‹ Dictionnaire de biographie chrétienneChapitre 193 sur 341 · ER · texte numérisé non relu

ER

tt les fit partir pour Alexandrie avec une copie des lois de Moise écrite en lettres d'or. Ptolémi^e s'étant assuré de leur capacité, les envoya dans un palais sulitaire de l'île de Pharos, et l'ouvrage l'ut terminé en soixantedouzejours. On le remit à Démétrius, (|ui le fil lire dans rasseml)lée des juifs d'Alexandrie, et :|ui reçut leurapjjrobation. Cette traduction fut transcrite par des copistes grecs , et déposée dans la bibli<.ithèt|ie royale, qui renfermait, h la mort de Ptoléméè , 200,u00 volumes, et que s 'S successeurs portèrent au nombre de 700,000. Celte môme tradnction servit pour les synagogues d'Egypte, quand les Juifs de ces contrées i.rentendirent plus leur j)ropro langue. Le mi Ptoléméè renvoya les interprètes comblés de dons pour eux-mômes, pour le grand piètre et pour le temple, et vécut toujours en bonne intelligence avec les juifs.

SÉPULVEDA (Jea\ Ginès de), surnommé le Tite-Live Esparjnol, né à Pozo-Blanco, près de Cordoue, l'an liOl, d'une famille noie, mais peu riche, devint théologien et historiographe de l'empereur Chailes-Quint. 11 eut un liémôlé très-vif avec Barthélemi de Las-Casas, au sujet de la manière dont les Espagnols traitaient les Indiens. Sépulveda, trop atïecté du récit qu'on faisait des vices monstrueux de la barbarie, de la perlidie, de l'anthropophagie et des horribles superstitions des Américains, croyait qu'où pouvait les tiaiter comme les Chananéeus; mais il ne réiléchissait pas que ceux-ci avaient été an.ithématisés jiar Dieu même, et que les Juifs avaient un ordre de les détruire comme abumiuables et incorrigibles. D'ailleurs l'esprit du christianisme obligeait à tout tenter avant d'en venirà cette extrémité. Sépulveda, qu'il ne faut pas juger sur les injures de quelques enthousiastes, était, malgré cette erreur, un homme de mérite et d'une conduite irréprochable ; il est prouvé d'ailleurs que Las-Casas avait des torts dans cette contestation. Sépulveda mourut en 157-î, daus sa 83' année, à Salamanque, où il était chanoine. On a de lui plusieurs traités : De régna et régis offieio ; De uppctenda gloria ; De lioncstalcrei inilitaris : De falu cl libcro arbi- Irio contra Lulherum ; des Lettres latines. Ces différents ouvrages ont été recueillis à Cologne, en 1602, in-?i-"; des Traduct ions d'Aristote, avec des notes, que Naudé estimait, et dont Huet faisait peu de cas. Les membres de l'aca léinie d'histoire ont donné une inagnilique édition des OEiivres de Sépulveda, Madrid, 1780, 'i- vol. in-i" : elle contient l'Histoire de Charles-Quint, VUistoire de la guerre des Indes, et le Commencement de celle de Philippe 11, les Lettres de Ginez, des tiaductions latines avec des Commentaires do plusieurs opuscules d'Aristote et d'autres écrits. Mylins et André Schotl avaient donné au[taravant à Cologne, en 1C02, in-i", une édition de Ginez, moins complète que celle de Madrid : celle de Cologne est accompai^née d'u.ie Notice sur l'auteur, et celle do Madrid d'une Dissertation sur la vie et les ouvrages de Sépulveda.

SÉRAPHIN (le Père), célèbre capucin du XVII' siècle, né avec de grandes dispositions pour l'éloquence, déploya sou talent dans les principales églises de Paris, et prêcha devant le roi, les carêmes de 1696 et 1698 ; il mourut quehiue temps après. Voici cpinmeiit La Bruyère s'exprime au sujet de ce grand prédicateur : « Jusqu'<à ce qu'il re- « vienne un homme qui, avec un style « nourri des saintes Ecritures, exjdique au « peuple la parole divine uniment et fami- « lièreinent, les orateurs et lesdéclamateurs

« seront suivis Les citations profanes, les

« froides allusions, le mauvais iiathétique, « les antithèses, les figures outrées ont iini ; « les portraits finiront et feront place à une « simple exposition de l'Evangile, jointe aux « mouvements qui inspirent la conversion. « Cet homme que je souhaitais impatiemment, « el que je ne daignais pas espérer de notre « siècle est en/in venu. Les courtisans, à force « de goût, et de connaître les bienséances, « ont applaudi. Us ont, chose incroyable 1 « abandonné la chai)elie du roi, pour enten- « dre avec le peuple la parole de Die^i an- « noncée par cet homme apostoliciue. » Le P. Séra])bin a laissé un grand nombre d'Homélies sur les Evangiles des dimanches de l'année, Paris, 1694, 6 vol. in-12 ; sur les Evangiles et Epîtres des mystères et des fêtes des mois de novembre et de décembre, Paris, 1697, 2 vol. in-12; sur les Evangdes et les Epîtres des mystères et fêtes des mois de janvier, février, mais et avril, Paris, 1703, k vol., in-12.

SÉRAPION (saint), surnommé le Scolastiqne, qui llorissait au commencement du iv siècle, remplissait les fonctions de catéchiste à l'église d'Alexandrie, lorsqu'il prit le parti de se cacher dans une solitude. Il visitait' dg temps en temps saint Antoine, et faisait thâquejour de nouveaux progrès dans la science lies clioses saintes. Vers l'an 310, il fut ordonné évoque de Thmuis. Saint Athanase, qui avait pour lui une haute estime, lui soumettait ses ouvrages, et ce fut même à la prière de Sérapion que le saint patriarche d'Alexandrie composa la plupart de ses écrits contre les ariens et les macédoniens. Lévèque de Thmuis prit hautement la défense de saint Athanase au temps de ses persécutions, et jiartagea ses disgrâces. 11 mourut dans l'exil vers l'an 460. Saint Sérapion avait écrit plusieurs Lettres et un Traité sur les titres des Psaumes, cité par saint Jé'rôme; mais ces opuscules sont ))erdus. On a conservé de lui un Traité coi]tre les Manichéens, traduit en latin par Turrien, dont la version a été insérée dans la Biblioth. maxima velerum Patrum, de Despont ; on la trouve aussi dans le tome V des Antiquœ lectiones, de H. Canisius. Le texte grec du saint a été reproduit ]iar J. Basnage , dans la nouvelle édition donnée par lui de cet ouvrage, sous le titre de Thésaurus monumentorum ecclesiasticorum, tome I". — Le même nom a été porté par plusieurs saints.

