BUC
1773-1776, 3 vol. m-h°, ouvrage qui établit sa réputation, quoiiju'on y trouve bien des paradoxes ; il y prétend que les histoires des patriarchos, rapportées dans l'Ancien Testament, ont été l'origine d'une grande partie de la mythologie païenne : ce qu'il dit à cet égard des mythologies indiennes a été confirmé par les acadmiciens de Calcutta.
Traité de raulhenticité de l'Ecriture sainte, et de la vérité de la religion chrétienne, Londres, 1795, in-8° : ce livre a obtenu onze éditions dans la même année. Défense de la médaille d'Apamée, où il prouve les rapports de cette médaille avec le délug >, ce qui a été depuis conlirnié par le savant Eckel. Adresse au docteur Priestley, sur la nécessité philosophique, in-S"; Observations sur les poèmes de Rowley, 2 vol. in-8°; Dissertation sur la guerre de Troie, décrite par Homère, montrant que cette expédition n'a jamais été entreprise, et que cette prétendue ville de Phrygien'ajajnais existé, Londres, 1796, in-i\
BUCELIN (Cabriei), né k Diessenhof. n, dans le bailliage de thurgaw en Suisse, le 29 décembre 1599, se fit bénédictin dans le monastère de Wcingarten en Suuabe, où il mourut le 9 juin 1691. Il est auteur d'un grand nombre d'ouvrages ; les isrincipaux sont : Annales benedictini. Vienne, 1655, infol.; Au-Asbourg, 1636, in-fol. ; Menologium benedictinmn, Veld-Kircbii , 1653, in-t'ol.; Aquila imperii benrdictina, Venise, 1631, ink" , où \ï parle de la gloire que son (irdre s'est acquise dans tout le monde ; Benedictus redivivus, Augsbourg, 1679, où il prouve par une chronologie deiiuis l'an 1500 jusqu'à l'année 1672, que l'esnrit de saint Benoît continue à vivre dans son ordre ; Germania topo-chrono - stemmato-graphicn , sacra et profana, 1635 et 1678, 4 vol. in-folio : les 1", 2' et h' ont été imprimés à Ulm, et le 3° à Francfort : ouvrage plein de recherches, qui cependant n'est pas à l'abri de (quelques inexactitudes; Constantia Rhenana, Francfort, 1667rin-4°, qui doit d'autant plus être recherché, qu'il y a peu d'auteurs qui aient écri sur la ville et le tei ritoire de Con-tance ; Rhœtia Etrusca Romana, etc., Augsbourg, .1666, in-4.°; c'est une description savante du pays des Grisons ; Sancti Romatii imperii majestas, etc., Francfort, 1680, in-12; Aucleus historiœ universalis, 163i et 1658, 2 vol. in- 12. Si ces ouvrages ne sont point toujours assaisonnés d'une critique exacte, au moins attestent-ils que l'auteur est un des écrivains les plus laborieux qui aient illustré l'Allemagne.
BUCEK (Martin), né à Schelestadt ou à Stra-bourg, en 1491, d'abord dominicain, ensuite mmi>tre luthérien à Strasbourg. Il professa pendant ?0 ans la théologie en cette Ville, et ne contribua pas peu à y répandre riiéiésie. Le fameux arciievôque Cranmer l'a|)pela en Angleterre, pour enseigner la théologie; il ne l'enseigna pas longt mps, étant mort en 1551, à 60 ans. Bucer ne voulut jamais souscrire Vlnterim. C'était un homuje ardent pour son parti, savant dans les langues, les lettres et la théologie. 11 res-
pecta plus que Calvin l'ordre épiscopal. Il laissa 13 enfants d'une religieuse, qui mourut de la jieste. Quelques écrivains ont assuré que Bucer était mort juif; mais leurs preuves ne sont jias bien convaincanles. L'abbé BérauUen a tracé le portiait suivant. « Apostat de l'onlie de saii t Dominique, et de la réforme de Luther, aujourd'hui zwinglicn et demain sacramentain'. tantôt luthérien et zwiuglien tout ensemble, tantôt d'un raninement de croyance qui faisait | asser sa foi pour un jiroblï'me dans .ous les partis; toujours comp'aisant néanmoins , pourvu que son amour infime pour une vierge consacrée à Dieu fût transformé en amour conjugal, et que ks sainis vœux qu'il n'avait pas le courage d'observer fussent rais au nombre des a us. » On a de lui un Commentaire sur les Psaumes, Strasbourg, 1529, in- 4°, sous le nom cVÀretius Felinus, et un grand nombre d'ouvrages de controverse.
