdin, dans son Ribliographical Decameron^ a longuement ))arlé de cette villa chère à l'étuae et qu'un incendie a détruite.

Alexandre Boswell, fils de James Boswell, qui s'est fait un nom dans la littérature anglaise comme biographe de Samuel Johnson, établit en 1815 dans son domaine d'Auchinleck, en Ecosse, un atelier typographique d'où sortirent divers ouvrages en anglais qui n'ont pas d'intérêt pour les lecteurs du continent.

Un bibliophile anglais connu par l'immense et précieuse collection de manuscrits qu'il a rassemblés dans son château de Middle-Hill , sir Thomas Philipps, a installé dans celle belle résidence une imprimerie particulière , d'où sont sortis, entre autres ouvrages, une traduction anglaise de VArl de colorer le verre^ par Neri, in-fol.*

Nous n'avons pas découvert un grand nombre d'ouvrages exécutés dans des imprimeries particulières hors de la France et de l'Angleterre ; nous signalerons toutefois la Chronique norvégienne, en suédois, imprimée en 1670 in-fol. dans un atelier que le comte Brabé établit en 1667 dans l'Ile de Wisingsburg en Suède. On compte jusqu'à vingthuit ouvrages, la plupart en suédois, sortis de cette imprimerie. Nous indiquerons seulement une traduction, 1672, in-lik, eu vers

suédois d'un récit fabuleux de la vie d'Alexandre le Grand bien connu sous le nom iïHi$toria de jprœliis : cette traduction est l'œuvre d'un homme d'Etat, Boo Jonssen, i^iii vivait dans la seconde moitié du xiv* siècle.

iF. ce qu'en dit M. Guillaume Favre dans ses iélanges d'histoire littéraire, t. Il, p. 143.)

Eléments de la langue turque par Vi* guier, Constantinople, de Vimprimerie dg palais de France, 1790, in-k (le Joumat Asiatique fait observer que ce n'est qa'un traité élémentaire, mais qu*on y trouve des observations d*une nouveauté et d'une justesse vraiment remarquables). On a publié à Constantinople sans date, de Vimprimerii française, un opuscule de 9 pages contenant la traduction d'un fragment d'un ancieo auteur arabe, Hariri, très-célèbre en OrienU

On pourrait faire rentrer dans la classe des imprimeries particulières celles qui, dans le premier siècle de la typograpbie, furent installées dans divers couvents.

Les Frères de la vie commune, établis au Val-Vert, près de Bruxelles, se signalèront sous ce rapport. — Cet ordre religieux avait été fondé au xiv* siècle [tar Gérard sous la règle de Saint-Augustin. Leurs statuts leur recommandaient de s'appliquer à la transcription des ouvrages des Pères (165). L'imprimerie ayant rendu inutile le travail des scribes, ces moines crurent avec raison qu'ils rempliraient le but de leur règle en s'atla* chantà la typographie; aussi compte-t-00 un certain nombre de volumes qu'ils publièrent à Bruxelles. Nous en signalerons quelques-uns qui^ ont surtout du prix aui yeux des bibliophiles de la Belgique.

Bernardi (S.) Sermonet de lempore et de sanetis 1481. — Ejiisdera, Epuioiœ, U8I.

Blesensis (Pelri) Ephlolœ (sans daie, vers i4S0). - .ï*''*ein (iE8idii|S/;orm«4 t^orlula (ragmenlorum, 1478 et 79, 2 vol. in-fol.

Cassiani Collationes, absque nota (Vers 1474).— Les caracières font recennalire de auel atelier est sonie cette é<littoii.

Gtirysostomi (S. Jobanuls) Liber tfiginti unm omeliarum, 1479, in-4.

Glieyioven (AnioMi) Spéculum censcientiœ, Uroxellae, 1476, iii-fol. — Volume irés-rare ci le nwinier qui ail été imprimé k Bruxelles. Il est reiituii d'abrévialious. Il ii\i d'ailleurs dans le comroerce Qw'un prix médiocre, et il s'est parfois adjugé «le 35 à 50 fr.

Sarisberiensis (Jobatinis) Oputde nugig Curialium, absque nota, vers 1480, iii-fol.

Vitœ tanclorum Patrum, cum prœfuiione It Jlie- ^onymi, absque iioia, vers 1471, in fol.

Quelques maisons du môme ordre^ établies hors de la Belgique, se livrèrent aussi à la typographie, mais leurs productions sont peu nombreuses. Les Frères de la vie commune h Rostock (qui prenaient le nom de Fratres presbyteri viridis horti ad Sanctum Jf/cAae/e/n} publièrent en 1476, in-lol ,la première édition des Sermones discipuli (dont I auteur était le Dominicain Jean Heroll ,

â JSi^îi^r?*' "^^ ''^''' congrcgiUon, porte (art. 57) : Scribere qui uoluerit, sulUrMiOMe àti

IMP

DE BlBLiOLOG[E.