SERARIUS ou plutôt SERRARIUS (Nicolas), savant jésuite, né à Rambervillers, en

SER

SER

Lorraine, Fan 1555, s'appliqua à l'étude des langues savantes avec un succès peu commun. Il enseigna les humanités, la philosophie et la tliéologie à Wurl/.bourg et à Mayence. C'est dans cette dernière ville cju'il finit ses jours, en 1G09. On a de lui un grand nombre d'ouvrages : des Commentaires sur |)lusieurs livres de la Bible, Mayence, Kill, in-tbl. ; des Prolégomènes estimés sur l'Ecrilure sainte, Paris, 170i, in-fol.; Opuscula theolof/ica, 3 tom. in-fol. ; Traité des trois plus fameuses sectes fies Juifs (les Pharisiens, les S.iducéens et les Essé liens). On en donna une édition à Deift, ei 1703, 2 vol. in-i°, dans laquelle on a joint les traités sur le môme sujet de Drnsiuset deSnalij^or ; un savant traité De rébus Moguntinis, 1722, 2 vol. in-fol. Tous ses ouvrages recueillis en 16 vol. iu-fol., décèlent un homme consommé cjans l'érudition. Baroiius, dans ses Annales , l'appelle la Lumière de l'Eglise d'Allemagne.

SE15CÉS (Jacques), théologien protestant, né l'an 1093 à Genève, fut appelé en Angleterre pour y exercer les fonctions du ministère pastoral ; il y fut d'aijor'd vicaire d'Appleby, chef-lieu du comté de Westunu-eland, puis aumônier de la chapelle royale de Saint-James à Londres, et mourut en 1762. Outre quelques ouvrages de controverse , on a de lui: Traité sur les miracles , dans lequel on prouve que le Diable n'en saurait faire pour confirmer l'erreur, et où l'on examine le sgstème opposé tel que l'a établi le docteur Samuel Clarlce , Amsterdam, 1729, in-8° ; traduit en allemand sous te titre: Vber die Yanderwerke, etc., Rostock, 17i9 , in-8°.

SERGE.\NT (John), prêtre catholique anglais, né en 1621, h Barrow dans le comté dn Lincoln, de parents protestants, avait été élevé lui-même dans les principes de la réformation. 11 lit ses études à l'université de Cambridge, et devint ensuite secrétaire d'un ^éque anglican. Ayant embrassé la religion catholique, il alla en 16'i-2 à Lisbonne faire sa théologie au collège anglais établi dans cette ville, et y fut ordonné prêtre. Dix ans après, il revint dans sa patrie, et ilj' travailla en qualité de missionnaire, sous différents noms. 11 eut quelques ditl'érends avec Talbot, archevêque catholique de Dublin, qui l'accusa d'hétérodoxie. Mais Dodd, auteur de VHisloire de l'Eglise d'Angleterre, prononça en sa faveur. Il écrivit contre le protestantisme , et composa un assez grand nombre d'ouvrages relatifs à ses controverses. L'histoire de ses controverses écrite par lui-même, à la prière de lord Pètre, a été imprimée en 181G dans le Recueil intitulé Catliolicos. Nous citerons encoi'e de Sergeant: Mctlinduscompcndiosa, qua recte investignnda etcerto invenilur fides christiana, Vacis, 1074, in-î2; deux i)i'opositions de ce livre furent dénoncées à la faculté de Paris, puis à la '•ongrégation du saint-oOice, qui n'accucilliront point -ces dénonciations; Réflexions sur les serments de suprématie et d'allégeance, 1661, in-12. L'auteur s'y déclare contre le

premier serment exigé par Elisabeth, et en faveur du second prescrit par Jacques, sauf la clause qui déclare hérétique le pouvoir du pape de déposer le prince pour cause de religion : c'était aussi l'opinion de Bossuet. Sergeant mourut, la plume à la main, en 1707, âgé de 86 ans. — Un autre Sergeant, qui portait le même prénom, né dans le New-Jersey, en 1720, alla prêcher très-jeune encore l'Evangile chez les Indiens de Massachussets, et traduisit dans leur langue une partie de l'Ancien Testament et tout le Nouveau. Il mourut à Stoibridge en 1749 , après avoir publié : Lettres sur l'éducation des enfants indiens; Sermon sur le danger des illusions en matière de religion, 1743.

SERtilUs-PAULUS, proconsul et gouverneur de l'île de Chypre, pour les Romains, fut converti par saint Paul. Ce proconsul, homme d'ailleurs raisonnable et prudent, avait auprès de lui un magicien nonnné Bar- Jesu , qui s'efforçait d'empêcher qu'on ne l'instruisît; mais Paul l'ayant frappé d'aveuglement, Sergius, étonné'de ce prodige, embrassa la foi de Jésus-Christ. Quelques auteurs ont prétendu que c'est en mémoire et h la prière de cet illutre prosélyte , que l'apôtre avait changé son nom de Sait/ contre celui de Paul.

SERGIUS I", pape, originaire d'Antioche, et né à Palerme, fut mis sur la chaire de'saint Pierre après la mort de Conon, le 15 décembre 687. Son élection avait été précédée de celle d'un nommé Paschal, qui se soumit de bon gré à Sergius, et de celle de Théodore, qui se soumit aussi, mais nudgré lui. Sergius ne voulut jamais sousciire au concile connu sous le nom de in Trullo ou de Quini-Scxte, parce que le pimtife de Rome n'avait eu auciuie part à sa convocation , et n'y avait assisté ni en personne, ni par ses légats. Ce refus le brouilla avec remporeur Jusliiiien le Jeune. C'est ce pape quioi'donna que l'on chanterait VAgnus Dei h la messe, et c'est à lui que l'on doit l'institution de la procession le jour de l'AssoraïUion et de la Présentation, qui était autrefois la fête de saint Simon, nomaié par les Grecs W/"/)/ja/)fm^e; ce qui prouve l'antiquité de ces solennités. Il mourut le 8 septembre 701, avec une réputation bien établie. Jean VI lui succéda.

SEIIGIUS IL Romain, fut pape après la mort de Grégoire IV, le 10 février 844 , et mourut le 27 janvier 847. Léon IV succéda à Sergius IL

SERGIUS III, prêtre de l'Eglise romaine , fut élu par une partie des Romains pour succéder au pape Théodore, mort l'an 898 ; mais le parti de Jean IX ayant prévalu, Sergius fut chassé, et se tint caché pendant sept ans. Il fut rappelé ensuite et mis à la place du pape Cliristophe, le 9 juin 905. Sergius regarda comme usurpateur Jean IX, qui lui avait été préféyé, et les trois autres qui avaient succédé à Jean : il se déclara aussi coiitre la mémoire du pape Formose, et ajmrouva la jirocédure d'Etienne VI, en quoi il eut certainement des torts graves. Si on en cioit Luitprand, qui rapporte souvent des bruits

SER

SER

populaires, Sergius déshonora le trône pontilic.il par ses vices, et mourut comme il avait vécu, en 911. Flodoart, au contraire, fait l'éloge de son gouvernement. Il fut remplacé par Anastflse III.

SERGIUS IV (appelé Os Porci ou Rucca Porci) succéda Tan 1009 au pape Jean XVllI. Il était alors évèque d'Albane. On h; loue surtout de sa libéralité envers les pauvres. Il mourut l'an 1012. Ce pape, né à Rome, fut le premier Romain qui changea son nom en parvenant au saint-siége.