BUCHANAN (Claude], ecclésiastique anglais, né àCambusIung, près de Glascovv, en 1766, se rendit aux Indes orientales en 1796, et s'occupa delà recherche des moyens d'y [.ropagerle christianisme. Il remplit |)endant [)lusieurs années les fonctions de vice-prévôt du collège du Fort-'NVilliam au Bengale. Il s'appliqua avec beaucoup d'activité à recueillir tous les documents qui pou\ aient l'instruire de l'état des indigènes et des chrétiens ; et pour mieux connaître les mœurs, les coutumes et les superstitions des habitants de l'Inde, il parcourut lui-môme la presqu'île depuis Calcutta jusqu'au cap Comorin, observant et décrivant tout ce qui le frappait. Il visita les temides des Hindous, ainsi que les églises, les bibliothèques des chrétiens romains, syriaques et protestants, étud a les croyances et les usages des juifs de Malabar et du Travancor, et revint en Angleterre en 1808. Durant son séjour dans rindoustan, il avait offert une somme de 200 guinées à l'université de Cambridge, pour un prix destiné à une Dissertation sur les meilleurs moyens de répandre dans l'Inde les lumières de lEvangile. Il se proposait d'aller en Palestine et en Svrie avec le môme dessein qu'il avait eu en se rendant dans l'Inde, et il faisait imprimer un Nouveau- Testament en syriaque, pour le répandre chez les peuples de l'Orient, lorsqu'une mort subite l'enleva le 9 février 1815, à Broxbourne, dans le comté de Heriford, où il s'était rendu pour surveiller cette impression. Outre un grand nombre de Sermons e d'Exhortations pour la propagation du christianisme dans l'Orient, on a de Buclianan : Mémoire sur l'utilité d'un établissement ecclésiastique pour l'Inde britannique, 1803, in-4° ; 2- édit., Londres, 1809, in-i" ; Les quatre premières années du collège du Fort-William au Bengale, in-i"; Tableau abrégé de l'état des colonies de la Grande-Bretagne et de son empire en Asie, relativement èi l instruction religieuse, Londres, 1813, in-8° ; Apologie pour lu propagation de l'Evangile dans l'Inde, Londres, 1813, m-S"; Recherches chrétiennes en Asie avec des notices sur la traduction des Ecritu,-
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>T.< dans 1rs langues orientales , Londres,
ISlï, iii-8". , ^ , .
BUCHE (Henri-Michel), surnommé le Bon Henri, cordonnier du duché de Luxembourg;, mort en 1C6G, inslitiia les sociétés des frères cordonniers et des frères tailleurs. C'étaient des artisans rassemblés pour vivre chrétiennéinent, travailler en commun, et consacrer l'excédant de leur nécessaire aux pauvres. Renti, gentilhomme normand, etCoquerel, docteur de Soibonne, dressèrent les rèi^lements de cette société pliilanthropique.
Î3UCHEK1US ou BOUCHER (Gilles). Voij.
BoUCHi H.
BUCHOLTZER (Abraham), pasteur de Freistadt en Silésie, naquit à Sckonaw, près de Wittenberg en 1529, et mourut dans cette ville où il était ministre en 158i. Il est principalement connu par son Isaijoge chronologica, id est, opusculiimad annorum sericm in sacris Bibliis conlexendam ; accessit index chronologicus a mundo condito ad annwn Christi 1580. La première partie de cet abrégé contient les discussions clironologiques les plus importantes; elle est rangée dans un liol ordre, fort raéthoilique. On a encore de lui: Chronologinab orbe condito usque ad exsilium Israelitarum in Babylone, Govlllz , 1584, etc
BUCKLAND (Ralph), missionnaire catholique anglais, était né dans l'anglicanisme, en 15i:4, è. West-Hatch, dans le comté de Somerset. Après avoir fait d'excellentes éludes à Oxford, il était entré dans le barreau ; mais l'étude approfondie qu'il Ut de la controverse religieus(! eut pour résultat de lui faire embrasser le catholicisme. 11 se défit alors de son patriinoine, reçut l'ordre de la prêtrise à Douai, puis se rendit à Rome, d'où il revint dans son pays en qualité de missionnaire. Après en avoir rempli les fonctions avec zèle pendant vingt anné:'s, il mourut en 1611. On a de lui : Vies des Saints, traduites de Surins; Arguments contre la frdguentatimi des églises protestantes ; De la persécution des Vandales, liad. du latin ilo Victor de Mti^ ; Sept étincelles de l'àiiie en/lammée, avec quatre Lamentations, composées dans les temps fâcheux de la reine Elisabeth, dédié à la mère de l'autenr.
BUDD.EUS (Jean-François), lié h Antlam en l'oméranie, l'an KiCT, fut professeur de grec et d-' lalin a (vibniirg, de morale et de politique h Halle, el eiilin de théolo,,ie à léna, où il riifiurut en ITOo. Ou a de lui : Hlementa philosophiw practicœ , instrumentalis et theoretica-, •'{ vol. in-8", que la |)luparl des professeurs des universités protestantes d'.\l- Icraagne ont pris durant (pielfiue tomf)s iiour texte de leurs leçons; une Ihéologie, o^liinée par les luthé.icns, (mi 2 vo , in-V' ; le grand Dictionnaire hisloriqw allemand, imprimé i)liisieurs f o s à Leipzig el à IMIe en 2 vol. in-l'ol.; un Traite de l'Athéisme et de la Snpei slition, 1717, iii-8", dont n>usavonsune iraduclon française, .\nislerdam, 17V0, iii- 8' ; )iliisieurs ouvrages sur rEcrituiPsainte; Miscillaneu sacra, '•] vol. in-V'; Histoire ecrlésiasliqnede l'Ancien 'l'eslamenl. Halle. 1720, 2 vol. in-V. Celte histoire est assrz bien faite