1 qui furent imprimés une trentaine clans le cours du xv* siècle.

aison établie dans la vallée de SaintemRhingauvia (diocèse de Mayence), jour en iklk^ in-4, le Breviarium umque Mogunlinense,

loria fltndœ crucis et funeris D. N.

révoque de Reggio, Palavicini, fut e à Parme, en 14T7, chez les frères de reuse.

IMRURS ANCIENS, a Paris. - Nous devoir placer ici la liste des princivragcs mis au jour par quelquesanciens éditeurs parisiens qui ont 3 nom cher aux bibliophiles; nous point eu la prétention d'indiquer livres dont on est redevable è Anîrard, à Jean Trepperef, aux deux

à Galliot Dupré, etc.; nous avons ent relevé celles de leurs éditions echerche le plus et qui ont, à préteint une valeur excessive. Nous s parfois aux titres que nous transes prix obtenus dans quelques ventes ?ans (ventes plus récentes que la ae édition du Manuel du libraire que )ns sous les yeux; il est inutile de »erver qu*il ne s'agit que de trèslemplaires, presque toujours revêtus Dquin par les relieurs les plus en

Parfois aussi nous avons ajouté s indications bibliographiques fort es, et nousrenvovons pour celles de ons dont il y a des exemplaires sur IX excellents Catalogues des livres enre dressés avec tant de soin par Praet et qui ne forment pas moins de urnes in-8-

élails étendus au sujet de ces vieux [>hes se rencontrent dans l'ouvrage Je W. Parr Gresswell : Annais ofpehtypographyj Londres, 1818, in -8; i livre, en relatant les travaux de

0 et autres bibliographes, n'ajoute

1 faits nouveaux. Une histoire exacte laie de la typographie parisienne, 'après l'examen des livres mêmes, encore paru.

ne VÉRAED, le plus célèbre et le plus i anciens typographes parisiens, de 512, a imprimé plus de 200. ouvrages, I tous fort précieux aujourd'hui.

que Marliniane de lom le$ Papeê (par i Polonais, traduite par Séb. Mamerot) in*

1503). — (Un exenipl. sur vélin est à la que Impériale;' il esldéerii dans le Calan Praei, loin. V, p. 10. On trouve dans le iu bibliophile, i854, p. 871-8D6, une noi. A. Briquei sur cet ouvrage, dont un bel est |H)rié au prix de i250 fr. sur un calalibraire Tecbener; une note ajouie qu'on [l dans les bibliolbéques parlioulières que mplaires.) er en lalin et en francoii^ 74 pages. —

fragmeni de la Bible hinonée publiée par L*exempl. Tbîeny dont fô Manuel signale alion au prix modique de 26 fr. a passé Mioiheca GrenvilUuna,)

Bci de»dniti de la ehaste des besiee $auvaige$ ei dei oyteaux de proue par Gaston Phœbus, in-fol. (vers 1507). — (Edition belle, mais incorrecte et offrant un texte altéré d^un ouvrage curieux au sujet duquel on peut consulier la Bibliothèque françoi^^e do Goujet, t. IX, p. 112, et les Mélangée d'une arande bibliothèque f t. VI, p. 60. Un bel exempl. a éié adjugé 595 fr. en 1855. Un exempl. sur vélin qui provient de la bibliothèque d*Harley, comte d^Oxford, et qui a passé dans la bibliotbèque de Copenhague, est décrit dans le second Catalogue de Yan Praet, 1. 1, p. 36i.)

Le Threiorde nobleue, par Oetavien de Saint-Gelais. — (Il ne parait pas qu^onalt vu un seul exempl. SKQugé a Paris depuis la vente La Vallière. Un exempl. sur vélin est décrit dans le second Catalogue de Van Praet, t. 111, p. 72.)

Térenee^ en françoii^ proie et rime (vers 1500), in-fol. (Un exempl. sur vélin est à la bibliotbèque Impériale. M. Van PractTa décrit, t. IV, p. 96.)

Lei Genei romaines^ tramlatées en (ranfoii par R. Gaguin (vers 4504), in-fol. (G*est une traduction de la troisième décade de Tite-LIve.)

La Nef de Santé avee le gouvernail du corpe ha- , tiMtn, par Nicole delà Cliesnaye, in-4. — Cet ouvrage en prose est suivi de la Condamnation deu banqueté qui est une composition dramatique en vers.(Voy« Jubinal, Ancienne» lapisserie*^ \^' livraison, et un article de M. Morice, Revue de Paris^ nouvelle série, t. XXIII, p. 93.)