SERCilUS I", patriarche de Constantino- ]ile en 610, syrien d'origine, se déclara, l'an 626, chef du parti des monothélites ; mais il le lit plus triompher par la ruse que par la force ouverte. L'erreur de ces hérétiques consistait à ne reconnaître qu'une volonté et qu'une opération en Jésus-Christ. Il persuada h l'empereur Héraclius que ce sentiment n'altérait en rien la pureté de la foi, et Je prince l'autorisa par un édit qu'on nomma Ecthèse, c'est-à-uire Exposilion de la foi. Sergius le fit recevoir dans un conciliabule de Constantinople, et en imposa même au pape Honoiius (Yoy. ce nom). Cet homme artificieux mourut en 639, et fut analhématisé dans le 6' concile général, en 681. — Un autre patriarche de Constantinople, nommé Sergius II, soutint, dans le xi' siècle, les schismes de Photius contre l'Église romaine. Il mourut l'an 1019, après un gouvernement de 20 ans.

SERIO ou SERIUS (Marc) , ecclésiastique sicilien, né àPalerme, était docteur en théologie, et protonofaire apostolique, et mourut en 1663, après avoir publié les ouvrages suivants : De officia et parocld potestale ; De reatiCutionis oncre ; In sanctw cruciatœ bullam, tract atus ; In ccclesiœ censuras, tractatus; In D. Thomœ Sammam brcvis c.rpositio, etc.

SERIPANDO (Jérôme), cardinal et archevêque, né l'an 1493, àïroja dans la Poiiille, qu'on nomme (luelquefois ta Neapolis Troja (la nouvelle ville de Troie), ce qui a induit en erreur plusieurs lexicographes, qui le disent né à Naples, se fit reUj^ieux de l'ordre de Saint-Augustin. Il devint ensuite docteur et |irofesseur en théologie à Bologne, et général de son ordre en 1539. Son mérite lui procura les dignités d'archevêque de Salerue , de cardinal et de légat du pape Pie IV au concile de Trente, oii il mourut le 17 mars loi)3, regardé comme un pi'élat aussi pieux tpréclairé. Ou a du cardinal Seripando : Norœ constitutiones ordinis, etc. , Venise, lo'i-9, in-fol. ; Oratio in funere Caroli V imperutoris, Naples , 1559, in-'t" ; Prediche sopru il simhoto dei/li npostoli, dichiaralo co' simbuli del roncitio Niceno e di S. Atan(tsio, Venise, 1567, in-i", et avec des additions. Home, 15H6, in-8° : ces sermons, prononcés dans la cathédrale de Salerne, furent publiés par un neveu de l'auteur ; Commentarius in Epistolam divi Pauli ad (ïalatas , Venise , 1569, in-S"; Anvers, Piaulin, 1587, in-S" ; Commenlaria in divi Pauli Kpistolas ad Romanos et ad Galatas, Naples, 1601, in-V' : on .y a joint une Vie de l'auteur par le P. Milensi;

De arlc orandi, seu Expositio symboli apostoloruni, Louvain, 1681, in-12. On trouve plusieurs lettres du cardinal Seripando dans le recueil imblié par Lagomarsini , sous le titre de Pogiuni epist. et orat., Rome, 1762, 4- vol. in-'*°. Le prélat avait légué ses manusciits à la bibliothèque de S. Giovanni a Carbonara, la(}uelle fut depuis réunie à la bibliothèque royale de Naples, qui possède ainsi plusieurs de ses traités de théologie inédits.

SERLON DE Val-Bodo\ (le Bienheureux), moine bénédictin de Cerisi, né à Valbodon, près de Bayeux, passa avec Geoffroi, son maître d'étiades, par le motif d'une plus grande perfection, dans la célèbre abbaye de Savigny, au diocèse d'Avranches, et en devint abbé l'an 1140. Sept ans après, s'étant rendu au chapitre général de Cîteaux, il réunit entre les mains de saint Bernard, en présence du pape Eugène III, son abbaye à l'ordre de Cîteaux, et la lui soumit, avec tous les autres monastères qui en dépendaient, tant en France qu'en Angleterre. Cet abbé, recommandable par son talent pour la parole, et encore plus par sa sagesse et sa piété, se retira dans l'abbaye de Clairvaux après avoir abdiqué, et vécut cinq ans en simple religieux. Il mourut saintement à Clairvaux, le 9 septembre 1158. On a de lui un recueil de Sermons dans le Spicilége de dom d'Achery , tome XVIII, et dans le dernier volume de la Bibliothèque des Pères de l'ordre de Cîteaux, publié par dom Tissier, qui en a donné 21 ; un écrit de Pense'es morales, dans le 6' vol. de la Bibliothèque de Citeaux, et quelques autres ouvrages manuscrits.

SER.MET ( Antoine-Pascal-Hyacinthe ) , évèque constitutionnel de la Haute-Garonne, né le 8 avril 1732 à Toulouse, entra dans l'ordre des Carmes déchaussés, où il portait le nom de P. Hyacinthe. Il se fit une certaine réputation dans la chaire sacrée, prêcha devant Louis XV, et devint provincial de son ordre : les académies de Toulouse et de Montauban l'admirent dans leur sein. A l'éfioque de la révolution, il fut choisi, sur le refus de M. de Brienne, pour être évèque métropolitain de la Haute-Garonne, et il fut sacré à Paris le 26 avril 1791. M. de Fontanges, archevêque de Toulouse, protesta contre son élection dans une Lettre pastorale et Ordonnance, du 20 mai de la même année. La Terreur l'éloigna momentanément de son siège, et il fut même emprisonné. Lorsque les circonstances le perujirent, il reprit ses fonctions comme évoque, adhéra à la deuxième encyclique des constitutionnels, et assista au concile de 1797, dont il tut nommé l'un des vice-présidents. Lors de la persécution du Directoire, après le 18 fructidor, plusieurs administrations ayant voulu contraindre les prêtres de Iranslérer la célébration du dimanche au décadi, les évêques réunis donnèrent, le 3 décembre 1797, une décision contraire et motivée, qui fut signée par onze d'entre eux, ayant à leur tète Sermet, qui s'intitulait évèque métropolitain du Sud. Yoy. les Annales de la Religion, tome VI,

SER

SER

page 121. En 1799, il publia des Extraits des saints Pères sur les devoirs ecclésiastiques, et il vendit une partie de sa bibliothèque, atin de pouvoir faire imprimer ce recueil. 11 assista au concile national de Paris en 1801, et y prêcha. A l'époque du Concordat, il donna sa démission, comme tous les évoques de son parti, et obtint une pension. Sermet mourut dans l'obscurité à Paris, le 24. août 1808, après avoir rétracté son serment et condamné hautement la constitution civile (lu clergé. On a son Oraison funèbre,. par l'ancien évèque de Blois, l'abbé Grégoire, qui s'efforce de jeter des doutes sur le retour sincère de Sermet à la vérité et à l'unité catholiques. Un Discours sur la foi paraît être le seul des sermons de Sermet qui ait été imprimé : sa famille en possédait la collection manuscrite. On a encore de Sermet un Mémoire sur l'inscription de Toul, dans le tome III de ceux de l'académie de Toulouse, et dans le tome IV des Recherches historiques et curieuses sur l'inquisition de cette ville.

