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nicœ, 1722, in-8°. On voit que ces éditions n'ont été faites qu'après la mort de Ziegenbal«. Grundler, di>nt il est ici question, était un des missionnaires venus d'Europe pour aider Ziegenbnlg. Il y avait eu une première édition du Nouveau Testament en 171i. On prétend aussi que Ziegenbalg avait travaillé à une version complète de la Bible, qui fut achevée en 1725 par M. Schulze, autre missionnaire. Une Grammaire malabare, composée par Ziegenbalg dans sa traversée pour retourner en Eurooe, et qui fut imprimée à Hall, 1716, in-4.°. On attribue encore à Ziegenbalg : des Entretiens avac les principaux savants du Malabar, païens el mahométans ; deux livres de Lettres aux bramines et aux pandarams, et des uns et des autres à Ziegenbalg, qu'on dit curieuses et instructives.
ZIEGLER (Jacques), mithématicien et théologien, natif, suivant D.icatiana, de Landau en Souabe, mort en I5i9, presque septuagénaire, enseigna longtemps à Vienne en Autriche, et se retira ensuite auprès de l'évoque de Passau. On a de lui plusieurs ouvrages, entre autres: des Notes sur quelques passages choisis de l'Ecriiure santé, Bâle, 15W, in-fol. ; Description de la Terre Sainte, Strasbourg, 1636, in-fol.; elle est assez exacte ; De construclione solidœ sphœrœ, in-î" ; ouvrage estimé ; il a fait sur le second livre de Pline un Commentaire qui n'est point à mépriser.
ZIEGLER (Jean-Erhard ou Reynard) , jésuite allemand, né \\ Oedikhoven dans l'évêché de Spire en 1369, entra dans la société le 24 mars 1588, et y fit les études ordinaires ; après quoi il expliqua la philosophie d'Aristote dans les écoles de Mayence. Il s'était appliqué aux mathématiques, et y avait fait des progrès ; il les professa avec applaudiss'-ment pendant plusieurs années. 11 ne réussit pas moins eu théologie, et y fut r^çu docteur. Enfin il administra , en qualité de recteur, les collèges de Mayence et d'Aschatfenbourg. Trois électeurs de Mayence qui se succédèrent lui avaient confié la direction de leur coiscience. Ilfut leur confesseur de|)uis l'an 1612 jus(iu'à sa mort, arrivée le 24 juillet 1630. L'empereur Ferdinand II et le pape Urbain IV l'honoraient de leur estime, et lui en faisaient donner des témoignages. On a de lui : une Edition des OEuvres de Clavius , revues et corrigées, Mayence, 5 vol. in-fol. iVoy. Clavius) ; un livre iniilulé Prorisional Vidimus, en allem.iad, contre un sermon do Matthieu Hoë, l^rédicateur de l'électeur de Saxe, prêché dans une réunion de protestants en 1631. Le P. Ziégler y relève ditférentes erreurs et des calomnies contre l'empereur et les catholiques. Un Traité qui a pour titre , Re'cépissé, en réponse à la réplique de ce prédicateur ; deux Oraisons funèbres, aussi en allemand, l'une de Jean Suicard, électeur et archevêque de Mayence, l'autre de Georges Frédéric, aussi archevêque de cette ville et élect(!ur. Elles furent prononcées aux obsèques do ces illustres personnages. — Ziegler
(Bernard), théologien luthérien, né en Mi»nie en 1496, professa la théologie à Leipzig. On a de lui un Traité de la Messe, et d'autres ouvrages de théologie et de controverse de peu d'intérêt aujourd'hui. Luther et Mélanchthon l'estimaient et le regardaient comme un des appuis de la réformalion. Il mourut en 1556.
ZIEGLER (Gaspar), né à Leipzig, le 18 seplembre 1621, devint professeur en droit à Willenberg, puis conseiller des appellations et du consistoire, et y mourut de la pierre le 16 avril 1690. On a de lui : De mjlite episcopo ; De diaconis et de diaconissis, Wittenberg. 1678, in-4° ; De clero renitente ; De episcopis eorumque juribus, privilegiis et Vivendi ratione, Nuiemberg, 1683, in-i°; de» Notes critiques sur le Traité de Grotius, du droit de la guerre 81 de la paix, et d'autres ouvrages savants. Cet auteur avait été employé par la cour de Saxe, dans des affaires iraport;intes.
ZIERLIN (Georges), né l'an 1592, à Lichsthal en Suisse, oii son père était pasteur, commença ses humanités à Rotenbourg; il fut ensuite envoyé, aux frais des magistrats dû' cCite ville, à l'université de Witlenb;'rg. nuis à Strasbourg pour y étudier la théoloj,ie. Rappelé à Rotenbourg en 1617 , Zierli i y devint successivement diacre de la ville, prédicateur, surintendant et président du ciinsisloire. On a de lui : une Explication de la prophétie d'Abdias, en allemand; un poème latin sur la résurrection de Jésus- Christ, qui lui valut le titre de poëte lauréat, et un autre [loëme latin, sur Antiochus Epiphanes, tiré du livre des Machabées. Des attaques réitérées d'épilepsie le conduisirent au tombeau en 1661. Jean Henri Risius , poëte lauréat de Hatzfeld, composa son Eloge funèbre ea vers latins.
ZIMMERMANN (Matiiias), né à Eperies en Hongrie, l'an 1625, ministre à Meissen et surintendant, mourut subitement en 1689, après avoir publié entre autres ouvrages : Amœnitatrs historiœ ecclesiasticœ, avec figures, Dresde, 1681, in-4°. Il y a des choses curieuses ; une Dissertation sur ces paroles du ch. 18 de l'Apologétique de Tertullien : Fiant, non nascuntur chrisliani, où ce Père fait remarquer que la foi chrétienne était l'etfet de la conviction, et non d'un préjugé de naissance, Leipzig, 1662, m-k° ; Florilegium pkilologico-historicum, .Meissen, 1687, in-i", avec lig., i" partie ; la ii" partie parut en 16S9. Cet ouvrage, par ordre alphabétique, traite des arts et sciences, et l'auteur indique à chaque article les ouvrages où chaque matière est traitée au long.
ZIMMERMANN (Jean-Jacques), théologien nrote.>tant et professeur de droit naturel, né l'an 1685, à Zurich, mort dans la même ville en 1756, a laissé divers ouvrages dont une partie a été recueillie sous ce titre : Opuscula varia, histor. et philos, argumenti, Zurich, 1751 à 1788, 2 tomes en 3 vol. in-4'. N(jus citerons les suivants, parmi ceux qui parurent séparément : Vita J.-B. Crameri^