Le Trésor de ràmê extrait des saintes Ecritures. (Un exenipl.sur vélin esta U bibliothèque Impériale. Voy. le Catalogue de Van Praet, t. iV, p. 198.)

OEuvres de Sénèque translatées par Laurent de Premierfaict. — (Ce volume rare ne contient qu*une portion des œuvres du philosophe romain ; les passages latins sont en marge. Un exempl. sur vélin, conservé à la bibliothèque Impériale, est décrit |»ar Van Praet, t. ill, p. 18.)

Le Cueur de philosophie translaté de latin en français par 8imon de Compiègne, in-4.

Le traité des bites^ oiseaux de Jean Cuba (vers

1501), 2 vol. in-fèl. — (C*est une traduction de Fouvrage latin imprimé sous le titre de {H)ortus sanitalts. Il est peu recherché. Le Catalogue de Van Praet décrit, tom. Ill, p. 55, on exempl. sur vélin que possède la bibliothèi|ue Impériale.}

Le Roman de la Hose^ translaté de rime en proso par Jean Molinet. — (Deux exemplaires de cette édition sont à la bibliothèque Impériale • Voy. le Catalogue dt M. Van Praet, t. IV, p. 163. Vérard a donné trois éditions différentes du Roman dé la Rose en vers; elles sont décrites au Manuel^ t. III, p. 174, et deux d*entre elles existent sur vélin à la bibliothèque Impériale.

Le Jardin de plaisance et fleut de rhétorique. — (C*cst une sorte d*art poétique, accompagné de citalions choisies dans les divers poètes du xv« siècle et classées avec peu d*ordre. On peut consulter Beanchamps,A<cÀercAM sur les théâtres^ 1. 1, p. 191; Gonjet, Bibliothèque françoise^ t. X, p. 391; les Mélanges d^une grande bibliothèque, t. C, p. 03, et surtout la Bibliothèque po^il^uedeÂf. Viollet-Lednc, l.W.p. 89-96. Nous n*avons counaissance d*aucune ai^udication de ce très-rare volume.)

Le Psautier Nostre-Dame selon saint Hierosme.

Le Livre des loups ravissants ou doctrinal moral, par Robert Gobin, Paris, in-4. — (Voy. sur cet ouvrage singulier les Mélanges d'une grande bibliothèque, tom. G, et la Bibliothèque poétique de Viollet-Leduc, t. 1, p. 129. M. Leber dans sa Lettre sur (^origine de la Danse macabre^ p. 57, donne des détails sur ce livre, et M. Langlois, dans son Essai sur les Danses des morts, pi. xxxviii, a reproduit une des gravures sur bois. La bibliothèque Impériale possède un exemplaire sur vélin décrit daus Us. Catalog^e do VauPraet»!. lV,p. 193)

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IMP

Lu Hifmnêi en françou^ In -4. — (Celle iraduc- UoD en fers est fori rare; nous iravons pas connaissance qtï'W en ail, depuis 1res longieinps, passé un exemplaire en venie publique.)

Leê Regnardi Iravenani le$ périlleuiei voyei du monde, par Sébasiien Brandi (Jean Bouchei). — Celle édilion se recommande par ses gravures en bois et par les passages singuliers qui s> trouvent. ( Voy. les Mélangée d^une grande bibliothètfuet loro. t, VAnaleeia 6i6/i'oRdeM.du lloure,l.l,p.253,etc.) Un exempt, sur vélin est décrit dans le Catalogue de Van Praet, l. IV, d. 485. L*ouvrage présente un exem|)le d'une supercherie littéraire hardie ; Faliribalion à un auteur en vogue d*un livre dont il ii*avaU pas écrit une ligne.

Le Mffilère de la Réêurrection par Jehan Mich<^l, In-rol. — (Volume très-rare qui a éié adjugé 555 •t 525 fr., aux ventes Soleinneet Kssiing. Le Jour^ mal des eavanti de Normandie, i8i4, p. 250, contient des recherches sur J.Michel, auteur de divers mystères et personnage dont la biographie n^est pas bien connue.

Boccace, Le% Centnouvellei, traduites par Laurent de Premierfaict, sans date, iu-fol. — (Vol. très-rare dont nous ne connaissons pasd*adjudication récente. La iNhlJothèque Impériale possède un exemplaire sur vélin que Van Praei a décrit dans le Catalogue, t. iV, p. 283. Vérard a imprimé nue autre édition de ces Nouvellet, in-folio, 1485, et c*est le premier volume avec une date certaine que Ton connaisse de cet illustre typographe. I.»a version de Laurent de Premierfaict est d'ailleurs détestable ; et cet étrange iradneteur substitue parfois aux récits du texte italien des épisodes fort plats.)