SEKPILIUS (Georges), ne îi Sopron ou OEdenbourg en Hongrie, l'an 1668, fut surintendant de l'église protestante de Ralist3onne, et mourut en cette ville, vers l'an 1723. On a de lui un grand nombre d'ouvrages en latin, entre autres : Catalogus bihiiothecœ ministerii Ratisponensis , llatisbonne, 1700-1707, 2 vol. in-fol.; Epilaphia theologorum suevorum (en all.\ ilQÎ , in-8"; Personalia Mosis, Josuœ , Samuel is , Esrœ, Nehemiœ, Mardoches et Estherœ, imprimés séparément ; Personalia Jobi cum supplemento Spanheimii et Chemnicii, Hatisbonne, 1709, in-8"; t'ar/Hma varia latina et germanica ; Plusieurs ouvrages polémiques, historiques, ascétiques, etc., en allemand. Si on excepte quelques préjugés de secte, il y a de l'érudition et de bonnes observations.

SERRA (Jean-Ange), capucin italien, né à Césène, est connu par le nombre incroyable d'ouvrages qu'il publia dans tous les genres. Orateur, antiquaire, légiste, il professa aussi l'éloquence dans sa patrie. Il mourut à Césène vers 1775. Parmi la grande quantitéd'ouvrages qu'il a laissés, nous nous bornerons à citer les suivants : Opéra anaiitica sopra le orazioni di Marco Tullio Cicérone, Faenza, 1739; Venise, 1749 et 1761 ; Cause civili agitate dal cardinale Giambaztista di Lucca, ed esaminate dal P. Serra, etc., Venise, 1762, k vol. in-4-° ; Prima et secunda rispostn aile critiche riflessioni pubblicate dal dottor Francesco Tadini, etc., Bologne, 1753; Controversie orntorie che riguardano piu da vicino lematerie legali, Faenza, 174-4 ; Lettere legali, ibid., 17S4; Fiume Rubicone difeso dalle ingiuste pretenzioni délie due commun'Ua di Rimino e Sont Arcangelo, ibid., 1753 ; Lcltera d'un leilerato bolognese{P. Serra), scritta aW aulore délie Memorie letteraric stampate in Yenezia, etc., ibid., 1753 ; Lettere d'un letterato bolognese seritte al P. Zaccaria, autore délia Storia Ictteraria d'Italia, iliid., 1734 et 1758; Analisi sopra di alcune piu scelle prediche del P. Paolo Seqneri, ibid., 1755. Le P. Serra y donne le catalogue de tous les

éciits de ce Père, publiés jusqu'alors. Risposta del letterato bolognese, data alla lettera del dollar Domcnico Vandelli di Modena, sopra il vero fiume Rubicone degli antichi, ibid., 1756 ; Lettere d'un leilerato bolognese, seritte al dottor Fiovani Lami, ibid., 1757; Lecontrovcrsie oratorie, ibid., 1764; Compendio délia retorica pubblicata da Gaetano Maradi, ibid., 1760, etc.

SERRANO (Joseph-Franco), écrivain juif, professeur de langue hébraïque dans la synagogue portugaise d'Amsterdam, a donné une Traduction espagnole des livres de Moïse, accompagnée de notes marginales tirées du Talmud et des ()rincipaux rabbins qui l'ont commenté, Amsterdam, 1695, in-4°. Ce rabbin a beau protester, dans sa préface, qu'il a rendu le texte avec toute la lidélité possible; sa mauvaise foi et son ignorance, qui se font sentir en plusieurs endroits, déjiosent contre la sincérité de cette protestation.

SERRANO (Thomas), savant jésuite espagnol, né en 1715, à Castalla, dans le royaume de Valence, entra très-jeune dans la compagnie de Jésus, y fit ses études, et se distingua dans la [irédication. Il occupa ensuite la chaire de belles-lettres h Valence, puis celle de philosophie à Madrid. A la suppression de son ordre, il se relira en Italie, et se fixa il Ferrare. L'ouvrage de Tiraboschi, sur la littérature italienne, et où il attribuait aux Espagnols la corruption du bon goût dans l'ancienne Rome, réveilla le patriotisme de plusieursjésuites espagnols établis en Italie. L'abbé Lampillas, jésuite espagnol, qui s'était aussi retiré en Italie après la suppression de son ordre, y répondit par son Saggio storico, ou Essai historique et apologétique de la lilléralure espagnole, en réponse aux opinions et aux préjugés de quelques écrivains modernes { l'auteur avait en vue |irincipalenient les abbés Tiraboschi et Rettinelli), Gênes, 1778, 6 vol. in-8'' ; l'abbé Andrès, par son ouvrage intitulé: Origine de toutes les littératures, et l'abbé Serrano, par une apologie intitulée: Thomœ Serrani Valentini super judicio Hieronymi Tiraboschi de Valerio Martiale, L. Annœo Seneca, M. Antonio Lucano et aliis argenteœ œtatis llispanis, ad Clementinum Vannetium epistolœ dure. Ferrare, 1776, in-8". Il mourut à Foligno. en 1784. Ses ouvrages furent publiés jjar l'abbé Michel Garcia, jésuite, avec ce titre: Serrani Thomœ Valentini carminum libri IV, opus poslhumum : accedit de ejusdem Serrani vita et litteris Michaeiis Garciœ c animent arium, Foligno, 1788. On y trouve, en outre, les discours suivants, qu'il avait déjà publiés en Espagne: De fœdere eloquentiœ et sapicntiœ; De fœdere sapicnliœ sacrœ et profanœ ; De perfecta chrisliani docloris forma in cl. viro Marceliino Siurio adumbrata ; De sacra critica ; De prima academiœ Valentinœ gloria. Il composa aussi une Description des Fêtes célébrées à Valence en 1762, pour la troisième aimée séculaire de la canonisation de saint Vincent Ferrier. La liste complète de ses ouvrages a été donnée dans le Supplem. Biblioth. soc. Jesu, de Caballero, pag. 259 et

SER

SEP

siiiv. Serrsno nvaif obtenu le titre d'historiographe lin royaume de Valence, et était nii'mbre associé de l'académie de Rovereto. SKKRAO (Jean-Andhic), évôi|ue de Potenza, né, l'an 1731, h Castel-Monardo, dans Ijc rovaiiinc de Nn|)les, entra dans la co'Vj;r'égalion do l'Oratoire à Naplcs ; et lors de l'expulsion des jésniles, il obtint une chaire de inornle au collège de Gesu-Vecchio. Il avait pnbiié, vers 1763, le commencement d'un ouvrage q l'il ne fiaraît pas avoir terminé, et qui était intitulé : Delocis Iheohgicis, et, peu d'années après, il duima son écrit De claris fiitrchistis, dans lequrl on trouve des éloges jioaipeux des caléL-hisnies janséidstes et des déclamations contre les souverains pontifes. E'i 1782, le roi de Nazies nomma Surrao à l'évêché lie Potenza ; mais la cour de Rome refusa des bulles tant que l'évèque nommé ne donnerait pas des explicat ons satisfaisantes à la doctrine qu'il avait soutenue. Elle fit dresser onze questions, a i\quelles on l'invitaà répondre devant l'auditeur Campanelli : mais le chatouilleux oratorien ne voulut pas s'abaisser jusqu'à rendre compte de sa foi au s.iint-siége. Le premier ministre prit chaudement la défense de l'évèque nouuné. Une commi'^sion de deux prêtres et de deux magistrats fut d'avis i}ue les questions proposées étant insultantes, le roi pouvait remettre en vigueur l'ancien droit ecclésiastique, en faisant sacrer Serrao par le métropolitain. Cependant une congrégation de cardinaux, chargée de terminer cette affaire, proposa des arrangements, et il fut convenu que, sans entrer dans des questions particulières, Serrao signerait une lettre, où il protesterait de soii obéissance au pape, et de son attachement aux constitutions apostolii|ues ; s^miuettrait ses écrits au saintsiége, et déférerait au jugement qui en serait porté. Il voulut bien consentir à cet arrangement, et fut sacré en 1783. Mais les bienfaits d,- la co ir de Na|iles ne rendirent pas Serrao plus dévoué à ses intérêts. Le général Cliampionnet s'étant em|)aré de Naples, en 1798, il se déclara partisan de la révolution, excita le peuple à embrasser les mêmes sentiments, et abandonna les droits de son souverain ; aussi, une armée de royalistes ayant lorcé les Français à se retirer, et s'étant emparée de Potenza, l'évèque fut massacré dans son lit, comme répulilicain et traître à son roi, dans le courant de l'année 1799. M. D. F. D. (Mgr Dominique Forges- Davanzati) a publié, à Paris, en 1806, in-8% la Vie, on plutôt le panégyiique de Serrao. Oulie les écrits déjà cités, on lui en attribue quelques-uns où la cour de Rome est traitée avec la dernière inconvenance; nous nous contenterons de citer une Dissertation sur l'autorité des me'lropolitains, de sacrer leurs siill'ragants ; De la monarchie universelle des papes, discours adressé au rui Ferdinand et à tous les souverains. Serrao s'était occupé de littérature, et pendant quelque temps il avait été secrétaire de la clause des belles-lettres de l'académie de Najjles. On lui doit Commcntarius de vila et scriplis Jani Vincentii

