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pour exercer leurs rigueurs contre ce savant et généreux prélat.
ZAMBECCAHl (François), savant italien, né à Venise d'une famille de Bologne, florissait dans le xv' siècle : il voyagea en Grèce, y demeura cinq ans, et k sim retour il expliqua les auteurs grecs et latins à Capo d'istria, puis à l'académie de Pérouse. Pendant son séjour en Grèce, il recueillit un grand nombre de médaillos, d'insciiiJtions et de manuscrits : ainsi il réunit, dit-on, 1500 épîres de Libanius, qu'il se proposait de traduiie et de faire imprimer. Cependant il n'en publia que la traduclion de 500, à peu près, d visées en trois livres, et sous ce titre : Libanii, qrœci declamatoris disertissimi, beali Joaniiis Chnjsostomi prœceptoris epislolœ, cum adjectis Joannis Saumerfelt arg)imentis et emendatione et casligalione cla~ rissinus, 1 vol. in-i'. La date et l'indicaiion se trouvent au bas de la dédicace, adressée à Mathias Debricius, vice-chancelier de Pologne, par Saumerfelt de Cracovie, le 21 mars 1504. Saumerfelt avait donné une édition très-fautive d'un exemplaire de Libanius.
ZAMBRI, fils de Salu et chef de la tribu de Siméon, étant entré, à la vue de tout le monde, dans une tente où était une femme madianite, nommée Cozbi, y fut suivi par Phinées, tlls du grand iirêtre Eléazar, qui perça ces deux infâmes d'un seul coup.
ZAMBRI, officier du roi Ela, commandait la moitié de la cavalerie. S'ét;ml révolté contre son maître, il l'assassina pendant qu'il buvait h Thersa, dans la maison du gouverneur, et s'empara du royaume, l'an 928 avant Jésus-Christ. Dieu, qui l'avait choisi pour être l'instrument de sa vengeance, se servit de son ministère pour exterminer tout ce qui restait de la famille de ce roi. Zambri ne jouit pas longtemps du fruit de sa révolte et de sa trahison. Sept jours après son usurpation, l'armée d'Israël établit pour roi Amri, et vint assiéger Zambri dans la ville de Thersa. Cet usurpateur, se voyant sur le point d'èlre pris, se brûla dans le palais avec toutes ses richesses, et mourut dans ses iniquités.
ZAMORA, en latin Zamorus (Jeas-IIarie), savant capucin, naquit en 1579 h Udine, capitale du Frioul. H embrassa la règle de Saint-François à l'âge de 18 ans. Après avoir reçu la prêtrise, il se livra à la prédication. Les succès qu'il obtint dans cette carrière engagèrent ses su|iérieurs à l'envoyer avec le titre de commissaire-géne'ral en B ihéme, pour exercer dans ce royaume et dans les principali's villes d'AlK'magie le ministère de la parole, et comliatlre dans ses sermons les iK'résies qui s'étaient nouvellement introduites dans ces provinces. Après avoir honorablement rempli sa mission, il revint dans sa patrie, où divers em[)lois lui furent otl'erts. 11 préféra le séjour paisible d'un couvent, où, libre de tout autre soin, il pourrait se livrer ?» l'étude. Il mourut à Vérone, le 30 août 1649, flgé de 70 ans. Wa-
ding, biographe de l'ordre de Saint-François, dont le livre ne parut qu'en 1650, fait mention du P. Zamora comme d'un homme avec lequel il était lié intimement et qui vivait encore ; il lui attribue les ouvrages suivants : De eminentissima Deiparœ et Yirginis perfectione libri très, Venise, 1629, in-fol. ; traité estimé et utile aux prédicateurs ; Comr mentaria theologica de Deo trino et uno, Venise, 1626, info). L'auteur y concilie les sentiments de saint Bonaventure, de saint Thomas et de Scot.
ZAMORA (Laurent de), religieux de l'ordre de Citeaux, de la congrégation du mont Sion, et prédicateur distingué, né dans le diocèse de Tolède, mourut en 1614, dans un âge avancé. On a de lui : Commentaire sur le Cantique des cantiques: des Sermons sous le titre de Monarchia mystica, 7 vol.
ZAMORA (Bernard), savant religieux espagnol de l'ordre de Carmel , né vers 1720 à Zamora dans le royaume de Léon, fut nommé à une chaire de grec à l'université de Salamanque, et mourut dans cette ville, à la suite d une apoplexie, en novembre 1783. On a de lui une Grammaire grecque, Madrid, 1772, in-8" ; une Histoire de ta religion ; des Dialogues des morts sur'le modèle de ceux de Lucien ; une Traduclion espagnole de l'Histoire des séminaires, de l'italien de Jean Giovanni, Salamanque, 1778, in-8".