Giron 1$ Courtois. -^ (iâditlon rare et précieuse ; la bibliothèque Impériale possède un exemplaire emr vélin décrit dans le Catalogue de Van Praei, I. IV, p. 254. Un exempl. qui avait appartenu au duc de Roxburghe, 950 fr., veute du prince d*£sslinj.)

Tristan, fils de Meliadus. — On connaît deux éditions données par Vérard de ce roman; Tune a éié payée 610 fr., Tautre 505 à la vente du prince d*Essling. Un exempl. sur vélin est à la bibliothèque Impériale; il est décrit dans le Catalogue lïe Van Praet, t. IV, p. 255. (Voy. au sujet de ïristan r Histoire littéraÎTe de la France, t. XIX, p. 688; VHistoirede la poésie provençale par Fauriel, t. Il, p. 529.)

Ogier le Danois (vers 1498), in folio. — (Un fort bel exempl. de ce très-rare roman de chevalerie, 1200 fr., vente Essiing, »• 202. Un exempl. sur vélin conservé è la (bibliothèque Impériale est décrit par Van Praet, i. IV, p. 259. La Bibliothèque des nomans a donné, février 1778, p. 71 à 463, une analyse de cette composiiion au sujet de laquelle nous renverrons aux Recherches de M. P. Paris sur Oi^ier : Bibliothènue de l'Ecole des Chartes, t. 111, p. i.^21, et à Vnistoire littéraire de la France, 1. XXII. p. 643-659.)

Milles et Amys (vers 1505). — C*est la plus précieuse des diverses éditions de ce roman de chevalerie au sujet duquel on peut consulter le Théâtre du moyen âge publié par MM. I<>ancisque Michel et Monmerqué, p. 294, et r/!;s«at sur les fables indiennes par M. Loiseleur Deslongchamps, p. i66; une note dans le tome 11 des Fabliaux publiés par M. Jubinal, etc. Une rédaction en prose française fait partie des Nouvelles françaises du xiii* siècle, éditées par MM. Moland et d'Hericault (Parti, Jan* net, i8o6). M. Conrad HolTman avait mis au jour en 1852 à lilrlangen une autre rétiactiou, et M. Paulin Paris, juge bien compétent en semblable matière, à fait réloge de ce travail dans VAthenœum français, 6 novembre 1852.

Beufvesde Hantomte, s. d. in-fol. — (Nous ne coui^awsous aucune adjudication de ce voluuio

très* rare. Consulter au sujet île ee roman de ck- Valérie la Bibliothèque des romans , janvier I*î7, 1. 1; VHistoire littératrede la France, i. XVill,p.7}|; Du Roure, Analecta bibliom^ 1. 1, p. 1 17.

Le Recueil des histoires Iroyemiea par Raoal le Fèvre. — (La bibliothèque Impériale possède éea exemplaires sur vélin de cette édition ; ib Mat décrits dans le Catalogue de Van Praei, L If, p. 268. Un exempl. sur papiers été payé KM fr. a la vente du prince d*Essling.)

La Mer des histoires, traduite de Jean Coiiii, 2 vol. in-fol. (1500). — Un Irès-bel exempl nr vélin est au Musée britannieue; on autre ibhi* bliothèquelmpériale.(Voy.ieCeielofii€deVanPMi, t. V, p. 9.)

Sénèaue, ses mots doriê^ des quatre uertas» - (G*est la réimpression d*un fragment qui aces» pagne Tédition d*Orose. Il a été imprimé en 15S1, pour la veuve de Vérard, Germaine Gnyart; de était certainement parente, mais on nesaunlidiic à quel degré, de Philippe Gojart qui, le presMi, exerça Timprimerie à Bordeaux.)

Chroniaues de Froissart (vers 1495), 4vol.ii> folio. — 11 existe deux éditions données par VénN de ces chroniques célèbres. La bibliothèque hip riale possède de la première un exempl. sur tëm décrit dansleCaïa/o^uede Van Fraei, t« V, p. III.) Les Cent nouvelles nouvellea^ 1486, in-folio. — (Edition très-rare dont nous ne eouitaisiens aacme adjudication. Vérard a donné une autre éSùas sans date, et elle n*a paru, ii notre cenaaissaMe É| moins, sur aucun catalogue en France depois celst de Gaignat en 1764.)

Quinte-^uree^ in-foL — Deux é«litiollspeaftdl«^ ehées.

Le Chevalier délibéré, par Olivier de la Marche, 1488. — Le Manuel ne mentionne aucnueveale depuis celle du duc de La Vailière en i784. Cetnevrage est un poëuie de près de 20,(MM> vers; oa J trouve des préceptes d*une sage inorale et des aotions curieuses sur plusieurs grands persoooagcf du XV* siècle et sur les combats cbevaleresqaei.)