Grarinœ, Rome. 1758, in-'t" ; De rehus (lestis Mariw Tlierisiœ Austriacœ Commentarius , 1781, in-8'. etc.

SERKAKIUS. Yoij. SÉRâRirs.

SKRRKS, SerronHs(JEAN de), calviniste, né, vers i'ô'^0, à Villeneuve-de-Rerg, se livra d'abord à l'étude de la |i|iilosophie et de là théologie, et devint pasteur. A l'époque de la S.iint-Rarthélemy, il se relira à Lausanne. Plus tard il fut ministre à Nimcs, en 1582, et fut em;iloyé, par le roi Henri iV, en diverses alfaires importantes. Ce prince lui avant demandé si on pouvait se sauver dans riiglise romiine, il répondit quna le pouvait. Cette réponse ne l'empêcha pas d'écrire avec emportement . quelque temps après, contre les catholiques. 11 entre - )irit ensuite de concilier les deux communions dans un grand traité ([u'il intitula: De fide catholica, sire de principiis reliiiionis christ ianœ, coinmuni omnium ciiristinnorum consensu scmper et ultique ralis, 161)7, in-S". Cet ouvrage fut mé|)risé par les catholiques, et reçu avec tant d'indignaiion par les calvinistes de Genève, que plusieurs auleurs les ont accusés d'avoir fait donner à Jean de Serres du poison. On prétend qj'il en mourut à Genève, en 1598, à 50 ans. Cet écrivain était d'un emportement insupportable dans la société et dans ses écrits. Tout ce qui nous reste de lui est rempli de contes faux, de déclamations indécentes , de réflexions frivoles et triviales. Ses principaux ouvrages sont: une édition de Platon, en grec et en latin, avec des notes, 1578, 3 vol. in-fol. Cette version, bien imprimée, était pleine de contre-sens; mais Henri Etienne la corrigea avant qu'elle fût liviée au public. Un Discours de l'immortalité de l'urne, Lyon, 1590, in-8" ; Inventaire de l'histoire de France, eu 3 vol. in-12, dont la nieilh ure édition est en 2 vol. in-fid., 1660. Elle fut retouchée par des gens habiles, qui en retranchèrent les traits faux ou hasardi'S, l'aigreur et la partialité : il n'y reste plus que la plalitude. De statu religionis et reip. in Francia ; Mémoires de la troisième guerre civile et des derniers troubles de France sous Charles JX, en 4 livres, 3 vol. ia-8" ; Recueil des choses mémora~ blés advenues en France sous Henri 11, François 11, Charles IX et Henri 111, in-8'. Ce livre est connu sous le litre de l'Histoire des cinq, rois, parce qu'il a été continué sous le règne de Henri l\, jusqu'en 15j7, in-8". Quatre Anti-jésuites, 1594, in-8", et dans un recueil qu'il intitula Doctrinœ jrsuiticœ prœcipua capita retenta et refulata, La Koclielle, 1584-88, 6 vol. in-8°. L'inexactitude, l'incorrection, la grossièreté, caractérisent non-seulement son style, mais toute la teneur de sa narration. Dupleix a fait un gros volume de ses erreurs.

SERRONI (Hyacinthe), premier archevêque d'Allii, fut pourvu, dès l'Age de huit ans, de l'aljbayo de Saint-Nicolas à Rome, où il était né en 1617. il jirit rhal)it de dominicain, et lui lit honneui' par sa vertu et par les ])rogrès qu'il tit dans les sciences ecclésias tiques. 11 reçut, en 1644, le bonnet de doc-

SER

SER

leur. Le P. Michel Mazarin, frère du cardinal ministre, l'emmena en France pour lui servir de conseil. Ses talents le firent biontAt connaître à la cour, qui le nomma à l'évôché d'Orangi'. Quelque temps après, le roi le lit intenilant d"e la marine, ei en \6\8, il renvoya en Catalogne, en qualité d'intendant de fiinnée. Il se signala dans ces dillV-rentes places ; mais son esprit parut surtout à la conférence de Saint-Jean-de-Luz. Ses services furent récompensés par l'évèclié de Mende et par l'abbaje de la Cliaise-Dicu ; enfin il l'ut transféré, 'en 1676, h Albi, qui fut érgé en archevêché, en 1678. Cet illustr.' [irélat finit sa carrière k Paris, le 7 janvier KJS", à 70 ans. Il était fort zélé pour la discipline ecclésiastique. Mende et Albi lui doivent des séminaires et d'autres établissements utiles. Nous avons de lui des Entretiens affectifs de l'âme avec Dieu, sur les Psaumes de David, Paris, 1689, 3 vol., livre de piété aujourd'hui oublié; (\qs Exercices spirituels; des Méditations sw les sept Psaumes de la Pénitence ; et une Oraison fun'bre de la reine mère, qui n'est pas du piemier mérite.