ZAMORA. Voy. Alfonse et Sancio.
ZANCHIUS ou ZANCHI (Basile), de Bergame, prit l'habit de chanoine régulier. Ses connaissances dans les humanités, la philosophie et la théologie, lui méritèrent la place de garde dans la bibliothèque du Vatican. Après avoir exercé cet emploi avec succès, il mourut à Rome dans de grands sentiments de piété, l'an 1560. On a de lui plusieurs ouvrages. Les principaux sont des poésies latines, qui, sans être d'un mérite distingué, olTrent de bons vers, quelques pensées heureuses, et une latinité assez pure. On les trouve dans Deliciœ poetarum italorum ; un Dictionnaire poétique, en latin ; des Questions latines sur les livres des Rois et des Paralipomènes, Rome, 1553, in-4°.
ZANCHIUS (Jérôme), né en 1516, à Alzano en Italie, entra dans la congrégation des chanoines réguliers de Latran, à l'âge de 15 ans, et s'y distingua. Mais Pierre Martyr, chanoine de la môme congrégation , ayant embrassé les erreurs du protestantisme, les communiqua à plusieurs de ses confrères. Zanchius fut du nombre : il se retira à Strasbourg en 1553, et y ensegna riicriture sainte et la philosophie d'Aristote. Les prolestants l'accusèrent d'erreur et l'obligèrent de quitter Strasbourg en 1563.
Il exerça le ministèi e à Chiavenne, chez les Grisons, jusqu'en 1568, qu'il alla à Heidelberg, où il fut docteur et [irofesscur en théologie. Il mourut on cette ville le 19 novembv^ 1590. On a de lui un Commentaire sur les Ei)itres de saint Paul, Neustadt, 1595, in-fol.; et un ouvrage cc>ntre les anti-trinitaires, qu'il composa à la sollicitation de
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Frédi^ric m, électeur palatin. Zanchius est autour d'un grand nombre d'autres livres qui prouvent l)eaucoup d'érudition. On les a recueillis à Genève, 1613, 8 lom. in-fol. Il I)'y parle de l'Eglise romaine que comme de sa mère, prêt à y rentrer lorsqu'elle aura réformé les abus qu'il croit s'y être glissés.
ZANNONl (Bernardin), jésuite, ne à Reggio dans le Modénais, vers l'an 1550, se dévoua tout entier à la nrédication, à l'instruction des fidèles et à la direction des consciences. Il était directeur de la mère Marie- Victoire Strata Fornari, et c'est à son instigation que cette pieuse dame fonda l'institut des Annonciades célestes ou Filles-bleues, approuvé ensuite par Paul V. C'est lui aussi qui rédigea les règles de cette congrégation, imprimées à Gênes en 1644; il eut la satisfaction de la voir s'étendre en France, en Lorraine, en Allemagne et en Savoie. On a de lui un grand nombre d'ouvrages ascétiques, dont une partie a paru sous le nom de Jérôme Semino. Les principaux sont : Santissima Vita e passione di N. S. Gesu Cristo e délia sua madré Vcrgine délia Maria, Gênes, 1610; Libro délia Vila beatissima Maria Vergine e d'allre eroiche sue virtu e titoli, ib., 1613 ; des Traités de l'eucharistie et de la communion ; Le Rosaire de la sainte Vierge avec des méditations ; une Vie de Jésus-Christ et de la sainte Vierge, en vers; des Cantiques spirituels: les Constitutions des religieuses annonciades ; des Instructions à l'usage de ces filles pour les faire avancer dans la voie de la perfection. Le père Bernardin Zannoni mourut à Gênes, le 29 mars 1620, ûgé de 70 ans.