La Vie des Pères en françois, selon aainct UUromt, 1495, in-fol. — (Edition décrite daus le Cutéspe Van Praet, t. V, p. 25.)

Le Cuer de philosophie (vers i504>, ln-4, rare. — (Un exemplaire sur vélin est à la bibliothèqoe lah périale. Voy. le Catalogue Van Praet, I. III, p. ii). Les livres de Boccace, des Cas des nobUs komuM et femmes infortunez, 1494, In-fol. — (Il en eiiiie une autre édition plus récente, sans d;ite. Il y a de Tun et de Tautre des exemplaires sur vélin. Ils sont décrits dans le Catalogue de Van Praet, t. V.)

Les Eneydes de Virgille translatez fiar Octafîea de Saint-Gelais, 1509, in-folio. — ( Volume recbercbé aujourd'hui. Voy. sa description dans le Ce' talogue de Van Praet, t. IV, p. 83.)

Le Pèlerinaige de Ihomme, par Guilleome de Guilleville, 1511, in-fol. — (De beaux exemplaires 170, 176 et 260 ir., aux ventes Giraud, Essling et Cailhava. Un exempl. sur vélin est décrit dan» le second Catologue de Van Praet, ^. 11, p. 131. En 1519, Vérard réimprima le Pèlerinaige de lame qui fait partie de Touvrage ci-dessus k f^ard duquel on peut consulter Gouget, tom. IX, p. 71, d les Mélanges d'une grande bibliothèque^ tom. IV, p. 56.) Josepbus, De la bataille judaïque, 1492. In-ful. Lancelot du Lac, 1494, 2 vol. in-fol. — (Vénrd i . donné deux éditions de ce. roman, filles sont décrites dans le Catalogue des livrée imprimés vtr rélin. Un exemplaire de Tune d*elles s'ea psjfc 1265 fr., à la vente Essling; des analyses de cette production fort goûtée au juoyen âge se troaveat daAs la Bibliothèque des romans^ octobre 177S, t. I, et dans Touvruge de M. Deléoiuze 9ur laObc Valérie.)

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DE BIBLI0L06IE.

iMP

i Notice àti M. Fauriel sur anq réJaclioo en nçal de VHUtoire de Latuelot se trouve dans oire Unérêire de la France, loin. XXII,

H de bien tiwre^ 1493, in-fol. •— (Tel est le Je la première pariie d*un Tolume qui en condeiix autres : VAri de bien mourir el le Traicié idvenemeni de MieckritL 11 est forl rare el haiii prix : 900 fr. Aimé Martin ; 730 ifr. d. Une autre édition a p»ru en 1496» La iliéque Impériale possède de Tune et de Taiiire ;einpl. sur véiia décrits dans le Catalogue Van

Tréior de la Cité dee dame$ selon dame Crkle Pisan), li97,in-fol.— (Volume très-rare; emplaire a été adjugé 1255 fr. en 1853. La theque impériale de Vienne le possède sur — Voff. Van Praet, second Catalogue, 1. 1*',

ère le Graitf, 2 vol. In-fol. s. d. (1500). — :empl. sur Yélin est à la bibliollièque luipé- (Kojf le Catalogue de Van Praet, I. IV, p. 317.) Apologues et (ableê de Laurent Valle, s. d., . — {Voy. le wème Catalogne^ t. IV, p. ^9. ne croyons pas que, depuis la Tenie La Valce volume ait eié exposé aux encbércs à

rt de ehenaltrie selon Vègeee^ 1488, in-Col.; r. Essling. .

Vengeance de Rostre Seigneur^ \i9i ^ in-foh 'est un mystère sur lequel ou. trouve de irèss détails dans Touvrage de M. L. Paris : Toiles I de ta me de Rheims, 1843, infol.

>07-9i8 ^ consulter aussi VAnalecta biblion de I Roure, 1. 1, p. 140> — Il existe une autre Q 1493, in-fol., dont on connaît i\e\\\ exem* I sur vélin. Voy. le Calalog^ie de Van Praet, p. 209.)

Miroir kisforial de Vinrent de Beauvais, D6, 5 vol. in-fol. — (Le Manuel du libraire »senrer que c c^est Touvrage Trançais le plus iiieux qui jusqu*alors eut été- mis sous presse, »ique ces cinq gros volumes aient été imprians le court espace de huit mois, ils sont irage si beau et si égal quMs ne pourraient (urpassés par les imprimeurs modernes les abiles. » — On trouve de longues descriple cet ouvrage dans la Bibliotheca Spenkeriana ulin, t. IV, p. 531, et dans le Catalogne de 'raet, t. V, p. 298.)

Vie des sainctz (Léuende doréo). — Vérard en lé quatre élit, iii-foï., 1488, 1490, 1493etl4S)6. rloge de Sapience, 1493, in-ful. — (11 existe iirs exemplaires sur vélin. On a signalé es éditions 1497 et sans date, mais elles sont mnites.)