SEKKY (Jacques-Hyacinthe), fds d'un médecin de Toulon, entra fort jeune dans l'ordre de Sai'it-Doniinique. Après avoir achevé ses étu'ies à Paris, où il reçut le bonnet de docteur en 1697, il alla à Rome, et enseigna la théologie au cardinal Altiéri. 11 devint consiilteur delà congrégation deVlndex, et professeur de théologie dans l'université de Padoue,' où il mourut en 1738, à 79 ans. Ses principaux ouvrages sont : une grande Histoire des congi-ér/atioris de Auxiliis, dont la S lus ample édition est celle de 1709, in-fol., Anveis. La première édition est de 1699. On peut appeler son livre un roman the'otogique, tant il y n de faussetés, de calomnies et de mensonges débités avec une audace incroyable, dit l'auteur du Dictionnaire dis livres jansénistes ; mais o'i sent bien que tout le monde n'en a pas porté un jugement si sévère. Ce fut le P. Quesnel qui revit le manuscrit, et qui se' chargea d'eu diriger l'édition. L'ouvrage parut sous le nom ^['Augustin le Blanc. Le P. Germon adonné des Lettres remplies de questions intéressantes touchant cette Histoire, à laquelle le P. Livinus Meyeh (Voy. ce nom) en a opposé une autre; Divus Augxistimis, summus prœdestinationis et gratiœ doctor, a calumnia rindicatus, contre Launoy, Cologne, 1704-, in-12; Schola thomistica vindicata, contre le P. Daniel, jésuite, Colog'ie, 1706, in-8" ; un traité intitulé Divus Augustinus divo Thomœ conciliatus, dont la plus ainjile édition est cel}e de 1724, Padoue, iii-12; De romdno Pontifice, etc., Padoue, 1732, in-8% mis à VIndex par un décret du 14 ja'ivier 1733 ; Theologia supplex, Cologne, 1T36,' in-12 ; traduite eu français, 175'j, in-12. Col ouvrage concerne la constitution Unigenitus. Exercitationes Itistorieœ, criticic, polemicœ, de Christo ejusque Tirgine Maire, Venise , 1719, in-4.°. 11 y attaque particulièrement l'/Zii^or/o familiœ sacrœ, de Sandini. Il y a de l'érudition, niais des sentiments singuliers et des choses injurieuses

au\ plus saints et plus célèbres écrivains de l'Eglise ; ce qui a fait mettre l'ouvrage à VJndex. Sandini y a répondu dans une nouvelle édition de la Familin sacra, dans des notes margindes. De fabula monachatus benedictini divi Thomœ Aquinatis, etc., pour prouver que saint Thomas d'Aquin n'a jamais été moine au Mont-Cassin, avant d'entrer dans l'ordre de Saint-Dominique, Venise, 1727, in-8".

SERVAIS (saint) , évêque de Tongres , trans|iorla son siège épiscopal de cette ville en celledeMaëstricht, où ce siège resta jusr[u'au vnr s ède, époque où il fut transféré à Liège. Il assista, l'an 347, au concile de Sardique, où saint Athanase fut absous, et au concile de Rimini, en 359, où il soutint la foi de Nicée; mais surpris par les ariens, il signa une confession de foi énoncée d'une manière insidieuse. Dès qu'il connut la fourberie de ces hérétiques , il détesta sa facilité (Voy. Phéisadi:). Il mourut en 384. Il avait composé, dit-on, contre les hérétiques Valentin, Marcion, Aétius, etc., un ouvrage que nous n'avons plus. Quelques critiques prétendent que le siège de Tongres ne fut jamais transporté k Maèstricht , quoique par divei'ses raisons les évêques aient fait leur résidence dans cette ville. L'abbé Ghesquière, dans ses Acta sanctorum Belgii, t. 1", 1783, combat celte opinion, que la nature de cet ouviage ne nous permet pas d'approfondir. Il sullitde savoir que les successeurs de saint Servais, jusqu'à saint Hubert, sont nommés indill'éremmcnt évêques de Maèstricht ou de Tongres.

SERVANT (Nicolas), prêtre constitutionnel, natif de Fismes en Champagne, prit le degré de docteur en théologie, et fut curé de Nanteuil-la-Fosse, depuis 1773 jusqu'en 1791, é|ioque où il devint vicaire épiscofial de Diot, évêque constitutionnel de la Marne. Il fut déiHilé du second ordre, d'après la demandé expresse de son cvèque , tant nu concile métropolitain de Reims qu'au concile national tenu à Paris en 1797. A l'époque du concordat do 1801, tandis qu'un grand nombre do prêtres constitutionnels rétractaient leur serment , l'abbé Servant, nonseulement persévéra dans le schisme , mais encore usa de toute son influence pour retenir dans l'erreur ceux qui voulaient rentrer dans l'unité catholique. C'est ainsi qu'il allait voir un de ses contrères qui avait rétracté son serment afin de l'engager à revenir sur cette démarche , lorsqu'il mourut, frappé d'apoplexie, en passant k Nanteuil-la-Fosse, le 29 septembre 1805, k l'âge de 63 ans. On a dit de l'abbé Sei'vant que c'était un homme hardi et qui ne se déconcertait pas facilement. Outre ses querelles avec son évêque, qu'il prétendait n'être pas au-tlessus des simples prêtres, on raconte à l'appui de ce jugement le trait suivant. Ayant éié invité un jour par le curé de la paroisse de Saint-Remi k venir prêcher, il monte en chaire, fait le signe de la croix et reste court. Ses efforts pour retrouver le commencement de son sermon restent vains, et il se retire

SER

SEK

après avoir prononcé ces paroles : « Mes « frères, Dieu accorde la parole à qui il veut, « comme il veut, et quand il veut. Au nom « du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit , « ainsi soil-il. » On a de lui : Dissertation sur le serment civique, Reims, in-S"; Préservatif contre le schisme, ou Réponse à cette question : Peut-il résulter un schisme de l'élection au remplacement des pasteurs refusant le serment? Reims, in-8°; Réponse au petit catéchisme pour le temps présent , Reims, in-8°; Discours sur la conservation des jours du premier consul, échappe à l'horrible complot formé contre lui, prononcé le 1" janvier 1801, Reims, in-12.

SERVAS (N... La Condamine de), né l'an 1714 à Alais, mort dans la même ville au mois de février 1787, suivit d'abord la carrière militaire, et obtint la croix de Saint- Louis. Alors il quitta le service pour se consacrer h l'étude. On a de lui de nombreux ouvrages de critique sacrée, notamment un Examen raisonnable de la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ, Toulouse, in-12. La bizarrerie des titres de plusieurs des autres compositions de Servas sulllra pour faire juger dans quel esprit elles sont écrites, en même temps qu'elle donne la mesure du jugement de l'auteur : Essai sur la naissance et les progrès du christianisme au centre de l'édifice , par frère Clairvoyant, 1708, 3 vol.; \.' Anthropopathic, ou Portrait de Jéhovah, le Dieu des Juifs, fait par lui-même, par Moïse, par les prophètes , avec cette épigraphe : « A « qui me faites-vous ressembler? Isaïe, xl, « 23. » 1771,2 vol.; Les menteurs convaincus, ou Les mensonges sacrés consacrés, 2' édition augmentée ; Omnis homo mendax, Psal. cxvii, 1772,4 vol.; Les Alliances traitées par l'Eternel, examinées dans un esprit philosophique et critique, 1773, 3 vol.; Tableau de l'Evangile dans les cinq premiers slèxles, 177 V, 4 vol.; Les Plagiats de l'Apocalyptique saint Jean , 1775, 1 vol., etc.

