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BUFFARD (Cabriel-Charles), célèbre canonisle, ch.inoine de Baveux, naquit en 1683 au Fresne, près de Condé-siir-Noireau. Après avoir |irofessé la tliéoIOr;ie pondant quelques années f-n l'université de Caen, il fut obligé de quitter sa chaire, pour son attachement au\ opinions contraires à la bulle Unigenitus. Il se I étira h Paris, o\l il mourut le 3 déceral)ro 1763. On a de lui : Défense de la fameuse dériaration du clerf/é , tra hiile du latin de Bossuct, 17;15, in -i"; Essai d'une dissertation où l'on fait voir l'inutilité des nouveaux formulaires, 173-!, in-i°.
BUFFIliR (Clacde, le Père), né en Pologne, de parents français, l'an 1661, se fit jésuite en 1679. Après avoir fait un voyao'i^ à Home, il si^ fixa en France, dans la capit de. H mourut .ni collège de sa société, à Paris, en 1737. On a de lui un grand nombre d'ouvrages. Les principaux ont éVS recueillis dans son Cours des seiences sur des principes nouveaux et simples, pour former la lanque, l'esprit et le cœur, Paris, 1732, in-tol. Ce recued ronfernic sa Grammaire française sy\r un plan nouveau, éclipsée [lar celle de Restant cl de \Vailly, qui lui doivent beaucoup ; son Traité philosophique et pratique d'Eloquence, semé de raisonnements mi'taphysiques, autant que de pr'ceiles ; sà Poétique , monotone, languissante, est une des preuves qu'on peut raisonner sur la poésie, sans être anim '■ du feu des poètes ; ses Eléments de métaphysique, son Examen des préjugés de Baijle, son Traité de la société civile, son Exposition des preuves de In religion. et d'autres écrits mêlés do rétlî'xions judicieuses. Les encyclopéilistes ont tiré de ce Cours des sciences plusieurs articles auxquels ils n'ont pas jugé à propos de citer le nom de l'auteur. On a encore de ce jésuite : l'Histoire de l'origine du royaume de Sicile et de Naples, in-12 : ouvrage dont on se sert, parce qu'on n'en a pas de meilleur; Pratique delà mémoire artificielle, pour apprendre la chronologie et l'histoire universelle, en 2 vol. in-12: livre où la matière est peu approfondie, et qui n'est presque plus d'aucun usage. L'auteira resserré dans des vers tecbniques les principaux événem.nts, et les noms des gratuis souverains, métliodo qui n'a paru bonne qu'à des instituteurs peu instruits de la marche et du développement des farullés inlellectuelles : elle n'est réellement propre qu'à rebuter la jeunesse qui, au lieu des attraits de l'histoire, n'aper(;;oit qu'un grimoire de vrrs barbares, bien plus difiiciles à comprendre et à retenir que l'histoire même. « En général, dit un auteur qui « possédait laméthode rtl'expéiience de l'eni< seignement, les vers techniques sont un « mauvais m yen d'apprendre ; on doitl'em- « ployer t'put au [)lus dans l'enseignement des '< langues ; le mot, le geure, le régime, etc., « fa sant tout l'objet de la leçon, elle peut « êire tout entière renfermée dans un vers. « De plus, cette science n'ayant aucune règle « naturelle, mobile, arbitraire, et dépendant « uniquement des capricesrde l'usage: aride « par elle-même, et dénuée des ressources a do l'imagination comme de celles du jugc-
« ment, elle ne perd rien à être consignée « dans do mauvais vers, dont la cadence « connue sert à placer dans la mémoire une « multitude de préceptes sans suite et sans « lien, li n'en est point ainsi de la géo- « graphie, de l'histoire, et d'autres sciences « qu'on a voulu asservir à des méthodes in- « gratcs, squeletleuses, inutilement et dérai- « «onnablement pénibles, et totalement dé- « cnurageantes pour ia jeunesse. » Il faut convenir cepen iant que dans toutes les sciences, il y a certaines énumérations et nomenclatures, dont des vers techniques peuvent faciliter le souvenir exact, et la récitation méthodique; une Géographie universelle, in-1-2, avec des vers de l'a môme espèce, et des cartes inexactes. On en a donné une édition entièrement refondue, et assortie à 1"' tat géographique et politique actuel du gl be terrestre, à Liège, 1786, avec de nouvelles cartes ; Introduction à l'Histoire des 7naisons souveraines de l'Europe, Paris, 1717, 3 vol. in-12 : ouvrage peu correct. On a encore de lui quelques poésies ; la Prise de Mons, le Dégât du Parnasse, les Abeilles, etc. Le style de Bufîler, dans ses vers et dans sa prose, est plus facile que châtié. C'était un homme laborieux et plein de vertu.
BUGANZA (le P. Gaétan), jésuite, né en n32 à Mantoue, enseigna la rhétoriijuedans divers collèges, puis, à Pérouso, la philosophie. Lors de la suppression de son ordre, il retourna à Mantoue, où il s'adonna aux fonctions du ministère évangélique, et mourut le 12 avril 1812, laissant , outre deux recueils de Sermons, divers écrits, savoir: une Grammaire latine et italienne ; De modo consc'ribendi inscriptiones, ^Manoue, 1779, in-8" ; La poesia iti aiuto alla prosa, ibid., 1781, in-8% où l'auteur montre que les beautés que l'on trouve dins les ouvrages des prosateurs sont dues par eux aux poètes ; Carmina, Florence, 1786, in-8°, enlîn un tra 'té ie rhétorique, sous ce titre: L'eloquenza ridotta alla pratica, Mantoue, 1800, trois parties in-S".
BUGATI (dom Gaetano) , ecclésiastique érudit, naquit à Milan en 17'i5, et fut reçu, en 1773, membre du collège des docteurs de la bib'iothèque Ambroisienne; il publia des Mémoires historiques et critiques sur les reliques et te culte de saint Celse, et traduisit en latin un ancien manuscrit syriaque de la Bible, dont le premier volume, contenant les prophéties de Daniel, fut favorablement accueilli. Une traduction des Psaumes , avec noies, n'obtint pas moins de succès. Bngati était très-versé dans les sciences exactes, et entretenait une nombreu-^^e correspondance avec les sûvants. 11 mourut le 20 avril 1SI7, lorsque l'emperLur d'Autriche venait de le nommer censeur des livres.
BUGENHAGEN (Jean), ministre protestant, né à Woliindans la Poméranio, en 14.85, d'abord prêtre et adversaire de Luther, fui ensuite son partisan et un de ses missionnaires. Il répandit ses erreurs dans une grande partie de l'Allemagne. II mourut en lîJSS, maiistre de Wittenberg et marié. On a de
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