XXI epistres douide tratulalees en francégê «ctavien de Saint-Oelais, vers 1502). — (£di- 9rt rare dont il existe à la bibliothèque lin«> i deux exemplaires sur vélin ; on en trouve la ption au Catalogue Van Praet, tom. LV^

Epistres Sainct PoL^ in-fol. — (Volume peu 'ché; en 1833 un bel exemplaire s*e8t adjugé Tr. Un autre sur vélin est à la bibliothèque iale.)

Séjour dhonneur, par Octavien de Sainl-Geetit in-4. — (Depuis ! irès-longiemps aucun ilaire de ce volume précieux édité par A. Véecoiid n*a passé en vente publique. Il est sur \ la bibliothèque luipériale. Vog. Van Praet, gue, I. IV, p. 181. — M. Viollet-Leduc, dans lioihèque poétique, t. I, p. 109-128, a longueanalysé cet ouvrage. Le même imprimeur en une seconde édition en 1519; de beaux »laires 190 fr., vente Nodier en 1844, et jus- 85 fr. eu décembre 1855.)

^Le Trésor de noblesse, par Octavien de Saint- Gehïs, ln-4; — (Edition tréÂ-rare que nous ne trouvous sur aucun catalogue depuis celui du duc de La Vallière. Un exemplaire sur vélin est décrit dans le second Catalogue de Van Praet, t. III, p. 72.)

La Victoire du rou contre les Veniciens (par CL Seyssei),.1510. in-4. — (Volume rare décrit dans le Catalogue Van Praet, tom. V, p. ilO, d*après Texemplaire sur vélin qui est à la bibliothèque Im-

Les Louanges du roy Louis XII, par Claude Seyssel, 1508, iu-4. — (Edition très-peu commune; un exemplaire non relié, 216 fr., vente Libri en 1854.)

La Fontaine de toute science du philosophe Sy» drach, s. d., in-fol. — (Volume rare, décrit dans le Catalogue Van Praet, t. III, p. 23, d*après Texem-

fdaire sur vélin acheté à la vente Mac-Garthy par a bibliothèque Impériale.)

Doolin de Mayence, 1501 , in-fol. — (Nons ne croyons pas que depuis la vente du duc de La Vallière on ait vu aux enchères parisiennes un exempt, sur papier de ce roman de chevalerie. En 1823, la bibliothèque alors dite du Roi en acheta un sui^ vélin, décrit dans le second Catalogue de Van Praei, t. 11, p. 199. — On peut consulter au sujet de cet ouvrage Textralt donné par le comte de Tressan dans la Bibliothèque des Romans^ février I7»78, p. .1-70; une Notice à^ Sfhmidt dans les Wiener lahrbueher^ t. XXXI, p. 125, etc.)

Le Racional des divins ofices, p:ir G. Durand, in fol., 1503. (Edition peu rechercliée.)

Les Figures du vieil Testament et du nouvel ^ Infol. (vers 1503. — (Cette édition, à l'égard de lauuelle on peut consulter le Manuel dm libraire^ t. Il, p. 278, s*étaii donnée pour 14 fr. cliex leihic de La Vallière ;. elle a été payée 450. fr. à hi vente Aiiné-Blartin, et reS exemplaire 8*est revendu 27 livres sterling, vente Delessert à Londres en juillet 1848» Le second Catalogue VanPraet,toin. l*",

Ê. 42, décrit rexemplaire sur vélin que possède le [usée britannique.)

Catien rethore, 1500, iu-fol. ^ (Edition très- rare et très-précieuse; depuis plus de trente ans, nous ne la rencoutrons sur aucun catalogue. Un exemplaire sur vélin conservé au Musée britannioue est décrit dans le second Catalogue de Van Praet, t. Il, p. 200. Une anaivse de cette production se trouve dauH la Bibliothèque des Rotnans, 1778, tom. Il, p. 90114.)

Les contemplacion»hysloriezsur la passion Nostre Seigneur composées par Jehan Cerson, 1507, in-fol. — (Un exemplaire sur vélin conservé à la biblîo» ihèque Impériale est décrit dans le Catalogue do Van Praet, t. I, p. 325.)

I^es reigles de bien vivra . selon maislre Gerson , 1506, in-4. — (Un exempl. sur vélin est à la bibliothèque Impériale. Voy. Van Praet, t. I, p. 330.)

Lart de fauleonnerie et des chiens de chasse, par G. Tardif, 1492, in-fol. — (Volume précieux et très*nire. Un exemplaire sur vélin est a la bibliothèque Impériale. — Le Catalogue Van Prael le décrit, 1. III, p. 59. Vérard a reimprimé cet ouvrage en 1606; et un exemplaire de cette éilition presque introuvable s*est adjugé au prix de 940 fr.,. a Paris, il y a quelques aniién.)