SERVET (Michel), antitrinitaire , né k Villauueva , en Aragon, Tan 1509, fit ses études à Paris , où il obtint le bonnet de docteur en médecine, son goût pour les nouvelles erreurs l'ayant engagé à mettre les Pyrénées entre l'inquisition et lui. Sans ce tribunal, si on en croit un historien moderne, il eût causé les mêmes troubles en Espagne que Luther et Calvin en Allemagne. Son humeur contentieuse lui suscita une vive querelle , en 1536, avec les médecins de Paris. 11 tit son Apologie, qui l'ut supprimée par arr(U du parlement. Les chagrins que ce procès lui causa, et sa mésintelligence avec ses confrères, le dégoûtèrent du séjour de la capitale. Servet passa à Lyon, où il fut quelijue temps correcteur d'imprimerie, et fit ensuite un voyage à Avignon, puis retourna à Lyon; mais "il ne tit qu'y paraître. 11 alla s'établir en 1540 à Charlieu, où il exerça la médecine pendant trois ans. Ses insolences et ses bizarreries l'obligèrent de quitter cette ville. Il trouva à Lyon Pierre P;dmier, archevêque de Vienne en Dauphiné, qu'il avait coanu à Paris. Ce ])réiat aimait les savants

et les encourageait par ses bienfaits : il le pressa de venir h Vienne, où il lui donna un i apjKU'tement auprès de son palais. Servet auniit pu mener une vie douce et tranquille à Vienne, s'il se fût borné à la médecine et h ses occupations 1-ittéraires; mais toujours rempli de ses premières idées contre la religion, il ne laissait échapper aucune occasion d'établir son malheureux système. 11 s'avisa d'écrire à Calvin sur la Trinité. 11 avait examiné ses ouvrages; mais ne trouvant pas qu'ils méritassent les éloges emphatiques (pie les réformés en faisaient, il consulta l'auteur, moins pour l'avantage de s'instruire quepoiu' avoir le plaisir de l'embarrasser. Il envoya de Lyon trois questions à Calvin. Elles roulaient sur la divinité de Jésus- Christ, sur la régénération et sur la nécessité du baptême. Calvin lui répondit. Servet réfuta sa réponse avec beaucoup de hauteur. Calvin répliqua avec vivacité. Do ia dispute il passa aux injures, et des injures à la haine la plus imi)lacable. Il eut , par trahison , les feuilles d'un ouvrage que Servet faisait imprimer secrètement. 11 les envoya <i Vienne avec les lettres qu'il avait reçues de lui , et son adversaire lut arrêté. Servet , s'étant échappé peu de temps après de la prison, se sauva à Genève, où Calvin fit procéder contre lui avec toute la rigueur possible. A force de presser les juges, d'employer le crédit de ceux qu'il dirigeait, de crier et de faire crier que Dieu demandait le supplice de cet antitrinitaire, il le lit brûler vif en 1553, âgé de 44 ans. « Comment les magistrats de Genève , « dit l'auteur du Dictionnaire des hérésies , « qui ne reconnaissaient point déjuge infail- « lible du sens de l'Ecriture, pouvaient-ils « condamner au feu Servet , parce qu'il y « trouvait un sens différent de Calvin? Dès « que chaque particulier est maître d'expli- (I quer l'Ecriture comme il lui plaît, sans « recourir à l'Eglise, c'est une grande iujus- « tice de condamner un homme qui ne veut « pas déférer au jugement d'un enthousiaste, « qui peut se tromper comme lui. » Voy. Lenti'lus (Scipion), Mélanchthon. Cependant Calvin osa faire l'apologie de sa conduite envers Servet. Il entreprit de prouver qu'il fallait faire mourir les hérétiques. Cet ouvrage traduit par Colladon, l'un des juges du téméraire Aragonais (Genève, 1560, in-8°), a fourni aux catholiques un argument invincible, ad hominem, contre les protestants, lorsque ceux-ci leur ont repi'oché de fiùre moui'ir les calvinistes en France. Grotius convient de bonne foi qu'à cet argument il n'y a rien k opposer. Ce qu'il y a encore de rcnnarqiiable, c'est que les ministres de Zurich, Bâle, Berne et Schaffouse , consultés sur celte atl'aire, après la détention de Servet et avant sa condamnation, répondirent una- , nimement que l'accusé méritait la mort. I Bèze, dans la Vie de Calvin, a prétendu jus- ' tilier cet hérésiarque, sur ce que Servet était un impie , et non pas simplement un hérétique : « Mais toute hérésie, dit l'abbé « Bérault, n'est-elle pas une impiété, en a-. « qu'elle s'attaque k Dieu et aux choses

SER

SER

« saintes ? Et sans parler de bien (ies articles « où erre Calvin sur la Divinité même, fut-il « jamais hérésie plus fécondi; que le calvi- « nisme en impiétés, en blasphèmes, en sa- « criléges , en attentats de toute énormité « contre les mj'stèrcs les plus révérés dans -( tous les Ages de l'Eglise?» Servet a composé plusieurs ouvrages contre le mystère de la Trinité; mais ses livres ayant été lirùlés à Genève et ailleurs, sont devenus fort rares. On trouve surtout très-didicilemeiit l'ouvrage publié sous le titre De TriniUUis erroribus lihri VII per Mirhaelem Servcl , alias Rêves, ab Araçionid Ilispunum. L'original de cet écrit impie fut imprimé à Haguenau, en 1531 , in-S", mais sans marquer la ville. Servet y attaque la Trinité, et suit à peu jjrès l'hérésie de Paul de Samosate, de Photin, etc., en distinguant Jésus-Christ du Verbe divin ; mais il s'exprime là-dessus d'une manière obscure et embarrassée. Ce volume, qui est imjjrimé en caractères italiques, fut suivi de deux autres traités sous ce titre : Diatogorum de TrinUatc librl II, 1532, in-8°; De jitstitin regni Christi, capitula quatuor, per Michaelcin Servetum, alias Rêves, ab Aragonia Ilispanwn, anno 1532, in-8". Dans l'avertissement qu'il a mis au-devant de ses Dialogues, il rétracte ce qu'il avait dit dans ses sept livres de la Trinité. Ce n'est pas qu'il eût changé de sentiment, car il le conlirme de nouveau dans ses Dialogues ; mais parce qu'ils étaient mal écrits, et qu'il s'y était expliqué d'une manière barijare. Servet parait dans tous ses livres un pédant opiniâtre, qui fut la victime de ses folies et la dujje d'un prétendu réformateur cruel. On a encoi'e d(î lui : une Edition de la Version de la Bible de Santès- Pagnin , avec une Préface et des Scholies , sous le nom de Michael YiUanovunus. Cette Bible, imprimée à Lyon en 15i2, in-folio, fut supprimée parce qu'elle estmari|uée au coin de ses auti-es ouvrages. On y voit un homme qui n'a ffuedes idées confuses sui' les matières qu'il traite. Un passage de la description de la Judée, qui se trouvait dans la 1" édition à la tète de la douzième carte, forma un chef d'accnsati(ni contre lui dans le procès qui lui fut intenté à Genève. 11 tâche d inhrmer tout ce que l'Ecriture a dit sur la fertilité de la Palestine ; et cela parce qu'aujourd'hui ce pays n'a plus le même air de fertilité et d'abondance : comme si les terres les plus fécondes, devenues désertes et incultes, devaient produire les mêmes richesses , et que les montagnes dépouillées du sol végétal pussent être autre chose que des masses de pierre. [Voyez une Dissertation sur cette matière dans le Journ. hist. et litt., 1" avril 1779, pag. 488; l'article Judée dans le Dict. géogr., et les Lettres de quelques Juifs , par l'abbé Guénée.) Ces progrès de l'erreur qui ]iar degrés portèrent Servet à se soulever ouvertement contre les Livres saints, dont il avait réclamé l'autorité en faveur de ses premières opinions, sont bien propres à vérifier l'observation que des philosoplies, non suspects, ont faite sur l'impossibilité de lixer ses idées en matière de dogme, quand une