ZAMOTTI ou ZANOTTI (Hebcui.e), savant ecclésiastique, naquit à Paris en 1684. Son père ayant amassé, à l'aide de son talent dans la peinture, nneforlune honnête, se relira cette année même à Bologne sa patrie, où il miiurut en 1695. Hercule embrassa l'état ecclésiastique, devint chantre de la cathédrale de Bologne, et mourut le 13 septembre 1763. Il est auteur des ouvray,es suivants : Storia di San Brunone, etc., Bologne, 1741, iii-4°; Storia dei santi l'rocolo Soldato, carnliere bolognese e protettore délia sua patria, et Procolo Siro,vescovo di Terni, ambedue martiri, con note, Bologne, 1742, in-i° ; Vita del B. Nicolo Albergati, monaco del sacro ordine Cartusiano, vescovo di Bologna e cardinale, ibid., 1757. C'est de lui qu'est le quatorzième fihant du Bertoldo en vers toscans, imprimé à Bologne en 1737. Ses autres, poésies se trouvent dans les recueils du temps. Il a laissé aussi divers ouvrages manuscrits dont le comte Faiituzzi a donné la liste dans ses Notizie de gli Scrittori bolognesi. — Son frère, Jean-Pierre Zanotti, né à Paris, en 1674, mort en 1765, était un peintre distingué ; il fut secrétaire de l'académie Clémentine. 11 se livra aussi à la poésie avec succès.
ZARA, roi d'Ethiopie, et probablement aussi de l'Egypte, est connu par la guerre qu'il fit à Asa, roi de Juda, 741 ans avant Jfésus-Christ. Son armée était composée
d'un million d'hommes et ae trois mille chariots de guerre (on sait que dans ces temps-là toutes les nations marchaient en corps) ; ce qui n'empêcha point Asa, quoique avec des forces intinimcnt moindres, de le défaire entièrement, parce que le Seigneur, comme dit l'Ecriture, commandait pour lui. (II Parai, xiv.)
ZECCHl (Lelio), savant italien, né à Bidiccioli, territoire de Brescia, florissait vers 1590. Il devint chanoine et pénitencier de Brescia. On a de lui les ouvrages suivants : De beneficiis et pensionibus ecciesiasticis, Vérone, 1601, 111-4°; ibid., 1602, in-8°; Coiu» episcopo reservati; De Instructione clericorum; De Munere episcopaii ; De civili et cltristiana Institutione; Deprincipis administratione; Responsum casuum conscientiw; Summa theologiœ ; Tractatus de indulgentiis et jubilœo, Cologne, 1601, in-8°; Tractatus inter militem sacrum, etc.; Tractatus de privilegiis ecclesiasticis ; Tractatus de sacramentis ; Tractatus de usuris. Quelques-uns de ses ouvrages sont dédiés à Clément VIII, d'autres à Henri IV ou à des cardinaux. On ne dit point en quelle année Zecchi mourut. Ghilini fait mention de lui dans son Teatro dhiomini litterati, tom. II, pag. 173.
ZECH (François-Xavier), jésuite et savant canoniste, né le 23 décembre 1692 à Ellingen dans la Franconie, succéda comme professeur dans l'université d'Ingolstadt au fameux P. Pichler dont il avait été l'élève, et mourut à Munich le 15 mars 1772. Il avait pris une part active aux disputes thi'ologiques qui firent tant de bn.it en lolie vers le milieu du xviii' siècle, et il soutint qu'à l'autorité civile appartient Je droit de fixer l'intérêt de l'argent, et de régler les transactions entre les particuliers. On a de lui : Rigor moderatus doclrinœ pontificiœ circa usuras, etc., Ingolstadt, 1747, in-4°. Cette première dissertation fut suivie de deux autres sur les mêmes matières, en 1745 et 1751 : elles furent réimprimées à Venise, 1760, in-4% avec l'ouvrage d'Honoré Léotard, De usuris; et séparément, 1763, in-8°. L'auteur y combat les principes du P. Concina ; Prœcognita juris canonici, Ingolstadt, 1749, in-S"; Hierarchia ecclesiastica ad Gcrmaniœ catholicœ principia et usum declinata, ibid., 1750, in-8°; De jure rerum ecclesiasticarum, ibid., 1758-62, 2 vol.in-8^; De judiciis ecclesiasticis, ibid., 1765-66, 2 vol. iii-8°. Ces quatre derniers ouvrages forment un cours complet de droit canonique.
ZEELANDER. Voy. Honert.
ZÉGÉDIN. Voy. Szégédin.
ZEGERS (le P. Tacite-Nicolas), récollet, natif de Rruxelies, habile dans la théologie et dans les langues savantes, fut longtemps lecteur de l'Ecriture sainte àLouvain, où il mourut le 25 août 1559. Nous avons do lui : des Notes et des Scfiolies sur les endroits les plus difficiles du nouveau Testament, Cologne, 1553, in-12 ; ouvrage estimé, et qu'on a inséré dans les Critici sacri de Pearson,de même que le suivant rf/^anor^Aotes, sire castigationes inNovum TcstameiUum^