VEspinette du jeune prince (par Simon Rourgouyiic), 1508, in-f. — (Poéuiede20|00^versenvi« rou, fort ennuyeux, mais très-rare et trè»-rechercbé par les bibliophiles qui- lisent iwrement les ouvrages qu*ils payent si cher ; de> beaux exemplaires oni^té payés 380 fr., vente Essling et .')85en 1853. Un exemplaire sur vélin est à la bibliothèque Impériale. Il est décrit au Catalogue Van Prael, I. IV,. p. 181.)

Les sept articles de la Foy et les Proverbes dorez selon ieau.de Mcung, 1503, petit iurS. — (Nous imi

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VHiitoîredu noble roi Ponthuê^ in- 4, il6 pages.

Le$ ArriU d^ amour tïe Martial «PAiiTergne, iu-A^

•ans date. — Ce volume de 108 pages esl (rès-rare;

nmis ne le rencontrons sur aucun catalogue depuis

celui du duc de La Vallière.

La Salade^ laquelle fait mention de tou$ le% payé dumonde, par An loi ne de Salle, 4521 in-fol. — Compilation qui offre peu d*intérét , mais tous les volumes français de cette époque, imprimés en caractères gothiques, ont dea amateurs.

Ariut de Brelaigne^ 1502, in-4. — (Nous ne connaissons pas d*adjudication de ce volume depuis la vente du duc de La Vallière en 1784 ; il Tut payé 20 fr., il vaudrait aujourd'hui vingt fois autant. Une autre édition , 151 4, a obtenu 595 fr. à la vente Essling. Voy, sur ce roman célèbre la Bibliothèque det romani, novembre 1776; et les OEuvre$ du comte de Tressan. Un érudit allemand, caché sous le nom de S:in Marte, a publié, en 1843 in-8, Die AnAïuiagê, la légende d'Arihus.)

Hiêtoire du petit Jehan de Sainirét 1517, in-fol. — Texte rempli de coutre-sens et d'erreurs. Un exemp. 480 fr. vente Essling. revendu 550 fr. vente Giraud. Les Proueuei et vaitlanees du preux Herculei^ 1500, in-4; autre édition, 1508. — (Elles sont Tune et Tauire fort rares. Le Manuel ne cite aucune adjudication de la première, et la seule vente qu'il mentionne de la seconde remonte à la vente Gaignat en 1764.)

LanceloiduLae, 1520, 1 vol. in-fol.40îrr. Essling. Le Temple d^honneur et de venu, par Jehan Te Maistre, petit in-fol. — (Ouvrage mêlé de prose et de vers, et qui ne s'est pas depuis assez longtemps, nous le croyons du moins, présenté en vente publique.) La consolalien des pécheurs, autrement dit Belial (par J. de Theramu), 1503, iu-4, fig. en bois fort lual cvécuiées.

Le Catholicon des maladuiset, par L. DesmouliUii, 1513, in-8. (Edition pour laquelle Michel Lenoir s'associa avec Jean Petit. 11 en avait fait autant pour une autre éilitiou de 1511.qni fut désavouée pur l'auteur. Celle de 1513 s'est payée 166 fr. à la vente A. Bertin. — Ou peut jctmsulier à l'égard de ce poéine mal écrit b Bibliuihèque poétique de M. Viollei-Leduc, t. l«r, p. 148.)

La deêtruciion de Troye, 1508, in-4. — Edition fort rare u'un mystère pluhieurs fois réimprimé.)

La Destruction des vices et enseignement des vertus^ 4505, iu-4. — (La biblioibèque Impériale possède un exemplaire de ce volume très- rare que nous ne rencontrons sur aucun catalogue parisien. )

Prouesses et vaillances de Bertrand Duguesclin, 15il, in-4. — Edition très-rare que le Manuel du libraire signale d*après le caUilogue La Vallière Nyou et qui est introuvable aujourd'hui. )

Le Girofflier aux dames, in-4. Opuscule de 24 pages ; rare et recherché.

Lespinette du jeune prince (par Simon Bourgouync), 1514, in-fol. — Edition rare et qu'on a payée 80 el 170 Ir. dan» des ventes faites à Paris. Nous avons déjà mentionné celle de Vérard. )

Godeffroy de Bouillon, 1511, In-fol.— (Volume rare et trè»- recherché; 500 fr. vente Essling ; 1100 fr. vente Boorlandt à Gand en 1858.)

Le livre des troys (ilz de roys, 1511, in-4. — (Edition peu connue et que nous jn'avons trouvée sur aucun catalogue de vente. Le Manuel la signale d'après l'indication d'un bibliographe zélé, Mercier de Saint Léger.)