fois on s'est soustrait au joug de l'Eglise, et détaché du corps des tidèles. « La religion « catholique, apostolique et romaine est in- « contestalilement la seule bonne , la seule « sûre et la seule vraie. Mais cette religion « exige en même temps de ceux qui l'em- « brassent la soumission la plus entière de « la rais(Hi. Lorsqu'il se trouve dans cette « communion un homme d'un esprit inquiet, « remuant et difllcile à contenter, il com- « menée d'abord à s'établir juge de la vérité « des dogmes qu'on lui propose à croire ; et '( ne trouvant point dans cet objet de la foi « un degré d'évidence que leur nature ne « comporte pas, il se fait protestant. S'aper- « cevant bientôt de l'incohérence des prin- « cipes qui caractérisent le protestantisme, il « cherche dans le socinianisme une solution «'à ses doutes et à ses diflicultés, et il de- « vient socinien. Du socinianisme au déisme « il n'y a qu'une nuance très-imperceptible , « et un pas à faire ; il le fait. Mais comme le « déisme n'est lui-même qu'une religion iii- « conséquente, il se précipite insensiblement « dans le pyrrhonisme : état violent et « aussi humiliant |iour l'ainour-proprequ'in- « compatible avec la nature de l'esprit hu- « main. Enfin il finit par tomber dans l'a- « théisme. » Diction, encycl., art. Unitaires, tome XVII, page 200, édition de Neuchâtel, 1765. Voy. Mélanchthon, Lentulus (Scipion), VoRSTius (Conrad). Cltristianismi restitutio. Vienne, 1553, in-8°. Cet ouvrage rempli d'erreurs sur la Trinité , et dont on ne connaît qu'un exemplaire , qui était dans la bibliothèque de M. le duc de la Vallière, renferme les trois traités publiés en 1531 et 1532, avec quelques traités nouveaux. Sa propre Apologie en latin, contre les médecins de Paris, laquelle fut supprimée avec tant d'exactitude, qu'on n'en trouve plus d'exemplaires. Postel, aussi fanatique que lui , a i)ris sa délénse dans un livre singulier et peu commun , qui est resté manuscrit, sous ce titre : Apoloyia pro Servelo , de anima mundi , etc. Ratio Syruporum, Paris, 1537, in-8". Servet n'était pas sans mérite, considéré comme médecin. 11 remarque, dans un des traités de sa Christianismi restitutio, que toute la masse du sang passe par les poumons, par le moyen de la veine et de l'artère pulmonaires. Cette observation fut le premier pas vers la découverte de la circulation du sang, que quelques auteurs lui ont attribuée; u.iais cette vérité confusément connue par Servet ne fut bien développée que par le P. Fabri et par Harvey. Voy. Fabri. Mosheim a écrit en latin l'Histoire de ses délires et de ses malheurs , in-4% Helmstadt, 1728; elle se fait lire avec plaisir, par les détails curieux qu'elle renferme. On trouvera d'amples détails sur la vie et les écrits de Servet dans les ouvrages suivants : Servetianisnius, par Vigand, Kœnigsberg, 1575, in-8''; Bibii'otheca antitrinitarum, de Sand, Freistadt (Amsterdam), 1684, in-S"; Historia Scrveti, par Boysen, Wittenberg, 1712, in-4"; Hist. impartiale de Michel Servet, Londres, 172V, in-S", en anglais ; HistoriaServeti, par Allwoerde, Helmstadt, 1727,

1091 SER

in-4° ; Essai d'une Histoire complète el impartiale des hérétiques, par Moslu'iin, ibid., 1748, iii-'i-", en aliomaiid ; Recherches sur le célèbre médecin espar/nol Michel Servel , par le u)()mn, ibid., 1750, w-k°, en allema-id, réiinpriiiKî ii)-8°, avec plusieurs pièces. Voy. aus.si Hibliothrca ISunnviana, tome I ", [laitie II, et {'Histoire des sectes religieuses, de l'abbé Grégoire.

SEKVOIS (Jean-Pierrej, vicaire général du diocèse de Cambrai, né le 8 aoi1t I76i à Coisne-sur-Loire (alors du diocèse d'Auxerre), étudia li'ab'ird h Bourj;('S, [luis au collège de Ma/aiiii h Paris. 11 prit la tonsure en 1781, et obtint un petit biMiéllce que lui résigna, dit-on, un commandeur de Malte. Ordonné ]irôtre en 1788, Servois était à l'époque delà révolution attaché, sans emploi, à la paroisse deSaint-Barthélemy-en-ille, h Paris. 11 nrèta le serment à la coiislitulion civile du deigé en 1791, el devinl vicaire de la |iaroisse des Petits-Pères (Saint-Augustin). En 1795, le parti constitutionnel établit une imprimerielibrairie chrétienne dans le jjut de propager les ouvrages de la secte, et lit paraître en même temps les Annales de la Religion. Servois coopéra au commerce de la librairie, et travailla aux Annales qu il rédigea après l'abbé de Saint-Marc. Voy. GuÉiNix. 11 obtint aussi un emploi dans l'administration de l'enregistrement et des domaines. Plus tard il quitia les fonctions ecclésiastiques ; mais il conlihua de prendre part h tous les ell'orts faits par ceux de son parti pour relever leurs atlaires en décadence, et assista au concile, dit national, de 1797, en qualité de procureur fondé de pouvoirs de Nogart^t, évè(iue de la Lozère; au concile métropolitain lenuàParis le 16 juin 1801, et au second concile national ouvert le 29 du même mois : il parut dans les deux conciles nationaux comme député du diocèse d'Orléans, et dans le concile métropolitain comme vicaire de Notre-Dame. En 1802, M. Relmas, évèquede Cambrai, nomma Servois chanoine, et l'année suivante vicaire général. On assure que le:^ prêtres cjui létractèrenl le serment constitutionnel furent traités par lui avec la plus grande rigueui'. En i82:i, Servois iierditson inlluence; touleiois il conserva son titre de grand-vicaire. Il vint à Paris après la révolution de juillet 1830, et sollicita, dit-on, l'évèché de Cambrai, qui fut sur le point d'être vacant, par la nomination de }.i. Uelmas, désigné pour l'archevêché d'Avignon, et qui refusa de sorlirde son diocèse. l)e retour à Cambrai, Servois, qui élait tfimhé malade à Paiis, mourut le 6 juin 18.'$1, a|irès avoir fait une profession générale, où il déclarait seulement être dans la volonté de mourir dans le sein de l'Eglise cathdliiiue, apostolique et romaine. On trouve une Notice sur Servois dans l'Annuaire du département du Nord pour 1832 : mais elle renferme de nombreuses ernuirs qui ont été relevées par VAini de la Jteligion. On connaît deSei'vois : Observations sur l'ostensoir donné par Fénelon à son église, in-8", 15 |iages;ce Mémoire, qut a été lu à la société d'émulation de Cambial, le 5 septembre 1810, lui l'cfidé

Page 1