Les YioUles du roi Charles, par Martial d'An vergue, 1505, lu-4. — Le Manuel du libraire ne signale aucune adjudication de ce livre. Il enexiste une autre édition sans date publiée par le même éditeur. ) La Chronique de Genues, sans date, in-4. Les Lunettes des princes, par J. Mcsehinoi, 1305, in-4.

Le Codicille et testament de Jean de SIcung, 1501,

in.4. — (Nous ne eoi^nalssons ancao caUlogwt |^ risien depuis celui du duc de La Vallière où ce livre se soit montré.)

Beufves Danthonnif 1502, petit in foi. — (Edttioi très- rare et que nous n*avons trouvée sur aucun des catalogues de Paris.)

Œuvres etcomwuntaires deJulims C^scr,! 51 7,10-4.

Le Chapellet de virfiniié, ln-4. Livrei île 24 pages.

— Nous n*en connaissons aucune adjudicatioa ea France ; le Manuel en cite deu« en Aiiglelerre.)

Les Faitx de maistre Alain Ckartier, 1514. ia-4.

Le Livre Tulle* des Ofices^ in 4, 1502 el 1509.

Ç/amaifei, sans date, in-4.— (Edition rare et pc^ cieuse [300 fr. vent^ A. Berlin |, d*un roman de cbe> Valérie dont on trouve une analyse dans la BtMîa* Ihè^tie des romans^ mai 1777, tom. I*^.)

Cleriadtts et ^eliadice, 1517, in-4. — (Editîoa lort rare. La Bibliothèque des romans, janvier 1777, 1. 1«^, donne un extrait de cette produciion.)

La Conqueste du grant Roy Ckarlemmigtie, 1520, in-4. Œdition très-rare.)

Le Trésor des pauvres selon ArnouU de YllleMU, 1517, in.4.

Le grand testament Villon, ln-4. — ( LÎTret de 3€ pages, rare et cher.}

Les Neuf preux, 1507, in-fol. — Edilion forinre (495 fr. Esling) d'un roman de chevalerie sur lequel on peut consulter la Bibliothèque de» towtens, juillet 1775, i. l«',p. 141-166.

Les XXI epistres douide trenslotêeê (^r Oclavien de S lint-Gelais), 1500. — (2« étiition dont ri paraît qu'on ne connaît qu'un seul eiemplaire, ceini de la bibliothèoue de Paruie ; il esl décril au Mo' Huel, i. 111, p. 601.)

Ponihus et SydofiM (vers 1520), in-4.— (GeUe édition d'un curieux roman de chevalerie esl si rare que depuis la vente La Vallière, en 1784,ene ne parait pas s'être montrée en France eu venie publiqvf.)

VHistoire du sainct Greaal, 1316, % tomes in-fol.

— (Edition irès-précieuse d'un des plus curieux romans de chevalerie; de beaux exemplaires 1000 fr. Esling; 1550 fr. Ch. Giraud. Michel Lenoir s'associa pour cette publication à Galliot Dupré et àieao Petit. Quant à l'ouvrage lui-même^ consulter VBiS' toire de la littérature provençale, par Fauriel, l. Il,

fk 333, et une dissertation de M. de Ma r tonne dans es Mémoires de la Société des Antiquaires, nouvelle série, tom. Ylll, p. 63-87.)

£n 1521 la veuve Michel Lenoir publiait une édition in-i^ des Quatre file Aymon; le Manuel du libraire n*en signale aucune adjudication. Elle nait au jour vers la même époque un livre très-singulier, le Quadror gennial spirituel^ dont le titre bizarre est tout entier au Manuel du Hbrairet Ioid. 111, p. 881.

Philippe Lb Noir. — Il se qualifie parfois de libraire et relieur : il n'a commencé à imprimer qu*en 1521; il eut deux marques représentant un nègre et une négresse soutenant un écusson que surmonte la iète d'un autre nègre. Elles sont reproduites dans le Manuel du libraire, t. IV, p. 166 el 744S : .«^a l)0utique était en la grant rue Sainct Jacques à (enseigne de la rose blanche couronnée. Après sa mort une partie de son fonds passa entre les mains de Denis Janot.

Illustrations des Gaules, par J. Lemaire, i5i3.

Le Roman du Saint'Gréal, 1525, in-fot. — (Kdition rare : de beaux exemplaires, 400 fr. Essling; 435 fr. Aimé Martin.

La Nef des Princes, par Chanipier 15i5, iu-4.

— ^Volume peu commun et reclierohé.) Godefroyde Bouilbu, 45^, in-4.

Gérard, comte de Nevers, ïbM, in-4 ; 199 fr. Aimé

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